Charles-Marie-Étienne Champion Dubois de Nansouty

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Charles-Marie-Étienne Champion Dubois de Nansouty

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Stéle au Pic du Midi de Bigorre

Naissance 20 février 1815
Dijon
Décès 14 mars 1895
Dax
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Militaire
Autres activités
Pyrénéiste

Charles-Marie-Étienne Champion Dubois de Nansouty, né en 1815, mort en 1895, est un militaire français qui, après sa retraite de général, se consacre à la création de l’observatoire du Pic du Midi de Bigorre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nansouty
Le Général Nansouty et l'ingénieur Vaussenat
Plaque inaugurale au Pic du Midi de Bigorre

Charles Marie-Étienne Champion Dubois de Nansouty est né le 21 février 1815 à Dijon. Il est le fils de Eugène Champion de Nansouty, lieutenant-colonel d'infanterie et de Herminie du Bois[1]. Il est le petit-fils du Président de Brosses et le neveu de Étienne Marie Antoine Champion de Nansouty.

Il épouse le 14 juillet 1851 Hortense-Fanny-Rosalie de Dion[2].

Son frère Max Marie Paul Adrien (1816-1844), enseigne de vaisseau meurt à Mahaena (Tahiti) lors de la guerre franco-tahitienne. L'îlot Taaupiri à Mahaena où il fut inhumé porte son nom ainsi qu'une rue de Papeete[3].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

États de service[modifier | modifier le code]

Il rentre à l’ École des pages de Charles XI pendant trois ans mais les Trois Glorieuses l’en excluent.

Il s’engage en septembre 1837, il est affecté au 12e régiment d’artillerie et devient brigadier fourrier et maréchal des logis en décembre 1938.

Puis il est affecté en décembre 1840 au 8e régiment de hussards en formation. En avril 1841 il devient sous-lieutenant au 7e Régiment de Hussards. En juillet 1842 il part en Algérie française où il est transféré à la cavalerie indigène.

Le 19 juillet 1845 il devient lieutenant et passe au 3e régiment de spahis algériens, et capitaine en mars 1847 sous les ordres du Général Yussuf[4].

Il revient en France en juin 1851 au 7e régiment de cuirassiers puis en août 1852 au régiment des Guides de la Garde Impériale sous les ordres d’Auguste Regnaud de Saint-Jean d'Angély. Élie de Comminges dans son ouvrage Souvenirs d'enfance et de régiment, Paris, 1930 le décrit de la manière suivante : M. de Nansouty, mon chef d'escadron, un type de vieil africain à moustaches et à barbiche énormes, mal embouché, égrenant un chapelet de jurons à faire dresser les cheveux sur la tête, passant alors pour un brave à trois poils, un sabreur fini. En janvier 1853 il nommé chef d’escadron et lieutenant-colonel en août 1857 au 6e régiment de Lanciers, et colonel en août 1861 au 8e régiment de Lanciers.

En février 1867, il retourne en Afrique pour mettre sur pied le 4e régiment de chasseurs d'Afrique.

Il est nommé général de brigade en février 1969 et général de division à titre provisoire en novembre 1870, et part pour Toulouse traiter les troubles suite à la commune (ligue su Sud-Ouest). Son commandement n'est pas un succès car il refuse de faire tirer sur les insurgés, il se trouve assiégé dans la caserne et il est remplacé dans son commandement. Sa brigade est en deuxième ligne en aout 1870 lors de la bataille de Frœschwiller-Wœrth. En septembre 1871 suite à la capitulation à la bataille de Sedan de 1870, il est mis en retrait d'emploi pour avoir continué un commandement actif alors que l'armée s'était rendue.

Suite à un violent courrier au conseil, il écope par le ministre de soixante jours de prison qu’il exécute à Bayonne. En janvier 1872, il est réintégré, mais reste en disponibilité sans affectation.

Blessures[modifier | modifier le code]

Peu avant prise de la smala d'Abd el-Kader par le duc d'Aumale, le 14 mai 1843 il est cité à l'ordre de la division d'Oran lors du combat de Sidi El Rashed où il est blessé à la tête.

Pyrénéisme[modifier | modifier le code]

Après sa carrière militaire, Champion de Nansouty s’intéresse à la conchyliologie, à la géologie et à la paléontologie.

Il n’est pas parmi les fondateurs, le 19 août 1864 à l’Hôtel des voyageurs du Cirque de Gavarnie, de la société Ramond, société savante et de montagnards, où sont Charles Packe, Émilien Frossard, le comte Henry Russell et par la suite le Dr Costallat, Célestin-Xavier Vaussenat, mais il en sera le président de 1865 à sa mort. À partir de ce groupe de personnes est lancé le projet d’études à partir du Pic du Midi de Bigorre. Célestin-Xavier Vaussenat se charge de trouver les fonds nécessaires à ce projet.

Parmi les donateurs la Société Ramond, Montréjeau Charles Baggio de Carvin, Paul Bert d'Auxerre, M Offshein de Paris.

Nansouty restera huit ans au col de Sencours, en contrebas du Pic du Midi de Bigorre où il fait des observations météorologiques de routine dans une station météorologique provisoire installée en 1873.

Le 14 décembre 1874 il doit quitter les lieux. Une plaque commémorative est posée en 1974 au col de Sencours pour la première et dernière retraite du Général et ses hommes en ce lieu inhospitalier.

Le 31 décembre 1875, il est rejoint par Roger de Monts pour fêter le nouvel an au sommet du Pic du Midi de Bigorre. De là vient la vocation de Roger de Monts pour les ascensions hivernales.

Hommages[modifier | modifier le code]

Commandeur de l'Ordre national de la Légion d'honneur le 1er août 1867, vingt-cinq ans de service, dix campagnes et une citation[5].

L'astéroïde (44263) Nansouty porte son nom.

Photothèque[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives en ligne Côte d'or - Dijon- État civil naissance 1815
  2. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Volume 21, Bureau de la publication, 1865 , A lire
  3. Papeete en Capitales, Ed. du soleil, 2012, p. 137
  4. L’annuaire de l’état militaire,1847 ,lire
  5. Bulletin des lois de la République franc̜aise, Volume 22, Imprimerie nationale, 1864, A lire

Bibliographie[modifier | modifier le code]