Charles Baugniet

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Charles Baugniet

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La Leçon de dessin - Charles Baugniet

Naissance 27 février 1814
Bruxelles
Décès 5 juillet 1886 (à 72 ans)
Sèvres
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Activités Peintre, lithographe et aquarelliste
Formation Académie royale des beaux-arts de Bruxelles
Maîtres Joseph Paelinck, Florent Willems
Mécènes Léopold Ier de Belgique


Charles Baugniet, né le 27 février 1814 à Bruxelles et décédé le 5 juillet 1886 (à 72 ans) à Sèvres, est un peintre, lithographe et aquarelliste belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Femme écrivant une lettre
Les arrivants du printemps
The bride and her sister.jpg
Le portrait du Washington

Charles Baugniet fut inscrit à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles entre 1827 et 1829, où il étudia sous l'égide de Joseph Paelinck et Florent Willems. Sa première lithographie date de 1827, et sa réputation ira grandissant avec la réalisation de ses premiers portraits dans le magazine L'Artiste en 1833. Il figurait à côté d'un Joseph Schubert parmi les dessinateurs lithographes les plus recherchés.

Il collabora avec Louis Huard de 1835 à 1842 en produisant de nombreux portraits de la Chambre des Représentants belge - Louis Huard signa seulement six portraits, Baugniet, le reste.

Cela fut suivi en 1836 par une série de trente portraits d'artistes contemporains - Les Artistes Contemporains dont un portrait de Louis Jéhotte, Louis Gallait, Nicaise de Keyser, Jean-Baptiste Madou, Eugène Simonis, Charles-Louis Verboeckhoven, Horace Vernet, Paul Delaroche et Hippolyte Bellangé.

Il fut chargé de réaliser des portraits de la famille royale belge, ce qui le conduisit à être reconnu comme « dessinateur du Roi » par Léopold Ier, roi des belges, en 1841.

En 1843, il s'installe à Londres où il devient un portraitiste de premier plan, il réalise le portrait du Prince Albert en 1851. Par la suite, il reviendra régulièrement à Londres où il fera, entre autres, le portrait de Charles Dickens et du compositeur français Hector Berlioz. Baugniet est également connu pour avoir dessiné le premier timbre belge qui fut mis en circulation le 1er juillet 1849. Le timbre représentait le roi Léopold Ier d'après une peinture de Lievin De Winne. Ces timbres de 10 et 20 centimes sont connus sous le nom d'épaulettes.

Baugniet s'installe à Paris en 1860, à une période charnière où l'apparition du portrait photographique au format carte de visite va provoquer une démocratisation du portrait. De nombreux artistes graphiques se reconvertiront alors à la photographie. Baugniet se focalisa sur la production de peintures et de portraits illustrant l'élégance du Second Empire, un genre qui bénéficiait alors d'une grande popularité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Berko P. & V., "Dictionnaire des peintres belges nés entre 1750 & 1875", Knokke 1981, p. 34-35.
  • Thieme-Becker, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, vol. 3, Leipzig, 1909, p. 74-75.
  • Benezit E., Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Librairie Gründ, 1976, tome I, p. 525.
  • Rouir Eugène, 150 ans de gravure en Belgique, Bruxelles, C.G.E.R./Meddens, 1980, p. 8.
  • Jacobs Alain, Baugniet, dans Le Dictionnaire des Peintres belges du XIVe siècle à nos jours depuis les premiers maîtres des anciens Pays-Bas méridionaux et de la Principauté de Liège jusqu'aux artistes contemporains, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1995, p. 56. (le Dictionnaire des Peintres belges sur internet : site de l'IRPA : Balat)[1]
  • Claes, Marie-Christine, Baugniet, Benoît, Charles, Aimé, dans Nouvelle biographie nationale, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, t. 10, 2010, p. 32-35.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]