Charles-André Merda

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Charles-André Méda
Arrestation des robespierristes. Au centre de l'image, le gendarme Merda tire sur Robespierre. Lithographie de Jean-Joseph-François Tassaert d'après Fulchran-Jean Harriet, Musée Carnavalet (Paris).
Arrestation des robespierristes. Au centre de l'image, le gendarme Merda tire sur Robespierre. Lithographie de Jean-Joseph-François Tassaert d'après Fulchran-Jean Harriet, Musée Carnavalet (Paris).

Naissance 11 janvier 1773
Paris
Décès 8 septembre 1812
Moscou
Mort au combat
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Garde nationale
Cavalerie
Grade Général
Années de service 17891812
Distinctions Baron de l'Empire

Le baron Charles-André Merda dit Méda, (11 janvier 1773, Paris - 8 septembre 1812, bataille de la Moskova) est un militaire de la Révolution et du Premier Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de commerçants parisiens, Merda entre dans la garde nationale parisienne en septembre 1789. Il aurait été de garde aux Tuileries lors de la journée du 20 juin 1792[1]. Gendarme après le Dix août 1792, il participe à l'arrestation de Maximilien de Robespierre la nuit du 27 au 28 juillet 1794 (9 au 10 thermidor) An II, et revendique le coup de pistolet qui cassa la mâchoire de l'Incorruptible, proclamé Tyran, la veille, par la Convention. Les témoins et les historiens mettent cependant ce fait en doute, l'hypothèse d'une tentative de suicide n'étant pas à écarter[2]. Ayant fait valoir ce « fait d'armes » pour obtenir un avancement, Merda est nommé sous-lieutenant puis, en l'an V, capitaine.

Chevalier de la Légion d'honneur en 1804 puis officier en 1807, il est fait baron Méda et de l'Empire (décret du 2 juillet 1808 et lettre patente du 16 septembre 1810) et transforme son nom en Méda. Colonel du 1er régiment de chasseurs à cheval depuis 1807, il est mortellement blessé par un boulet à l'avant-garde devant Moscou le 5 septembre 1812, et est fait général de brigade sur son lit de mort.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armoiries du Baron Méda : parti d’or et de gueules coupé de sinople ; l’or chargé de trois étoiles de sable posées deux et une ; le gueules chargé du signe des barons militaires ; et le sinople d’un griffon passant portant quatre étendards, le tout d’or. Pour livrées : jaune, blanc, rouge, et vert, le vert dans les bordures seulement.

Famille[modifier | modifier le code]

Sa cousine Paméla Marqfoy épouse en 1814 Achille Libéral Treilhard, et postérité.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon J.-J. B. (voir la bibliographie), p.7. Ce premier biographe de Merda, qui écrit sous la Restauration, dresse un portrait hagiographique du gendarme, qu'il présente comme un royaliste convaincu.
  2. Laurent Dingli, Robespierre, Flammarion, 2004, p. 502.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-J. B. ("avocat à la cour royale de Paris"), Précis historique des événements qui se sont passés dans la soirée du neuf thermidor, adressé au Ministre de la guerre, le 30 fructidor an X par C. A. Méda, ancien gendarme, commandant de l'expédition contre la commune de Paris, avec une notice sur la vie de l'auteur, mort général de brigade, baron, et commandant de la légion-d'honneur, Baudouin frères, Paris, 1825.
  • Jean-François Fayard, Alfred Fierro et Jean Tulard, Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Robert Laffont, Paris, 1998, p. 981.
  • Article de Jacques Garnier, in Dictionnaire Napoléon sous la direction de Jean Tulard, Fayard, Paris, 1999, p. 291
  • Daniel Somogyi "Le gendarme Merda: fanfaron mythomane ou gloire militaire ?" Bulletin AMRID no 25 de janvier 2003