Championnat d'Italie de football

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Serie A TIM

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Généralités
Sport Football
Création 1898 (1929 sous forme de championnat toutes rondes)
Organisateur(s) FIGC - Lega Serie A
Éditions 110 (en 2013-2014)
Périodicité Annuelle
Nations Drapeau de l'Italie Italie
Participants 20 équipes
Statut des participants Professionnel
Site web officiel
Hiérarchie
Hiérarchie 1er niveau
Niveau inférieur Serie B
Palmarès
Tenant du titre Juventus
Plus titré(s) Juventus (30)
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Italie Silvio Piola (274 buts)
Plus d'apparitions Drapeau : Italie Paolo Maldini (648 matchs)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la compétition en cours voir :
Serie A 2014-2015

Le championnat d'Italie de football, dénommé Serie A, ou Serie A italienne (car le championnat brésilien est aussi nommé Série A), ou encore Serie A TIM pour des raisons de sponsoring, est une compétition de football qui représente en Italie le sommet de la hiérarchie du football. La seconde division italienne est la Serie B.

Ce championnat regroupe les vingt meilleures équipes italiennes. Elles se rencontrent chacune à deux reprises (un match à domicile et un match à l'extérieur). À la fin de la saison, les trois équipes totalisant le plus faible nombre de points sont reléguées (elles sont départagées à la différence de but en cas d'égalité). Quant aux deux premiers, ils sont directement qualifiés pour la Ligue des Champions. Le troisième doit passer le troisième et dernier tour des qualifications. En cas de défaite, il dispute l'Europa League. Le quatrième du championnat et le vainqueur de la coupe d'Italie (s'il ne dispute pas la Ligue des Champions) disputent le quatrième et dernier tour des qualifications de l'Europa League. Le cinquième participe à l'Europa League dès le troisième tour (qui est l'avant-dernier tour).

Ce championnat est l'un des plus suivis au monde. Fort d'une histoire étoffée, il a longtemps été considéré par les observateurs comme le meilleur championnat du monde. Il est reconnu principalement pour l'efficacité générale de ses défenses et sa rigueur tactique[réf. nécessaire].

Le titre de champion d'Italie fut assigné pour la première fois en 1898, remportée par le Genoa. Après plusieurs dénominations avec des modes différents (Championnat fédéral de 1898 à 1903, Première catégorie de 1904 à 1921-1922 (FIGC), Première division de 1921-1922 (CCI) à 1925-1926 et Division nationale de 1926-1927 à 1928-1929), l'actuel championnat sous forme de tournoi toutes rondes (Serie A) existe depuis la saison 1929-1930 (remporté par l'Ambrosiana-Inter). L'équipe la plus titrée est la Juventus avec 30 titres, et est l'actuel champion.

Présentation[modifier | modifier le code]

Ce championnat à l'histoire très riche compte dans ses rangs trois des tout plus grands clubs au monde comme la Juventus, le Milan AC et l'Inter et à moindre mesure quelques autres comme l'AS Rome, la SS Lazio, le Parme, la Sampdoria de Gênes, le SSC Naples, le Torino, le Genoa, la Fiorentina qui ont un niveau ou un passé international.

La tactique tient, depuis les années 1950, une place centrale dans l'approche du jeu en Italie. La défense fut longtemps à l'honneur avec le fameux catenaccio qui verrouillait la surface de réparation. Citons le Franco-argentin Helenio Herrera, surnommé H.H., qui fut l'un des maîtres tacticiens de l'après-guerre. Depuis une douzaine d'années, on note toutefois un certain relâchement tactique qui occasionne des scores autrefois impensables. Les variations de niveau, récurrentes dans le football italien, provoquèrent parfois des réactions des autorités. La fermeture aux joueurs étrangers durant les années 1970 fut abolie en 1981. Les stars étrangères firent alors les beaux jours des grands clubs italiens, Platini et Maradona en tête et de nos jours Trezeguet Eto'o ou Ibrahimović. Avant cette interdiction, certains grands joueurs étrangers avaient déjà brillé en Italie dans les années 1940-1950. Une vague de joueurs nordiques, Suédois en particulier, était alors notable.

Le championnat dit à poule unique débute en 1929. Toutefois, il existe un championnat d'Italie bien avant cette date. Dès 1898, le premier titre est décerné au Genoa au terme d'une compétition à élimination directe. Le championnat d'Italie conserve cette formule jusqu'en 1902 où les groupes géographiques sont instaurés avec un calendrier permettant d'éviter le couperet de l'élimination directe. Toutefois, le championnat reste embryonnaire jusqu'en 1909 où l'on tente une première fois l'expérience du groupe unique, mais avec un match opposant les deux premiers du classement. Les éditions 1909 et 1910 sont jouées ainsi, mais les groupes géographiques, cette fois plus étoffés, reprennent leurs droits dès 1911. En 1922, deux clubs sont sacrés à cause de la création d'un championnat « pirate ». En 1927, Torino perd le titre sur tapis vert.

Le record de titres est détenu par la Juventus qui en compte 30 (initialement 32 titres mais les titres de 2005 et 2006 ont été annulés suite au scandale de désignation d'arbitres) devant l'Inter Milan (18) et le Milan AC (18). On parle de scudetto (écusson) pour désigner les titres italiens en raison du port d'un écusson aux couleurs de l'Italie durant toute la saison suivant le titre. Quant aux tenants de la Coupe d'Italie, ils portent une cocarde vert-blanc-rouge sur leur maillot.

Le Trophée[modifier | modifier le code]

Le Scudetto est la récompense la plus connue offerte au champion d'Italie. Cependant, il existe également un trophée. Créé par le sculpteur Ettore Calvelli en 1960, il mesure 45 centimètres et pèse approximativement 5 kilogrammes. La base est faite de marbre bleu et porte en son centre un anneau en or représentant des athlètes. Sur la base, le nom des vainqueurs du championnat depuis 1961 est gravé. Si le trophée existe depuis 1961, il n’y a une remise officielle que depuis 2005. Cette cérémonie se déroule à l’issue de la dernière journée du championnat, avec remise de médailles, puis du trophée. La Juventus a été le premier club à remporter ce trophée en 1961, mais aussi le premier à le recevoir au cours d’une cérémonie officielle en 2005.

Culture[modifier | modifier le code]

Le football italien est à l'image de sa population, très contrastée, très concernée par la politique. Par exemple, les rivalités entre le nord du pays, riche, et le sud, pauvre, sont omniprésentes. Le football italien est aussi gangrené par le hooliganisme, principalement dans les clubs du nord, influencés par la doctrine régionaliste et raciste de la Ligue du Nord, c'est, ou ce fut le cas entre autres des Boys San 1969 de Milan, mais par exemple, les ultras de Livourne sont réputés comme étant d'extrême-gauche, signe de la diversité culturelle du football italien. Les "tifosi" (supporters) se regroupent massivement dans les grandes tribunes situées souvent derrière les cages : les "curve". Certaines de ces curve sont très célèbres : il y a la fameuse curva nord du stade San Siro qui abrite les supporters nerazzuri de l'Inter de Milan, ainsi que la curva sud qui est celle des supporters rossoneri, ceux du Milan AC et surtout la splendide curva sud scirea qui oppose les supporters bianconeri de la Juventus . Il en va de même au stade Olympique de Rome ou les supporters de la Lazio occupent la curva nord, et ceux de la Roma occupent la sud.

Le football italien est aussi réputé pour la qualité de ses centres de formation, par exemple ceux de Juventus, l'Inter, Milan, Brescia, de l'Atalanta Bergame, de Parme ou de l'AS Roma. Ce système permet aux clubs dits modestes de se renouveler sans cesse. C'est la raison pour laquelle le recrutement des grands clubs italiens s'effectue essentiellement en Italie. De plus, le petit prix de ces jeunes talents est un argument à ne pas négliger. Mais ces 2-3 dernières saisons, le football italien en crise financière tente d'attirer toujours plus d'étrangers (joueurs, entraîneurs voire dirigeants). Certains parleront de s'inspirer du modèle anglais, d'autres parleront d'une perte d'identité culturelle mais ce phénomène peut être justifiée par le fait que les clubs modestes aient davantage d'ambition et lâchent leurs perles plus difficilement, même si le cas Marco Verratti transféré de Pescara au PSG a récemment tendu à contrarier cette hypothèse.

Scudetto et étoile[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Scudetto et Étoile (football).

Scudetto[modifier | modifier le code]

Scudetto.svg

Dans le football italien, le scudetto (au pluriel scudetti) est un petit écusson en forme d'écu aux couleurs du drapeau italien, cousu sur le maillot de l'équipe ayant remporté le championnat de Serie A au cours de la saison précédente.

Par métonymie, le terme de "scudetto" (ou de "scudo") indique plus simplement la victoire en championnat.

Le premier club à utiliser le Scudetto après une victoire en championnat est le Genoa CFC en 1924, qui apposa un écusson sur son propre maillot, pour célébrer sa victoire après son neuvième championnat. La forme d'alors était comme l'actuelle, mais surmontée de la couronne de Savoie, symboliquement égale au drapeau italien de l'époque, et avait dans la zone centrale le symbole savoyard: une croix blanche sur fond rouge. Cet emblème subsiste jusqu'en 1926-1927, lors du premier scudetto remporté par le Torino.

À partir de la saison 1927-1928 et le nouveau scudetto du Torino, et ce jusqu'à la saison 1942-1943, il fut accompagné des faisceaux, symbole du régime fasciste. Ce fut à partir de ce moment et ce jusqu'à présent qu'une victoire en championnat de football fut nommée Scudetto et toutes les formations championnes d'alors apposèrent le symbole sur leur maillot.

Étoile[modifier | modifier le code]

Star full.svg

En Italie, une étoile est cousue au-dessus du blason d'une équipe au bout de 10 championnats remportés.

Actuellement, seuls trois club disposent d'étoiles sur leur maillots:

  • Juventus: trois étoiles (1958 puis 1982 puis 2012) bien qu'elle n'ait alors remporté que 28 titres officiellement[1], le club remporte son trentième titre en 2014.
  • Inter: une étoile (1966)
  • Milan: une étoile (1979)

L'idée de l'étoile sportive fut orchestrée en 1958, à l'occasion du 10e scudetto de la Juventus sur l'idée d'Umberto Agnelli, président du club, et le Comité national olympique italien (CONI) décida alors d'ajouter une étoile jaune-dorée à cinq pointes (Stella d'oro al Merito Sportivo), à partir du moment ou un club remportait 10 titres de champions d'Italie.

Stades[modifier | modifier le code]

Les stades italiens sont reconnus pour leur grande capacité. Citons le Stade olympique de Rome 72 698 places et le Stade Giuseppe Meazza 82 000 places de Milan. Tous deux sont en copropriété et loués par leurs mairies respectives, ce qui n'est pas rare en Italie (et qui peut poser des problèmes juridiques et des pertes économiques). La Juventus FC est la première équipe italienne à posséder son stade, inauguré en 2011.

Le Stadio San Nicola de Bari , le Stade Artemio-Franchi de Florence , le Juventus Stadium de Turin , le Stade Luigi Ferraris de Gênes , le Stadio Friuli d'Udine, le Stade Marcantonio-Bentegodi de Vérone et le Stadio San Paolo de Naples places ont tous une capacité supérieure à 40 000 places.

Il faut toutefois préciser que certains stades sont en retard au niveau du modernisme et des infrastructures, notamment dans le sud du pays, certains n'ayant plus été rénovés depuis la Coupe du monde 1990.


Rang Stade Capacité Ville Clubs résidents
1 Stade Giuseppe Meazza 82 955 Milan Inter Milan, Milan AC
2 Stade San Paolo 78 210 Naples SSC Napoli
3 Olimpico 72 698 Rome AS Rome, SS Lazio
4 Stade des Alpes 67 229 Turin Juventus FC, Torino FC
5 Stade San Nicola 58 170 Bari AS Bari
6 Stade Artemio Franchi 47 282 Florence AC Fiorentina
7 Stade Marcantonio Bentegodi 44 799 Vérone Chievo Vérone, Hellas Verone
8 Stade Friuli 41 652 Udine Udinese Calcio
9 Stade San Filippo 40 200 Messine FC Messine
10 Stade Renato Dall'Ara 38 279 Bologne Bologne FC 1909

Historique[modifier | modifier le code]

Championnat fédéral (1898-1903)[modifier | modifier le code]

Championnat de Première catégorie (1904-1922)[modifier | modifier le code]

Au mois d'octobre 1907, la Federazione Italiana Foot-Ball choisit de « dédoubler » le championnat, pour lutter contre le nombre croissant de joueurs étrangers dans le championnat italien. L'accord concernait tous les clubs, mais au moment des votes, les délégués du Milan, Torino, Libertas, Genoa et de Naples quittèrent la séance pour protester. Un championnat parallèle fut alors créé, le Campionato Federale F.I.F. (non officiellement reconnu), ouvert aux équipes ayant des joueurs étrangers[2], tandis que le second championnat officiel, la Prima Categoria 1908 (ou Coppa Romolo Buni), réservée seulement aux équipes composées uniquement de joueurs d'origine italienne[2] reste de rigueur. La Juventus remporta les deux éditions du championnat de la FIF 1908 et 1909.

En 1915, à cause de la Première Guerre mondiale, bien qu'ayant débutée en Europe depuis août 1914, ce conflit est rejoint par l'Italie, qui entre dans le conflit en avril 1915. Le 22 mai, suite au décret de mobilisation du gouvernement italien, la FIGC (fédération italienne de football) ordonne la suspension du championnat[3]. Mais les villes italiennes ainsi que leur supporters de football, non-directement touchés par la guerre, désiraient un tournoi pour continuer à suivre leur sport, et c'est ainsi que naquit l'idée d'une compétition, non officielle, appelée la Coppa Federale (en français la Coupe fédérale)[4], compétition sans aucun titre en jeu. Déçus, de nombreux clubs ne participèrent pas à cette compétition, ajouté à cela certaines zones géographiques dangereuses qui furent évitées à cause de la guerre, comme la Vénétie.

Après cette coupe fédérale gagnée par le Milan, plutôt équilibrée et très accrochée, les clubs italiens cessent toute activité jusqu'en 1919 à la fin de la guerre[5].

Au cours de la saison 1921-1922, le championnat se divise en deux, avec d'un côté le Championnat de la CCI (CCI = Confederazione Calcistica Italiana) et de l'autre le Championnat de la FIGC. Ces deux championnats (de la FIGC et de la CCI) furent la réponse d'un schisme, fait à cause du nombre de plus en plus croissant d'équipes prenant part au championnat, de plus en plus mal organisé. Suite à des réformes (comme le Projet Pozzo) n'aboutissant à rien, de nombreux clubs firent sécession et créèrent une nouvelle fédération à Milan. Bien qu'avec des sociétés plus puissantes, nombreuses et plus riches, leur championnat ne tiendra qu'une année, et les deux champions (le Pro Vercelli pour la CCI et l'US Novese pour la FIGC) gardèrent leur titre. Pour cette saison 1921-1922, il y a donc officiellement deux vainqueurs.

Championnat de Première division (1922-1926)[modifier | modifier le code]

Serie A (depuis 1929)[modifier | modifier le code]

Les débuts, la philosophie du football à l'italienne[modifier | modifier le code]

Les années 1960-1970, l'âge d'argent[modifier | modifier le code]

Les années 1980-1990, le calcio au sommet / le scandale du totonero[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, c'est la Juventus Football Club et l'AS Rome qui domineront pendant plusieurs années le calcio tandis que l'AC Milan peinera à trouver une stabilité financière et se retrouvera même à 2 reprises en série B italienne. La Juventus remportera le scudetto à 4 reprises entre 1980 et 1986 tandis que l'AS Rome la remportera en 1983 et le Hellas Vérone en 1985.

En 1986, avec l'arrivée de Silvio Berlusconi à la tête du Milan AC et avec l'arrivée de Maradona du côté de Naples, les tendances s'inverseront et le titre sera remporté à de nombreuses reprises par le Milan AC à partir de 1988. Le SSC Napoli, quant à lui, remportera le scudetto à 2 reprises, en 1987 et 1990 et sera le premier et est encore le seul club du sud de l'Italie à avoir remporté un scudetto. Il sombrera petit à petit à partir de 1992 pendant plus d'une décennie. La Juventus aura toujours son mot à dire durant cette domination milanaise, finissant souvent 2e, mais reprendra les commandes du championnat italien vers la fin des années 1990.

Vers la fin des années 1990, la loi permettant à une équipe italienne de posséder plusieurs étrangers dans leur effectif augmentera le nombres d'arrivées de talent Sud Américain tel que Ronaldo, Batistuta, Verón, Hernán Crespo et bien d'autres. Cela permettra à la SS Lazio et à la Fiorentina de recruter de bons talents à moindre prix et ainsi de devenir des prétendants possible au scudetto.

Entre 1980 et 2000, au moins un club italien serra présent en finale de la Coupe UEFA à 10 reprises (pour 8 victoires) et à 12 reprises (pour 5 victoires) en Ligue des champions de l'UEFA. Le calcio occupera la première place au Coefficient UEFA pendant de nombreuses années et deviendra un championnat incontournable pour les footballeurs voulant se faire une place au niveau international. De nombreux dessins animés de football verront le jour à cette époque, reprenant la nation et le championnat italien comme sujet principal de l'histoire dont le célèbre L'École des champions ou encore Hungry Heart.

Cette domination est confirmée par la Juventus en 1985, puisqu'elle devient la première équipe dans l'histoire du football européen à remporter les trois compétitions majeures organisées par l'Union des associations européennes de football, Ligue des champions de l'UEFA (C1), Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football (C2) et la Coupe UEFA (C3). Après leur triomphe en Coupe intercontinentale la même année, la Juventus est aussi devenue la première équipe dans l'histoire du football, et est actuellement l'unique au monde, à avoir remportée toutes les compétitions officielles au niveau international.

En 1982, pour couronner le tout, la Squadra Azzurra soulèvera sa troisième coupe du monde près de 50 ans après leurs précédents succès de 1934 et 1938 et cela malgré le scandale du totonero. L'Italie se verra moins chanceuse aux éditions suivantes avec leurs défaites aux tirs au but en demi-finale 1990, aux tirs au but en finale 1994 et également aux tir au but en quart de finale 1998.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Lors des débuts des années 2000, le SS Lazio et l'AS Rome rafleront chacun un scudetto respectivement en 2000 et 2001. Cependant, suite à une mauvaise politique de recrutement et à des dépenses beaucoup trop importantes lors des transferts, le SS Lazio perdra en compétitivité à partir de 2001 et se battra pour le milieu du tableau voir la deuxième moitié de tableau. Le Parma Football Club, dont le dirigeant n'est autre que le président de la société Parmalat, connaîtra de gros soucis financier à partir de 2003 avec le scandale financier de son entreprise, alors vainqueur de la Coupe UEFA en 1995 et 1999, pour se battre contre la relégation alors que la Fiorentina tombera littéralement en faillite en 2002 et se verra rétrogradée en 4e division italienne pour revenir au devant de la scène nationale en 2005. Le calcio commence alors à connaître une perte de vitesse sur la scène européenne, au profit du championnat anglais et espagnol, malgré la saison 2002-2003 où trois clubs italiens se hissent jusqu'aux demi-finales de la Ligue des Champions : l'Inter, la Juventus et le Milan AC, qui remporte la compétition.

La Juventus remportera le scudetto en 2002, 2003, 2005, 2006 mais se verra enlever ceux de 2005 (titre non attribué) et celui de 2006 au profit de l'Inter suite à des matchs truqués et sera même reléguée en 2e division italienne. Cette affaire va beaucoup fragiliser la Juventus puisqu'une grande partie de ses stars partiront pour d'autres clubs et l'Inter pourra profiter de cette perte de puissance pour s'adjuger cinq titres consécutifs. Suite à l'affaire du calciopoli qui éclate juste avant le mondial 2006, le calcio est ébranlé et peine à redorer son noble blason.

Bien que la Juventus ne reste qu'une seule année en série B et finit deuxième dès son retour en série A, elle connaît également une série de recrutements infructueux qui ne lui permettent plus de se qualifier pour la Ligue des champions ni la Ligue Europa. Le SSC Napoli revient parmi les élites de la série A en 2007, après avoir été rétrogradée en troisième division et déclarée en faillite en 2004.

Même si les clubs italien montrent un manque de compétitivité sur la scène Européenne, le Milan AC et l'Inter Milan sont les seuls à briller : champion d'Europe en 2003 et 2007, finaliste en 2005 pour le Milan AC ; champion d'Europe en 2010 pour l'Inter. La squadra azzurra remporte même une quatrième coupe du monde en 2006 en Allemagne.

En 2011, le Calcio est classé quatrième au Coefficient UEFA.

Les clubs de l'édition 2013-2014[modifier | modifier le code]

Club Ville
Atalanta Bergame
Bologna FC Bologne
Cagliari Calcio Cagliari
Calcio Catania Catane
Chievo Verona Vérone
Fiorentina Florence
Genoa Gênes
Hellas Verona Vérone
Inter Milan
Juventus FC Turin
AS Livourne Livourne
AC Milan Milan
SSC Napoli Naples
Parma FC Parme
AS Roma Rome
SS Lazio Rome
Sampdoria Gênes
US Sassuolo Sassuolo
Torino Turin
Udinese Udine

Rang UEFA[modifier | modifier le code]

Rangs UEFA pour la saison 2011-2012.

(voir les coefficients UEFA pour plus d'informations)


Le tableau suivant récapitule le classement du championnat d'Italie au coefficient UEFA depuis 1960[6] :

classement du championnat d'Italie au coefficient UEFA
1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979
3 3 3 2 2 2 4 3 4 4 4 3 3 3 5 4 5 6 8 9
1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
10 9 12 11 5 2 1 1 1 1 2 1 1 1 1 1 1 1 1 1
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
2 2 2 2 3 3 2 3 3 3 3 4 4 4
  •      Premier
  •      Deuxième
  •      Troisième

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès 1898 - 1929[modifier | modifier le code]

Saison Champion Vice-champion
1898 Genoa (1) Internazionale Torino
1899 Genoa (2) Internazionale Torino
1900 Genoa (3) FC Torinese
1901 Milan (1) Genoa
1902 Genoa (4) Milan
1903 Genoa (5) Juventus
1904 Genoa (6) Juventus
1905 Juventus (1) Genoa
1906 Milan (2) Juventus
1907 Milan (3) Torino
1908 Pro Vercelli (1) US Milanese
1909 Pro Vercelli (2) US Milanese
1909-1910 Inter (1) Pro Vercelli
1910-1911 Pro Vercelli (3) Vicence
1911-1912 Pro Vercelli (4) Vicence
1912-1913 Pro Vercelli (5) Lazio
1913-1914 Casale (1) Vicence
1914-1915 Genoa (7)
1916
à 1919
Pas de championnat
1919-1920 Inter (2) Livourne
1920-1921 Pro Vercelli (6) Pise
1922 US Novese (FIGC) (1)
Pro Vercelli (CCI) (7)
Sampierdarenese
Fortitudo Rome
1922-1923 Genoa (8) Lazio
1923-1924 Genoa (9) US Savoia
1924-1925 Bologne (1) Alba Rome
1925-1926 Juventus (2) Alba Rome
1926-1927 Torino révoqué Bologne
1927-1928 Torino (1) Genoa
1928-1929 Bologne (2) Torino

Palmarès à poule unique depuis la saison 1929-1930[modifier | modifier le code]

Saison Champion Vice-champion Meilleur buteur Buts Moyenne de
spectateurs
1929-1930 Ambrosiana Inter (3) Genoa Italie Giuseppe Meazza 31 buts n.c.
1930-1931 Juventus (3) AS Rome Italie Rodolfo Volk 29 buts n.c.
1931-1932 Juventus (4) Bologne Italie Pedro Petrone
Italie Angelo Schiavio
25 buts
25 buts
n.c.
1932-1933 Juventus (5) Ambrosiana Inter Italie Felice Placido Borel II 29 buts n.c.
1933-1934 Juventus (6) Ambrosiana Inter Italie Felice Placido Borel II 32 buts n.c.
1934-1935 Juventus (7) Ambrosiana Inter Italie Enrique Guaita 28 buts n.c.
1935-1936 Bologne (3) AS Rome Italie Giuseppe Meazza 25 buts n.c.
1936-1937 Bologne (4) Lazio Italie Silvio Piola 21 buts n.c.
1937-1938 Ambrosiana Inter (4) Juventus Italie Giuseppe Meazza 20 buts n.c.
1938-1939 Bologne (5) Torino Italie Aldo Boffi
Italie Ettore Puricelli
19 buts
19 buts
n.c.
1939-1940 Ambrosiana Inter (5) Bologne Italie Aldo Boffi 24 buts n.c.
1940-1941 Bologne (6) Ambrosiana Inter Italie Ettore Puricelli 22 buts n.c.
1941-1942 AS Rome (1) Torino Italie Aldo Boffi 22 buts n.c.
1942-1943 Torino (2) Livourne Italie Silvio Piola 21 buts n.c.
1943-1944
et 1944-1945
Pas de championnat
1945-1946 Torino (3) Juventus Italie Eusebio Castigliano 13 buts n.c.
1946-1947 Torino (4) Juventus Italie Valentino Mazzola 29 buts n.c.
1947-1948 Torino (5) Milan Italie Giampiero Boniperti 27 buts n.c.
1948-1949 Torino (6) Inter Brésil France István Nyers 26 buts n.c.
1949-1950 Juventus (8) Milan Suède Gunnar Nordahl 35 buts n.c.
1950-1951 Milan (4) Inter Suède Gunnar Nordahl 34 buts n.c.
1951-1952 Juventus (9) Milan Danemark John Hansen 30 buts n.c.
1952-1953 Inter (6) Juventus Suède Gunnar Nordahl 26 buts n.c.
1953-1954 Inter (7) Juventus Suède Gunnar Nordahl 23 buts n.c.
1954-1955 Milan (5) Udinese Suède Gunnar Nordahl 27 buts n.c.
1955-1956 Fiorentina (1) Milan Italie Gino Pivatelli 29 buts n.c.
1956-1957 Milan (6) Fiorentina Brésil Italie Dino Da Costa 22 buts n.c.
1957-1958 Juventus (10) Fiorentina Pays de Galles John Charles 28 buts n.c.
1958-1959 Milan (7) Fiorentina Argentine Italie Antonio Valentín Angelillo 33 buts n.c.
1959-1960 Juventus (11) Fiorentina Argentine Italie Omar Sivori 28 buts n.c.
1960-1961 Juventus (12) Milan Italie Sergio Brighenti 27 buts 21 198
1961-1962 Milan (8) Inter Brésil Italie José Altafini
Italie Aurelio Milani
22 buts
22 buts
19 628
1962-1963 Inter (8) Juventus Danemark Harald Nielsen
Argentine Pedro Manfredini
19 buts
19 buts
22 363
1963-1964 Bologne (7) Inter Danemark Harald Nielsen 21 buts 21 617
1964-1965 Inter (9) Milan Italie Sandro Mazzola
Italie Alberto Orlando
17 buts
17 buts
20 321
1965-1966 Inter (10) Bologne Brésil Luis Vinicio 25 buts 24 524
1966-1967 Juventus (13) Inter Italie Luigi Riva 18 buts 23 818
1967-1968 Milan (9) Naples Italie Pierino Prati 15 buts 26 341
1968-1969 Fiorentina (2) Cagliari Italie Luigi Riva 21 buts 28 410
1969-1970 Cagliari (1) Inter Italie Luigi Riva 21 buts 30 134
1970-1971 Inter (11) Milan Italie Roberto Boninsegna 24 buts 30 806
1971-1972 Juventus (14) Milan Italie Roberto Boninsegna 22 buts 29 558
1972-1973 Juventus (15) Milan Italie Paolino Pulici
Italie Gianni Rivera
Italie Giuseppe Savoldi
17 buts
17 buts
17 buts
32 177
1973-1974 Lazio (1) Juventus Italie Giorgio Chinaglia 24 buts 34 915
1974-1975 Juventus (16) Naples Italie Paolino Pulici 18 buts 31 528
1975-1976 Torino (7) Juventus Italie Paolino Pulici 21 buts 32 178
1976-1977 Juventus (17) Torino Italie Francesco Graziani 21 buts 32 316
1977-1978 Juventus (18) Vicence Italie Paolo Rossi 24 buts 34 154
1978-1979 Milan (10) Perugia Italie Bruno Giordano 19 buts 32 858
1979-1980 Inter (12) Juventus Italie Roberto Bettega 16 buts 30 983
1980-1981 Juventus (19) AS Rome Italie Roberto Pruzzo 18 buts 27 647
1981-1982 Juventus (20) Fiorentina Italie Roberto Pruzzo 15 buts 31 942
1982-1983 AS Rome (2) Juventus France Michel Platini 16 buts 33 020
1983-1984 Juventus (21) AS Rome France Michel Platini 20 buts 36 553
1984-1985 Hellas Vérone (1) Torino France Michel Platini 18 buts 38 872
1985-1986 Juventus (22) AS Rome Italie Roberto Pruzzo 19 buts 35 871
1986-1987 Naples (1) Juventus Italie Pietro Paolo Virdis 17 buts 33 087
1987-1988 Milan (11) Naples Argentine Diego Maradona 15 buts 30 621
1988-1989 Inter (13) Naples Italie Aldo Serena 22 buts 29 454
1989-1990 Naples (2) Milan Pays-Bas Marco van Basten 19 buts 27 162
1990-1991 Sampdoria (1) Milan Italie Gianluca Vialli 19 buts 33 255
1991-1992 Milan (12) Juventus Pays-Bas Marco van Basten 25 buts 34 205
1992-1993 Milan (13) Inter Italie Giuseppe Signori 26 buts 32 607
1993-1994 Milan (14) Juventus Italie Giuseppe Signori 23 buts 29 883
1994-1995 Juventus (23) Lazio Argentine Gabriel Batistuta 26 buts 29 154
1995-1996 Milan (15) Juventus Italie Igor Protti
Italie Giuseppe Signori
24 buts
24 buts
29 447
1996-1997 Juventus (24) Parme Italie Filippo Inzaghi 24 buts 29 481
1997-1998 Juventus (25) Inter Allemagne Oliver Bierhoff 27 buts 31 161
1998-1999 Milan (16) Lazio Brésil Amoroso 22 buts 30 704
1999-2000 Lazio (2) Juventus Ukraine Andreï Shevchenko 24 buts 29 908
2000-2001 AS Rome (3) Juventus Argentine Hernán Crespo 26 buts 29 598
2001-2002 Juventus (26) AS Rome Italie Dario Hubner
France David Trezeguet
24 buts
24 buts
26 019
2002-2003 Juventus (27) Inter Italie Christian Vieri 24 buts 25 474
2003-2004 Milan (17) AS Rome Ukraine Andreï Shevchenko 24 buts 25 469
2004-2005 Non attribué[7] Milan Italie Cristiano Lucarelli 24 buts 25 472
2005-2006 Inter (14) AS Rome[7] Italie Luca Toni 31 buts 21 698
2006-2007 Inter (15) AS Rome Italie Francesco Totti 26 buts 18 473
2007-2008 Inter (16) AS Rome Italie Alessandro Del Piero 21 buts 23 180
2008-2009 Inter (17) Juventus Suède Zlatan Ibrahimović 25 buts 25 045
2009-2010 Inter (18) AS Rome Italie Antonio Di Natale 29 buts 24 957
2010-2011 Milan (18) Inter Italie Antonio Di Natale 28 buts 24 306
2011-2012 Juventus (28) Milan Suède Zlatan Ibrahimović 28 buts 23 459
2012-2013 Juventus (29) Naples Uruguay Edinson Cavani 29 buts
2013-2014 Juventus (30) AS Rome Drapeau : Italie Ciro Immobile 22 buts

Bilan[modifier | modifier le code]

Par club[modifier | modifier le code]

Bilan par club

Clubs Titres Années
Juventus

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30
1905, 1926, 1931, 1932, 1933, 1934, 1935, 1950, 1952, 1958, 1960, 1961, 1967, 1972, 1973, 1975, 1977, 1978, 1981, 1982, 1984, 1986, 1995, 1997, 1998, 2002, 2003, 2012, 2013, 2014
AC Milan

Star full.svg

18
1901, 1906, 1907, 1951, 1955, 1957, 1959, 1962, 1968, 1979, 1988, 1992, 1993, 1994, 1996, 1999, 2004, 2011
Internazionale Milan

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18
1910, 1920, 1930, 1938, 1940, 1953, 1954, 1963, 1965, 1966, 1971, 1980, 1989, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Genoa
9
1898, 1899, 1900, 1902, 1903, 1904, 1915, 1923, 1924
Torino
7
1928, 1943, 1946, 1947, 1948, 1949, 1976
Bologne
7
1925, 1929, 1936, 1937, 1939, 1941, 1964
Pro Vercelli
7
1908, 1909, 1911, 1912, 1913, 1921, 1922
AS Rome
3
1942, 1983, 2001
Lazio
2
1974, 2000
Fiorentina
2
1956, 1969
Naples
2
1987, 1990
Cagliari
1
1970
Casale
1
1914
Novese
1
1922
Sampdoria
1
1991
Hellas Vérone
1
1985

Une étoile pour 10 titres

Par ville[modifier | modifier le code]

Bilan par ville

Ville Titres Clubs vainqueurs
Torino-Stemma.png Turin
37
Juventus (30), Torino (7)
CoA Città di Milano.svg Milan
36
Inter (18), Milan (18)
Stemma di Genova.svg Gênes
10
Genoa (9), Sampdoria (1)
Bologne
7
Bologne (7)
Verceil
7
Pro Verceil (7)
Coat of arms of Rome.svg Rome
5
Roma (3), Lazio (2)
Firenze-Stemma.png Florence
2
Fiorentina (2)
CoA Città di Napoli.svg Naples
2
Naples (2)
Cagliari
1
Cagliari (1)
Casale Monferrato
1
Casale (1)
Novi Ligure
1
Novese (1)
Vérone
1
Hellas Vérone (1)

Par région[modifier | modifier le code]

Bilan par région

Région Titres Clubs vainqueurs
Flag of Piedmont.svg Piémont
46
Juventus (30), Torino (7), Pro Vercelli (7), Casale (1), Novese (1)
Flag of Lombardy.svg Lombardie
36
Milan (18), Inter (18)
Flag of Liguria.svg Ligurie
10
Genoa (9), Sampdoria (1)
Emilia-Romagna-Flag.png Émilie-Romagne
7
Bologne (7)
Lazio Coat of Arms.svg Latium
5
Roma (3), Lazio (2)
Flag of Campania.svg Campanie
2
Naples (2)
Toscana-Bandiera2.png Toscane
2
Fiorentina (2)
Bandiera ufficiale RAS.jpg Sardaigne
1
Cagliari (1)
Flag of Veneto.svg Vénétie
1
Hellas Vérone (1)

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Recordmen de matches de Championnat d'Italie de football 


Meilleurs buteurs du championnat d'Italie de football
  • Joueur/ Nombre de buts inscrits/ Matchs joués :

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Juventus décide en 2012 d'ajouter une troisième étoile sur le maillot, bien que les titres de 2005 et 2006 qui lui aient été retirés
  2. a et b (it) « Le vittorie nei Campionati Federali F.I.F. 1908 e 1909 » (consulté le 26 sept. 2008)
  3. Suspension vivement critiquée par les dirigeants du Genoa CFC, en position de vainqueur. La fédération assura toutefois que la compétition reprendrait où elle en était dès la fin de la guerre, qui, selon la propagande de l'époque, ne durerait que quelques mois.
  4. Compétition sous forme d'éliminatoires régionales (Ligurie, Piémont occidental et oriental, Lombardie et Émilie-Romagne) d'où les premiers du groupe se regroupent lors d'une phase finale.
  5. Il n'y eu plus aucune compétition sur le sol du pays, suite au déroulement désastreux de la guerre côté italien.
  6. « UEFA European Cup Coefficients Database » (consulté le 24 juillet 2011)
  7. a et b Suite au scandale des matches truqués du Calcio, la Juventus a été déchue de ses titres 2005 et 2006 tandis que le Milan AC a perdu sa 2e place de 2006 avec la suppression de 30 points.