Charbuy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Charbuy
La mairie
La mairie
Blason de Charbuy
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Auxerre-Nord
Intercommunalité Communauté de l’Auxerrois
Maire
Mandat
Gérard Delille
2014-2020
Code postal 89113
Code commune 89083
Démographie
Gentilé Charbuysiens
Population
municipale
1 757 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 29″ N 3° 28′ 02″ E / 47.8247222222, 3.4672222222247° 49′ 29″ Nord 3° 28′ 02″ Est / 47.8247222222, 3.46722222222  
Altitude Min. 115 m – Max. 212 m
Superficie 23,4 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Charbuy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Charbuy

Charbuy est une commune française située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne. Elle fait partie de l'agglomération d'Auxerre et c'est une commune membre de la Communauté de l’Auxerrois.

Ses habitants sont appelés les Charbuysiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Charbuy est une commune située dans le département de l'Yonne, dans la région Bourgogne. Elle est distancée au sud-est d'Auxerre de 8 km, et de Paris d'environ 143 km.

Elle est située à 159 mètres d'altitude et a une superficie de 23,4 km² (soit 71,4 hab/km²).

Ville Paris Lyon Lille Strasbourg Rennes Nantes Bordeaux Montpellier Marseille Toulouse Nice
Distance 164 km 252 km 313 km 328 km 383 km 385 km 455 km 469 km 524 km 494 km 544 km

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fleury-la-Vallée Branches Rose des vents
Poilly-sur-Tholon N Appoigny
Perrigny
O    Charbuy    E
S
Lindry Villefargeau Saint-Georges-sur-Baulche

Climat[modifier | modifier le code]

Au cœur du Bassin parisien, située au cœur d’une vallée de part et d’autre de la rivière Yonne, son climat est tempéré, même si elle n’échappe pas aux rigueurs climatiques, froides ou chaudes.

Pour la ville d’Auxerre et le village de Charbuy (207 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Auxerre 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,1 0,7 2,5 4,7 8,2 11,4 13,3 13,1 10,7 7,5 3,2 0,8 6,4
Température moyenne (°C) 2,9 4,2 6,7 9,7 13,4 16,7 19,1 18,7 16 11,9 6,4 3,5 10,8
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,7 10,9 14,7 18,6 22,1 24,9 24,3 21,4 16,3 9,7 6,2 15,2
Précipitations (mm) 54,2 50,1 49 43,4 74,9 62,5 47,2 54,9 52,1 58,1 52,8 57,3 656,6
Source : Météo89 : Auxerre (1961-1990)[1]


Nuvola apps kweather.png Relevés Auxerre Saint-Georges (Météo France) 1961-2007 [2]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Ensoleillement (heure) 63 87 142 166 212 206 236 244 171 111 68 51 1757

Transport[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Le trafic ferroviaire s’effectue principalement depuis la gare SNCF d’Auxerre-Saint-Gervais : des trains quotidiens et réguliers relient Auxerre à Paris (gare de Lyon, gare de Bercy).

La gare d’Auxerre-Saint-Amatre, au sud-ouest de la ville est désaffectée.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Proche de l’autoroute A6, échangeur (sortie 19 Auxerre-Nord) sur la D606.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Par l’aéroport d'Auxerre - Branches.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
" Parti de gueules à la tour d'argent à la crosse issante d'or posée sur un talus de sable et environnée d'arbres; et d'azur à la corne d'abondance d'or d'où s'échappent des produits de la terre, au chef de sinople portant le nom de la commune d'or, entre deux étoiles d'or ".

La création du blason remonte au début du jumelage avec la commune allemande de SERRIG.

Sur la partie gauche, se trouvent des gueules qui correspondent à la couleur rouge de l'écu, et une crosse en or(un des principaux insignes de l'autorité épiscopale). Le sable est représenté par la partie jaune du blason où est posée la tour et les arbres, par la partie verte autour de la tour.

Sur la partie droite, la partie bleue du blason représente l'azur. On peut y découvrir la corne d'abondance remplie des produits de la terre (fruits, légumes).

En haut, le sinople vert est l'emblème de l'amour, de la jeunesse, de la beauté et de la liberté. il sert de bandeau où figure en lettres d'or le nom de la ville entouré de deux étoiles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'équipe municipale est constituée d'un maire, de cinq adjoints municipaux, et de onze conseillers.

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1974 Georges Horry    
1974 1995 Georges Bonnerue    
mars 1995 en cours Gérard Delille[3]    

Élection présidentielle[modifier | modifier le code]

À la dernière élection présidentielle de 2007, 1 269 électeurs étaient inscrits. Seuls 1 137 ont voté (soit 89,60 %). Au premier tour, Nicolas Sarkozy l'emporte avec 32 % des voix (Ségolène Royal : 21 %, François Bayrou 20 %, Jean-Marie Le Pen 12 %, et Olivier Besancenot 6 %). Au second tour, Nicolas Sarkozy l'a emporté avec 58 % des voix contre Ségolène Royal avec 42 % des voix[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 757 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
873 971 934 1 121 1 270 1 246 1 276 1 319 1 343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 379 1 352 1 356 1 243 1 240 1 215 1 238 1 211 1 183
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 153 1 125 1 071 943 914 879 841 813 770
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
778 744 838 1 171 1 463 1 607 1 575 1 596 1 718
2011 - - - - - - - -
1 757 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Vie économique[modifier | modifier le code]

La vie économique de Charbuy tourne autour de la culture de céréales, de légumineuses et de graines oléagineuses, et d'élevage d'animaux [7]. Le village regroupe quatre professionnels de santé, un salon de coiffure, une boulangerie, une boucherie, un café et une pharmacie.

Situation professionnelle[modifier | modifier le code]

Le village regroupe 847 actifs, 78,1 % de ces derniers sont occupés par un emploi (4,9 % sont au chômage). 728 personnes sont inactives.

Les retraités et préretraités représentent 15,8 % de la population, les étudiants et stagiaires, 7,4 %[8].

Logements[modifier | modifier le code]

La commune regroupe 651 logements (dont 579 en résidences principales). 89,6 % de ces logements possèdent au minimum quatre pièces. 99,1 % de ces logements sont des maisons. Et 91,9 % des résidents sont propriétaires. 65,1 % des résidents ont emménagées à Charbuy il y a plus de 19 ans[8].

Au dernier recensement, le village abritait 579 ménages. Les ménages d'une seule personne représentaient 13,8 %. 95,0 % de ces ménages possèdent au moins une voiture.

L'église[modifier | modifier le code]

Vue de l'église

L'église Saint-Médard a été construite au XVe siècle. Son historique est retracé par une « légende » charbuysienne : un dimanche d'avant Noël, lors de la messe dominicale, une châtelaine de Beaurepaire aurait convié à un grand buffet tous les pauvres de la paroisse et des environs qui s'étaient querellés avec elle. À cette occasion, elle fit remplir de paille la cour de son château et elle condamna également les issues secondaires pour ne garder que la grande porte comme accès. Une fois tous les convives présents, elle bloqua la grande porte et mit le feu à la paille, brûlant ainsi ses hôtes. Elle s'échappa par un passage secret ayant une sortie sur la route menant à Auxerre. Cependant, elle se fit rattraper et capturer par les villageois. Son châtiment fut de devenir conductrice des travaux pour la construction de l'église en réutilisant les pierres de son château. De nos jours, on peut toujours constater le buste d'une femme portant une couronne de roses à la pointe du portail principal. Elle abrite également de nombreuses sculptures : La Vierge de Pitié, sainte Anne et la Vierge, saint évêque ressuscitant un enfant (saint Nicolas ?), le Christ en croix, et une plaque commémorative de fondation du prêtre G. Fleury.

Hameaux environnants[modifier | modifier le code]

Le village abrite dix-sept hameaux (Beaurepaire, Le Bourg, Chaumois, Le Cul du Four, Les Gueudins, Petit Ponceau, Les Ragons, Les Varennes, Les Bois de Charbuy, Brécy, Les Courlis, La Gruère, Le Placeau, Grand Ponceau, Riot, La Valette, Vieux Champs) sur 2340 hectares, comprenant 1 800 habitants.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune abrite une école maternelle « le château du rosaire » et une école élémentaire de 137 élèves à la rentrée 2009.

Pour l'enseignement du second degré, les élèves doivent se rendre à Auxerre ou à Saint-Georges :

Collèges

  • Collège Albert-Camus
  • Collège Bienvenu-Martin
  • Collège Denfert-Rochereau
  • Collège Paul-Bert
  • Collège privé Saint-Joseph
  • Collège Jean-Bertin

Lycées

  • Lycée agricole Auxerre-La Brosse
  • Lycée Joseph-Fourier
  • Lycée Jacques-Amyot
  • Lycée professionnel Saint-Germain
  • Lycée privé Saint-Joseph
  • Lycée professionnel Vauban

De même, pour l'enseignement supérieur, les étudiants se réunissent à Auxerre :

  • Le Centre départemental de l’IUFM
  • Le CIFA (Centre interprofessionnels de formation d’apprentis) qui prépare aux métiers de la gestion, de la vente, de l’esthétique, de l’immobilier et de l’hôtellerie/restauration.
  • Chambre de commerce et de l’industrie avec des formations en management, commerce, gestion et forces de vente.
  • Institut de formation des soins infirmiers
  • Lycée Jacques-Amyot, lycée Fourier, lycée agricole de la Brosse, lycée Saint-Joseph.
  • IUT d’Auxerre.
  • Maison de l’entreprise : formation en alternance d’ingénieurs (ITII Bourgogne) et de commerce et gestion.

Sports[modifier | modifier le code]

Le village finance également un centre de loisirs « les moustix » qui propose de nombreuses activités culturelles (bibliothèque, école de musique...), sportives (athlétisme, badminton, football, judo...), ou de loisirs (art floral, club canin, etc.) À Charbuy se situe également un Centre équestre - Poney club, dans le hameau de Vieux-Champs.

Santé[modifier | modifier le code]

Le village dépend du CHU d'Auxerre. Néanmoins, on peut trouver un médecin, un chirurgien-dentiste, deux infirmières et deux kinésithérapeutes.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]