Chantier (Stephen King)
| Chantier | |
| Auteur | Stephen King |
|---|---|
| Genre | Roman |
| Version originale | |
| Titre original | Roadwork |
| Éditeur original | Signet Books |
| Langue originale | Anglais américain |
| Pays d'origine | |
| Lieu de parution original | New York |
| Date de parution originale | mars 1981 |
| ISBN original | 978-0-451-09668-5 |
| Version française | |
| Traducteur | Frank Straschitz |
| Lieu de parution | Paris |
| Éditeur | Albin Michel |
| Date de parution | décembre 1987 |
| Type de média | Livre papier |
| Nombre de pages | 348 |
| ISBN | 2-226-03018-2 |
Chantier (Roadwork) est un roman de 1981 de Stephen King, paru initialement sous le pseudonyme de Richard Bachman.
Résumé [modifier]
Novembre 1973. Bart Dawes est un petit cadre américain typique, à la vie bien rangée. Son existence bascule quand il apprend que sa maison et la blanchisserie où il travaille vont être rasées, pour permettre la construction d'une autoroute. Dawes achète des armes sans sembler être conscient des motivations qui le poussent à le faire. Malgré les avis d'expropriation de la mairie, il ne fait aucune démarche pour trouver une nouvelle résidence, retardant sans arrêt l'échéance ce qui provoque des tensions avec son épouse Mary. Plus grave encore, il fait de même pour la blanchisserie alors que le patron de l'entreprise l'a chargé d'acquérir un nouveau local.
Bien que conscient d'agir contre ses intérêts, Dawes ne peut s'empêcher de saboter délibérément l'achat d'un nouveau bâtiment pour la blanchisserie et il est licencié. Quand Mary apprend la nouvelle, elle le quitte. Peu à peu, alors que le chantier avance, Bart Dawes, laisse remonter ses frustrations, bascule dans la violence et la folie. Il apparaît qu'il n'a pas surmonté la mort de son fils Charlie, survenue quelques années auparavant et qu'il est incapable de trancher les liens émotionnels qui le lient à la maison et au lieu de travail où il a vécu heureux pendant des années avec sa femme et son fils. Dawes entre en contact avec Sal Magliore, un homme lié à la Mafia, afin d'acheter des explosifs. Magliore commence par refuser, suspectant un coup monté, et Dawes fabrique des cocktail Molotov, s'en servant pour endommager des engins et un bâtiment du chantier. Magliore, voyant que Dawes est sérieux, finit par lui vendre des explosifs. Dawes les paye en faisant mine de vendre enfin sa maison à la mairie inquiète, car il est désormais le seul habitant qui reste dans son quartier, à la condition de toucher l'argent tout de suite. Dawes confie le reste de l'argent à Magliore pour qu'il revienne plus tard à Olivia Brenner, une jeune auto-stoppeuse que Dawes a rencontré et qui a passé une nuit chez lui.
En janvier 1974, le jour de la date limite où il doit quitter sa maison, Dawes installe les explosifs partout à l'intérieur. Il se retranche dans sa propriété et échange des coups de feu avec la police quand celle-ci arrive sur les lieux. Des journalistes ne tardent pas à arriver et Dawes négocie pour que l'un d'entre eux vienne l'interviewer. Une fois le journaliste reparti, Dawes fait sauter sa maison avec lui. L'épilogue révèle que la mairie n'avait aucune raison particulière de construire cette nouvelle route, il lui fallait juste dépenser entièrement son budget alloué aux travaux publics afin qu'il ne soit pas réduit l'année suivante.