Chanson d'automne
Chanson d'automne est un des plus fameux poèmes de Paul Verlaine. Il a paru dans Poèmes saturniens.
Sa première strophe, légèrement altérée, a été utilisée par Radio Londres le 5 juin 1944 à 21 h 15, peu avant le débarquement de Normandie, pour informer le réseau de résistance Ventriloquist (et non l'ensemble de la Résistance française) que celui-ci aurait lieu dans les heures suivantes. Les nazis auraient réussi à décrypter ce message et c'est pour cela que les militaires débarquant ont rencontré une telle résistance[réf. nécessaire].
- Les sanglots longs
- Des violons
- De l’automne
- Blessent mon cœur
- D’une langueur
- Monotone.
Cette citation est souvent utilisée à tort avec les termes « bercent mon cœur ». Charles Trenet a notamment réalisé une chanson à partir de ce poème, où il a choisi de dire « bercent mon cœur », probablement pour rendre le texte plus consensuel. Georges Brassens, ayant repris la chanson de Trenet, y remettra la strophe originale. Ce choix fut aussi celui de Léo Ferré pour l'adaptation du même poème dans Verlaine et Rimbaud (cependant dans l'enregistrement public du DVD Léo Ferré chante les poètes, Ferré dit aussi « bercent » dans le premier couplet, et « blessent » dans sa reprise en fin de chanson).
Cette citation est aussi utilisée au début d'une chanson du groupe québécois Aut'Chose intitulée "Chanson d'automne". Avant cela on trouve l'erreur dans Histoire de la littérature française d'Émile Faguet, datant de 1900-1905, et sur une épreuve d'une lithographie de Cazals[1], où elle est corrigée.
La suite du poème se compose des deux strophes suivantes :
- Tout suffocant
- Et blême, quand
- Sonne l'heure,
- Je me souviens
- Des jours anciens
- Et je pleure
- Et je m'en vais
- Au vent mauvais
- Qui m'emporte
- Deçà, delà,
- Pareil à la
- Feuille morte.
Ce poème est également cité par :
- Serge Gainsbourg, à plusieurs reprises tout au long de la chanson Je suis venu te dire que je m'en vais (« comme dit si bien Verlaine “au vent mauvais” », etc.)
- Boby Lapointe dans Monsieur l'agent (« Au violon mes sanglots longs / Bercent ma peine / J'ai reçu des coups près du colon / J'ai mal vers l'aine ! »)
- Les Discrets dans Chanson d'automne, où le poème fait office de paroles.
- Guy Bedos dans son sketch "L'annonce faite à Odile" cite aussi Verlaine ("... je m'en vais , comme dit si bien Verlaine au vent mauvais")
Annexes [modifier]
Références [modifier]
- Publiée dans Verlaine de Jacques-Henri-Bernecque (Seuil, 1966), p. 38.