Chapelle-Guillaume

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Chapelle-Guillaume
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Authon-du-Perche
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Joël Ferré
2014-2020
Code postal 28330
Code commune 28078
Démographie
Gentilé Castelguillaumois(e)
Population
municipale
210 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 50″ N 0° 54′ 21″ E / 48.1139, 0.905848° 06′ 50″ Nord 0° 54′ 21″ Est / 48.1139, 0.9058  
Altitude Min. 184 m – Max. 251 m
Superficie 19,86 km2
Localisation

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Chapelle-Guillaume

Chapelle-Guillaume est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre. Elle fait partie du Parc naturel régional du Perche.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Greez-sur-Roc Rose des vents
Melleray N La Bazoche-Gouet
O    Chapelle-Guillaume    E
S
Le Plessis-Dorin Saint-Avit Le Gault-Perche

Site[modifier | modifier le code]

Carte de Chapelle-Guillaume et des communes limitrophes.

La commune de Chapelle-Guillaume est située à l'extrémité sud-ouest du département d'Eure-et-Loir, dans le pays appelé autrefois Perche-Gouët. Sa superficie est de 1960 hectares.

Elle est constituée d'un tiers de forêts privées, on y trouve aussi un espace important de tourbières. La principale rivière est l'Yerre, qui prend sa source dans la forêt de Montmirail, sur le territoire de la commune. Elle alimente les étangs de Saut-au-Lièvre, du Moulin-Neuf et entre sur la Bazoche-Gouët au-dessus de la ferme du Vieux-Moulin, après un parcours de 5 km. Elle reçoit, sur sa rive droite, la Bécanne, sur sa rive gauche, la Carlière. Elle se jette dans le Loir à Saint-Hilaire-sur-Yerre.

Le bourg ne se compose que d'une seule rue. À l'entrée la mairie et l'école, de construction récente, puis sur un tertre à droite, on voit le château. Sur la gauche un peu plus loin, derrière l'église, à 50 mètres de la rue, se trouve un ancien prieuré, qui deviendra la demeure du jardinier du château.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie.

Cujus locus designabatur antiqitas Ad Lazellam, nunc ex monime patris mei appellatur Capella Guillelmi, 1071-1080 (Cartularium Dunense, charte 37, p. 34) ; Apud Capellam Guillelmi, 1077-1084 (Cartularium Dunense, charte 27,p. 28) ; Chapelle Guillaume, 1740 (Bibliothèque Municipale d’Orléans, Ms 995, fol.40) ; La Chapelle Guillaume, XVIIIe siècle (Carte deCassini) ; Hière, nivôse an 2 (Délibération du Conseil Général de la Commune, application du décret du 16 octobre 1793 = 25 vendémiaire an 2).

Hière est le nom de la rivière, Yerre, qui traverse la commune.

Délimitation réalisée de Chapelle-Guillaume d’avec Le Plessis-Dorin, Loir-et-Cher, par Décret impérial du 30 thermidor an 13 (Archives.Nationales.-F2 1475, A.D. 28-1M 53).

Issue d’un défrichement dans la forêt de Montmirail, la paroisse de Lazelle prend le nom de Chapelle Guillaume avant, 1071-1080 ; Guillaume est le nom du père d’Hugues, seigneur de Brethel, département de l’Orne, donateur de l’église aux moines de Marmoutier, commune de Tours.

La commune de Chapelle Guillaume se situe dans une portion de région appelée autrefois le Perche-Gouët, dont les origines remontent au VIe siècle.

La commune a surtout eu une activité rurale. Désormais, elle héberge 2 entreprises (scierie et fabrication de piscines) qui emploient environ 30 personnes, l'activité tertiaire faisant travailler encore environ 15 personnes. Par sa position dans le Parc régional du Perche et les activités de loisirs environnant, la commune est également devenue un site hébergeant des résidences secondaires et des gîtes.

En l'an 2, la commune porta provisoirement le nom de Yerre[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
an IX an IX René Drouet    
an IX an XII Jean Crave    
an XII 1806 Charles Pierre Marc Legouz    
1806 1809 François Jaulneau    
1809 1811 Nicolas Louis de Bruet    
1812 1815 Jean François de Reviers de Mauny    
1821 1830 Jean François de Reviers de Mauny    
1830 1837 François Jaulneau    
1837 1843 Marin Célestin Jaulneau    
1843 1854 Michel Joseph Olivier    
1854 1860 Pierre Esnault    
1860 1871 François Renard    
1871 1877 Alphonse Bourrelier    
1878 1896 Pierre Gautier    
1896 1903 Auguste Sagot    
1903 1910 Achille Lebrun    
1910 1912 Germain Gautier    
1912 1919 Adolphe Bodin    
1919 1920 Richard de Reviers de Mauny    
1920 1926 Alexandre Chéramy    
1926 1935 Léon Laverton    
1935 1945 Emile Letang    
1945 1946 Armand Gosnet    
1946 1947 René Melet    
1947 1950 Armand Gosnet    
1950 1965 René Melet    
1965 1995 Alain de Reviers de Mauny    
1995 en cours Joël Ferré UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 210 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
707 674 807 915 905 952 927 969 919
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
891 810 790 726 733 729 700 769 742
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
693 687 706 564 650 610 633 511 410
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
364 322 260 236 190 188 197 198 210
2011 - - - - - - - -
210 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre Dame[modifier | modifier le code]

On ne peut fixer de manière précise la date de sa construction. Les énormes piliers faits de grison qui soutiennent les murs au midi, la forme ogivale de la voûte et surtout celle de la fenêtre percée au midi font penser au XIIIe siècle. Certains auteurs pensent que l'église originelle date du XIe siècle. On en trouve trace vers 1070, lorsque le seigneur de Braitel la donna aux moines de Marmoutier, près de Tours. Dès lors, le village perdit le nom de Lazelle, pour Chapelle-Guillaume, du nom de Guillaume II Gouët, seigneur du Perche-Gouët et père du donateur. À la façade qui donne sur la place, était adossé autrefois un chapiteau qui a été enlevé lors de la restauration de l'église - vers la fin du XIXe siècle. Parmi les pièces de bois dont il était composé, la plupart ont servi à la construction de la nouvelle tribune élevée au-dessus de la porte d'entrée.

À l'intérieur, le voûte et les murs sont restaurés depuis peu (1900). La première est maintenant en bardeau recouvert d'ornementation en peinture, dont les couleurs bien agencées produisent un bon effet. Ce travail est l'œuvre d'un ouvrier du pays et d'un des anciens curés. Trois fenêtres éclairent la nef ; les deux percées au nord depuis peu (1900) ne méritent aucune attention ; la troisième au midi, de forme ogivale, ressemble à celles que l'on rencontre dans les églises du XIIIe siècle. Elle se compose de trois baies, avec ornementation et moulures dans la partie supérieure.

Le chœur plus petit et plus bas que la nef, semble être d'une autre époque. Il est séparé de celle-ci par un arc de voûte, légèrement incliné au nord. Les murs sont entourés de boiseries sans valeur. trois petites fenêtres romanes devaient l'éclairer autrefois, aujourd'hui deux de ces fenêtres sont agrandies et ont perdu le plein ceintre pour prendre la forme gothique. La troisième a été bouchée et se trouve cachée par un tableau suspendu derrière l'autel et représentant l'annonciation.

Une statue de Saint-Julien orne la façade au-dessus de le porte d'entrée. À l'intérieur, on peut admirer deux statues : l'une représentant Sainte-Barbe, devant protéger contre la foudre et les incendies, l'autre représentant Saint-Roch, protecteur des animaux. Le 6 nivôse an XII (28 décembre 1803) une tempête abattit le clocher sur l'église, dont il ne subsistât que les murs. L'église fut réparée mais elle due attendre 1827 pour avoir à nouveau un clocher.

Autres édifices notables[modifier | modifier le code]

  • Le château
  • Le prieuré
  • Le lavoir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Philippe Siguret (ill. G. Massiot et R. J. Garnier), Le Perche-Gouët, Paris, Edicha, coll. « Cahiers percherons »,‎ 1958, 1 fasc. (64 p.) (ISSN 0526-8443, notice BnF no FRBNF32631577)
  • Philippe Siguret (préf. Michel Fleury), Histoire du Perche, Ceton, Fédération des amis du Perche,‎ 2000, 22 cm, 606 p. (ISBN 2-900122-27-9, notice BnF no FRBNF37212948)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Chapelle-Guillaume », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 4 décembre 2012)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011