Chapô
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Pour les journalistes, le chapeau et la titraille sont les éléments essentiels, avec l'illustration éventuelle, d'une accroche.
Le chapeau est un texte généralement court, précédant le corps d'un article, et dont le but est d'en encourager la lecture, par exemple, en résumant le propos qui va être développé. Il est souvent saisi sur une justification "coiffant" le nombre de colonnes utilisé pour composer l'article.
Dans un journal quotidien, où la typographie est la plus sobre possible, le chapeau est généralement donné en gras. Les autres périodiques peuvent adopter une plus grande fantaisie, notamment avec l'utilisation de fontes différentes, d'une lettrine, le jeu avec les diverses règles typographiques, voire en insérant un élément graphique ou une photo détourée (image dont on dégage tout ce qui peut distraire l'œil du sujet que l'on veut souligner, ou pour laquelle une forme arrondie sera choisie), ou encore une photo dont les bords se fondront plus ou moins avec le texte.
Le chapeau a, bien-sûr, sa version sonore : en radio et en télévision, les sujets importants ou ceux que la rédaction veut particulièrement souligner pour diverses raisons éditoriales sont "lancés" par une accroche, dont la forme est différente en apparence, mais dont le but et le principe sont les mêmes.
En presse écrite, une accroche bien constituée donne au lecteur une information immédiate quant au contenu de l'article. Elle déterminera sa lecture — ou non, en cas de désaccord entre les éléments de la titraille et du chapeau, ou par désintérêt du lecteur pour le sujet traité.
Si le sujet du papier (terme plus employé par les journalistes qu'article) le permet (ce qui est très majoritairement le cas) et que le lignage est suffisamment important, l'article est précédé d'un chapeau qui, idéalement, doit répondre à la règle des cinq W (les fameuses wh-questions de l'anglais), le premier pilier de l'écriture de tout article ; soit : What (quoi ?), Who (qui ?), Where (où ?), When (quand ?), Why (pourquoi ?).
Le travail de rédaction du chapeau et de la titraille, soigneusement revus lors du moment fébrile du bouclage, est évidemment l'affaire du ou des journaliste(s), mais aussi du secrétaire de rédaction, du rédacteur en chef et, parfois, d'autres intervenants de la rédaction du journal. Dans un quotidien, les pages les plus soignées sont la une et la dernière, celles que le lecteur regarde en premier. Mais chaque double-page intérieure (internationale, nationale, locale, spécialisée, page(s) des obsèques, locales, magazine, météo, courrier des lecteurs, etc.) est étudiée en fonction de ses spécificités, car le lecteur de la (ou les) page(s) économique(s) n'a pas la même attente que celui qui cherchera d'abord le contenu de la page d'informations locales de sa commune ou de son canton, etc. La maquette (avec, notamment, le volume et l'emplacement des encarts publiciaires définis par les commerciaux de la régie publicitaire liée à la publication) est tout aussi déterminante.
Les éditions en ligne connaissent les mêmes contraintes de rédaction du chapô et de mise en forme de la titraille.

