Charles Bauza Donwahi

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Charles Bauza Donwahi est né le 15 janvier 1926 à Zepeoua (actuel quartier de la commune de Mayo) dans le département de Soubré (Région de la Nawa, sud-ouest de la Côte d'Ivoire) et est décédé le 2 août 1997 à son domicile sis à Marcory dans le district d’Abidjan.

Il est le fils d’Ahipaud Donwahi Gbanin, village Zepeoua, du clan des Mayo, de la tribu Zokobouo, du canton Dakua, actuel Sous-préfecture de Liliyo, et de Madou Sôlô Sahoua Dissawonon du village Gobreguhe un quartier de l’actuel village Gadago de la tribu Gbaleoua du canton Gbobouo actuel sous-préfecture de Grand-Zattry. Il est donc un neveu des Zatoas (peuple de Grand-Zattry).

Cursus scolaire et universitaire[modifier | modifier le code]

C’est  en 1934 qu’il fut inscrit  à l’école primaire régionale d’Abidjan grâce à son oncle SERI KORE. En 1938, à l’âge de 12 ans il fut baptisé et eu le nom chrétien de Charles. En 1940 il obtint son certificat  d’étude primaire (CEP) et entra à l’école des pupilles mécaniciens de l’Afrique Occidentale Française (A.O.F) de DAKAR. Il terminera son cycle comme Major avec 17 de moyenne et obtient comme prime l’ouverture d’un compte d’épargne provisionné.

Il suivi par la suite des cours d’officier de maintenance puis obtient le brevet supérieur de navigation.

Boursier de l’état Français parce qu'assimilé aux anciens combattants puis, boursier Ivoirien par la suite, il fut admis, après un test à l’école BREGUET de Paris, une école supérieure d’enseignement Technique ; il y obtiendra le diplôme E.B.P option électromécanique en 1953.

Parallèlement il a suivi des cours au Conservatoire National des Arts et Métiers (C.N.A.M) pour obtenir le diplôme d’ingénieur  frigorifique.

C’est donc nanti de deux diplômes d’ingénieur qu’il rentrera en Côte d’ Ivoire pour se mettre au service de son pays. 

Cursus professionnel[modifier | modifier le code]

Dès son arrivée en Côte d’Ivoire, Charles Bauza DONWAHI intègre le groupe  CFAO en 1954 où il occupera différentes fonctions de direction, atteignant en 1971 le plus haut grade de la hiérarchie, celui de Président Directeur Général (PDG),

Il occupera parallèlement et successivement divers fonctions :

Président de l’Organisation Interafricaine de Café (OIC) ;

Président du Crédit Côte d’Ivoire ;

Administrateur de plusieurs sociétés commerciales de la place ;

Membre de la table ronde des hommes d’affaires de la Banque Africaine de Développement (BAD) dont il est élu Vice-Président en 1995 ;

Planteur et exportateur (bananes, ananas, agrumes, hévéa).

Activités syndicales[modifier | modifier le code]

Président pendant cinq ans de l’Association des Étudiants Ivoiriens en France qui devait donner plus tard naissance à l’AGEECI (Association Générale des Étudiants et Élèves de Côte d’Ivoire ;

Président – fondateur de l’AITACI (Association des Ingénieurs Technique Africaine) ;

Président – fondateur de l’Association des Cadres Ivoiriens du Secteur Privé, l’ACIP ;

Président du CIAB (Comité Interprofessionnel des Producteurs d’Ananas et de Bananes de Côte d’Ivoire) ;

Vice-Président du Club d’Hommes d’Affaires Franco-Ivoirien(CHAFI).

Activités sociales[modifier | modifier le code]

Président de la Commission d’Ivoirisation du secteur privé, président du Comité des grandes manifestations religieuses (accueil du Pape, consécration de la cathédrale Saint-Paul), Charles Bauza DONWAHI fut aussi réalisateur et maître d’œuvre de nombreux équipements économiques et sociaux à Soubré et Mayo, notamment :

Le projet « Villas cadres » pour un coût de 250 millions de francs entre 1976 et  1978 ;

Construction de la maison des jeunes et de la maison du parti de Soubré, inaugurées par  Monsieur LAURENT DONA-FOLOGO alors Ministre de l’information, de la Jeunesse et des Sports en 1981 ;

Le centre polyvalent des jeunes de Mayo inaugurée par S.E.M HENRI KONAN BEDIE, alors Président de l’Assemblée Nationale en 1989 ;

Introduction de l’hévéaculture dans le Département de Soubré et création au bénéfice des  populations de Mayo et des villages environnants de Plantations Villageoises d’Hévéas (PVH).

Activités politiques[modifier | modifier le code]

Membre-fondateur de la Jeunesse du RDA (JRDACI) Section Côte d’Ivoire, il en est élu secrétaire à la propagande, Charles Bauza DONWAHI entre au comité-directeur du PDCI-RDA en 1959, et est  appelé dans la même année au gouvernement en qualité de Secrétaire d’état à l’Agriculture chargé spécialement de la recherche scientifique. En 1961, il est nommé par la suite Ministre de l’Agriculture et de la Coopération ;

En 1970, il fait son entrée au Bureau politique du PDCI-RDA et est élu au Parlement et devient Membre du comité central du PDCI-RDA à partir de 1990. Son mandat parlementaire sera régulièrement renouvelé et il occupera successivement diverses fonctions à l’hémicycle notamment, ceux de rapporteur général de la commission des Affaires Économiques et  Financières de1970 à 1980, Président de la commission des Affaires Sociales et Culturelles de 1980 à 1990. Il sera élu Vice-président  de l’Assemblée Nationale en 1990, puis élu Président de cette même institution, le 5 janvier 1994. Il sera réélu le 20 décembre 1995.

Décorations[modifier | modifier le code]

Le Président CHARLES BAUZA DONWAHI est titulaire de nombreuses décorations nationales et étrangères :

  • Commandeur du mérite sportif ivoirien,
  • Commandeur de l’Ordre National Ivoirien,
  • Grand Officier  de l’Ordre National Ivoirien,
  • Grand Officier  de la légion d’Honneur,
  • Grand-Croix de l’Ordre de la République du Libéria,
  • Commandeur de l’Ordre National de la République de Guinée (Conakry),
  • Chevalier de l’Ordre National du Mérite Sportif Français,
  • Commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire (Vatican),
  • Ouissam des Alaouites (Maroc)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samba Diarra, Les faux complots d'Houphouët-Boigny : fracture dans le destin d'une nation (1959-1970), Paris, Karthala,‎ 1997 (ISBN 2865377318)[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le professeur Samba Diarra, secrétaire-adjoint du syndicat des médecins, chirurgiens, dentistes et pharmaciens de Côte d'Ivoire, a été arrêté en 1963 pour « faux complot ». Après sa libération, en 1966, il deviendra médecin-chef à l'hôpital de Sassandra puis professeur de gynécologie et d'obstétrique de l'Université de Côte d'Ivoire