Charles-Étienne-François Ruty

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Charles-Étienne-François Ruty
Le général Ruty.
Le général Ruty.

Naissance
à Besançon
Décès (à 53 ans)
à Paris
Origine Drapeau de la France France
Grade Lieutenant-général
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile

Charles-Étienne-François, comte Ruty, né à Besançon (Doubs) le et mort le à Paris, était lieutenant-général d’artillerie, Conseiller d'État et pair de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lorsqu’il eut terminé ses études, il entra à l’école d’artillerie de Châlons et en sortit avec le grade de sous-lieutenant le 6 octobre 1793. Admis le 6 octobre comme lieutenant en second dans le 2e régiment d’artillerie à l’armée du Nord, Ruty fut blessé à Comines d’un éclat d’obus à la jambe, dans un combat qu’il soutint pendant plusieurs heures contre une batterie de l’ennemi. Il passa ensuite à l’armée de Rhin-et-Moselle, où il obtint le grade de capitaine le 4 ventôse an II.

Au siège de Kehl, dans une attaque de vive force faite par les Autrichiens contre un ouvrage avancé du camp retranché, il tint avec quelques canonniers de sa compagnie dans le saillant de cet ouvrage, fut atteint d’une balle qui lui traversa la mâchoire, et terrassé par la violence du coup, il ne dut la vie qu’à la bravoure d’un de ses sergents, qui l’emporta sur ses épaules et reçut un brevet d’honneur pour cette action. Ruty suivit le général Napoléon Bonaparte en Égypte, et partagea la gloire de ses compagnons d’armes. Nommé le 3 thermidor an VI chef de bataillon d’artillerie par le général en chef à la journée des Pyramides, il commanda l’artillerie de l’armée à Aboukir, et reçut un sabre d’honneur pour sa conduite distinguée dans le combat du 10 brumaire an VIII contre les Turcs, débarqués près de l’embouchure du Nil par la branche de Damiette.

Devenu chef de brigade commandant le 4e régiment d’artillerie à pied le 14 frimaire an X, il fut investi, le 1er pluviôse, des fonctions de directeur d’artillerie à Perpignan.

En récompense de ses services, le chef de brigade Ruty obtint la décoration de membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, et celle d’officier de l’Ordre le 25 prairial suivant.

Le 20 fructidor an XIII, il reçut l’ordre d’aller prendre la direction du parc d’artillerie du corps d’armée de Ney. Il commanda aussi, le 7 thermidor an XIV, celui du 6e corps de la grande armée, et fut envoyé à Vesel le 26 octobre 1806. Un mois après son arrivée à cette destination, il rendit compte au ministre de la guerre de toutes les dispositions qu’il avait faites pour l’armement de cette place. Le ministre lui en témoigna toute sa satisfaction.

Promu général de brigade le 8 janvier 1807, il reçut la croix de commandeur de la Légion d'honneur, obtint le commandement de l’École de Toulouse en 1808, commanda l’artillerie du 7e corps d’armée en Espagne, dirigea l’artillerie au siège de Ciudad Rodrigo en 1810, et contribua en grande partie, par ses habiles manœuvres, à la prise de cette ville.

Il se signala aussi, vers le même temps, aux combats de Santa Marta et de Villaba. Pendant cette même expédition d’Espagne, le général Ruty donna l’idée d’un nouveau genre d’obusiers que l’on employa avec beaucoup de succès dans la guerre des montagnes, et qui a été désigné depuis sous le nom d’obusiers Ruty.

L’importance des services qu’il avait rendus lui mérita le grade de lieutenant-général le 10 janvier 1813, le titre de 1er comte de Ruty et de l'Empire (11 septembre 1813) (il était déjà baron de l'Empire depuis le 11 août 1808) et le fit appeler au commandement en chef de l’artillerie de la grande armée, le 17 novembre suivant.

Au mois d’avril 1814, il adhéra aux actes du Sénat conservateur, fut créé chevalier de Saint-Louis, comte, puis grand officier de la Légion d'honneur le 5 août de la même année. Au retour de l’île d’Elbe, il fit sa soumission à l’Empereur, qui le prit avec lui à l’armée du Nord en tant que commandant de l'artillerie.

Il fut admis à la Chambre des pairs le 5 mars 1819.

Le général Ruty est mort le 24 avril 1828 à Paris. Il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 38).

Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Sud.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Familles subsistantes de la noblesse française.