Chapelet de la Divine Miséricorde

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Le chapelet de la Divine Miséricorde est un chapelet adressé à la miséricorde de Dieu le Père.

Cette série de prières catholiques est généralement priée sur les grains d'un chapelet catholique marial ordinaire. Le Je vous salue Marie et le Notre Père des dizaines sont remplacés par des prières spécifiques.

sainte Faustine Kowalska

L'origine de cette dévotion est bien particulière ; le 13 septembre 1935, Jésus-Christ aurait lui-même dicté ce chapelet à sœur Faustine Kowalska (1905-1938), surnommée l'apôtre de la Miséricorde et canonisée par Jean-Paul II en avril 2000. Le culte de la Miséricorde Divine est cependant très ancien.

Les promesses associées à ce chapelet par Jésus-Christ à sainte Faustine sont les suivantes :

  • « Ma fille, incite les âmes à dire ce chapelet que je t’ai donné. Il me plaît de leur accorder tout ce qu’elles me demanderont en disant ce chapelet.» (Petit Journal[1], 1541)
  • « Les prêtres le donneront aux pécheurs comme une ultime planche de salut; même le pécheur le plus endurci, s’il récite ce chapelet une seule fois obtiendra la grâce de mon infinie miséricorde.» (Petit Journal, 687)
  • « Les âmes qui réciteront ce chapelet seront enveloppées par Ma miséricorde pendant leur vie et surtout à l'heure de la mort. » (Petit Journal 754).

De plus Jésus promet la grâce de la conversion à l'heure de la mort et une mort paisible, aussi bien pour les personnes qui prient ce chapelet que les personnes pour qui on le prie. Il est très recommandé de prier ce chapelet auprès des agonisants.

«À l'heure de la mort je défends comme ma propre gloire chaque âme qui récite ce chapelet elle-même, ou bien si d'autres le récitent près de l'agonisant l'indulgence est la même.» (Petit Journal 811)

Comment prier le Chapelet de la Divine Miséricorde[modifier | modifier le code]

1. Faire le signe de la croix

2. Dire le Notre Père

3. Dire le Je vous salue Marie

4. Dire le Je crois en Dieu

5. Pour chacune des cinq dizaines, dire sur les gros grains : « Père Éternel, je T'offre le Corps et le Sang, l'Âme et la Divinité de Ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.» Puis, sur les petits grains, dire : « Par Sa douloureuse Passion, prends pitié de nous et du monde entier. »

6. On conclut en disant «Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, prends pitié de nous et du monde entier», ou bien «Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel, prends pitié de nous et du monde entier», un autre signe de croix puis un amen. La seconde version étant la traduction officielle effectuée d'après le livre de Sœur Faustine, par les pères pallotins.

Des variantes existent sur la formulation des prières, qui ont évolué au fil des ans. Certaines personnes, par exemple, ont du mal à tutoyer Dieu, et d'autres font des incises (ajoutent des mots à la prière). Jean-Paul II, par exemple (qui a été évêque du diocèse de sainte Faustine), ajoutait «et sa Résurrection» après «Par Sa douloureuse Passion».

Quand prier le Chapelet de la Divine Miséricorde[modifier | modifier le code]

On peut prier ce chapelet en tous temps, mais certains temps sont privilégiés pour ce faire : l'Heure de la Miséricorde, la Neuvaine à la Miséricorde Divine et la Fête de la Divine Miséricorde.

  • L'Heure de la Miséricorde correspond à 15 heures, l'heure de la mort du Christ en croix. Jésus aurait demandé à sœur Faustine de prier tous les jours à 15h, ne serait-ce qu'un petit moment. Il n'a pas demandé de prier spécifiquement le Chapelet mais c'est une bonne occasion pour le faire.
  • La neuvaine à la miséricorde divine est priée spécialement du vendredi saint au 1er dimanche après Pâques. À chaque jour correspond une prière. Cette prière est suivie du Chapelet.
  • La Fête de la Divine Miséricorde est célébrée le 2e dimanche de Pâques (le dimanche qui suit Pâques). Cette fête aurait été demandée à sœur Faustine par Jésus-Christ, elle a été officiellement instituée par Jean-Paul II le 30 avril 2000 à l'occasion de la canonisation de Sœur Faustine.

Par décret, la FETE DE LA MISERICORDE est entrée officiellement dans la liturgie de l'Église universelle. Aucun cérémonial officiel de cette fête n'existe, mais on y prie toujours le Chapelet de la Miséricorde.

On peut aussi, bien sûr, le prier plus spécialement pour la fête de sainte Faustine, le 5 octobre, et, naturellement, pour un malade ou un agonisant.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livre :

  • Sœur Faustine Kowalska, Petit journal - La Miséricorde Divine dans mon âme, Apostolat de la miséricorde 2007
  • Joël Guibert, Que vienne ta miséricorde !, Editions de l'Emmanuel, 2011. ISBN 2353891438.

CD :

  • Sœur Emmanuel Maillard, La divine miséricorde, Maria Multimédia
  • Pascal FREY, "Sainte Faustine, une pensée par jour", Médiapaul, Paris, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Petit Journal est le nom donné au journal intime spirituel de sainte Faustine. Il a été publié après sa mort (voir Bibliographie)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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