Chang Ching-wu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Dirigeants du Comité de travail du Tibet rendant visite au dalaï-lama au palais de Norbulingka, Lhassa, novembre 1951. De gauche à droite : Chikyab Khenpo Ngawang Namgye, Li Jue, Wang Qimei, Zhang Guohua, le 14e dalaï-lama, Zhang Jingwu, Tan Guansan, Liu Zhenguo et Phuntsok Wangyal

Chang Ching-wu, aussi écrit Zhang Jingwu (3 septembre 1906 Yanling, Hunan - 27 octobre 1971), est un homme politique et lieutenant-général chinois communiste.

Sommaire

Biographie [modifier]

Chang Ching-wu est né le 3 septembre 1906 dans le village de Xiaguan, municipalité de Miandu, comté de Ling (aujourd'hui Yanling), dans la province méridionale du Hunan[1].

Études [modifier]

En 1925, il sort diplômé de l'école normale provinciale No 3 du Hunan. De 1925 à 1928, il est étudiant dans une école officielle de la province du Hunan.

Membre du parti communiste chinois [modifier]

Zhang rejoint le Parti communiste chinois en 1930 et participe à la longue marche. Il participe à l'incorporation du Tibet à la République populaire de Chine et reste secrétaire du parti communiste chinois au Tibet entre mars 1952 et août 1965.

Au début de la révolution culturelle au Tibet, il est vice-président du Département central du PCC pour la stratégie du front-uni du travail.

Secrétaire du PCC au Tibet [modifier]

Selon Hugues-Jean de Dianous de La Perrotine, le 1er avril 1952 des troubles ont lieu à l'instigation de Lukhangwa qui, avec d'autres nobles tibétains, a formé un parti anti-chinois, le Mimang Tsongdu, qui réclame le départ de l'armée populaire de libération. Le représentant chinois à Lhassa, Chang Ching-wu, demande la démission des personnages qui ont établi le Mimang Tsongdu, lequel est dissous par le dalaï-lama le 1er mai 1952 mais subsistera dans l'ombre jusqu'à mars 1959[citation nécessaire][2].

Le Mimang Tsongdu était un mouvement de résistance populaire. Cinq hommes avaient présenté une liste de 6 doléances aux autorités chinoises. Plutôt que de se préoccuper du mécontentement populaire, Chang Ching-wu en rejeta la responsabilité sur les 2 premiers ministres, Lukhangwa et Lobsang Tashi. Lukhangwa avait osé dire à Chang Ching-wu que le peuple souffrait de faim et que les demandes chinoises étaient exorbitantes. Il n'imaginait pas que Lukhangwa puisse être un patriote honnête et incorruptible[3].

Emprisonnement [modifier]

Après 1966, il subit de graves persécutions et meurt en 1971, en raison de mauvais traitements, à la prison de Qincheng[4]. Il y cotoie le Tibétain Phuntsok Wangyal avec qui il avait travaillé au Tibet.

Références [modifier]

  1. Zhang Jingwu-THE REPRESENTATIVE OF THE CENTRAL PEOPLE’S GOVERNMENT IN TIBET, China Tibetology Network, 27-12-2009.
  2. Hugues-Jean de Dianous de La Perrotine, Le Tibet et ses relations avec la Chine, in Politique étrangère, 27e année, 1962, N° 1, pp. 38-72, p. 50.
  3. Mary Craig, Kundun: une biographie du dalaï-lama et de sa famille, Presses du Châtelet, 1998, (ISBN 2911217330), p. 188
  4. China report: political, sociological and military affairs, Issues 64-71, United States. Joint Publications Research Service, Éditeur Foreign Broadcast Information Service, 1980 : « In 1967, Lin Biao and the "gang of four" accused Jingwu of being an "active counterrevolutionary" and illegally arrested him. In prison, he was subjected to appalling torture and beating. His right arm was broken and his left elbow dislocated Finally in 1971, he was persecuted to death. »
Précédé par Chang Ching-wu Suivi par
Fan Ming
Danghui.svg
Secrétaire du PCC au Tibet
1952-1965
Zhang Guohua