Championnat du monde d'échecs

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Magnus Carlsen, actuel champion du monde
L'Indien Viswanathan Anand, champion du monde en 2000 (FIDE), 2007, 2008, 2010 et 2012, a été également vice-champion du monde en 1995 (PCA), 1998 (FIDE) et 2005 (FIDE).
Garry Kasparov, champion du monde de 1985 à 1993 (FIDE) et de 1993 à 2000 (« classique »).

Le championnat du monde d’échecs est une épreuve destinée à déterminer le champion du monde du jeu d’échecs depuis 1886.

Tout d’abord de façon informelle, des matchs sont organisés entre les joueurs les plus renommés. On en trouve déjà trace à la cour d’Hârûn ar-Rachîd à Bagdad au IXe siècle. Après sa victoire contre Zukertort en 1886, Steinitz est reconnu comme le premier « champion du monde ». À la mort d’Alekhine, en 1946, la Fédération internationale des échecs (FIDE) prend en main et structure l’organisation du championnat du monde.

De 1993 à 2005, à la suite de la décision de Kasparov et Short de jouer leur match hors de la FIDE, deux cycles de « championnats du monde » sont organisés en parallèle par la FIDE et par Kasparov (puis par son successeur, Kramnik) jusqu’en 2005. Après la réunification des deux titres qui eut lieu en 2006, les championnats du monde ont été remportés par l'Indien Viswanathan Anand en 2007, 2008, 2010 et 2012.

En novembre 2013, le Norvégien Magnus Carlsen devient l'actuel champion du monde après avoir battu le champion en titre Viswanathan Anand à Chennai en Inde.

Depuis 1950, à l'exception des championnats organisés par la FIDE de 1999 à 2006 et du championnat « classique » de 2000, les championnats du monde sont précédés d'un tournoi des candidats qui désigne le ou les adversaires qui affrontent le champion du monde en titre. Le tournoi des candidats disputé en mars 2014 à Khanty-Mansiïsk a été remporté par Anand qui affrontera Carlsen du 5 au 25 novembre 2014[1].

Sommaire

Liste des champions du monde (« classiques » et FIDE) depuis 1886[modifier | modifier le code]

Emanuel Lasker a conservé son titre de champion du monde pendant 27 ans.
Champions du monde de 1886 à 1946
Champions du monde FIDE de 1948 à 1990

Après la Seconde Guerre mondiale, de 1948 à 1990, les championnats du monde avaient lieu tous les trois ans. Avant 1963 et après 1977, un match revanche était organisé en cas de défaite du champion en titre. En cas d'égalité après 24 parties, le champion conservait son titre ; Botvinnik et Kasparov profitèrent chacun de cette disposition.

Anatoli Karpov a été champion du monde de 1975 à 1985 et de 1993 à 1999 (FIDE).
Champions du monde « classiques » de 1993 à 2004
Champions du monde FIDE de 1993 à 2005
Champions du monde depuis la réunification de 2006

De la Renaissance au Siècle des lumières[modifier | modifier le code]

Principaux maîtres de la Renaissance[modifier | modifier le code]

Ces joueurs sont parfois considérés comme les meilleurs joueurs de leur époque :

Leonardo di Cutri battit Ruy Lopez au tournoi de Madrid en 1575.

Les meilleurs joueurs de la fin de la Renaissance furent :

Matchs López - Leonardo et López - Boï (Madrid, 1574 - 1575)[modifier | modifier le code]

Leonardo, dit « il Puttino », fut battu par López en 1574. Il prit sa revanche l'année suivante à Madrid[2] en battant López et Ceron. Un peu plus tard, Paolo Boï affronta les mêmes adversaires et les battit[3]. Philippe II récompensa les deux vainqueurs (Leonardo et Boï) en leur donnant deux offices en Sicile rapportant 500 couronnes par an.

Plus forts joueurs du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Philidor (1726 - 1792)

Match Philidor - Stamma (Londres, 1747)[modifier | modifier le code]

En 1747, Philidor battit Stamma, 8 à 2, en donnant l'avantage du pion et du trait à son adversaire. Huit parties furent gagnées par Philidor, une par Stamma et une partie fut nulle ; la partie nulle comptait pour une victoire de Stamma.

Premiers matchs et tournois modernes (1834 à 1883)[modifier | modifier le code]

Principaux joueurs du début du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Louis-Charles Mahé de La Bourdonnais était reconnu comme le meilleur joueur des années 1820 et 1830.

Matchs La Bourdonnais - McDonnell (Londres, 1834)[modifier | modifier le code]

Entre juin et octobre 1834, La Bourdonnais rencontre au Westminster club de Londres le champion britannique McDonnell au cours d’une série de six matches. L’enjeu était la suprématie mondiale.

La Bourdonnais l’emporte nettement (+46 -26 =13).

McDonnell mourut en 1835, un an après l'arrêt du sixième match et La Bourdonnais cinq ans plus tard, en 1840.

Matchs Saint-Amant - Staunton (1843) et Staunton-Horwitz (1846)[modifier | modifier le code]

Match entre Saint-Amant et Staunton disputé à Paris en 1843.

Le successeur de La Bourdonnais était un élève de Deschapelles, Pierre Saint-Amant. En mars - avril 1843 à Londres, Saint-Amant remporta un match en six parties contre Howard Staunton trois victoires à deux et une partie nulle. En décembre 1843, Staunton gagna la revanche à Paris sur le score de 11 victoires à 4 et six parties nulles.

Si le match n'a jamais été décrit comme un « championnat du monde d'échecs », The Chess Chronicle[5] le décrivait comme : « Le grand match d'échecs entre l'Angleterre et la France » et Saint-Amant, dans le magazine d'échecs Le Palamède, mettait simplement en tête des parties à la place des noms des joueurs : « France et Angleterre ».

À la suite de son deuxième match victorieux contre Saint-Amant en 1843, Staunton se déclara « champion du monde ». Le premier défi vint du maître allemand Bernhard Horwitz, un membre de la pléiade berlinoise, arrivé récemment en Angleterre. Au printemps 1846, Staunton remporta le match 14 victoires à 7 et trois nulles. La même année Staunton battit le jeune maître allemand Daniel Harrwitz qui vivait à Paris, 12,5 à 9,5 : sept victoires à 0 dans les parties à égalité ; une nulle, une victoire et six défaites dans les parties où il concédait un pion et le trait, et quatre victoires à trois dans sept parties disputées avec un handicap de un pion et deux coups.

À partir de 1851, la défaite de Staunton au tournoi de Londres en 1851, son refus d’affronter Paul Morphy en 1857-1858 et sa défaite au tournoi de Birmingham en 1858, le déconsidérèrent aux yeux des autres joueurs. Après 1860, Staunton retourna à ses études sur Shakespeare tout en éditant la revue Chess World. Il mourut en 1874.

Tournoi de Londres 1851 : Anderssen[modifier | modifier le code]

Staunton organisa en 1851, lors de l'exposition universelle de Londres, le premier tournoi international moderne. Le système du tournoi était celui de matchs à élimination directe. Il y avait seize participants.

Article détaillé : Tournoi d'échecs de Londres 1851.

Le tournoi fut remporté par Anderssen. Au premier tour Anderssen s'imposa face à Kieseritsky - contre lequel il joua juste après le tournoi la « partie immortelle », puis il élimina Szén au deuxième tour (+4 −2). En demi-finale, Staunton fut éliminé par Anderssen (+4 −1), tandis que, dans l'autre demi-finale, Marmaduke Wyvill battait Williams. Anderssen remporta la finale contre Wyvill (+4 −2 =1). Dans le match de départage pour la troisième place, Williams battit Staunton (+4 −3 =1).

Match Anderssen - Morphy (Paris, 1858)[modifier | modifier le code]

Match entre Morphy et Löwenthal en 1858.

À l'âge de 12 ans, l'Américain Paul Morphy, né en 1837, gagnait des parties à l'aveugle. En octobre 1857, à New York, il remporta le premier congrès américain, ancêtre du championnat des États-Unis, avant d’entamer une tournée européenne triomphale où il battit tous les joueurs européens qui acceptent de le rencontrer. En juillet 1858, il battit Johann Löwenthal à Londres, 9 victoires à 3 et deux nulles.

Morphy arriva à Paris le 2 septembre 1858 dans le but de rencontrer Adolf Anderssen. Anderssen devait attendre ses vacances de Noël 1858 pour arriver à Paris. En septembre, Morphy battit dans un premier match Harrwitz, 5 victoires à 2 et une partie nulle. En décembre 1858, Morphy affronta Anderssen dans un match. Serait vainqueur le premier joueur à remporter sept parties. Morphy gagna le match 7 victoires à 2 et deux parties nulles. En février-mars 1859, à Paris, il battit dans un match amical Augustus Mongredien, sept victoires à 0 et une nulle. Morphy revint à New York en mai 1859 où il disputa quelques matchs et s'occupa de la chronique d'échecs d'un journal jusqu'en août 1860.

Années 1860 : de Anderssen à Steinitz[modifier | modifier le code]

Adolf Anderssen vers 1860.

Après 1859, Morphy ne disputa plus de match ou de tournoi d'échecs. Pendant les années 1860, plusieurs joueurs disputèrent la suprématie du monde des échecs : Adolf Anderssen, Louis Paulsen, Ignatz Kolisch, Wilhelm Steinitz et les élèves de Anderssen : Gustav Neumann et Berthold Suhle.

Le tournoi de Londres, organisé pendant l'exposition universelle de 1862, fut remporté par Adolf Anderssen devant Louis Paulsen, John Owen, George MacDonnell, Dubois et Steinitz.

Article détaillé : Tournoi d'échecs de Londres 1862.

La même année, en 1862, Paulsen et Anderssen disputèrent un match qui se termina par l'égalité (4 à 4). En 1864, Anderssen perdit un match contre son élève Gustav Neumann. La même année, Anderssen annula un autre match contre Berthold Suhle (qui ne disputa pas de compétition après 1865).

En 1866, Londres était le haut lieu des échecs. Les clubs londoniens organisèrent un match entre Wilhelm Steinitz et Adolf Anderssen, le vainqueur étant le premier à obtenir 8 victoires (les nullités ne comptant pas). Après douze parties, le score était de six victoires de chaque côté. Steinitz l’emporta finalement 8 victoires à 6 et aucune partie nulle. La même année, Steinitz battit Henry Bird sur le score de sept victoires à cinq et cinq parties nulles. Certains auteurs[6],[7],[8],[9] ont écrit plus de 20 ans plus tard (après le premier championnat du monde officiel de 1886), que Steinitz était champion du monde des échecs à partir de 1866, mais ce n'était pas l'avis des contemporains. Aucun des meilleurs joueurs : Anderssen, Neumann, Paulsen, Steinitz et Kolisch ne pouvait prétendre à une supériorité claire[10] et aucune preuve n'existe que Steinitz se soit proclamé champion du monde en 1866.

En 1867, Steinitz fut devancé au tournoi de Dundee par Gustav Neumann qui avait déjà battu Anderssen lors d'un match disputé en 1864. Lors du tournoi de Paris 1867, Steinitz termina troisième derrière Kolisch et Winawer. En 1868, Kolisch arrêta de jouer pour gagner sa vie en travaillant avec pour banque Rotschild. Dans les années suivantes, il devint millionnaire et sponsorisa des tournois d'échecs dans les années 1870 et 1880.

Années 1870[modifier | modifier le code]

Baden-Baden 1870 est le premier tournoi où des pendules furent utilisées. Les nulles n'étaient pas rejouées contrairement aux tournois de Londres 1862 et Paris 1867. Elles rapportaient un demi-point alors que les parties gagnées rapportaient un point. Après le retrait d'un des joueurs (Adolf Stern, du fait de la guerre entre la France et la Prusse), seulement neuf forts joueurs participèrent au tournoi. Anderssen remporta le tournoi de Baden-Baden et devança Steinitz d'un demi-point, suivi de Neumann (troisième), Blackburne, Paulsen et Winawer. En 1872, Neumann, qui souffrait de troubles mentaux, disputa son dernier tournoi à Altona (tournoi remporté par Anderssen). Dans les années 1870, Paulsen se consacra à ses recherches théoriques[11] et ses résultats déclinèrent.

Les années 1870 virent l'ascension de Joseph Blackburne et de Johannes Zukertort. Ce dernier qui était engagé dans la guerre entre la France et la Prusse était absent du tournoi de Baden-Baden. En 1871, Zukertort battit Anderssen 5 victoires à 2 et aucune nulle. Lors du tournoi de Londres 1872, Steinitz devança Blackburne et Zukertort de deux points. En octobre 1872, lorsque Steinitz rencontra Zukertort pour la première fois en match, il gagna le match : 9 à 3 (+7 −1 =4). Le Chess Player’s Chronicle écrivit :

« Le caractère déséquilibré du match peut être attribué (comme le Westmister Papers l'a signalé) à la mauvaise santé de M. Zukertort, mais cela ne doit pas nous empêcher de décerner les lauriers à M. Steinitz, qui peut être raisonnablement déclaré le champion du monde des échecs[12]. »

Organisé trois ans après le tournoi de Baden-Baden, le tournoi de Vienne 1873 avait lieu pendant l'exposition universelle de Vienne. C'était un tournoi où les joueurs s'affrontaient en mini-matchs de trois parties. En cas d'égalité, les joueurs recevaient un demi-point. Les participants étaient : Wilhelm Steinitz (Autriche), Anderssen (Allemagne), Joseph Blackburne (Angleterre), Samuel Rosenthal (France), Louis Paulsen (Allemagne), Henry Bird (Angleterre), Adolf Schwarz et quatre autres joueurs austro-hongrois. Zukertort était absent de ce tournoi. Steinitz et Blackburne terminèrent premiers ex æquo. Lors du tournoi, Blackburne avait battu deux fois Steinitz et fait une partie nulle. Steinitz remporta cependant le match de départage pour la première place 2 à 0 contre Blackburne. Les participants du tournoi concédèrent que Steinitz était le plus fort joueur du moment. Durant leurs carrières, Steinitz et Blackburne s'étaient déjà affronté deux fois en match. Steinitz avait gagné à chaque fois le match : 8-2 en 1862-1863 et 1,5-0,5 en 1870. En 1876, Steinitz battit à nouveau Blacburne 7 victoires à 0.

Tournois de Vienne 1882 et de Londres 1883[modifier | modifier le code]

Après son succès au tournoi de Vienne 1873, Steinitz se retira des compétitions pendant plus de six ans (de 1874 à 1875 et de 1877 à 1881) : il ne disputa qu'un match contre Blackburne en 1876.

En 1878, Zukertort remporta le fort tournoi de Paris devant Winawer (au départage), Blackburne, Mackenzie, Bird, Anderssen, Englisch, Rosenthal, Clerc et Mason. Adolf Anderssen mourut le 13 mars 1879. Le 8 mars 1879, peu avant la mort de Anderssen, le Irish Times, écrivait que du fait de son absence prolongée des tournois, Steinitz avait abandonné sa première place et que Zukertort devait être considéré le champion des échecs.

Le tournoi de Vienne 1882 était organisé pour fêter les 25 ans du club d'échecs de Vienne. Ce tournoi, organisé pendant sept semaines de mai à juin 1882, avait dix-huit participants et réunissait dix des meilleurs joueurs de l'époque[13] : Steinitz, Zukertort, Blackburne, Schwarz, Englisch, Mackenzie, Tchigorine, Mason, Winawer et Paulsen ainsi que Weiss et Bird. C'était un tournoi à deux tours (les joueurs s'affrontaient deux fois : une fois avec les Blancs et une fois avec les Noirs). Steinitz et Winawer remportèrent le tournoi, ex æquo (avec 24 points sur 34), devant Mason (troisième avec un point de moins), Zukertort et Mackenzie (quatrièmes-cinquièmes). Un match de départage en deux parties fut organisé entre les deux premiers, Steinitz et Winawer. Il se termina par l'égalité : une victoire pour chaque joueur.

Match entre Zukertort et Steinitz en 1886.
Article détaillé : Tournoi d'échecs de Londres 1883.

Le tournoi de Londres 1883, disputé d'avril à juin était un tournoi à deux tours avec quatorze joueurs. Il réunissait les sept meilleurs joueurs de l'époque : Steinitz, Zukertort, Winawer, Blackburne, Mackenzie, English et Mason ainsi que Tchigorine, Rosenthal (France) et Bird. Zukertort devança Steinitz, avec trois points d'avance.

En juillet 1883, The Chess Player's Chronicle considérait que du fait de sa victoire à Londres (avec trois points d'écart), Zukertort devait être considéré comme le champion du monde des échecs.

Période classique (1886 à 1946)[modifier | modifier le code]

Wilhelm Steinitz (1886 à 1894)[modifier | modifier le code]

Johannes Zukertort avait remporté le tournoi de Londres en 1883, avec 22 points sur 26 et 3 points d'avance sur Wilhelm Steinitz[14]. Morphy mourut en 1884, Anderssen l’ayant précédé en 1879. En 1886, un match fut organisé entre Steinitz et Zukertort

Le vainqueur du match contre Zukertort était le premier à gagner dix parties. Le match a lieu dans trois villes des États-Unis (New York, Saint-Louis et Nouvelle-Orléans) de janvier à mars 1886. Wilhelm Steinitz, vainqueur, est considéré comme le premier champion du monde officiel.

Matchs de championnat du monde disputés par Wilhelm Steinitz
Année(s) Adversaire Lieu(x) Score Notes
1886 Johannes Zukertort New York
Saint-Louis
La Nouvelle-Orléans
10 - 5 12,5 – 7,5
(+10 -5 =5)
Steinitz devient le premier champion du monde officiel.
Le match avait lieu dans trois villes différentes.
Était proclamé vainqueur le premier joueur à gagner 10 parties.
Match nul si le score était de 9 victoires pour chaque joueur.
Steinitz remporte le titre après 20 parties.
1889 Mikhail Tchigorine La Havane 10,5 – 6,5 (+10 -6 =1) Match au meilleur des 20 parties.
Steinitz conserve son titre après 17 parties.
1890-1891 Isidor Gunsberg New York 10,5 – 8,5 (+6 -4 =9) Match au meilleur des 20 parties.
Steinitz conserve son titre après 19 parties.
1892 Mikhail Tchigorine La Havane 12,5 – 10,5 (+10 -8 =5) Match revanche au meilleur des 20 parties.
Le score était de 10 -10 (+8 –8 =4) après 20 parties.
Le match fut prolongé jusqu'à ce qu'un joueur gagne 10 parties.
Steinitz conserve son titre après 23 parties.
1894 Emanuel Lasker New York
Philadelphie
Montréal
5 - 10 7 – 12
(+5 -10 =4)
Lasker devient champion du monde.
Le match avait lieu dans trois villes différentes.
Était proclamé vainqueur le premier joueur à gagner 10 parties.
Lasker remporte le titre après 19 parties.
1896-1897 Moscou 2 - 10 4,5 – 12,5
(+2 -10 =5)
Steinitz perd le match revanche après 17 parties.
Était proclamé vainqueur le premier joueur à gagner 10 parties.

Jusqu’en 1945, date à laquelle la FIDE prit en charge l’organisation du championnat du monde, c’est le champion en titre qui choisissait (ou acceptait) son challenger et posait ses propres conditions (financières et droit à match revanche).

Le premier match contre Tchigorine se déroule sur vingt parties maximum. Il a lieu à La Havane en janvier et février 1889. Steinitz a choisi Tchigorine qui l’avait battu en 1882 et 1883.

Match entre Steinitz (à gauche) et Lasker en 1894.

Le match contre Gunsberg se déroule sur vingt parties maximum. Il a lieu à New York en décembre 1890 et janvier 1891.

Steinitz accepte un match revanche contre Tchigorine qui a lieu à La Havane en janvier et février 1892. Le vainqueur est le premier à remporter dix parties (les nullités ne comptant pas).

Emanuel Lasker (1894 à 1921)[modifier | modifier le code]

Lasker a détenu le titre de champion du monde le plus longtemps : entre 1894 à 1921, il a défendu son titre cinq fois victorieusement mais n'a disputé aucun match de 1897 à 1906, ainsi que de 1911 à 1920.

Le premier match d’Emanuel Lasker contre Steinitz a lieu de mars à mai 1894 dans trois villes successivement : New York, Philadelphie et Montréal. Le vainqueur est le premier à gagner dix parties :

Un match revanche a lieu de novembre 1896 à janvier 1897, à Moscou, aux mêmes conditions que le match précédent. Steinitz qui a 32 ans de plus que son adversaire déclare à la fin du match : « Il y a des limites à l’esprit de l’homme, mais pas à sa folie ».

Matchs de championnat du monde disputés par Emanuel Lasker
Année(s) Adversaire Lieu(x) Score Note(s)
1894 Wilhelm Steinitz New York
Philadelphie
Montréal
10 – 5 12 - 7
(+10 – 5 =4)
Match en 10 gains (les nulles ne comptaient pas).
Lasker devient champion du monde après 19 parties.
1896-1897 Moscou 10 – 2 12,5 – 4,5
(+10 -2 =5)
Match revanche.
Match en 10 gains. Les nulles ne comptaient pas.
Lasker conserve son titre après 17 parties.
Pendant dix ans, de 1897 à 1906, Emanuel Lasker ne mit pas son titre en jeu.
1907 Frank Marshall New York, Philadelphie,
Washington, Baltimore,
Chicago et Memphis
8 – 0 11,5 – 3,5
(+8 -0 =7)
Le match a lieu dans six villes différentes.
Match en 8 gains. Les nulles ne comptaient pas.
Lasker conserve son titre après 15 parties.
1908 Siegbert Tarrasch Düsseldorf
et Munich
8 – 3 10,5 – 5,5
(+8 -3 =5)
Le match a lieu dans deux villes.
Match en 8 gains. Les nulles ne comptaient pas.
Lasker conserve son titre après 16 parties.
1910 Carl Schlechter Vienne
et Berlin
5 – 5 (+1 -1 =8) Match en 10 parties disputé en janvier-février.
Égalité. Lasker conserve son titre.
Le match avait lieu dans deux villes.
1910 David Janowski Berlin 8 – 0 9,5 – 1,5
(+8 -0 =3)
Match disputé en novembre-décembre.
Match en 8 gains. Les nulles ne comptaient pas.
Lasker conserve son titre après 11 parties.
À cause de la première Guerre mondiale, les négociations pour organiser un match avec Rubinstein ou Capablanca furent ajournées.
1921 José Raúl Capablanca La Havane 5 – 9 (+0 −4 =10) Match en 30 parties. Lasker abandonne après 14 parties.
Capablanca devient champion du monde

Pendant dix ans, de 1897 à 1906, Lasker qui apparaît dans quelques tournois ne remet pas son titre en jeu. En 1907, il dispute un match contre Marshall qui avait remporté le tournoi de Cambridge-Springs en 1904 devant Lasker.

Le match contre Marshall a lieu dans six villes différentes des États-Unis (New York, Philadelphie, Washington, Baltimore, Chicago et Memphis[15]. Le vainqueur devait remporter huit parties.

Match entre Lasker (à gauche) et Tarrasch (à droite) en 1908.

Tarrasch est considéré comme un des meilleurs praticiens des échecs et l'un des meilleurs joueurs des années 1890. Il n’a pu contester le titre de Steinitz et a trop attendu pour défier Lasker, plus jeune que lui. Le match contre Tarrasch se déroula à Düsseldorf et Munich en août et septembre 1908. Le vainqueur était le premier à gagner huit parties.

En mai 1909, Lasker et Janowski disputèrent un premier match exhibition terminé par l'égalité (+2 -2) ; il fut suivi d'un deuxième match à Paris, à l'automne 1909, remporté par le champion du monde (+7 -1 =2). Ce match est souvent considéré à tort comme un match pour le titre mondial[16].

Le match contre Schlechter a lieu à Paris en janvier et février 1910. Il fait suite à un défi de Schlechter. En juin 1910, J. R. Buckley a considéré que ce n'était pas un véritable championnat du monde car Lasker aurait imposé à Schlechter de gagner avec deux points d’avance sur 10 parties mais ajoute en note que Lasker lui a confirmé que le titre était en jeu[17]. Le match se termina sur un score de parité. Schlechter, fatigué et malade, abandonna malgré la proposition de Lasker de continuer.

Lasker propose un match revanche contre Janowski à Berlin en novembre et décembre 1910, qu’il gagne facilement. Le vainqueur est le premier à gagner huit parties.

En 1911-1912, Akiba Rubinstein était un prétendant sérieux au titre mondial. Les négociations pour un match furent interrompues par la Grande Guerre.

José Raúl Capablanca (1921 à 1927)[modifier | modifier le code]

Matchs de championnat du monde disputés par Capablanca
Année Adversaire Lieu Score Note(s)
1921 Emanuel Lasker La Havane 9 – 5 (+4 −0 =10) Match en 30 parties.
Lasker abandonne après 14 parties.
Capablanca devient champion du monde.
1927 Alexandre Alekhine Buenos Aires 3 – 6 15,5 – 18,5
(+3 −6 =25)
Match en 6 gains. Les nulles ne comptaient pas.
Alekhine devient champion du monde après 34 parties.
Capablanca et Emanuel Lasker à Moscou en 1925

En 1914, José Raúl Capablanca avait terminé deuxième derrière Lasker du super-tournoi de Saint-Pétersbourg 1914 où étaient présents presque tous les meilleurs joueurs du début du XXe siècle : Alekhine, Marshall, Tarrasch, Rubinstein, Bernstein, Nimzowitsch, Blackburne, Janowski et Gunsberg (Schlechter, Vidmar et Teichmann et Spielmann étaient absents). Les négociations visant à organiser un match Lasker - Capablanca prirent dix ans (avec l’intermède de la Première Guerre mondiale il est vrai) et Lasker refusa plusieurs propositions. Au lendemain de la guerre, Lasker, fatigué, envisage de renoncer à son titre mais le milieu des échecs souhaite un match.

Le match contre Lasker a lieu à La Havane en mars et avril 1921 ; le vainqueur était le premier à gagner huit parties avec un maximum de vingt-quatre parties. Démoralisé, Lasker abandonna le 27 avril. Capablanca impose des conditions tellement sévères que ses challengers présumés (Rubinstein, Nimzovitch et Alekhine) ne purent les réunir avant six années.

En 1922, après sa victoire au championnat du monde, Capablanca remporta le tournoi de Londres devant Alekhine, Vidmar, Rubinstein et Bogoljubov (et en l'absence de Lasker). À l'occasion de ce tournoi José Raúl Capablanca énonça les « règles de Londres » pour réguler un futur championnat du monde. Certaines de ces règles établissaient que le match serait remporté par le premier joueur à remporter six parties, les nulles ne comptant pas, et le nombre de parties serait illimité. Le contrôle du temps serait de deux heures et demie pour 40 coups. Le champion du monde devrait accepter d'affronter tout joueur apportant au moins dix mille dollars, dont 20 % irait au tenant du titre (c'est-à-dire à Capablanca), 48% au vainqueur du match et 32% au perdant. Le challengeur devait en plus faire un dépôt de 500 dollars comme garantie. En 1926, les 10 000 dollars exigés par les règles de Londres furent apportés par le club d'échecs de Buenos Aires. Nimzowitsch, qui avait remporté le tournoi de Dresde 1926 devant Alekhine, défia le champion du monde et Capablanca donna à Nimzowitsch jusqu'au premier janvier 1927 pour déposer les cinq cent dollars nécessaires pour disputer le match. Nimzowitsch ne parvenant pas à réunir la somme, Alekhine devenait prioritaire. En 1914, à Saint-Pétersbourg, puis en 1924, au tournoi de New York, Alekhine avait terminé troisième, derrière Lasker et Capablanca. Au début de 1927, Alekhine finit deuxième du très fort tournoi de New York 1927, remporté par Capablanca et où Lasker n'avait pas été invité. Alekhine était donc le candidat naturel pour affronter le champion du monde en 1927.

Alexandre Alekhine (1927 à 1935)[modifier | modifier le code]

Matchs de championnat du monde disputés par Alekhine
Année Adversaire Lieu(x) Score Notes
1927 José Raúl Capablanca Buenos Aires 6 – 3 18,5 - 15,5
(+6 -3 =25)
Match en six gains. Les nulles ne comptaient pas.
(Était proclamé vainqueur
le premier joueur à remporter 6 parties.)
Alekhine devient champion du monde après 34 parties.
1929 Efim Bogoljubov Allemagne
Pays-Bas
15,5 - 9,5 (+11 -5 =9) Match au meilleur des 30 parties.
Le match avait lieu dans trois villes allemandes
et trois villes néerlandaises.
Alekhine conserve son titre après 25 parties.
1934 Allemagne 15,5 - 10,5 (+8 -3 =15) Match au meilleur des 30 parties.
Le match avait lieu dans douze villes allemandes.
Alekhine conserve son titre après 26 parties.
1935 Max Euwe Pays Bas 14,5 - 15,5 (+8 -9 =13) Match au meilleur des 30 parties.
Le match avait lieu dans douze villes néerlandaises.
Euwe devient champion du monde.
Alekhine a droit à un match revanche.
1937 Pays Bas 15,5 - 9,5 (+10 -4 =11) Match revanche au meilleur des 30 parties.
Le match avait lieu dans neuf villes néerlandaises.
Alekhine redevient champion du monde après 25 parties.
(Cinq parties supplémentaires furent jouées en exhibition.)
Match entre Alekhine et Capablanca en 1927.

Le match contre Capablanca eut lieu à Buenos Aires de septembre à novembre 1927 en suivant les règles de Londres : le vainqueur était le premier à gagner six parties, les parties nulles ne comptant pas. Alekhine remporta le match 6 - 3 après 34 parties et 25 nulles, un record qui ne fut dépassé que lors du premier match Karpov-Kasparov à Moscou, en 1984-1985. Dans les années qui suivirent le match de 1927, des négociations furent entreprises pour organiser un match revanche entre Alekhine et Capablanca mais Alekhine imposa à son tour des conditions financières excessives.

Alekhine défendit deux fois successivement son titre contre Bogoljubov : en 1929 et en 1934. En 1928, Bogoljubov avait lancé un défi à Alekhine qui l'accepta. Les termes de l'arrangement pour le match étaient les règles de Londres sauf que les conditions pour remporter le match étaient changées. Le match était limité à trente parties. Les nulles étaient comptabilisées. Le match serait remporté par le premier joueur à atteindre 15,5 points avec au moins six victoires. Le match se déroule dans plusieurs villes allemandes et néerlandaises de septembre à novembre 1929. Le vainqueur est celui qui obtiendrait le meilleur résultat sur trente parties. Le match revanche a lieu d’avril à juin 1934.

Matchs Alekhine - Euwe (1935 et 1937)[modifier | modifier le code]

Match entre Alekhine et Euwe en 1937.

Le premier match entre Alekhine et Euwe a lieu dans différentes villes néerlandaises d’octobre à décembre 1935 aux mêmes conditions (trente parties). Euwe, qui a conservé son statut d’amateur, gagne à la surprise générale. Euwe gagne le match avec un point d'avance après trente parties.

Deux ans après sa défaite, Alekhine disputa un match revanche qui avait été prévu dans les conditions du premier match. Le match revanche se déroule de nouveau dans des villes néerlandaises en octobre 1937 aux mêmes conditions. Alekhine gagne le match avec six points d'avance après 25 parties.

Alekhine décède le 23 mars 1946 sans avoir pu remettre son titre en jeu. La fédération d'échecs soviétique qui siège à la Fédération internationale des échecs refuse alors que Euwe porte le titre de champion de monde de 1946 au tournoi de championnat du monde organisé en 1948.

L’hégémonie soviétique (1948 à 1969)[modifier | modifier le code]

Tournoi de La Haye-Moscou 1948 : Botvinnik devant Smyslov[modifier | modifier le code]

Mikhaïl Botvinnik et Max Euwe en 1962

À la mort d’Alekhine, la FIDE prend en main le cycle championnat du monde (tournoi interzonal, tournoi des candidats et championnat du monde tous les trois ans).

Classement du championnat du monde 1948
Place Joueur Score
1er Mikhaïl Botvinnik 14 / 20
2e Vassily Smyslov 11 / 20
3e-4e Samuel Reshevsky
Paul Keres
10,5 / 20
5e Max Euwe 4 / 20

Le championnat du monde 1948 est un tournoi entre six joueurs organisé par la FIDE aux Pays-Bas et en URSS, avec comme participants Fine, Kéres, Botvinnik, Euwe et Reshevsky qui avaient terminé aux cinq premières places du tournoi AVRO 1938[18] ainsi que Smyslov en tant que grand maître soviétique[19]. Reuben Fine qui était invité ne put se libérer.

Le tournoi était un tournoi-match à cinq tours : chaque participant rencontrait cinq fois chacun de ses adversaires. Botvinnik remporta le titre avec trois points d'avance sur Smyslov. Il battit ses quatre adversaires :

  • Botvinnik - Smyslov : 3 - 2 (+1 −0 =4) ;
  • Botvinnik - Reshevsky : 3,5 - 1,5 (+3 −1 =1) ;
  • Botvinnik - Kéres : 4 -1 (+4 −1 =0)
  • Botvinnik - Euwe : 4,5 -0,5 (+4 −0 =1).

1948-1957 : Mikhail Botvinnik[modifier | modifier le code]

De 1951 à 1993, le champion du monde rencontrait dans un match le vainqueur du tournoi des candidats, tournoi organisé tous les trois ans par la Fédération internationale des échecs (FIDE). De 1951 et 1972 et de 1985 à 1990, les matchs étaient organisés en 24 parties, le vainqueur étant le premier joueur à obtenir douze points et demi, les parties nulles rapportant un demi-point. En cas d'égalité, le tenant conservait son titre. En cas de défaite, l'ancien champion du monde avait droit, avant 1963, à un match revanche disputé l'année suivante.

Matchs de championnat du monde disputés par Botvinnik (à Moscou)
Année Adversaire Score Résultat
1951 David Bronstein 12 - 12 (+5 -5 =14) Égalité après 24 parties.
Botvinnik conserve son titre
1954 Vassily Smyslov 12 - 12 (+7 -7 =10) Égalité après 24 parties.
Botvinnik conserve son titre
1957 9,5 - 12,5 (+3 -6 =13) Smyslov devient champion du monde après 22 parties.
Botvinnik a droit à un match revanche.
1958 12,5 - 10,5 (+7 -5 =11) Match revanche.
Botvinnik redevient champion du monde après 23 parties.
1960 Mikhaïl Tal 8,5 - 12,5 (+2 -6 =13) Tal devient champion du monde après 21 parties.
Botvinnik a droit à un match revanche.
1961 13 - 8 (+10 -5 =6) Match revanche.
Botvinnik redevient champion du monde après 21 parties.
En 1963, le droit au match revanche était aboli et Botvinnik perdait définitivement son titre.
1963 Tigran Petrossian 9,5 - 12,5 (+2 -5 =15) Petrossian devient champion du monde après 22 parties.

Match Botvinnik - Bronstein (1951)[modifier | modifier le code]

Botvinnik (à droite de l'échiquier) au championnat d'Europe par équipes 1961.

Le vainqueur du tournoi des candidats de 1950 était Bronstein. Le premier match de l’après-guerre a lieu à Moscou en mars et avril 1951 ; il se termine par l'égalité 12 à 12 : Botvinnik conserve son titre.

Matchs Botvinnik-Smyslov (1954, 1957 et 1958)[modifier | modifier le code]

Le vainqueur du tournoi des candidats de 1953 était Vassily Smyslov. Le match contre Botvinnik a lieu à Moscou en mars et avril 1954 ; il se termine par l'égalité 12 à 12 : Botvinnik conserve son titre.

Le vainqueur du tournoi des candidats de 1956 était Smyslov. Le match a lieu du 5 mars au 27 avril 1957 à Moscou. Smyslov gagne avec trois points d’avance après la vingt-deuxième partie.

La FIDE prévoit un match revanche dans les douze mois en cas de défaite du tenant du titre. Il se tient à Moscou du 4 mars au 9 mai 1958. Botvinnik l'emporte avec deux points d'avance après la vingt-troisième partie et récupère son titre.

Matchs Botvinnik-Tal (1960 et 1961)[modifier | modifier le code]

Mikhaïl Tal (assis à gauche) et Tigran Petrossian (debout à droite) au championnat d'Europe par équipes 1961.

Le vainqueur du tournoi des candidats de 1959 était Mikhaïl Tal. Le match a lieu à Moscou du 15 mars au 7 mai 1960. Tal gagne avec quatre points d’avance après la vingt-et-unième partie. Comme contre Smyslov, Botvinnik récupère son titre lors du match revanche organisé du 15 mars au 12 mai 1961 à Moscou. Il gagne le match avec cinq points d'avance après la vingt-et-unième partie.

1963-1969 : Tigran Petrossian[modifier | modifier le code]

Matchs de championnat du monde disputés par Petrossian (à Moscou)
Année Adversaire Score Note(s)
1963 Mikhaïl Botvinnik 12,5 – 9,5 (+5 −2 =15) Petrossian devient champion du monde après 22 parties.
(Les 21e et 22e parties furent annulées en dix coups.)
1966 Boris Spassky 12,5 – 11,5 (+4 −3 =17) Petrossian conserve son titre.
Le score était de 12 à 10 après 22 parties.
1969 Boris Spassky 10,5 – 12,5 (+4 −6 =13) Spassky devient champion du monde après 23 parties.
Boris Spassky en 1973

Le vainqueur du tournoi des candidats de 1962 était Tigran Petrossian. Le match contre Botvinnik eut lieu à Moscou du 23 mars au 20 mai 1963. Petrossian gagne avec trois points d’avance après la vingt-deuxième partie (les trois dernières parties furent des nulles rapides).
Le droit au match revanche en cas de défaite du tenant du titre avait été aboli avant le match de 1963 et Botvinnik renonça à disputer le tournoi des candidats en 1965 et à reconquérir son titre en 1966. Le vainqueur du tournoi des candidats de 1965 fut Spassky. Le premier match contre Spassky eut lieu à Moscou du 16 avril au 9 juin 1966. Petrossian prit rapidement la tête du match et mena 2-0 et dix parties nulles à l'issue des douze premières parties. Spassky remporta lors de la treizième partie du match sa première victoire sur Petrossian. Petrossian dut attendre la vingt-quatrième partie pour remporter le match avec un point d'avance.

1969-1972 : Boris Spassky[modifier | modifier le code]

Matchs de championnat du monde disputés par Spassky
Année Adversaire Lieu Score Note(s)
1966 Tigran Petrossian Moscou 11,5 – 12,5 (+3 −4 =17) Petrossian conserve son titre après 22 parties.
(Deux parties supplémentaires furent disputées.)
1969 12,5 – 10,5 (+6 −4 =13) Spassky devient champion du monde après 23 parties.
1972 Bobby Fischer Reykjavik 8,5 – 12,5 (+3 −7 =11) Fischer devient champion du monde après 21 parties.
(Fischer perdit une partie par forfait.)

Spassky remporta à nouveau le tournoi des candidats de 1968 après celui de 1965. Le deuxième match contre Petrossian eut lieu à Moscou du 14 avril au 17 juin 1969. Spassky, remporte cette fois le titre avec 2 points d'avance après la 23e partie.

Bobby Fischer : l’exception (1972-1975)[modifier | modifier le code]

Bobby Fischer en 1972

L’Américain Bobby Fischer interrompt momentanément l’hégémonie soviétique en se débarrassant avec une facilité déconcertante de tous ses adversaires : 6-0 contre Mark Taimanov, 6-0 contre Bent Larsen et 6,5-2,5 contre Tigran Petrossian lors du cycle des candidats.

Le match a lieu en juillet et août 1972 à Reykjavik. Spassky est battu par Fischer : 8,5 - 12,5 (+3 -7 =11).

En 1975, Fischer renonce à défendre son titre contre Anatoli Karpov car la fédération internationale n'avait pas accepté toutes ses exigences sur les conditions d'un match (gain du match au premier joueur obtenant dix victoires et le champion conserve son titre en cas d'égalité 9 victoires à 9).

En 1992, Fischer et Spassky disputèrent un « match revanche » non officiel en Yougoslavie, remporté par Bobby Fischer sur le score de +10 -5 =15. Ce fut la seule apparition de Bobby Fischer dans une compétition d'échecs depuis le match de 1972. Fischer s'était rendu en Yougoslavie malgré l'embargo et l'interdiction du département d'État américain et en conséquence ne put pas se rendre aux États-Unis après le match.

Anatoli Karpov (1975 à 1985)[modifier | modifier le code]

Finales de championnat du monde disputées par Karpov
Année(s) Adversaire Lieu(x) Score Note(s)
1975 Bobby Fischer Match non disputé Fischer déclare forfait. Karpov devient champion du monde.
Karpov avait battu Viktor Kortchnoï (+3 -2 =19)
en finale du tournoi des candidats à Moscou en 1974.
1978 Viktor Kortchnoï Baguio 6 - 5 (+6 -5 =21) Match en 6 gains. Les parties nulles ne comptaient pas.
Karpov conserve son titre après 32 parties.
1981 Merano 6 - 2 (+6 -2 =10) Match en 6 gains. Les parties nulles ne comptaient pas.
Karpov conserve son titre après 18 parties.
1984-1985 Garry Kasparov Moscou 5 - 3 (+5 -3 =40) Match en 6 gains. Les parties nulles ne comptaient pas.
Le match est arrêté et annulé après 48 parties.
1985 Moscou 11 - 13 (+3 -5 =16) Match en 24 parties. Kasparov devient champion du monde.
1986 Londres et Léningrad 11,5 - 12,5 (+4 -5 =15) Karpov a droit à un match revanche en 24 parties.
Karpov perd le match revanche.
1987 Séville 12 - 12 (+4 -4 =16) Égalité après 24 parties. Kasparov conserve son titre.
1990 New York et Lyon 11,5 - 12,5 (+3 -4 =17) Kasparov conserve son titre après 22 parties. (Deux parties
furent disputées pour décider la répartition des prix.)
En 1993, Kasparov et Short quittent la FIDE et Karpov est sélectionné par la FIDE pour disputer un match contre Timman.
1993 Jan Timman Pays Bas et Djakarta 12,5 - 8,5 (+6 -2 =13) Match en 24 parties.
Karpov devient champion du monde FIDE après 21 parties.
1996 Gata Kamsky Elista 10,5 - 7,5 (+6 -3 =9) Match en 20 parties.
Karpov conserve son titre après 18 parties.
1998 Viswanathan Anand Lausanne 3 - 3 (+2 -2 =2) Match en six parties. Karpov l'emporte après un mini-match
de départage en parties rapides gagné 2-0.
En 1999 et 2000, Karpov qui n'est plus qualifié directement pour la finale, refuse les conditions imposées par la FIDE.
En 2001, Karpov est éliminé dès le premier tour lors du championnat du monde FIDE de Moscou 2001-2002.

Champion du monde après le forfait de Fischer (1975)[modifier | modifier le code]

Le président de la fédération internationale Max Euwe accueille Anatoli Karpov en 1976.

En 1975, Fischer refusait les conditions du match et perdait son titre qui est décerné à Anatoli Karpov. Ce dernier avait battu Viktor Kortchnoï l’année précédente lors de la finale du tournoi des candidats 12,5 à 11,5 (+3 –2 =19).

Matchs Karpov-Kortchnoï (1978 et 1981)[modifier | modifier le code]

Le président de la fédération internationale Max Euwe et Viktor Kortchnoï en 1978.

À partir de 1978, la victoire revient au premier à gagner six parties, les nulles ne comptant pas.

En 1976, Viktor Kortchnoï demandait l'asile politique aux Pays-Bas. Par la suite, il remporta le tournoi des candidats à deux reprises : en 1977 et 1980.

Le premier match opposant le champion Karpov à Kortchnoï a lieu à Baguio (Philippines) du 18 juillet au 18 octobre 1978. Karpov gagne le match avec un point d'avance après 32 parties.

  • 1978 : Karpov bat Kortchnoï : 6 victoires à 5 (et 21 parties nulles)

Le deuxième match contre Kortchnoï a lieu à Merano du 1er octobre au 19 novembre 1981. Karpov gagne le match avec quatre points d'avance après 18 parties.

  • 1981 : Karpov bat Kortchnoï : 6 victoires à 2 (et 10 parties nulles)

Matchs Kasparov-Karpov[modifier | modifier le code]

Anatoli Karpov et Garry Kasparov ont disputé 144 parties lors de cinq matchs pour le championnat du monde. Kasparov a gagné 21 parties, Karpov 19 et 104 parties se sont terminées par l'égalité.

Matchs de championnat du monde disputés entre Karpov et Kasparov
Année(s) Lieu(x) Résultat Score Gains de
Kasparov
Gains de
Karpov
Nulles Nombre de parties,
dates et conditions du match
1984-1985 Moscou Match interrompu après 48 parties,
alors que Karpov menait.
Le match est arrêté, annulé et rejoué.
5 – 3 3 5 40 Match commencé le 10 septembre 1984 et
interrompu le 15 février 1985 après 48 parties.
Match en 6 gains : la victoire revenait
au premier joueur à remporter 6 parties.
Les nulles ne comptaient pas.
1985 Moscou Kasparov gagne le match
et devient champion du monde.
13 - 11 5 3 16 Match en 24 parties
disputé du 3 septembre au 9 novembre 1985
(moins de sept mois après le premier match).
1986 Londres
et Léningrad
Kasparov gagne le match revanche. 12,5 - 11,5 5 4 15 Match revanche en 24 parties
disputé du 28 juillet au 8 octobre 1986
(moins de neuf mois après le deuxième match).
1987 Séville Égalité.
Kasparov conserve son titre.
12 - 12 4 4 16 Match en 24 parties
disputé du 12 octobre au 19 décembre 1987.
Kasparov égalisa lors de la dernière partie.
1990 New York
et Lyon
Kasparov gagne le match. 12,5 - 11,5 4 3 17 Match en 24 parties
disputé du 8 octobre au 31 décembre 1990.
(Le score était de 12 à 10 après 22 parties.
Les deux dernières parties furent jouées
pour décider la répartition des prix)
Total 73 – 71 pour Kasparov
sur l'ensemble des cinq matchs.
21 19 104 144 parties disputées

Moscou 1984-1985[modifier | modifier le code]

  • 1984-1985 : le match Karpov - Kasparov est interrompu sur le score de 5 à 3 (et 40 parties nulles)

Le challenger Kasparov se qualifie en battant Kortchnoï en demi-finale puis Smyslov en finale du tournoi des candidats. Le match a lieu à Moscou qui n’avait plus organisé de championnat du monde depuis quinze ans (Petrossian-Spassky en 1969). Le vainqueur est le premier à atteindre six parties gagnantes (les nulles ne comptant pas). L’arbitre principal du match fut le GMI yougoslave Svetozar Gligorić. Le tenant Karpov joue les Blancs dans les parties impaires. Le match débute le 10 septembre 1984 et est rapidement favorable à Karpov qui mène 4-0 après la neuvième partie. Le match se poursuit par une série de dix-sept nulles avant que Karpov ne remporte un cinquième point dans la 27e partie. À 5-0, il est à un point du match mais Kasparov obtient sa première victoire sur Karpov dans la trente-deuxième partie. Suivit une nouvelle série de quinze nulles, d’abord rapides puis de plus en puis disputées. Kasparov renverse la situation en gagnant les quarante-septième (avec les noirs) et quarante-huitième parties face à un Karpov visiblement exténué (5-3).

Le match est alors interrompu puis annulé le 15 février 1985 par le président de la FIDE « pour préserver la santé des joueurs ». Florencio Campomanes, Président de la FIDE est très critiqué pour une décision prise seul et sans appel. Il semble[réf. nécessaire] toutefois que la Fédération soviétique d’échecs ait, pour le moins, suggéré cette solution qui préserve le titre de Karpov, plus orthodoxe que Kasparov, vis-à-vis du régime communiste. L’agence Tass approuve l’annulation, alors que les médias occidentaux dénoncent un scandale. Ce match pour le titre est le plus long par la durée (plus de cinq mois) et par le nombre de parties (48). Pour les matches suivants, on revient au nombre traditionnel de vingt-quatre parties.

Moscou 1985[modifier | modifier le code]

Kasparov et Karpov lors du match de 1985.
  • Karpov est battu par Kasparov : 11 - 13 (+3 -5 =16)

La FIDE fait un appel d’offres pour l’organisation de ce match. Devant l’insistance[réf. nécessaire] de la Fédération soviétique, Florencio Campomanes choisit Moscou alors que la ville de Marseille avait fait une offre financière plus intéressante. Moscou refuse de s’aligner sur celle-ci. Kasparov n’hésite pas à critiquer sa propre Fédération, celle-ci évitant prudemment de prendre des sanctions à son encontre.

Le match est prévu en vingt-quatre parties maximum, à moins que l’un des joueurs n’atteigne six parties gagnantes. Le match se déroule du 3 septembre au 9 novembre 1985. Les arbitres sont le Bulgare Maltchev et le Soviétique Mikėnas. Kasparov tire les blancs pour les parties impaires. L’issue est favorable à Kasparov, qui remporte le titre par treize à onze. Son dynamisme, sa préparation dans les ouvertures et sa créativité ont eu raison de la maîtrise et la précision de Karpov.

Londres et Léningrad 1986[modifier | modifier le code]

  • Kasparov bat Karpov : 12,5 - 11,5 (+5 -4 =15).

Ce match revanche a été prévu dans le règlement du précédent championnat du monde par la FIDE dans l’hypothèse où Karpov perdait son titre. Cette fois, il n’est pas question de jouer à Moscou. Le match se partage entre Londres et Léningrad. L’arbitre était le GMI allemand Lothar Schmid. Il se déroule comme le précédent : le vainqueur doit obtenir six parties gagnantes ou le meilleur score à l’issue de vingt-quatre parties.

La première phase se déroule à Londres du 28 juillet au 27 août 1986. C’est Margaret Thatcher qui préside la séance inaugurale au Park Lane Hotel. Karpov tire les blancs pour les parties impaires. À mi-parcours, Kasparov mène deux victoires à une. La deuxième phase a lieu à Léningrad du 5 septembre au 8 octobre 1986. Elle est beaucoup plus animée. Kasparov augmente son avance pour mener quatre victoires à une à l’issue d’une seizième partie d’anthologie. Mais Karpov ne renonce pas et surprend en gagnant les trois parties suivantes, égalisant à 8 - 8. Finalement Kasparov conserve son titre en remportant la vingt-deuxième partie et annulant les autres parties.

Séville 1987[modifier | modifier le code]

  • Kasparov et Karpov font match nul : 12 - 12 (+4 -4 =16).

Karpov se qualifie pour un nouveau match titre en jeu en battant lors de la super-finale de Linares (février-mars 1987) Andreï Sokolov, dernier prétendant du tournoi des candidats. La rencontre, au meilleur des seize parties, montre un Karpov impressionnant (+4 -0 =7).

La finale a lieu au théâtre Lope de Vega de Séville du 2 octobre au 19 décembre 1987 selon le même règlement que les précédentes rencontres. L’arbitre est le Néerlandais Geurt Gijssen. Karpov tire les blancs pour les parties impaires.

Le match n’est pas d’un grand niveau[réf. nécessaire] avec beaucoup de fautes de part et d’autre mais le final est spectaculaire et le suspense à son comble. Après vingt-deux parties le score est de onze à onze. Karpov, avec les blancs, gagne la vingt-troisième partie et mène le match quatre victoires contre trois. Il lui suffit d’annuler la dernière partie pour récupérer son titre. Kasparov ouvre la dernière partie par une Réti. À court de temps, Karpov joue ses derniers coups avant l’ajournement à un rythme de quatre secondes par coup. À la reprise, Kasparov réussit à trouver la faille et gagne la dernière partie. Il égalise sur l’ensemble du match. Le match nul lui permet de conserver son titre pendant trois ans.

New York et Lyon 1990[modifier | modifier le code]

  • Kasparov bat Karpov : 12,5 - 11,5 (+4 -3 =17).

Cette fois, Karpov doit passer à nouveau par la phase finale du tournoi des candidats. Il bat successivement Jóhann Hjartarson en quart, Arthur Youssoupov en demi et Jan Timman en finale. Il est encore impressionnant dans ce match prévu en douze parties en écrasant son adversaire 6,5 - 2,5 (+4 -0 =5).

Le match contre Kasparov se déroule en deux phases : du 8 octobre au 7 novembre 1990 au Hudson Théâtre de New York puis du 24 novembre au 31 décembre 1990 au palais des Congrès de Lyon. Après la candidature malheureuse de Marseille, une ville française avait obtenu l’organisation d’un championnat du monde grâce aux relations échiquéennes de son maire, Michel Noir.

À mi-parcours, le score est d’une victoire partout. La phase lyonnaise est plus passionnante. Après quatre parties nulles, Kasparov prend peu à peu l’avantage et obtient douze points à l’issue de la vingt-deuxième partie. Il est donc sûr de conserver son titre. Les deux dernières parties n’eurent d’intérêt que pour la répartition des sommes en jeu. Karpov gagne la vingt-troisième. En cas d’égalité les gains sont partagés mais une nullité à la dernière partie offre la victoire finale à Kasparov (12,5-11,5).

La scission (1993 à 2006)[modifier | modifier le code]

En 1993, Nigel Short gagne le droit de rencontrer Garry Kasparov en remportant la finale des candidats. Des désaccords sur la ville candidate et sur les primes provoquent une scission avec la FIDE. Kasparov, qui a un contentieux avec le président de la FIDE, crée sa propre fédération, la PCA (Professional Chess Association). Dans une déclaration commune le 26 février 1993, les deux joueurs décident d’organiser le championnat en dehors de la FIDE.

Ils sont immédiatement exclus du cycle officiel.

Il y a dès lors deux champions du monde, l’un dit « classique » se revendiquant de la lignée des matches depuis Steinitz, l’autre dit « FIDE » (vainqueur du « Championnat du monde FIDE ») mais dont les tenants sont pour certains des joueurs méconnus du public et sans palmarès remarquable, notamment après la modification du règlement supprimant le cycle triennal des matches de candidats pour imposer une épreuve très ouverte par élimination directe (de 1997 à 2004).

Championnats du monde « classiques » (1993 à 2004)[modifier | modifier le code]

Matchs disputés par Kasparov[modifier | modifier le code]

Finales de championnat du monde disputées par Kasparov
Année Adversaire Lieu(x) Score Note(s)
1984-1985 Anatoli Karpov Moscou 3 – 5 (+3 −5 =40) Le match est arrêté, annulé et rejoué.
1985 Moscou 13 – 11 (+5 −3 =16) Kasparov devient champion du monde.
1986 Londres et
Léningrad
12,5 – 11,5 (+5 −4 =15) Match revanche perdu par Karpov.
Kasparov conserve son titre.
1987 Séville 12 – 12 (+4 −4 =16) Égalité après 24 parties. Kasparov conserve son titre.
1990 New York
et Lyon
12,5 – 11,5 (+4 −3 =17) Kasparov conserve son titre après 22 parties.
(Deux autres parties furent jouées.)
De 1984 à 1990, Kasparov affrontait Karpov dans le cadre de la FIDE.
En 1993, Kasparov et Short quittent la FIDE.
1993 Nigel Short Londres 12,5 – 7,5 (+6 −1 =13) Championnat du monde PCA en 24 parties.
Kasparov conserve son titre après 20 parties.
(Quatre autres parties furent jouées en exhibition.)
1995 Viswanathan Anand New York 10,5 – 7,5 (+4 −1 =13) Match en 20 parties.
Kasparov conserve son titre après 18 parties.
2000 Vladimir Kramnik Londres 6,5 – 8,5 (+0 −2 =13) Match en 16 parties.
Kramnik devient champion du monde classique.
En 2004, le match qui devait opposer Kasparov au champion du monde FIDE de 2002, Ruslan Ponomariov, n'eut pas lieu.
En 2005, Kasparov arrêta sa carrière de joueur professionnel.

Match Kasparov-Short (1993)[modifier | modifier le code]

Nigel Short avait éliminé Anatoli Karpov en demi-finale des candidats et Jan Timman en finale des candidats. Le match entre Short et Kasparov se déroule à Londres du 7 septembre au 20 octobre 1993 au meilleur des vingt-quatre parties. L’arbitre est Youri Averbakh.

Kasparov et Anand lors du championnat du monde 1995.

Kasparov l’emporte nettement sur Short 12,5 - 7,5 (+6 -1 =13).

Match Kasparov-Anand (1995)[modifier | modifier le code]

Viswanathan Anand avait remporté le tournoi des candidats organisé par la PCA en 1994.

Le match entre Kasparov et Anand se déroule à New York du 11 septembre au 10 octobre 1995 au meilleur des vingt parties. Kasparov l’emporta avant la limite sur Anand par 10,5 à 7,5.

Championnats du monde disputés par Kramnik[modifier | modifier le code]

Finales de championnat du monde disputées par Kramnik
Année Adversaire(s) Lieu Score Note(s)
En 1998, Kramnik perdit un match des candidats contre Alekseï Chirov.
En 1999, Kramnik fut éliminé par Adams en quart de finale du championnat du monde FIDE à Las Vegas.
2000 Garry Kasparov Londres 8,5 - 6,5 (+2 −0 =13) Match en 16 parties.
Kramnik devient champion du monde « classique ».
2004 Péter Lékó Brissago 7 - 7 (+2 −2 =10) Match en 14 parties. Égalité.
Kramnik conserve son titre.
2006 Veselin Topalov Elista 6 -6
puis
8,5 - 7,5
(+5 −4 =7) Match de réunification en 12 parties.
Égalité après les parties classiques (6 – 6).
(Kramnik perdit une partie par forfait.)
Kramnik remporte le match de départage : 2,5 à 1,5.
2007 Viswanathan Anand,
Guelfand, Lékó,
Svidler, Morozevitch,
Aronian et Grichtchouk
Mexico 8 / 14 (+3 -1 =10) Tournoi à deux tours entre huit joueurs.
Kramnik termine deuxième.
Anand devient champion du monde.
Kramnik a droit à un match revanche.
2008 Viswanathan Anand Bonn 4,5 - 6,5 (+1 −3 =7) Match revanche en 12 parties.
Anand conserve son titre après 11 parties.

Match Kasparov-Kramnik (2000)[modifier | modifier le code]

Kasparov et Kramnik à Moscou en 2001.

En 1998, Kasparov organisa un match des prétendants entre Alexeï Chirov et Vladimir Kramnik, choisis d'après leur classement Elo. Chirov remporta le match, mais ne parvint pas à s'entendre avec Kasparov sur l'organisation et les conditions du match de championnat du monde. Kasparov se tourna alors vers le joueur le mieux classé au classement Elo mondial, Anand. Celui-ci, engagé dans les championnats du monde FIDE, refusa les conditions de Kasparov. Le champion du monde choisit alors d'affronter en octobre-novembre 2000 Kramnik qui venait de remporter, ex æquo avec Kasparov, le tournoi de Linares en février-mars 2000.

Kasparov perd sa couronne après quinze années de règne. Kramnik l’emporte 8,5 - 6,5 sans que Kasparov ne réussisse à gagner la moindre partie.

Match Kramnik-Lékó (2004)[modifier | modifier le code]

Kramnik face à Lékó en 2006.

Le match a lieu à Brissago en Suisse du 25 septembre au 18 octobre 2004, au meilleur des quatorze parties. La cadence est de 40 coups en 2 heures, suivie de 20 coups en 1 heure, puis de 15 minutes + 30 secondes par coup.

Kramnik fait match nul avec Lékó 7 - 7 (+2 -2 =10). Le match nul permet à Kramnik de conserver son titre mondial.

Le match est assez décevant en raison de nombreuses parties nulles de moins de vingt-cinq coups. Kramnik gagne la première partie avec les Noirs, Lékó égalise à la cinquième puis prend l’avantage à la huitième. À la douzième, avec les Blancs, Lékó ne pousse pas son avantage en finale. Cette décision lui est reprochée par la suite. La treizième est une nullité de combat en soixante-cinq coups. Kramnik réussit à égaliser in extremis à la dernière partie et conserve son titre.

Championnats du monde FIDE (1993 à 2005)[modifier | modifier le code]

Finales des championnats du monde FIDE (1993-2005)
Année Vainqueur Perdant Lieu Score Note(s)
1993 Anatoli Karpov Jan Timman Pays Bas
et Djakarta
12,5 - 8,5
(+6 −2 =13)
Match en 24 parties.
Karpov devient champion du monde FIDE.
1996 Anatoli Karpov Gata Kamsky Elista 10,5 - 7,5
(+6 −3 =9)
Match en 20 parties.
Karpov conserve son titre.
1998 Anatoli Karpov Viswanathan Anand Lausanne 5 - 3
(+4 −2 =2)
Égalité après les parties classiques (3 – 3),
Karpov remporte le match de départage.
1999 Aleksandr Khalifman Vladimir Akopian Las Vegas 3,5 – 2,5
(+2 −1 =3)
Karpov, Kasparov et Anand étaient absents.
Khalifman devient champion du monde FIDE.
2000 Viswanathan Anand Alekseï Chirov Téhéran 3,5 - 0,5
(+3 −0 =1)
Anand devient champion du monde FIDE.
Les préliminaires se déroulaient à New Delhi.
2002 Ruslan Ponomariov Vassili Ivantchouk Moscou 4,5 – 2,5
(+2 −0 =5)
Ponomariov devient champion du monde FIDE.
Les sélections avaient eu lieu en 2001.
2004 Rustam Qosimjonov Michael Adams Tripoli 4,5 – 3,5
(+3 −2 =3)
Qosimjonov devient champion du monde FIDE.
2005 Veselin Topalov (huit participants) San Luis 10 / 14
(+6 −0 =8)
Tournoi à deux tours.
Topalov devient champion du monde FIDE.

Match Karpov-Timman (1993)[modifier | modifier le code]

Dans le même temps que se déroule le championnat du monde « classique », la FIDE décide de mettre son titre en jeu du 6 octobre au 1er décembre 1993 entre Timman et Karpov, qui avaient été éliminés par Short lors des matchs de candidats, respectivement en finale et demi-finale. Le match a lieu au meilleur des vingt-quatre parties, d’abord dans diverses villes des Pays-Bas : Zwolle, Arnhem et Amsterdam, puis à Jakarta en Indonésie après la défection, en dernière minute, du sultanat d’Oman.

Karpov s’impose 12,5 - 8,5 (+6 -2 =13).

Les organisateurs néerlandais avaient promis un prix de deux millions de francs suisses mais n'apportèrent que 500 000  francs suisses. Le match fut interrompu après la douzième partie disputée à Amsterdam le 23 septembre 1993. Le sultanat d'Oman qui devait accueillir les douze dernières parties se désista et pendant dix jours, les joueurs ignorèrent si le match allait reprendre. Le 6 octobre, la FIDE annonça que le match reprendrait le 17 octobre à Jakarta.

Match Karpov-Kamsky (1996)[modifier | modifier le code]

Pour ce cycle 1994-1996, le tenant, Karpov, est intégré directement en demi-finale où il retrouve Guelfand en 1995 (vainqueur de Kramnik (4,5 - 3,5)). Dans l’autre demi-finale Salov (vainqueur de Timman (4,5 - 3,5)) rencontre Kamsky (vainqueur d’Anand 4 - 4 en quart de finale, puis 2 - 0 au départage).

En demi-finale, Kamsky se défait facilement de Salov (5,5 - 1,5) et Karpov de Gelfand (6 - 3). La finale, un moment prévue à Bagdad (ce qui a déclenché une vague politique avec le risque d’une défection du challenger américain) a lieu finalement à Elista (Kalmoukie) du 6 juin au 10 juillet 1996 au meilleur des vingt parties.

Karpov l’emporte sur Kamsky 10,5 - 7,5 (+6 -3 =9).

Match Karpov-Anand (1998)[modifier | modifier le code]

Le cycle 1997-1998 prévoit d’intégrer directement en demi-finales les deux champions Karpov et Kasparov. Ce dernier refuse de participer à ce championnat, de même que Kramnik.

La phase qualificative se déroule en décembre 1997 et janvier 1998 à Groningue par élimination directe (deux parties lentes suivies d’éventuelles rapides pour se départager). Viswanathan Anand se qualifie après sept tours où il a dû éliminer quelques-uns des meilleurs joueurs, Chirov, Guelfand et Adams lors d’un blitz de départage dit de la mort subite.

Anand rencontre Karpov en février 1998 à Lausanne, ce dernier étant directement qualifié pour la finale (en raison du forfait de Kasparov). Le match se déroule au meilleur des six parties. À égalité à l’issue de celles-ci 3 - 3 (+2 -2 =2), c’est au départage en semi-rapides que Karpov conserve son titre de champion du monde 2-0, devant un Anand probablement désavantagé de par sa participation à la phase qualificative.

Championnat du monde 1999 à Las Vegas : Khalifman[modifier | modifier le code]

Anand face à Khalifman à Dortmund en 2000. Anand élimina Khalifman (champion du monde FIDE 1999) en quart de finale du championnat du monde FIDE de 2000.

Comme pour le précédent championnat, le champion du monde est désigné suite à un tournoi à élimination directe (dit au KO). Cette fois-ci, la FIDE n'accorde aucun passe-droit au tenant qui devait s’intégrer à la compétition dès le deuxième tour. Karpov refuse de se soumettre à ces nouvelles règles et abandonne son titre, non sans avoir traîné la FIDE devant le tribunal international du sport, car son titre lui était acquis pour deux ans par contrat. Un arrangement à l’amiable consistant en une compensation de 50 000 dollars pour Karpov est finalement conclu.

Le tournoi a lieu à Las Vegas : en finale, Khalifman bat Akopian 3,5 à 2,5.

Championnat du monde 2000 à New Delhi et Téhéran : Anand[modifier | modifier le code]

Ce championnat se déroule à New Delhi puis à Téhéran selon une formule coupe à élimination directe avec cent participants. Viswanathan Anand élimina successivement : Viktor Bologan (+1 =1), Smbat Lputian (+1 =1), Bartłomiej Macieja (+1 =1), Aleksandr Khalifman (3,5 à 2,5), Michael Adams (2,5 à 1,5).

Finale : Anand bat Chirov 3,5 - 0,5 (+3 -0 =1)

Championnat du monde 2001-2002 à Moscou : Ponomariov[modifier | modifier le code]

La finale de ce championnat se déroule du 15 au 25 février 2002 à Moscou. Il réunit 128 participants selon la même formule à élimination directe, les premiers tours ont lieu en 2001 à Moscou. Kasparov et Kramnik ont décliné l’invitation. Quant à Karpov qui a accepté de participer, il est battu sans gloire au premier tour par le Chinois Zhang Pengxiang. Le tenant du titre, Viswanathan Anand, est éliminé en demi-finale par l'Ukrainien Vassili Ivantchouk, qui est battu en finale par un compatriote, Ruslan Ponomariov.

Finale : Ponomariov bat Ivantchouk 4,5 - 2,5.

Championnat du monde 2004 à Tripoli : Qosimjonov[modifier | modifier le code]

Le championnat a lieu en Libye du 18 juin au 13 juillet 2004. Les joueurs israéliens, considérés comme persona non grata en Libye, n’obtiennent pas de visa. Certains joueurs de premier plan refusent de participer pour des raisons diverses : Kasparov doit affronter le gagnant ; Kramnik et Lékó sont impliqués dans le championnat du monde dit classique ; Anand proteste contre le traitement de faveur de Kasparov[20], tout comme le tenant du titre, Ponomariov[21] ; d’autres protestent contre la discrimination des joueurs israéliens.

Le tournoi se joue à une cadence inhabituelle de 40 coups en 90 minutes, suivie de 15 minutes pour conclure et 30 secondes par coup.

Finale : Qosimjonov bat Adams 4,5 - 3,5.
Classement du championnat du monde 2005
Place Joueur Score
1er Veselin Topalov 10 / 14
2e-3e Viswanathan Anand
Peter Svidler
8,5 / 14
4e Aleksandr Morozevitch 7 / 14
5e Péter Lékó 6,5 / 14
6e-7e Rustam Qosimjonov
Michael Adams
5,5 / 14
8e Judit Polgar 4,5 / 14

Tournoi de San Luis 2005 : Topalov[modifier | modifier le code]

Ce championnat du monde se déroule du 27 septembre 2005 au 14 octobre 2005 à San Luis, en Argentine. Le système retenu est celui d'un tournoi à deux tours (toutes rondes aller-retour), rompant la série de tournois par élimination directe. Il est remporté par Veselin Topalov avec 10 points sur 14.

La réunification : match Kramnik-Topalov (2006)[modifier | modifier le code]

En septembre et octobre 2006, un match de réunification a lieu entre le champion du monde « classique » et le champion du monde FIDE à Elista.

Les joueurs sont à égalité à l’issue des douze parties prévues (6 - 6) ; le résultat est donc obtenu après quatre parties rapides de départage.

Kramnik bat Topalov après départage : 8,5 - 7,5 (+5 -4 =7).

Viswanathan Anand (2007 à 2013)[modifier | modifier le code]

Championnats disputés par Anand[modifier | modifier le code]

Finales de championnat du monde disputées par Anand
Année Adversaire(s) Lieu Score Note(s)
1995 Garry Kasparov New York 7,5-10,5 (+1 -4 =13) Championnat du monde « classique » en 20 parties.
Kasparov conserve son titre
1998 Anatoli Karpov Lausanne 3-3
puis
3-5
(+2 -2 =2) Championnat du monde FIDE en 6 parties.
Karpov remporte le départage rapide 2-0.
(Les sélections avaient lieu à Groningue en 1997.)
2000 Alexeï Chirov Téhéran 3,5-0,5 (+3 =1) Anand devient champion du monde FIDE.
Les sélections avaient lieu à New Delhi.
En 2001, à Moscou, Anand fut éliminé par Ivantchouk en demi-finale du championnat du monde FIDE 2001-2002.
Anand ne participa pas aux championnats du monde disputés en 1999 et 2004.
2005 Topalov, Svidler,
Morozevitch, Lékó,
Qosimjonov, Adams, Polgar
San Luis
(Argentine)
8,5/14 (+5 -2 =7) Tournoi à deux tours. Anand termine deuxième.
Topalov devient champion du monde FIDE.
2007 Kramnik, Gelfand,
Lékó, Svidler, Morozevitch,
Aronian et Grichtchouk
Mexico 9/14 (+4 =10) Tournoi à deux tours et 14 rondes.
Anand devient champion du monde.
Kramnik a droit à un match revanche.
2008 Vladimir Kramnik Bonn 6,5-4,5 (+3 -1 =7) Match revanche en 12 parties.
Anand conserve son titre.
2010 Veselin Topalov Sofia 6,5-5,5 (+3 -2 =7) Match en 12 parties.
Anand conserve son titre.
2012 Boris Guelfand Moscou 6-6
puis
8,5-7,5
(+1 –1 =10) Match en 12 parties. Égalité après les parties lentes.
Anand remporte le départage rapide (+1 =3).
Anand conserve son titre.
2013 Magnus Carlsen Chennai 3,5-6,5 (+0 –3 =7) Match en 12 parties.
Carlsen devient champion du monde
2014 Magnus Carlsen Sotchi Match en 12 parties.
Classement du championnat du monde 2007
Place Joueur Score
(/ 14)
1er Viswanathan Anand 9
2e-3e Vladimir Kramnik
Boris Guelfand
8
4e Péter Lékó 7
5e Peter Svidler 6,5
6e-7e Aleksandr Morozevitch
Levon Aronian
6
8e Aleksandr Grichtchouk 5,5

Après la retraite de Kasparov (en 2005) et jusqu'en 2011, aucun joueur ne domina durablement le monde des échecs. De avril 2006 à mai 2011, quatre joueurs différents ont été numéro un au classement Elo : Topalov, Anand, Kramnik (à égalité avec Anand), Anand, Topalov, puis, alternativement, Carlsen et Anand. Mais Anand a montré qu'il est un champion complet en battant trois joueurs aux styles très différents : Vladimir Kramnik en 2007 et 2008, Veselin Topalov en 2010 et Boris Guelfand en 2012.

Tournoi de Mexico 2007 : Viswanathan Anand[modifier | modifier le code]

Le championnat du monde 2007 de la FIDE se tient en septembre 2007 au Mexique sous la forme d’un tournoi à deux tours et réunit Vladimir Kramnik, champion du monde en titre, Viswanathan Anand, Peter Svidler et Aleksandr Morozevitch (2e, 3e et 4e du championnat FIDE 2005), ainsi que quatre joueurs qualifiés par le tournoi des candidats : Levon Aronian, Boris Gelfand, Péter Lékó et Aleksandr Grichtchouk.

Le tournoi est remporté par Viswanathan Anand (qui demeure invaincu) devant Kramnik et Gelfand. L’Indien devient ainsi le nouveau champion du monde unique.

Match Anand - Kramnik (2008)[modifier | modifier le code]

Anand et Kramnik lors du championnat du monde 2008 à Bonn.

Le championnat du monde 2008 de la FIDE s'est tenu en octobre 2008 dans la ville de Bonn, Allemagne, sous la forme d’un match en douze parties.

Il opposa le tenant du titre Viswanathan Anand à Vladimir Kramnik, qualifié grâce à sa victoire contre Topalov dans le match de réunification de 2006. Anand enchaîne nulles et victoires. Kramnik se retrouve dans l'obligation de remporter ses trois dernières parties. Il remporte son premier gain lors de la dixième partie, puis doit se résoudre à la nulle dans la onzième partie sur une sicilienne Najdorf.

Viswanathan Anand conserve donc son titre de Champion du monde à l'issue de cette confrontation : 6,5–4,5 (+3 −1 =7).

Match Anand - Topalov (2010)[modifier | modifier le code]

Le match se déroule du 24 avril au 12 mai 2010 à Sofia en Bulgarie. Viswanathan Anand (alors 4e mondial, 2787 Elo) défend son titre contre le Bulgare Veselin Topalov (no 2 mondial, 2805 Elo). Anand conserve son titre en s'imposant à la 12e et dernière partie sur le score de 6,5 à 5,5 (+3 -2 =7).

Match Anand - Guelfand (2012)[modifier | modifier le code]

Guelfand et Anand au championnat du monde 2012

Le match se déroule du 10 au 31 mai 2012 à Moscou. Anand (alors 4e mondial, 2791 Elo) défend son titre contre son challenger, l'Israélien Boris Guelfand (no 20 mondial, 2727 Elo). Anand remporte le match 8,5 à 7,5 (6–6 après les parties lentes).

Magnus Carlsen (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

Match Anand - Carlsen (2013)[modifier | modifier le code]

Le match se déroule du 7 au 28 novembre 2013 à Chennai (ex-Madras) en Inde. Anand (alors 7e mondial, 2 775 Elo) défend son titre face au Norvégien Magnus Carlsen (no 1 mondial, 2870 Elo). Carlsen devient le nouveau champion du monde en battant Anand 6,5 à 3,5.

Match Carlsen - Anand (2014)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Calendrier de la Fédération internationale
  2. François Le Lionnais, Dictionnaire des échecs, éd. PUF, 1967.
  3. H. J. Murray, A history of chess, Oxford, 1913.
  4. Nicolas Giffard, Le Guide des échecs, 1993, p. 766. Deux joueurs différents et vivant à la même époque ont porté ce nom selon Murray, History of Chess, Oxford, 1913. Le premier (né en 1654 ; mort à Londres en 1737) était un historien. L'autre joueur, parfois appelé Alexander Cunningham of Block, (né en Écosse entre 1655 et 1660 ; mort à La Haye en décembre 1730) était un critique littéraire, un juriste, surtout connu comme joueur d'échecs et serait l'auteur du gambit Cunningham. Voir Cunningham sur le site English column : Szachowa Vistula Chess Monthly.
  5. P.W. Sergeant, Championship Chess, 1963, pp. 12 - 13.
  6. Steinitz lui-même, dans les pages du International Chess Magazine (Septembre 1887 et avril 1888).
  7. Emanuel Lasker dans le Lasker's Chess Magazine de Mai 1908
  8. Le New Yok Times, dans un article de 1894.
  9. Le British Chess Magazine d'avril 1894.
  10. David Hooper dans World Chess Champions, édité par Edward Winter, Pergamon Press, 1981, p. 30.
  11. World Chess Champions, Pergamon Press, 1981, p.31.
  12. Plus anciennes utilisations de l'expression « champion du monde des échecs » sur le site de Edward Winter (historien des échecs).
  13. (en) What was the strongest tournament of all time?, Chessbase, 7 décembre 2009. sur les plus forts tournois de l'histoire.
  14. J.I. Minchin, l'éditeur du livre du tournoi, écrivit, « Dr. Zukertort détient à présent la place de champion, mais seul un match peut décider entre ces deux monarques » « Dr. Zukertort at present holds the honoured post of champion, but only a match can settle the position of these rival monarchs of the Chess realm. » J.I. Minchin (editor), Games Played in the London International Chess Tournament, 1883, British Chess Magazine, 1973 (reprint), p.100
  15. de janvier à avril 1907 « Frank Marshall, United States Champion » (consulté le 18 mai 2010)
    • New York pour les parties 1 à 6 ;
    • Philadelphie pour les parties 7 et 8 ;
    • Washington pour la partie 9 ;
    • Baltimore pour la partie 10 ;
    • Chicago pour la partie 11 ;
    • Memphis pour les parties 12 à 14 ;
    • et New York de nouveau pour la partie 15.
  16. (en) Edward Winter's Chess Explorations (1), Chessbase, 6 mai 2008. , article de l'historien de échecs Edward Winter sur ChessBase
  17. (en) J. R. Buckley, « Yes, I placed the title at stake. », American Chess Bulletin,‎ juin 1910 (lire en ligne)
  18. Flohr qui avait fini dernier fut écarté.
  19. (en) Najdorf  : Life and Games, Batsford Chess, p. 26.
  20. (en) Interview avec Anand 8 juillet 2004: Frederic: Why aren’t you there, playing in this championship? Vishy: Well, basically I disagreed with the idea that Kasparov was seeded to the final and just decided it wasn’t worth playing, that it was no longer a real world championship and there was no reason to play
  21. World Chess Politics – a review 16 mai 2005: The Russian magazine Sport-Express interviewed FIDE world champion Ruslan Ponomariov, who explained why he was not defending his title in Libya, mainly because the winner would have to take on “a challenger who calls himself the strongest chess-player in the world, something he has not proved with his results!”

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gedeon Barcza, Laszlo Alfody et Jeno Kapu, Les Champions du monde du jeu d'échecs, Grasset et Fasquelle, 1987 (ISBN 2-246-33421-7)
    • tome 1 : de Steinitz à Euwe,
    • tome 2 : de Botvinnik à Fischer
  • Nicolas Giffard, La Fabuleuse histoire des champions d’échecs, O.D.I.L, 1977
  • Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Guide des échecs. Traité complet, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 1993 (ISBN 2221059131)
  • Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Nouveau Guide des échecs. Traité complet, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 2009 (ISBN 978-2-221-11013-3)
  • Alexandre Alekhine, Deux cents parties d’échecs, tome 2, British Chess Magazine Ltd., 1979
    Le deuxième tome contient toutes les parties du match de 1927 commentées par le vainqueur.
  • Garry Kasparov, Et le fou devint roi, Ed. Albin Michel, 1987, (ISBN 978-2226031112).
Livres en anglais
  • (en) P.W. Sergeant, Championship Chess, Great Games by World Champions, Printed Arts, 1960 ; rééd. Dover, 1963
  • (en) Svetozar Gligoric, R. G. Wade, The World Chess Championship, Harper and Row, 1972
    Toutes les parties des championnats du monde de 1948 à 1969
  • (en) Al Horowitz, From Morphy to Fischer, a history of the World Chess Championship, Batsford, 1973
    autre titre : The World Chess Championship : a history
  • (en)Edward Winter (éditeur), World Chess Champions, Pergamon Press, 1981
  • James H. Gelo,
    • (en)Chess World Championship, All the Games, 1834-1984, McFarland & Company, 1988
    • (en)Chess World Championships: All the Games, All With Diagrams 1834-1998, McFarland & Company, 1999
    • (en)Chess World Championships: All the Games, All With Diagrams 1834-2004, McFarland & Company, 2006
      Toutes les parties des championnats du monde de 1886 à 2004 et des principaux matchs et tournois de 1834 à 1886
  • Garry Kasparov,
    • (en) My Great Predecessors (5 volumes), Everyman Chess, 2003-2006
    • (en) On modern Chess : Kasparov vs Karpov (3 tomes), Everyman Chess, 2008-2010

Articles connexes[modifier | modifier le code]