Charles Armengaud

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Chapelle de la famille Armengaud au cimetière du Père-Lachaise.

Charles Armengaud est un ingénieur français, né le 27 juillet 1813 à Ostende (Belgique) et décédé le 21 avril 1893 à Paris. Il était le frère cadet de Jacques Armengaud, également ingénieur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Alexis Armengaud, officier du génie, et de Madeleine Sauvage, Charles Armengaud étudia à l'école des arts et métiers de Châlons (Marne), dont il sortit premier de la promotion de 1833. Il travailla quelque temps dans une filature de Haguenau (Bas-Rhin), puis suivit au Conservatoire des arts et métiers de Paris les cours de dessin technique de Leblanc.

Avec son frère aîné Jacques-Eugène, il fonda le premier cabinet d'ingénieur-conseil pour la protection des droits des inventeurs. Ensemble, ils publièrent, en 1839, L'industrie des chemins de fer, dont Jacques rédigea le texte et Charles dessina les plans. L'ouvrage comprenait une description des machines utilisées dans les chemins de fer en France, en Belgique et en Allemagne ; ces machines étaient alors souvent importées d'Angleterre.

Seul ou en collaboration, Charles Armengaud publia plusieurs ouvrages de dessin technique, notamment : Cours de dessin linéaire appliqué aux machines en (1840) et Nouveau cours raisonné de dessin industriel en (1848). Il s'intéressait également aux brevets d'invention, auxquels il consacra plusieurs ouvrages : Guide de l'inventeur (1840) et Formulaire de l'ingénieur (1858), plusieurs fois réédités.

De 1851 à 1871, Charles Armengaud dirigea avec son frère Jacques-Eugène la revue mensuelle Le Génie industriel, qui se présentait comme la revue des inventions françaises et étrangères. Outre des informations sur les progrès des sciences et de l'industrie, la revue abordait les questions commerciales, la jurisprudence et la propriété industrielle. Regrettant le manque de soutien rencontré par ce genre de publication en France les frères Armengaud mirent fin à sa publication.

Charles Armengaud était chevalier de la Légion d'honneur. Il fut conseiller municipal de Neuilly.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Cours de dessin linéaire appliqué au dessin des machines, Paris, Z. Mathias, 1840.
  • Guide de l'inventeur dans les principaux États de l'Europe, Paris, 1840. Plusieurs éditions.
  • L'Ouvrier mécanicien, guide de mécanique pratique, Paris, L. Mathias, 1843, 2e édition. Plusieurs éditions.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Théophile de Lamathière, Panthéon de la Légion d'honneur, sans date, tome IX, p. 259-260
  • Ernest Glaeser, Biographie nationale des contemporains, 1878, p. 10
  • La Nature. Revue des Sciences, 1893, premier semestre, p. 330
  • Dictionnaire de biographies françaises, 1939, tome III, p. 728

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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