Championnat de France de rugby à XV de 2e division

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Championnat de France de rugby à XV de 2e division

Logo
Généralités
Organisateur(s) Ligue nationale de rugby
Éditions 12
Catégorie deuxième division
Périodicité annuelle
Nations Drapeau de la France France
Participants 16 clubs
Statut des participants professionnel depuis 2000
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Lyon OU
Plus titré(s) Avant le statut professionnel : US Bressane (4)
Après le statut professionnel : FC Auch, US Montauban, RC Toulon, Lyon OU (2)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la compétition en cours voir :
Pro D2 2013-2014

Le Championnat de France de rugby à XV de 2e division également appelé Pro D2 depuis 2000 est le second échelon des compétitions nationales de rugby à XV en France. C'est une compétition qui constitue l'antichambre de l'élite, le Top 14. Initialement disputée entre clubs amateurs, elle est devenue professionnelle en 2000 connaissant plusieurs restructurations successives pour arriver à un format resserré à seize clubs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Avec l'avènement du professionnalisme en 1995, le Championnat de France de première division se restructure et laisse place pour la saison 1997-1998 à deux compétitions distinctes de 20 clubs appelées Groupe A1 et A2. Le Groupe A2 deviendra la saison suivante le Championnat de France Élite 2, toujours amateur.

Le 11 novembre 1999, la deuxième division professionnelle est créée sous l'égide de la Ligue nationale de rugby : elle est appelée Pro D2 et sera composée de 12 clubs lors de la première édition, en 2000-2001.

Évolution[modifier | modifier le code]

Logo de la compétition de 2009 à 2012

Depuis 2000, le professionnalisme et le resserrement de la première division (21 clubs en 2001, 16 en 2002 puis 14 depuis 2005) ont contribué à l'élévation du niveau du championnat de Pro D2. Des clubs au palmarès impressionnant s'y retrouvent tels que l'AS Béziers (11 fois champion de France dont 10 entre 1971 et 1984), le Racing Métro 92 (successeur du Racing club de France, 5 fois champion de France dont la dernière fois en 1990), le RC Toulon (trois fois champion dont la dernière fois en 1992) ou le SU Agen (huit fois champion de France). Onze des seize participants au championnat 2007-2008 ont remporté au moins une fois le championnat de France de première division.

Les moyens mis en œuvre sont de plus en plus importants et nombre d'équipe comptent dans leur rangs d'anciens internationaux français tels que Jean-Jacques Crenca ou Yann Delaigue à Toulon, Gérald Merceron à La Rochelle, Alain Penaud et Cédric Desbrosse à Lyon ou Arnaud Costes à Gaillac. En 2006, Mourad Boudjellal, président du RC Toulon, crée l'événement en faisant venir Tana Umaga, ex-capitaine des All Blacks, pour une pige de huit matchs. Ce transfert est alors le plus spectaculaire réalisé en France.

La saison suivante, 2007-2008, s'annonce particulièrement relevée. Plusieurs équipes alignent des effectifs prestigieux : Agen et son équipe classée 5e du Top 14 en 2006 (avec François Gelez, Rupeni Caucaunibuca, Pépito Elhorga), Toulon managé par Tana Umaga et avec des stars du Tri-nations (George Gregan, Andrew Mehrtens, Victor Matfield, Anton Oliver, Lawrence Sephaka) ou le Racing Métro 92 avec un recrutement international (David Auradou, Carlo Festuccia, Andrea Lo Cicero, Thomas Lombard, Simon Raiwalui, Franck Tournaire). Le début de saison prouve un engouement du public pour cette compétition puisque l'affluence au stade est de 30 % supérieure à celle des années précédentes[1].

Le niveau général de la compétition augmente, tiré vers le haut par ces recrues prestigieuses et par la présence de nombreux étrangers. Pour certains observateurs, tels Jean-François Beltran, entraîneur de l'AS Béziers « les cinq ou six meilleures équipes de la compétition ont le même niveau que celles du Top 16 (…) en 2004 »[2]. Signe de cette élévation du niveau, ce sont 5 joueurs de Pro D2 qui en mai 2009 sont sélectionnés pour faire partie l'équipe de France A, anti-chambre de l'équipe nationale (les Lyonnais Aliki Fakate et Rémy Grosso, les Agenais Yoann Huget et Romain Sola et le Narbonnais Romain Martial).

Popularité[modifier | modifier le code]

Affluences par saison[Note 1]
Saison Totale[3]

[4]

Moyenne par match Taux moyen
de remplissage
Meilleure affluence Meilleure moyenne
de spectateurs par match
Abonnements
2003-2004 648 291 2 701 N/C N/C Toulon
(5 175)
N/C
2004-2005 678 505 2 827 N/C Toulon-Tarbes
(13 422)
Toulon
(8 115)
25 261
2005-2006 742 300 3 093 34 % Béziers-Montauban
(16 002)
Béziers
(5 965)
24 387
2006-2007 1 082 642 4 511 41 % Toulon-Grenoble
(13 141)
Toulon
(11 391)
32 003
2007-2008 1 225 879 5 108 46 % Toulon-Racing
(12 938)
Toulon
(12 791)
39 534
2008-2009 1 118 974 4 662 43 % La Rochelle-Agen
(9 282)
La Rochelle
(7 008)
41 059
2009-2010 1 041 391 4 339 41 % Bordeaux-Agen
(20 158)
Agen
(9 230)
36 125
2010-2011 960 410 4 002 N/C Lyon-Oyonnax
(37 816)
Lyon
(7 835)
31 019
2011-2012 1 041 344 4 339 N/C Grenoble-Bourgoin-Jallieu
(19 730)
La Rochelle
(10 555)
43 401

Formule[modifier | modifier le code]

Le championnat est composé de deux phases :

  • une phase de poule de 16 équipes jouée en matchs aller-retour (12 équipes en 2000-2001)
  • une phase à élimination directe jouée à 4 équipes (hormis en 2001-2002)

En 2000-2001 puis de 2002 à 2004, les quatre premières équipes de la première phase sont qualifiées pour la phase de play-off. Le vainqueur de cette phase finale est déclaré champion et est promu. La meilleure équipe de la première phase (ou le finaliste de la phase finale si une équipe remporte les deux phases) est également promue. En 2001-2002, les deux premières équipes de la phase de poule sont promues et il n'y a pas de phase finale.

Depuis 2004, la meilleure équipe de la première phase est promue et déclarée Champion de Pro D2. Les équipes classées 2e à 5e se disputent la deuxième place d'accession en Top 14 en matchs à élimination directe (en 2004-2005, cette place permet un match de barrage contre le 13e du Top 14).

La formule actuelle est stabilisée en 2005-2006 : l'équipe classée en tête lors de la phase régulière est promue automatiquement pour jouer dans le Top 14, la deuxième équipe promue est quant-à-elle désignée à l'issue d'un tour final entre les équipes classées de la 2e à la 5e places. Celles qui sont classées aux deux dernières places sont reléguées en division inférieure (3 équipes ont été reléguées en 2005-2006).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Avant 2000 et le passage à un championnat professionnel[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Score Finaliste
1914 Saint-Girons SC 8 – 7 CASG Paris
1925 AS montferrandaise 14 – 6 Biarritz olympique
1926 Racing Club de France 17 – 3 SC Mazamet
1927 CS Vienne 12 – 6 Arlequins Club Perpignan
1928 CS Vienne 3 – 0 Association sportive bayonnaise
1929 NAC de Roanne 11 – 0 Olympique de Carmaux
1930 AS bortoise 5 – 0 FC Saint-Claude
1931 UA Libourne 8 – 5 UA Gujan-Mestras
1932 CS Villefranche-sur-Saône 3 – 0 RC Chalon
1933 Stade nantais 11 – 5 FC Lézignan
1934 RRC Nice 22 – 6 US Cognac
1935 Stade poitevin 6 – 3 Valence sportif
1936 FC Lyon 11 – 3 CS Villefranche-sur-Saône
1937 SC Decazeville 6 – 0 US Cognac
1938 Avenir valencien 7 – 6 SC Tulle
1939 US bressane 5 – 3 FC Lourdes
1940 à 1946 pas de championnat
1947 Football club auscitain 5 – 0 SO Chambéry
1948 Tarbes Pyrénées 6 – 3 RC Narbonne
1949 SC Graulhet 6 – 3 FC Oloron
1950 CASG Paris 17 – 6 SC Pamiers
1951 FC Grenoble 9 – 0 La Voulte sportif
1952 Stade auto lyonnais 3 – 0 Stade cadurcien
1953 Avenir aturin rugby 12 – 5 FC Aix les Bains
1954 SO Chambéry 14 – 6 US Bellegarde-Coupy
1955 Stade cadurcien 14 – 0 Stade hendayais
1956 SO Chambéry 6 – 3 Saint-Girons SC
1957 CA Brive 20 – 5 US Bellegarde-Coupy
1958 US bressane 16 – 5 Boucau Stade
1959 Stade bordelais 14 – 11 Lyon OU
1960 US Bergerac 16 – 3 US Marmande
1961 AS Saint-Junien 6 – 3 CA Lannemezan
1962 GS Figeac 13 – 3 Valence sportif
1963 Stade langonnais 5 – 0 AS Saint-Junien
1964 Entente Quillan-Esperaza 11 – 5 SA Condom
1965 CS Bourgoin-Jallieu 14 – 6 Stade beaumontois
1966 US bressane 12 – 3 Montluçon rugby
1967 CA Castelsarrasin 11 – 6 US Oyonnax
1968 Saint-Jean-de-Luz OR 12 – 6 UA Gaillac
1969 Paris université club 17 – 14 SA Mauléon
1970 Stade ruthénois 16 – 14 Boucau Stade
1971 CS Bourgoin-Jallieu 15 – 6 SC Pamiers
1972 US Carmaux 22 – 16 RRC Nice
1973 CS Bourgoin-Jallieu 10 – 6 CO Le Creusot
1974 CA Castelsarrasin 21 – 10 US Salles
1975 US Carcassonne 15 – 6 US Cognac
1976 Stade ruthénois 27 – 7 RC Riom
1977 US vicquoise 16 – 10 SC Pamiers
1978 SA Condom 13 – 12 US La Seyne
1979 US Montélimar 15 – 9 Stade foyen
1980 SA Hagetmautien 16 – 7 US Foix
1981 US Salles 16 – 15 RC Vichy
1982 Stade langonnais 12 – 0 SC Rieumes
1983 Blagnac SCR 38 – 3 Lyon OU
1984 US Montélimar 15 – 9 Lombez Samatan club
1985 SC Mazamet 12 – 6 US Cognac
1986 FCS Rumilly 22 – 15 Sporting club decazevillois
1987 RC Vichy 12 – 3 PUC
1988 US vicquoise 16 – 10 RO Castelnaudary
1989 Lyon OU 22 – 12 Stade cadurcien
1990 ASPTT Paris 18 – 6 FC Saint-Claude
1991 Fleury olympique 10 – 6 SA Saint-Séverin
1992 Lyon OU 22 – 14 Stade bagnérais
1993 Céret sportif 18 – 15 Union Sigean-Port-la-Nouvelle
1994 Peyrehorade sports 23 – 9 Boucau Tarnos stade
1995 US Cognac 15 – 9 CS Annonay
1996 Stade piscenois 12 – 9 ASPTT Paris
1997 US Tours 26 – 20 USA Limoges
1998 Céret sportif 20 – 14 CA Sarlat
1999 US bressane 37 – 9 CA Lormont Cenon
2000 CS Lons 23 – 22 Avenir aturin rugby

Depuis 2001 et la professionnalisation de la 2e division[modifier | modifier le code]

Saison Champion Observations
2000-2001 US Montauban[Note 2]
2001-2002 Stade montois Le FC Grenoble, second, est également promu en Top 16.
2002-2003 Montpellier RC Le CA Brive, vainqueur de la 1re phase, est également promu en Top 16.
2003-2004 FC Auch L'Aviron bayonnais, vainqueur de la 1re phase, est également promu en Top 16.
2004-2005 RC Toulon[Note 3] La Section paloise, vainqueur d'Aurillac en barrage, reste en Top 14.
2005-2006 US Montauban Le SC Albi, vainqueur des barrages, est également promu en Top 14.
2006-2007 FC Auch L'US Dax, vainqueur des barrages, est également promu en Top 14.
2007-2008 RC Toulon Le Stade montois, vainqueur des barrages, est également promu en Top 14.
2008-2009 Racing Métro 92 Le SC Albi, vainqueur des barrages, est également promu en Top 14.
2009-2010 SU Agen Le Stade rochelais, vainqueur des barrages, est également promu en Top 14.
2010-2011 Lyon OU L'Union Bordeaux Bègles, vainqueur des barrages, est également promu en Top 14.
2011-2012 FC Grenoble Le Stade montois, vainqueur des barrages, est également promu en Top 14.
2012-2013 US Oyonnax Le CA Brive, vainqueur des barrages, est également promu en Top 14
2013-2014 Lyon OU Le Stade rochelais, vainqueur des barrages, est également promu en Top 14

Organisation du championnat[modifier | modifier le code]

Évolution de la formule : époque amateur[modifier | modifier le code]

Évolution de la formule : époque professionnelle[modifier | modifier le code]

Clubs de l'édition 2013-2014[modifier | modifier le code]

Agen Albi Auch Aurillac Béziers
Stade Armandie
Capacité : 14 000
Stadium municipal
Capacité : 14 523
Stade Jacques-Fouroux
Capacité : 7 300
Stade Jean-Alric
Capacité : 7 946
Stade de la Méditerranée
Capacité : 18 255
Tribuneouest.JPG Stade de la méditerranée.JPG
Tarbes
Bourg-en-Bresse
Stade Maurice-Trélut
Capacité : 17 406
Stade Marcel-Verchère
Capacité : 11 400
Tarbes trelut.jpg Bourgaix5sq9.jpg
La Rochelle Bourgoin-Jallieu
Stade Marcel-Deflandre
Capacité : 12 300
Stade Pierre-Rajon
Capacité : 9 441
Stade rochelais tribune.jpg
Pau Carcassonne
Stade du Hameau
Capacité: 14 000
Stade Albert-Domec
Capacité : 12 747
Stade du Hameau.jpg Stade Albert Domec Entrée.jpg
Narbonne Mont-de-Marsan Lyon Dax Colomiers
Parc des sports et de l'amitié
Capacité: 12 000
Stade Guy-Boniface
Capacité: 10 000
Matmut Stadium
Capacité: 8 000
Stade Maurice-Boyau
Capacité : 16 500
Stade Michel-Bendichou
Capacité : 11 000
Stade Guy Boniface 1.JPG Stade Maurice Boyau, tribune honneur.JPG

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Sport+ diffuse 1 match en direct lors de chaque journée de la phase régulière, tandis que France 3 Régions retransmet en parallèle entre 9 et 12 de ces matches. À compter de la saison 2011-12, Eurosport diffuse également 1 match en direct à chaque journée et peut en retransmettre un second lors de 15 journées. Sport+/France 3 Régions et Eurosport disposent du choix du match diffusé une journée sur 2 de façon alternative. Une demi-finale est diffusée par Eurosport tandis que l'autre est codiffusée par Sport+ et les antennes régionales de France 3. La finale est retransmise par les trois chaînes[Note 4]. Au total, les droits de retransmission s'élèvent, pour la période 2011-2015 à 1,1 million d'euros par saison contre 100000 par an entre 2007 et 2011[5].

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Sud Radio propose une émission "multiplex" et retransmet en direct les matchs de Top 14 et ProD2 en fin de semaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seule la saison régulière est ici prise en compte.
  2. En demi-finale, l'US Montauban bat le FCS Rumilly tandis que le RC Toulon défait l'Aviron bayonnais. L'US Montauban est promue en Top 14 en remportant la finale face au RC Toulon.
  3. À l'issue de cette saison sont organisées des phases finales entre les équipes classées de la 2e à la 5e place lors de la phase régulière. Vainqueur de ces playoffs, le Stade aurillacois joue un match de barrage contre la Section paloise à Toulouse (Stade Ernest-Wallon). Pau l'emporte 46-13 et se maintient en Top 14.
  4. Les droits consentis aux trois chaines sur ces matches incluent une diffusion par tout mode de transmission y compris mobile.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 30 % de spectateurs en plus ; le 8 novembre 2007 sur rugbyrama.fr
  2. La D2 toujours plus pro, le 20 mai 2009 sur rugbyrama.fr ; article en ligne
  3. [PDF] « Pro D2 > Saison 2010/2011 », sur www.lnr.fr, LNR,‎ 2010 (consulté le 19 octobre 2010)
  4. [PDF] « Media guide 2011/2012 », sur www.lnr.fr, LNR,‎ 2011 (consulté le 31 août 2011)
  5. [PDF] « Rugby Pro D2 > Attribution des droits audiovisuels pour les 4 prochaines saisons », sur www.lnr.fr, LNR,‎ 2011 (consulté le 21 juin 2011)

Lien externe[modifier | modifier le code]