Championnat d'Europe de football 2012

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Euro 2012

Logotype officiel de l'Euro 2012.

Logotype officiel de l'Euro 2012.

Généralités
Sport Football
Organisateur(s) UEFA
Édition 14e
Lieu Drapeau de la Pologne Pologne
Ukraine Ukraine
Date du 8 juin 2012
au 1er juillet 2012
Participants 16 équipes
(51 en phase qualificative)
Matchs joués 31
Affluence 1 440 896 spectateurs
(46 481 par match)
Site(s) 8 stades
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Espagne Espagne
Vainqueur Drapeau : Espagne Espagne (3e titre)
Finaliste Drapeau : Italie Italie
Demi-finalistes Drapeau : Allemagne Allemagne
Drapeau : Portugal Portugal
Buts 76 (2,45 buts par match)
Meilleur joueur Drapeau : Espagne Andrés Iniesta
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Espagne Fernando Torres (3 buts)
Meilleur(s) passeur(s) Drapeau : Russie Andreï Archavine
Drapeau : Angleterre Steven Gerrard
Drapeau : Allemagne Mesut Özil
Drapeau : Espagne David Silva (3 passes)

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Le championnat d'Europe de football 2012, communément abrégé en Euro 2012, est la quatorzième édition du championnat d'Europe de football, compétition organisée par l'Union des associations européennes de football et rassemblant les meilleures équipes masculines européennes. Il se déroule en Pologne et en Ukraine du 8 juin au 1er juillet 2012. Le match d'ouverture se joue dans le tout nouveau stade national de Varsovie en Pologne et la finale a lieu au stade olympique de Kiev en Ukraine.

Il est le dernier championnat d'Europe mettant en opposition seize équipes. En effet, celui de 2016 se jouera avec vingt-quatre équipes[1]. Il est le premier tournoi international senior à inclure l'arbitrage à cinq, testé auparavant lors de la Ligue Europa et la Ligue des champions[2].

Tous les anciens vainqueurs de la compétition sont présents[3], dont l'Espagne qui, victorieuse 4-0 de l'Italie en finale[4], réussit à conserver son titre (pour la première fois dans l'histoire de la compétition) et réalise un triplé inédit (Euro 2008 – Coupe du monde 2010 – Euro 2012).

L'Espagne étant déjà qualifiée pour la Coupe des confédérations 2013 par sa victoire à la Coupe du monde 2010, l'Italie finaliste de l'Euro 2012 se qualifie également pour cette compétition[5].

Préparation de l'événement[modifier | modifier le code]

Désignation du pays organisateur[modifier | modifier le code]

Cinq candidatures ont été initialement déposées, comprenant au total sept pays (dont deux duos)[6]. Le 8 novembre 2005, l'Italie obtenait onze voix, et accédait à la seconde phase, tout comme la Croatie et la Hongrie (neuf voix) et le duo Pologne / Ukraine (sept voix). La candidature turque, avec un vote de moins, était éliminée. Celle grecque, avec ses deux voix, arrivait à la dernière place du scrutin.

Le 31 mai 2006, les dossiers des trois candidats à l'Euro étaient rendus. En septembre, l'UEFA examinait en se rendant sur place l'état des lieux. Le 18 avril 2007 à Cardiff, au Pays de Galles, le Comité exécutif de l'UEFA effectuait son choix à bulletins secrets, après avoir étudié scrupuleusement les dossiers des trois candidats en lice pour l'organisation de la compétition. Avec une majorité de huit voix, le duo Pologne / Ukraine était choisi devant l'Italie[7], que les médias donnaient favorite[8], et le duo Croatie / Hongrie.

Logos des trois candidatures présentes au second tour de vote
Nombre de voix obtenues
Fédérations candidates 1er tour 2e tour
 Drapeau : Pologne Pologne / Drapeau : Ukraine Ukraine 7 8
 Drapeau : Italie Italie 11 4
 Drapeau : Croatie Croatie / Drapeau : Hongrie Hongrie 9 0
 Drapeau : Turquie Turquie 6
 Drapeau : Grèce Grèce 2
Total des votes 35 12

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Logo de la candidature de l'Ukraine-Pologne
  • 8 : Drapeau : Russie Viacheslav Koloskov
  • 9 : Drapeau : Portugal Gilberto Madail
  • 10 : Drapeau : Malte Joseph Mifsud
  • 11 : Drapeau : Norvège Per Ravn Omdal
  • 12 : Drapeau : Roumanie Mircea Sandu
  • 13 : Drapeau : Pays-Bas Mathieu Jeu Sprenger
  • 14 : Drapeau : Ukraine Hryhoriy Surkis

Du fait de leur nationalité, Franco Carraro et Hryhoriy Surkis n'ont pas pu participer aux deux votes.

Villes et stades retenus[modifier | modifier le code]

Localisation des villes organisatrices et centres d'hébergement

C'est la troisième fois dans l'histoire qu'un championnat d'Europe de football est organisé par deux pays, après les récents duos Belgique - Pays-Bas, en 2000, et Suisse - Autriche, en 2008. Mais ce choix pose un problème majeur, la distance importante entre les stades. En effet, mille neuf cents kilomètres séparent Gdańsk en Pologne de Donetsk en Ukraine, et pas moins de vingt-deux heures de route sont nécessaires pour se rendre de l'une à l'autre ville.

Les deux pays ont dû aussi se lancer dans un vaste programme d'aménagement des transports, le nombre d'autoroutes et de voies rapides dans ces deux pays étant au moment de l'attribution de cet Euro insuffisant. Effectivement, seulement six cent soixante kilomètres d'autoroutes et trois cent quarante de voies rapides existaient en Pologne (en comparaison avec le millier de kilomètres autoroutiers en République tchèque[9], pays beaucoup plus petit), le constat étant le même en Ukraine. Et même si les chiffres prévisionnels sont intéressants et ambitieux lors du début des travaux, l'état général des réseaux routier et autoroutier en Pologne et en Ukraine laisse toujours à désirer[9].

Un autre grand problème subsiste, la vétusté des stades dans ces deux pays, qui ont tardé à rénover leurs enceintes. Initialement, les différentes rénovations et constructions devaient être achevées en 2010, mais plusieurs retards ont été constatés tout au long des travaux et sur différents sites dans les deux pays.

Informations principales sur les huit stades sélectionnés
Drapeau de la Pologne Pologne
Varsovie Wrocław Poznań Gdańsk
Stade national (c) Stade municipal (c) Stade municipal Arena Gdańsk (c)[Note 1]
56 070 places[Note 2] 41 105 places 39 550 places 39 150 places
Stadion Narodowy w Warszawie 20120422.jpg Stadion we Wrocławiu 2013.jpg Stadion Miejski Poznan, 2011-08-23.jpg PGE Arena outside.jpg
Euro2012 venues-fr.svg
Ukraine Ukraine
Kiev Donetsk Kharkiv Lviv
Stade olympique Donbass Arena (c) Stade Metalist Arena Lviv (c)
64 640 places 49 400 places 37 750 places 32 990 places
Фінал Євро-2012. 1-й тайм.JPG Завжди вірні.jpg
Légende : (c) Construction intégrale.

Incertitudes liées au retard concernant les infrastructures[modifier | modifier le code]

Plusieurs soucis ont émaillé les différents projets d'amélioration des infrastructures polonaises et ukrainiennes, amenant à se poser la question sur un probable remplacement des pays hôtes. Le 30 janvier 2008, le président de l'UEFA Michel Platini annonce commencer un rapport visant à avertir les organisateurs compte tenu de la lenteur des travaux. Le 11 juin, le Premier ministre ukrainien, Ioulia Tymochenko, se montre confiante vis-à-vis des préparatifs qui selon elle se passent normalement[10]. Cependant, un membre de la fédération ukrainienne de football expose le jour suivant le fait que l'Ukraine pourrait perdre le droit de coaccueillir l'événement, en raison des retards dans la rénovation du stade olympique de Kiev[11]. Michel Platini confirme donc qu'une décision sera prise en septembre 2008.

Jusqu'au mois de juin, aucun « plan B » n'est prévu selon l'UEFA. C'est donc quelque temps plus tard que l'Écosse réaffirme ses envies d'intervenir pour aider ces deux pays, et pourquoi pas en cas d'échec héberger la compétition[12]. Le président de la Scottish Football Association Gordon Smith déclarait vouloir que l'UEFA reconsidère son pays pour débloquer la situation, malgré les avis fermes et maintenus de l'association européenne. Platini choisit de clarifier la situation, et déclare : « Nous mettrons tout en œuvre pour que la Pologne et l'Ukraine puissent accueillir l'Euro 2012. La seule raison qui nous pousserait à ne pas y aller serait l'absence de stade à Varsovie et à Kiev. Une délégation ira en Pologne et en Ukraine les 2 et 3 juillet. Nous rencontrerons les responsables des deux pays pour obtenir une vue d'ensemble et prendrons une décision en septembre. Nous avons donné ce défi à ces nations, et il n'y a jamais eu de plan de secours. » Si la décision de septembre est pessimiste, l'UEFA commencera à s'entretenir avec les remplaçants possibles. La Pologne, en avance sur son voisin ukrainien, pourrait accueillir seule la compétition. L'Espagne, qui a été recalée en 2004, est également sur les rangs. Les candidatures éliminées pour cet Euro, comme celle de l'Italie et celle conjointe de l'Écosse et de l'Irlande, pourraient aussi servir en cas d'échec polono ukrainien[13]. La Pologne pourrait également se joindre à l'Allemagne[13].

Après la première visite des dirigeants européens en Pologne, l'UEFA se montre satisfaite et rassurée[14].

Mais le 29 septembre, le gouvernement polonais démet de ses fonctions Michał Listkiewicz, président de la fédération polonaise de football et coordinateur du groupe chargé du dossier Euro[15]. L'UEFA fixe rapidement un ultimatum, et est prête à interdire à la Pologne de disputer ses deux prochains matches de qualification. Tout rentre finalement dans l'ordre quelques jours plus tard[16]. Le 31 octobre, la crise financière qui frappe l’Ukraine remet en cause la capacité du pays à organiser l’Euro 2012, puisque de nombreuses constructions ont été arrêtées en raison du manque de liquidités. Grzegorz Lato, le nouveau patron de la PZPN, suggère que la Pologne coorganise l’épreuve avec l'Allemagne. « Je pense que l’Allemagne peut venir, si l’Ukraine s’en va », dit-il à la télévision polonaise TVN24. Il a ensuite ajouté : « Je crois que l’Ukraine sera prête à temps »[17].

Cette année 2008, qui a vu de nombreux problèmes concernant l'organisation de la compétition, se termine sur fond de crise dans les deux pays. Du côté ukrainien, le gouvernement décide, comme son homologue polonais, de changer le bureau chargé de s'occuper de la préparation, jugeant l'agence inefficace[18]. Un émissaire de l'UEFA, le Français Jacques Lambert, est donc envoyé en Ukraine, pour sécuriser la préparation de l'Euro[19]. En Pologne, les affaires de corruption refont surface. Plusieurs membres de la fédération sont arrêtés, dont Janusz Wojcik, ancien sélectionneur polonais, et Zdzislaw Krecina, candidat à la présidence de la fédération[20].

Pour sa première visite de l'année 2009 en Pologne, le secrétaire général de l'UEFA David Taylor admet que les délais sont respectés, certains projets étant même en avance. Vers le milieu du mois d'avril, l'avancement des travaux est officiellement évalué par le président Michel Platini, qui, alors qu'il visite les différents sites depuis plusieurs jours, annonce le 15 qu'il est impossible que l'Ukraine perde l'Euro 2012, comme la Pologne[21].

Michel Platini en visite à Wrocław, le 27 juillet 2009

Le 13 mai à Bucarest, le Comité Exécutif de l'UEFA prend une décision concernant le choix définitif de villes polonaises et ukrainiennes qui accueilleront les matches de l'Euro 2012[22]. Comme prévu, Gdańsk, Poznań, Varsovie et Wrocław sont choisies comme villes hôtes polonaises, Chorzów et Cracovie n'étant par conséquent pas retenues comme villes hôtes ou villes réserves. Chez le voisin, l'analyse de l'UEFA a révélé des manques importants concernant les infrastructures dans toutes les villes. Kiev est donc la seule ville confirmée pour l'Euro 2012, mais la tenue de la finale dans la capitale est pour l'instant, et jusqu'à un prochain rapport programmé au 30 novembre, non officialisée. Pour les autres villes ukrainiennes, l'UEFA se décidera à la même date que pour Kiev. De plus, Dniepropetrovsk et Odessa ont été écartées de la compétition, ne respectant pas, selon l'association européenne, les critères[23]. Selon un rapport secret de l'UEFA, la ville de Lviv devrait même perdre la tenue de la compétition dans son stade, la construction de celui-ci étant au point mort[24].

Le 11 décembre, le comité exécutif de l'UEFA, réuni à Madère, dévoile ses rapports sur les quatre villes ukraniennes. Kiev accueillera bien la finale, et Donetsk, Kharkiv et Lviv trois matches de poule chacune. Néanmoins, la désignation des villes ukrainiennes chargées d'accueillir les matches à élimination directe sera prise ultérieurement[25].

Le 25 mars 2010, Platini « décide de taper du poing sur la table » concernant la situation ukrainienne, et de « poser des questions » au nouveau président Viktor Ianoukovytch. En effet, la rénovation du stade de Kiev accuse cinq mois de retard, et la construction du nouveau stade de Lviv vient seulement de débuter[26]. Mais en juin, le Comité directeur de l'UEFA officialise la tenue de l'Euro dans les quatre villes ukrainiennes prévues[27].

Communication et produits dérivés[modifier | modifier le code]

Slogan[modifier | modifier le code]

Le slogan officiel de l'Euro 2012, ainsi que le logo final, ont été dévoilés le 14 décembre 2009 sur la place Mykhailivska de Kiev, en présence de Michel Platini, Viktor Iouchtchenko, le président ukrainien, Hryhoriy Surkis, Grzegorz Lato et des représentants des huit villes hôtes[28]. Quelques jours auparavant, le logo géant était déjà installé, mais caché par un voile[29]. Le slogan, rappelant que l'organisation de cette phase finale est une première en Europe de l'Est, est le suivant[30] :

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Logo de la compétition.

Le logo du tournoi est dévoilé le 14 décembre 2009 sur la place Mykhailivska de Kiev[34]. Le logo, typique de la wycinanka (art traditionnel de découpage de papier de couleur que l'on pratique dans certaines régions rurales de Pologne et d'Ukraine en hommage à la faune et la flore locales), représente avec les deux fleurs les deux pays organisateurs, rassemblés par une passion commune de la compétition, designée ici par le ballon central et les personnages levant les bras en signe de victoire dans les trois éléments.

Ces deux éléments ont illuminé tour à tour et durant deux jours les bâtiments les plus célèbres des huit villes hôtes, du 14 au 22 décembre, avec le concours de l'artiste suisse Gerry Hofstetter[35]. Ces bâtiments sont les suivants : l'Hôtel Ukraine de Kiev, le Palais de la culture et de la science de Varsovie, l'Opéra Solovyanenko de Donetsk, la Porte verte de Gdańsk, la Nadra Bank de Kharkiv, le Château centre culturel de Poznań, la BZ WBK Bank de Wrocław et l'Opéra Krushelnytska de Lviv.

Mascottes[modifier | modifier le code]

Les mascottes autour de la coupe.

Le mardi 16 novembre 2010, les mascottes officielles de la compétition sont dévoilées au public, à Varsovie. Portant les couleurs des deux pays, elles sont assez semblables à celles de 2008, créées elles aussi par Warner Bros[36]. Le lendemain, elles font leurs premières sorties dans un stade, avant le match amical de la Pologne contre la Côte d'Ivoire à Poznań, et celui de l'Ukraine contre la Suisse à Genève[37]. Pas encore nommées, l'UEFA fait participer pour la seconde fois les internautes, qui ont le choix entre trois duos de noms, et peuvent voter jusqu'au 3 décembre[36]. Le lendemain, à Kiev, l'instance européenne dévoile les résultats du vote, réalisé auprès de 39 233 personnes, et qui plébiscite le duo Slavek – Slavko[38],[39].

Ballon[modifier | modifier le code]

Le ballon se nomme « Tango 12 » et est présenté à Kiev le 2 décembre 2011[40]. Il est produit par Adidas. Le ballon a été présenté lors de la cérémonie du tirage au sort de la phase finale de l'Euro 2012, le 12 décembre 2011 à Kiev. Serhiy Bubka a dévoilé le ballon pour la première fois en public au Palais des Arts. Son design familier rappelle les compétitions précédentes : les ballons Tango River Plate (1980), Tango Mundial (1984) et Tango Europa (1988) ayant été utilisés lors de précédents Championnats d'Europe. Tango 12 est le onzième ballon officiel de l'Euro, il est une déclinaison moderne du design classique, avec des lignes aux couleurs des deux pays organisateurs. Le ballon, qui a demandé deux ans de développement, a été testé par des joueurs de football de base et de l'élite dans huit pays[41].

Chanson officielle[modifier | modifier le code]

La chanson officielle est Endless Summer d'Oceana[42].

Qualifications[modifier | modifier le code]

Phase de groupes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Éliminatoires de l'Euro 2012.

Le tirage au sort des groupes des éliminatoires de l'Euro 2012 a lieu le 7 février 2010 à Varsovie[43]. Pour la première fois, les nouveaux coefficients UEFA sont utilisés et déterminent donc la composition des six et trois groupes de six et cinq équipes respectivement[43]. Ce classement des nations est publié par l'UEFA à l'issue des qualifications et des barrages de la Coupe du monde 2010, et voit l'Espagne occuper la première place, devant l'Allemagne et les Pays-Bas[44]. Les deux qualifiés d'office, l'Ukraine et la Pologne, occupent respectivement les dix-neuvième et vingt-troisième places[45]. Ce classement est calculé avec les résultats des équipes lors des qualifications et phases finales de la Coupe du monde 2006 et de l'Euro 2008, ainsi qu'avec les résultats du tour préliminaire de la Coupe du monde 2010[44].

Ces éliminatoires débutent le 11 août 2010 et se terminent le 15 novembre 2011.


Composition des groupes :
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D Groupe E
 Drapeau : Allemagne Allemagne  Drapeau : Russie Russie  Drapeau : Italie Italie  Drapeau : France France  Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
 Drapeau : Turquie Turquie  Drapeau : Slovaquie Slovaquie  Drapeau : Serbie Serbie  Drapeau : Roumanie Roumanie  Drapeau : Suède Suède
 Drapeau : Autriche Autriche  Drapeau : Irlande République d'Irlande  Drapeau de l'Irlande du Nord Irlande du Nord  Drapeau : Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine  Drapeau : Finlande Finlande
 Drapeau : Belgique Belgique  Drapeau : Macédoine Macédoine  Drapeau : Slovénie Slovénie  Drapeau : Biélorussie Biélorussie  Drapeau : Hongrie Hongrie
 Drapeau : Kazakhstan Kazakhstan  Drapeau : Arménie Arménie  Drapeau : Estonie Estonie  Drapeau : Albanie Albanie  Drapeau : Moldavie Moldavie
 Drapeau : Azerbaïdjan Azerbaïdjan  Drapeau : Andorre Andorre  Drapeau : Îles Féroé Îles Féroé  Drapeau : Luxembourg Luxembourg  Drapeau : Saint-Marin Saint-Marin


Groupe F Groupe G Groupe H Groupe I
 Drapeau : Croatie Croatie  Drapeau : Angleterre Angleterre  Drapeau : Portugal Portugal  Drapeau : Espagne Espagne
 Drapeau : Grèce Grèce  Drapeau : Suisse Suisse  Drapeau : Danemark Danemark  Drapeau : République tchèque République tchèque
 Drapeau : Israël Israël  Drapeau : Bulgarie Bulgarie  Drapeau : Norvège Norvège  Drapeau : Écosse Écosse
 Drapeau : Lettonie Lettonie  Drapeau : Pays de Galles Pays de Galles  Drapeau : Chypre Chypre  Drapeau : Lituanie Lituanie
 Drapeau : Géorgie Géorgie  Drapeau : Monténégro Monténégro  Drapeau : Islande Islande  Drapeau : Liechtenstein Liechtenstein
 Drapeau : Malte Malte

Le premier de chaque groupe ainsi que le meilleur des deuxièmes accèdent directement à la phase finale. Les huit deuxièmes restant s'affrontent en matchs de barrage pour déterminer les quatre autres qualifiés.

Barrages[modifier | modifier le code]

Équipes concernées par les matches de barrage
Pot 1 Pot 2
Drapeau : Croatie Croatie 32,723 Drapeau : Turquie Turquie 27,601
Drapeau : Portugal Portugal 31,202 Drapeau : Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine 27,199
Drapeau : Irlande République d'Irlande 28,203 Drapeau : Monténégro Monténégro 21,876
Drapeau : République tchèque République tchèque 27,982 Drapeau : Estonie Estonie 20,355

Le tirage au sort des matchs de barrage a lieu le 13 octobre 2011 à l'Hôtel Sheraton de Cracovie[46]. La cérémonie du tirage — organisé pour la première fois en dehors de Nyon[47] — est dirigée par le secrétaire général de l'UEFA Gianni Infantino et l'ancien attaquant international polonais Zbigniew Boniek, l'un des ambassadeurs du tournoi[46]. Les huit équipes sont réparties dans deux chapeaux contenant respectivement quatre équipes têtes de série et quatre équipes non têtes de série, en fonction des coefficients des équipes nationales établis au terme de la phase de groupes.

Le tirage offre notamment à la Bosnie l'occasion d'une revanche contre le Portugal qui l'avait éliminé en barrages qualificatifs pour la Coupe du monde 2010, et un choc entre la Croatie et la Turquie, classées premières de chaque pot grâce à leur coefficient. L'Estonie, possible « petit poucet » de l'Euro et jamais qualifié pour la phase finale d'une grande compétition, affrontera l'Irlande (barragiste pour la deuxième fois de suite également), et le Monténégro jouera sa qualification contre la République tchèque.

Acteurs de l'Euro[modifier | modifier le code]

Équipes qualifiées[modifier | modifier le code]

Qualifiées d'office[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Effectifs de l'Euro 2012.
Pays Date de qualification Participation(s) Meilleur résultat
Drapeau : Pologne Pologne 18 avril 2007 1
2008
1er tour (1)
2008
Drapeau : Ukraine Ukraine 18 avril 2007 Aucune

Qualifiées après les éliminatoires[modifier | modifier le code]

Pays Date de qualification Participation(s) Meilleur résultat
Drapeau : Allemagne Allemagne 2 septembre 2011 10
1972, 1976, 1980, 1984, 1988,
1992, 1996, 2000, 2004, 2008
médaille d'or, Europe Vainqueur (3)
1972, 1980, 1996
Drapeau : Espagne Espagne 6 septembre 2011 8
1964, 1980, 1984, 1988, 1996,
2000, 2004, 2008
médaille d'or, Europe Vainqueur (2)
1964, 2008
Drapeau : Italie Italie 6 septembre 2011 7
1968, 1980, 1988, 1996, 2000,
2004, 2008
médaille d'or, Europe Vainqueur (1)
1968
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 6 septembre 2011 8
1976, 1980, 1988, 1992, 1996,
2000, 2004, 2008
médaille d'or, Europe Vainqueur (1)
1988
Drapeau : Angleterre Angleterre 7 octobre 2011 7
1968, 1980, 1988, 1992, 1996,
2000, 2004
médaille de bronze, Europe Troisième (1)
1968[Note 3]
Drapeau : Danemark Danemark 11 octobre 2011 7
1964, 1984, 1988, 1992, 1996,
2000, 2004
médaille d'or, Europe Vainqueur (1)
1992
Drapeau : France France 11 octobre 2011 7
1960, 1984, 1992, 1996, 2000,
2004, 2008
médaille d'or, Europe Vainqueur (2)
1984, 2000
Drapeau : Grèce Grèce 11 octobre 2011 3
1980, 2004, 2008
médaille d'or, Europe Vainqueur (1)
2004
Drapeau : Russie Russie 11 octobre 2011 9[Note 4]
1960, 1964, 1968, 1972, 1988,
1992, 1996, 2004, 2008
médaille d'or, Europe Vainqueur (1)
1960
Drapeau : Suède Suède
(Meilleur deuxième)
11 octobre 2011 4
1992, 2000, 2004, 2008
Demi-finaliste (1)
1992
Drapeau : Croatie Croatie
(Barragiste)
15 novembre 2011 3
1996, 2004, 2008
1/4 de finaliste (2)
1996, 2008
Drapeau : Irlande République d'Irlande
(Barragiste)
15 novembre 2011 1
1988
1er tour (1)
1988
Drapeau : Portugal Portugal
(Barragiste)
15 novembre 2011 5
1984, 1996, 2000, 2004, 2008
médaille d'argent, Europe Finaliste (1)
2004
Drapeau : République tchèque République tchèque
(Barragiste)
15 novembre 2011 7[Note 5]
1960, 1976, 1980, 1996, 2000,
2004, 2008
médaille d'or, Europe Vainqueur (1)
1976
  •      Pays hôtes : Pologne et Ukraine
  •      Pays qualifié
  •      Pays non qualifié
  •      N'est pas un pays membre de l'UEFA

Les joueurs[modifier | modifier le code]

Chaque équipe emmène un groupe de 23 joueurs en Pologne et en Ukraine, ce qui fait un total de 368 footballeurs[48]. Les sélectionneurs nationaux devaient communiquer la liste de leurs 23 joueurs à l'UEFA pour le 30 mai au plus tard. Passé cette date, un appelé ne peut être remplacé que pour blessure, jusqu'au début de la compétition. Passé le 8 juin, aucun remplacement n'est possible, même pour blessure.

Le plus jeune d'entre eux est le défenseur néerlandais Jetro Willems, 18 ans et 71 jours au début de la compétition. En étant titularisé d'entrée lors du match face au Danemark, il devient le plus jeune joueur à disputer un Euro, battant ainsi le record d'Enzo Scifo[49]. Le plus âgé est le gardien grec Konstantínos Chalkiás, 38 ans au début de la compétition, il se blesse lors de la deuxième rencontre face à la République tchèque[50]. L'âge moyen des joueurs présents est de 27 ans[51]. L'équipe la plus jeune est celle d'Allemagne avec 25 ans de moyenne d'âge, la Russie à l'inverse est l'équipe la plus âgée avec 28 ans et 8 mois de moyenne d'âge[52].

Le joueur le plus lourd est le défenseur irlandais Richard Dunne avec 95 kg[53]. Les joueurs les plus légers sont les Italiens Sebastian Giovinco et Emanuele Giaccherini, l'Espagnol Jesús Navas, l'Irlandais Damien Duff et le Grec Ioannis Fetfatzidis avec 60 kg chacun[54]. Côté taille, le joueur le plus grand est le gardien de but suédois Andreas Isaksson avec 1m99[55] et le plus petit l'attaquant italien Sebastian Giovinco avec 1m64[56].

Trois joueurs rejoignent pendant la compétition le cercle des footballeurs à cent sélections en équipe nationale. Il s'agit de l'Irlandais Damien Duff, de l'Allemand Lukas Podolski et de l'Espagnol Xabi Alonso[57]. Ces deux derniers marquent d'ailleurs à l'occasion de leur centième cape[58],[59].

Le club du Bayern Munich est celui qui compte le plus de joueurs sélectionnés pour l'Euro avec douze joueurs devant le Real Madrid avec onze joueurs. Suivent Liverpool avec neuf joueurs, Manchester City, le Borussia Dortmund, le FC Barcelone, le Zénith Saint-Pétersbourg et le Chakhtar Donetsk avec huit joueurs et Arsenal, Chelsea, Manchester United, la Juventus et le CSKA Moscou avec sept joueurs. Au niveau des championnats, c'est le championnat anglais qui est le plus représenté avec 79 joueurs qui en sont issus, devant les championnats allemand avec 48 joueurs, espagnol avec 33 joueurs, italien avec 31 joueurs, russe avec 29 joueurs, ukrainien avec 27 joueurs et français avec 25 joueurs[60].

La sélection irlandaise est la seule équipe ne comportant aucun joueur évoluant dans son championnat national, à l'inverse la sélection anglaise est exclusivement composée de joueur évoluant dans leur pays. La Suède est l'équipe dont les joueurs sont le plus dispersés puisqu'ils évoluent dans treize championnats différents. Seulement deux joueurs sélectionnés n'évoluent pas dans un championnat européen, il s'agit de l'attaquant irlandais Robbie Keane du Los Angeles Galaxy et de l'ailier suédois Christian Wilhelmsson de l'Al Ahli SC[60].

Les arbitres[modifier | modifier le code]

Howard Webb, arbitre de la dernière finale de Coupe du monde.

Le 20 décembre 2011, l'UEFA désigne les douze arbitres qui vont officier lors du championnat d'Europe 2012 (les arbitres assistants sont désignés ultérieurement)[62].

Les quatre arbitres suivants ne sont que quatrièmes arbitres lors du tournoi.

En continuité avec les essais réalisés en Ligue des champions et en Ligue Europa, deux arbitres supplémentaires sont placés sur la ligne de but, pour la première fois dans l'histoire de l'Euro et avec l'accord de l'International Football Association Board, l'instance qui détermine et fait évoluer les règles du football.

Phase finale[modifier | modifier le code]

Groupes[modifier | modifier le code]

Le tirage au sort des groupes du tournoi final a eu lieu le 2 décembre 2011 au Palais « Ukraine » de Kiev[63]. Comme ce fut le cas lors des éditions 2004 et 2008, les seize finalistes ont été répartis dans quatre pots, classés selon leur coefficient UEFA, et chacun des quatre groupes est composé d'une équipe de chaque pot[64]. Trois équipes sont automatiquement placés dans le pot 1 : la Pologne, l'Ukraine (qui sont les coorganisateurs) ainsi que l'Espagne (tenant du titre). La dernière équipe étant les Pays-Bas qui est l'équipe restante qui possède le plus haut coefficient UEFA[65].

Le tirage au sort débute par le pot 1 puis le pot 4, le pot 3 et le pot 2[65]. À chaque équipe tirée des pots 2, 3 et 4, un deuxième tirage a lieu afin de savoir la place qu'occupera chaque équipe dans la poule (exemple : A2, A3 et A4). Par exemple, l'équipe A2 affronte en premier l'équipe tête de série, l'équipe A3 l'affronte en deuxième et pour finir la tête de série affronte l'équipe A4[65].

La Pologne et l'Ukraine pour des raisons logistiques sont placés respectivement dans le groupe A et dans le groupe D[Note 6]. Le tirage au sort est effectué par quatre anciens joueurs vainqueur de la compétition : l'allemand Horst Hrubesch (vainqueur en 1980), le néerlandais Marco van Basten (1988), le danois Peter Schmeichel (1992) et le français Zinédine Zidane (2000)[67].

Pot 1 Pot 2
Drapeau : Pologne Pologne[Note 7] 26,620 Drapeau : Allemagne Allemagne 40,446
Drapeau : Ukraine Ukraine[Note 7] 28,133 Drapeau : Italie Italie 34,357
Drapeau : Espagne Espagne 43,116 Drapeau : Angleterre Angleterre 33,563
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 40,860 Drapeau : Russie Russie 33,212
Pot 3 Pot 4
Drapeau : Croatie Croatie 33,003 Drapeau : Danemark Danemark 31,205
Drapeau : Grèce Grèce 32,455 Drapeau : France France 30,508
Drapeau : Portugal Portugal 31,717 Drapeau : République tchèque République tchèque 29,602
Drapeau : Suède Suède 31,675 Drapeau : Irlande République d'Irlande 28,576

Le calcul du coefficient UEFA est effectué de cette manière[68] :

Comme lors des Euro 1992, 1996 et 2008, les matchs de chaque groupe se jouent dans deux stades uniquement.

Départage en cas d'égalité[modifier | modifier le code]

Les critères de classement retenus par l'UEFA en cas d'égalité sont quasiment similaires à ceux de l'Euro 2004 et Euro 2008[68] (seul un amendement a été ajouté)[69] :

  1. dans les seuls matchs entre les équipes concernées par l'égalité, nombre de points marqués
  2. dans les seuls matchs entre les équipes concernées par l'égalité, différence de buts (si plus de deux équipes sont à égalité de points)
  3. dans les seuls matchs entre les équipes concernées par l'égalité, nombre de buts marqués (si plus de deux équipes sont à égalité de points)
  4. si, après l'application des critères 1, 2 et 3, deux équipes sont toujours à égalité, les critères 1, 2 et 3 sont à nouveau appliqués exclusivement aux matches entre les deux équipes afin de déterminer leur classement final. Si cette procédure ne donne pas de résultat, les critères suivants s’appliquent dans l'ordre indiqué[Note 8],[69]
  5. dans tous les matchs du groupe, différence de buts
  6. dans tous les matchs du groupe, nombre de buts marqués
  7. séance de tirs au buts, si deux équipes sont toujours à égalité, si elles n'ont pas de troisième ou quatrième adversaire avec le même nombre de points qu'eux, et si ces deux équipes se rencontrent lors du dernier match
  8. position dans le classement par coefficient des équipes nationales de l’UEFA
  9. lors du tour final, comportement fair-play
  10. tirage au sort

Au cours de la phase finale, si les deux équipes sont à égalité à l'issue du temps réglementaire, une prolongation est disputée. Si à l'issue de la prolongation, les deux équipes sont toujours à égalité, elles sont départagées par une séance de tirs aux buts.

Suspensions[modifier | modifier le code]

Un joueur exclu du terrain est automatiquement suspendu pour le prochain match de son équipe. L’instance de discipline peut aggraver la sanction. Un joueur est automatiquement suspendu pour le match suivant de la compétition après deux avertissements lors de deux matches différents. Les avertissements sont remis à zéro à l’issue des quarts de finale[68]. Les avertissements et les suspensions non purgées à la suite de deux cartons jaunes sont annulés à la fin de la compétition[68].

Groupe A[modifier | modifier le code]

Coup-franc tiré par Jaroslav Plašil lors de Pologne-République tchèque.

En match d'ouverture du championnat d'Europe, la Pologne, pourtant en tête et en supériorité numérique à la pause, concède le nul à la Grèce. Dans l'autre rencontre, le favori du groupe[70], la Russie, bat très facilement la République tchèque. Quatre jours plus tard, le classement se rééquilibre avec la victoire des Tchèques sur la Grèce et le match nul entre Polonais et Russes. Lors de la troisième journée, les quatre équipes peuvent se qualifier en gagnant leur match, ce que font la République tchèque, qui élimine l'un des pays hôtes, et plus surprenant la Grèce qui élimine la Russie, pourtant considérée comme l'une des outsiders de cette compétition.

C'est la première fois dans l'histoire de l'Euro qu'une équipe termine première de son groupe avec une différence de but négative[71]. En Coupe du monde, ce fait s'était déjà produit avec le Cameroun, en 1990[72].


Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Drapeau de République tchèque République tchèque 6 3 2 0 1 4 5 -1
2 Drapeau de Grèce Grèce 4 3 1 1 1 3 3 0
3 Drapeau de Russie Russie 4 3 1 1 1 5 3 +2
4 Drapeau de Pologne Pologne 2 3 0 2 1 2 3 -1

     Équipe qualifiée

8 juin 2012
Pologne Drapeau de Pologne 1 – 1 Drapeau de Grèce Grèce Stade national, Varsovie (18 h)
Russie Drapeau de Russie 4 – 1 Drapeau de République tchèque République tchèque Stade municipal, Wrocław (20 h 45)
12 juin 2012
Grèce Drapeau de Grèce 1 – 2 Drapeau de République tchèque République tchèque Stade municipal, Wrocław (18 h)
Pologne Drapeau de Pologne 1 – 1 Drapeau de Russie Russie Stade national, Varsovie (20 h 45)
16 juin 2012
République tchèque Drapeau de République tchèque 1 – 0 Drapeau de Pologne Pologne Stade municipal, Wrocław (20 h 45)
Grèce Drapeau de Grèce 1 – 0 Drapeau de Russie Russie Stade national, Varsovie (20 h 45)

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Groupe B[modifier | modifier le code]

Tacle de Moutinho sur Schweinsteiger lors d'Allemagne - Portugal.

Lors du premier match, les Danois battent, à la surprise de tous[73], le finaliste de la Coupe du monde 2010, les Pays-Bas. Dans l'autre rencontre, l'Allemagne bat dans la douleur un Portugal assez malchanceux. Lors de la deuxième journée, une victoire des Danois et des Allemands peut sceller l'avenir des deux autres nations. Tandis que l'Allemagne vainc sans souci les Pays-Bas, le Portugal se sort d'une situation compliquée face au Danemark, qui était revenu à égalité à dix minutes de la fin du match et aurait même pu prendre l'avantage. Durant la troisième journée, Allemands et Portugais se qualifient grâce à une victoire deux à un sur les Danois et les Néerlandais.

Les Pays-Bas réalisent la même contre-performance (élimination au premier tour) que les finalistes des Coupes du monde 1994, 2002 et 2006 (Italie, Allemagne et France) lors des Euros qui suivirent.


Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Drapeau d'Allemagne Allemagne 9 3 3 0 0 5 2 +3
2 Drapeau du Portugal Portugal 6 3 2 0 1 5 4 +1
3 Drapeau du Danemark Danemark 3 3 1 0 2 4 5 -1
4 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 0 3 0 0 3 2 5 -3

     Équipe qualifiée

9 juin 2012
Pays-Bas Drapeau des Pays-Bas 0 – 1 Drapeau du Danemark Danemark Stade Metalist, Kharkiv (18 h)[Note 9]
Allemagne Drapeau d'Allemagne 1 – 0 Drapeau du Portugal Portugal Arena Lviv, Lviv (20 h 45)
13 juin 2012
Danemark Drapeau du Danemark 2 – 3 Drapeau du Portugal Portugal Arena Lviv, Lviv (18 h)
Pays-Bas Drapeau des Pays-Bas 1 – 2 Drapeau d'Allemagne Allemagne Stade Metalist, Kharkiv (20 h 45)
17 juin 2012
Portugal Drapeau du Portugal 2 – 1 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Stade Metalist, Kharkiv (20 h 45)
Danemark Drapeau du Danemark 1 – 2 Drapeau d'Allemagne Allemagne Arena Lviv, Lviv (20 h 45)

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Groupe C[modifier | modifier le code]

Corner pendant le match Espagne - Italie.

Dans le premier choc de ce championnat d'Europe, Espagnols et Italiens se quittent sur un score de parité, alors que ces derniers ont eu le plus d'occasions de buts. Dans l'autre rencontre, la Croatie bat aisément l'Irlande. Lors de la deuxième journée, l'Italie cède le nul aux Croates dans un match où chaque équipe a dominé l'autre l'espace de quarante-cinq minutes, et l'Irlande peine à exister face aux champions du monde et d'Europe en titre (victoire quatre buts à zéro de l'Espagne). Lors de la dernière journée décisive, l'Irlande, déjà éliminée, s'incline deux buts à zéro face à l'Italie, dépendante du résultat de l'autre rencontre. Alors qu'au final, un nul suffit aux Croates et aux Espagnols pour se qualifier, les Ibériques battent dans la douleur des Croates qui se sont créés les plus belles actions du match.


Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Drapeau d'Espagne Espagne 7 3 2 1 0 6 1 +5
2 Drapeau d'Italie Italie 5 3 1 2 0 4 2 +2
3 Drapeau de Croatie Croatie 4 3 1 1 1 4 3 +1
4 Drapeau d'Irlande Irlande 0 3 0 0 3 1 9 -8

     Équipe qualifiée

10 juin 2012
Espagne Drapeau d'Espagne 1 – 1 Drapeau d'Italie Italie PGE Arena, Gdańsk (18 h)
Irlande Drapeau d'Irlande 1 – 3 Drapeau de Croatie Croatie Stade municipal, Poznań (20 h 45)
14 juin 2012
Italie Drapeau d'Italie 1 – 1 Drapeau de Croatie Croatie Stade municipal, Poznań (18 h)
Espagne Drapeau d'Espagne 4 – 0 Drapeau d'Irlande Irlande PGE Arena, Gdańsk (20 h 45)
18 juin 2012
Croatie Drapeau de Croatie 0 – 1 Drapeau d'Espagne Espagne PGE Arena, Gdańsk (20 h 45)
Italie Drapeau d'Italie 2 – 0 Drapeau d'Irlande Irlande Stade municipal, Poznań (20 h 45)

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Groupe D[modifier | modifier le code]

Andriy Chevtchenko célébrant son but contre la Suède.

Tandis que les favoris anglais et français se neutralisent un partout, le pays hôte bat une Suède contre-attaquante grâce à son capitaine Andriy Chevtchenko, héros du match[74]. Pouvant se qualifier dès leur deuxième rencontre, les Ukrainiens s'inclinent face à la France lors d'une partie interrompue environ une heure par un orage, alors que l'Angleterre bat difficilement et élimine les Suédois. Lors du dernier match, voulant terminer la tête haute, la Suède assomme une France fébrile. Dans le même temps, les hommes de Roy Hodgson battent de justesse des Ukrainiens dominateurs mais nerveux dans le dernier geste.

Tout comme la Pologne, l'Ukraine se fait éliminer de « son Euro » au premier tour. Après sa défaite contre la Suède, la série d'invincibilité de la France, effective depuis le deuxième match de qualification à cet Euro, prend fin.


Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Drapeau d'Angleterre Angleterre 7 3 2 1 0 5 3 +2
2 Drapeau de France France 4 3 1 1 1 3 3 0
3 Drapeau d'Ukraine Ukraine 3 3 1 0 2 2 4 -2
4 Drapeau de Suède Suède 3 3 1 0 2 5 5 0

     Équipe qualifiée

11 juin 2012
France Drapeau de France 1 – 1 Drapeau d'Angleterre Angleterre Donbass Arena, Donetsk (18 h)
Ukraine Drapeau d'Ukraine 2 – 1 Drapeau de Suède Suède Stade olympique, Kiev (20 h 45)
15 juin 2012
Ukraine Drapeau d'Ukraine 0 – 2 Drapeau de France France Donbass Arena, Donetsk (18 h)[Note 10]
Suède Drapeau de Suède 2 – 3 Drapeau d'Angleterre Angleterre Stade olympique, Kiev (21 h)
19 juin 2012
Angleterre Drapeau d'Angleterre 1 – 0 Drapeau d'Ukraine Ukraine Donbass Arena, Donetsk (20 h 45)
Suède Drapeau de Suède 2 – 0 Drapeau de France France Stade olympique, Kiev (20 h 45)

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Phase à élimination directe[modifier | modifier le code]

Quarts de finale Demi-finales Finale
21 juin 2012 20 h 45, Varsovie   27 juin 2012 20 h 45, Donetsk   1er juillet 2012 20 h 45, Kiev
1er Grp A Drapeau de République tchèque République tchèque 0
2e Grp B Drapeau du Portugal Portugal 1  
Drapeau du Portugal Portugal 0 (2)tab
23 juin 2012 20 h 45, Donetsk
    Drapeau d'Espagne Espagne 0 (4)tab  
1er Grp C Drapeau d'Espagne Espagne 2
28 juin 2012 20 h 45, Varsovie
2e Grp D Drapeau de France France 0
Drapeau d'Espagne Espagne 4
22 juin 2012 20 h 45, Gdańsk
    Drapeau d'Italie Italie 0
1er Grp B Drapeau d'Allemagne Allemagne 4  
2e Grp A Drapeau de Grèce Grèce 2  
Drapeau d'Allemagne Allemagne 1
24 juin 2012 20 h 45, Kiev
    Drapeau d'Italie Italie 2
1er Grp D Drapeau d'Angleterre Angleterre 0 (2)tab
2e Grp C Drapeau d'Italie Italie 0 (4)tab


Quarts de finale[modifier | modifier le code]

Wayne Rooney taclé par Daniele De Rossi lors du match Angleterre-Italie.

Premier engagé avec la République tchèque dans ces quarts de finale, le Portugal se qualifie pour les demies en battant une équipe tchèque solide mais dominée durant toute la seconde période. Cristiano Ronaldo inscrit le seul but de la rencontre[75], et permet au Portugal d'atteindre sa troisième demi-finale en quatre championnats d'Europe[76]. Le lendemain, dans un match marqué par des considérations politiques[77], l'Allemagne bat facilement le champion d'Europe 2004 quatre buts à deux[78] et se qualifie pour sa deuxième demi-finale d'affilée[79]. Le 23 juin, le tenant du titre espagnol, peu inspiré, fait tout de même valoir sa supériorité face à des Français sous tension et empruntés[80]. Enfin, lors du dernier quart, Italiens et Anglais livrent un match intense, « tendu et palpitant de bout en bout »[81]. Même s'ils ont la maîtrise du ballon et se procurent les plus belles occasions, les Italiens doivent passer par une séance de tirs au but pour se qualifier[81].

21 juin 2012
20 h 45
République tchèque Drapeau de République tchèque
Premier du groupe A
0 – 1 Drapeau du Portugal Portugal
Deuxième du groupe B
Stade national, Varsovie, Pologne
Arbitrage : Howard Webb

22 juin 2012
20 h 45
Allemagne Drapeau d'Allemagne
Premier du groupe B
4 – 2 Drapeau de Grèce Grèce
Deuxième du groupe A
PGE Arena, Gdańsk, Pologne
Arbitrage : Damir Skomina

23 juin 2012
20 h 45
Espagne Drapeau d'Espagne
Premier du groupe C
2 – 0 Drapeau de France France
Deuxième du groupe D
Donbass Arena, Donetsk, Ukraine
Arbitrage : Nicola Rizzoli

24 juin 2012
20 h 45
Angleterre Drapeau d'Angleterre
Premier du groupe D
0 – 0
(2 – 4 tab)
Drapeau d'Italie Italie
Deuxième du groupe C
Stade olympique, Kiev, Ukraine
Arbitrage : Pedro Proença

Demi-finales[modifier | modifier le code]

Les Italiens félicitant leur buteur, Mario Balotelli, lors du match contre l'Allemagne.

Dans le choc ibérique de ces demi-finales, Portugais et Espagnols se livrent un match serré et fermé. Lors des prolongations, l'Espagne domine et s'offre de nombreuses occasions de buts. En battant aux tirs au but son voisin et rival, l'Espagne s'offre une troisième finale d'affilée dans un tournoi majeur[82]. Dans l'autre demi-finale, l'Italie surprend l'Allemagne dès la première période avec un doublé de Mario Balotelli. La réduction du score de Mesut Özil dans le temps additionnel n'y change rien : la squadra azzura rejoint l'Espagne en finale de l'Euro 2012[83].

Qualifiées pour la finale, l'Espagne et l'Italie sont les deux derniers champions du monde[84].

27 juin 2012
20 h 45
Portugal Drapeau du Portugal
Vainqueur du premier quart de finale
0 – 0
(2 – 4 tab)
Drapeau d'Espagne Espagne
Vainqueur du troisième quart de finale
Donbass Arena, Donetsk, Ukraine
Arbitrage : Cüneyt Çakır

28 juin 2012
20 h 45
Allemagne Drapeau d'Allemagne
Vainqueur du deuxième quart de finale
1 – 2 Drapeau d'Italie Italie
Vainqueur du quatrième quart de finale
Stade national, Varsovie, Pologne
Arbitrage : Stéphane Lannoy

Finale[modifier | modifier le code]

Les Espagnols soulevant le trophée.

Mieux entrés dans le match, les Espagnols concrétisent leur domination en ouvrant le score au quart d'heure de jeu grâce à David Silva, de la tête, bien servi dans la surface par Francesc Fàbregas. C'est à ce moment que les Italiens rééquilibrent les débats et se procurent plusieurs occasions d'égalisation, toutes annihilées par Iker Casillas, gardien et capitaine espagnol. Peu avant la mi-temps, l'Espagne inscrit un deuxième but par l’intermédiaire de Jordi Alba, parti du milieu de terrain et lancé par Xavi Hernández. Au retour des vestiaires, l'Italie repart de l'avant et tente de réduire l'écart, mais ses attaquants sont soit maladroits soit impuissants face à Casillas. À l'heure de jeu, les espoirs italiens sont mis à mal par la sortie sur blessure de Thiago Motta, entré sur le terrain quelques minutes plus tôt et qui laisse ses partenaires à dix, le sélectionneur azzurri ayant déjà effectué ses trois changements. À la suite de ce fait de jeu, l'Espagne contrôle facilement le match et marque même deux buts de plus[85].

Victorieuse sur le score sévère de quatre buts à zéro (l'écart est le plus large jamais enregistré dans une finale d'un tournoi majeur[86]), l'Espagne devient la première équipe à conserver sa couronne européenne et réalise l'inédit triplé Euro – Coupe du monde – Euro[85]. Buteur lors de la finale, Fernando Torres devient le seul joueur à avoir marqué dans deux finales différentes de l'Euro (2008 et 2012)[86]. Xavi Hernández devient le seul joueur à avoir délivré une passe décisive dans deux finales différentes de l'Euro (2008 et 2012).


1er juillet 2012
20 h 45
Espagne Drapeau d'Espagne
Vainqueur de la première demi-finale
4 – 0 Drapeau d'Italie Italie
Vainqueur de la seconde demi-finale
Stade olympique, Kiev, Ukraine
Arbitrage : Pedro Proença

Statistiques et récompenses[modifier | modifier le code]

Statistiques générales[modifier | modifier le code]

Les 16 équipes présentes disputent un total de 31 rencontres : 24 au premier tour et 7 dans la phase à élimination directe

Meilleur joueur[modifier | modifier le code]

Andrés Iniesta lors de la finale de l'Euro.

L'UEFA choisit le milieu offensif espagnol Andrés Iniesta comme meilleur joueur de la compétition[87].

Le latéral gauche Jordi Alba, champion d'Europe avec l'Espagne et très porté sur l'attaque, est généralement considéré par la presse comme la révélation de la compétition[88],[89].

Équipe type[modifier | modifier le code]

L'équipe-type de l'Euro 2012, qui comprend 23 joueurs, est choisie par l'équipe technique de l'UEFA. Cette équipe technique est composée de Andy Roxburgh, Fabio Capello, Jerzy Engel, Dušan Fitzel, Gérard Houllier, Lars Lagerbäck, György Mezey, Holger Osieck, Jean-Paul Brigger, Walter Gagg et Mordechai Spiegler[90].

Équipe-type
Gardiens Défenseurs Milieux Attaquants

Drapeau : Italie Gianluigi Buffon
Drapeau : Espagne Iker Casillas
Drapeau : Allemagne Manuel Neuer

Drapeau : Espagne Jordi Alba
Drapeau : Portugal Fábio Coentrão
Drapeau : Allemagne Philipp Lahm
Drapeau : Portugal Pepe
Drapeau : Espagne Gerard Piqué
Drapeau : Espagne Sergio Ramos

Drapeau : Espagne Xabi Alonso
Drapeau : Espagne Sergio Busquets
Drapeau : Italie Daniele De Rossi
Drapeau : Angleterre Steven Gerrard
Drapeau : Espagne Xavi Hernández
Drapeau : Espagne Andrés Iniesta
Drapeau : Allemagne Sami Khedira
Drapeau : Italie Andrea Pirlo
Drapeau : Allemagne Mesut Özil

Drapeau : Italie Mario Balotelli
Drapeau : Espagne Cesc Fàbregas
Drapeau : Suède Zlatan Ibrahimović
Drapeau : Portugal Cristiano Ronaldo
Drapeau : Espagne David Silva

Classement des buteurs[modifier | modifier le code]

Fernando Torres remporte le titre de meilleur buteur en totalisant trois buts, comme Mario Gómez, Mario Mandžukić, Mario Balotelli, Cristiano Ronaldo et Alan Dzagoev, mais ayant délivré une passe décisive (comme Gómez) et joué moins longtemps (189 minutes) en phase finale, il est le seul distingué par l'UEFA[91].

3 buts
2 buts
1 but
1 but (suite)
1 but contre son camp

Classement des passeurs[modifier | modifier le code]

3 passes décisives
2 passes décisives
1 passe décisive
1 passe décisive (suite)
1 passe décisive (suite)

Discipline[modifier | modifier le code]

Bilan par joueur[modifier | modifier le code]

1 carton rouge
3 cartons jaunes
2 cartons jaunes
2 cartons jaunes (suite)
1 carton jaune
  • 69 joueurs

Suspensions[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous résume les joueurs suspendus pendant la compétition.

Joueur Cartons Suspensions
Drapeau : Angleterre Wayne Rooney Carton rouge dans le groupe G des éliminatoires contre le Drapeau : Monténégro Monténégro Groupe D contre la Drapeau : France France
Groupe D contre la Drapeau : Suède Suède[92]
Drapeau : Grèce Sokrátis Papastathópoulos Carton jaune Carton jauneCarton rouge dans le groupe A contre la Drapeau : Pologne Pologne Groupe A contre la Drapeau : République tchèque République tchèque[93]
Drapeau : Pologne Wojciech Szczęsny Carton rouge dans le groupe A contre la Drapeau : Grèce Grèce Groupe A contre la Drapeau : Russie Russie[93]
Drapeau : Allemagne Jérôme Boateng Averti dans le groupe B contre le Drapeau : Portugal Portugal
Averti dans le groupe B contre les Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Groupe B contre le Drapeau : Danemark Danemark[94]
Drapeau : Grèce Giorgos Karagounis Averti dans le groupe A contre la Drapeau : Pologne Pologne
Averti dans le groupe A contre la Drapeau : Russie Russie
Quart de finale contre l'Drapeau : Allemagne Allemagne[95]
Drapeau : Grèce José Holebas Averti dans le groupe A contre la Drapeau : Pologne Pologne
Averti dans le groupe A contre la Drapeau : Russie Russie
Quart de finale contre l'Drapeau : Allemagne Allemagne[95]
Drapeau : Irlande Keith Andrews Carton jaune Carton jauneCarton rouge dans le groupe C contre l'Drapeau : Italie Italie Groupe C des éliminatoires de la coupe du monde 2014 contre le Drapeau : Kazakhstan Kazakhstan[96]
Drapeau : France Philippe Mexès Averti dans le groupe D contre l'Drapeau : Ukraine Ukraine
Averti dans le groupe D contre la Drapeau : Suède Suède
Quart de finale contre l'Drapeau : Espagne Espagne[97]
Drapeau : Italie Christian Maggio Averti dans le groupe C contre l'Drapeau : Espagne Espagne
Averti dans le quart de finale contre l'Drapeau : Angleterre Angleterre
Demi-finale contre l'Drapeau : Allemagne Allemagne[98]

Bilan de l'Euro[modifier | modifier le code]

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Conditions de jeu[modifier | modifier le code]

Chronique des tribunes[modifier | modifier le code]

Arbitrage[modifier | modifier le code]

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

Sponsors[modifier | modifier le code]

Comme pour les éditions précédentes, Adidas est l'un des sponsors principaux de la compétition, ayant prolongé son contrat avec l'UEFA jusqu'en 2017[99]. La société allemande fournit les équipements sportifs, dont les ballons officiels, au cours de cet évènement. Castrol, présent lui aussi en 2008, annonce le parrainage de la compétition en janvier 2010[100]. Le 23 février au Palais de la culture et de la science de Varsovie, Coca-Cola annonce avoir prolongé son contrat, devenant ainsi le troisième partenaire mondial du championnat d'Europe[101]. La société américaine de boissons non alcoolisées est suivie quelques jours plus tard par Hyundai-Kia, qui reste ainsi le partenaire automobile exclusif de l'Euro 2012[102]. En mai 2010, Carlsberg, compagnie brassicole danoise, annonce l'extension à long terme de son contrat, et son représentant déclare être « ravi de faire partie de ce projet »[103]. Lors du même mois, McDonald's, présent depuis 1992, prolonge lui aussi son partenariat[104],[105]. En septembre 2010, Sharp, fabricant d'électronique, devient le septième sponsor majeur de cette compétition[106]. En janvier 2011, Orange, entreprise de télécommunication, à travers sa filiale polonaise Telekomunikacja Polska, devient le partenaire technologique officiel de la compétition[107]. En juillet 2011, Canon, entreprise spécialisée dans les produits optiques, devient le neuvième sponsor de l'Euro 2012[108]. En octobre 2011, Continental, fabricant de pneumatiques, devient à son tour sponsor officiel[109].

Il y a trois sponsors polonais pour cette compétition : le chocolatier E.Wedel[110], la banque Bank Pekao SA[111] et la filiale polonaise de MasterCard, entreprise de système de paiement[112].

Il y a également trois sponsors ukrainiens pour cet Euro 2012 : Epicenter K, une entreprise de bricolage[113], l'entreprise de télécommunication UkrTelecom[114] et la banque Ukrsotsbank (membre de l'Unicredit Group)[115].

Médias[modifier | modifier le code]

Le 23 septembre 2009, un accord a été conclu entre l'UEFA et l'Union européenne de radio-télévision concernant les droits de diffusion de l'Euro 2012 dans trente-six nations membres de l'association européenne de football[116]. Parmi ces trente-six pays, vingt-neuf verront l'UER statuer directement sur leurs droits télévisés, les sept autres travaillant en coopération avec l'organisme européen. Pour les vingt-neuf nations, un minimum de vingt-sept matches (sur trente-et-un) sera diffusé en direct sur des chaînes en clair, ainsi que des magazines dédiés et des programmes de résumés.

Pour les deux pays organisateurs, l'UEFA avait déjà annoncé auparavant être parvenue à deux accords avec NTU (Natsionalna Telekompaniya Ukrayiny) en Ukraine et TVP (Telewizja Polska) en Pologne[117].

Effets économiques pour les deux pays[modifier | modifier le code]

Les travaux entrepris et l'organisation de la compétition exigent une forte mobilisation de main d'œuvre et génèrent un surplus d'activité. Dès 2009, l'Euro 2012 a dopé en partie l'économie de la Pologne, seule nation de l'Union européenne à afficher une croissance positive, quatre cents projets étant déjà en cours et 85 % des investissements liés à l'Euro portant sur les infrastructures de transports[118].

Les deux pays verront des retombées économiques positives si l'organisation se présente sous son meilleur jour et si les difficultés liées aux transports sont résolues (tant du point de vue de la distance entre les stades ukrainiens et polonais que de celui du nombre de réseaux autoroutiers en Ukraine). De plus, les répercussions du budget sur la formation des jeunes footballeurs de ces deux pays pourraient être importantes. Le bénéfice touristique devrait être lui aussi important, la Pologne attendant entre neuf cent mille et un million de visiteurs en juin 2012[118].

Selon Jakub Borowski, économiste à la Warsaw School of Economics, la compétition devrait augmenter la richesse nationale du pays de sept à huit milliards d'euros, soit l'équivalent de deux points de PIB. Par comparaison, la Suisse, pays coorganisateur de l'Euro 2008 avec l'Autriche, avait réalisé un chiffre d'affaires d'un milliard et demi d'euros[118].

Équipementiers[modifier | modifier le code]

Primes pour les fédérations[modifier | modifier le code]

Primes pour les fédérations
No  Équipe(s) Millions d'
1 Drapeau : Espagne Espagne 23
2 Drapeau : Italie Italie 19,5
3 Drapeau : Allemagne Allemagne 16
4 Drapeau : Portugal Portugal 15
5 Drapeau : Angleterre Angleterre 12,5
6 Drapeau : République tchèque République tchèque 12
7 Drapeau : France France, Drapeau : Grèce Grèce 11,5
9 Drapeau : Croatie Croatie, Drapeau : Russie Russie 10,5
11 Drapeau : Danemark Danemark, Drapeau : Ukraine Ukraine 10
13 Drapeau : Pologne Pologne, Drapeau : Suède Suède 9
15 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas, Drapeau : Irlande République d'Irlande 8

Un total de 196 millions d'euros est reversé aux seize fédérations dont l'équipe prend part à la compétition, soit douze millions de plus que lors de l'Euro précédent[119]. Pour chaque fédération, huit millions d'euros sont reçus au titre de la participation. Viennent ensuite s'ajouter des primes de résultat, comme suit :

  • Victoire en finale : 7,5 millions d'euros
  • Défaite en finale : 4,5 millions d'euros
  • Qualification pour les demi-finales : 3 millions d'euros
  • Qualification pour les quarts de finale : 2 millions d'euros
  • Classement à la 3e place de la poule : 1 million d'euros
  • Victoire en match de poules : 1 million d'euros
  • Résultat nul en match de poules : 0,5 million d'euros

L'Espagne, victorieuse en finale, reçoit 23 millions d'euros de la part de l'UEFA[120], soient presque autant que le maximum fixé avant la compétition (23,5 millions) et prévu pour une équipe qui gagnerait tous ses matches.

Billets[modifier | modifier le code]

Les billets pour l'Euro 2012 seront mis en vente pour le grand public pendant tout le mois de mars 2011[121]. Les acheteurs auront le choix entre des billets individuels ou des billets groupés pour une série de matches, pour chacune des seize équipes participantes. De plus, certains billets seront réservés aux supporteurs déficients visuels ou en fauteuil roulant nécessitant un accompagnateur[122], ainsi qu'à la population des villes hôtes. Les tarifs s'échelonnent de trente à six cents euros, soit cinquante pour cent moins que lors de l'Euro 2008, les organisateurs ayant pris en compte le pouvoir d'achat local[121]. À titre d'exemple, le billet le moins cher pour assister à la finale sera vendu cinquante euros. Tous les demandeurs ont des chances égales d'acquérir un billet quelle que soit la date de la demande, et un tirage au sort aura lieu s'il y a plus de demandes que de billets disponibles[123].

Trois types de billets sont disponibles :

  • Billets individuels, pour un match spécifique ;
  • Abonnements équipe, qui permet aux fans de suivre leur équipe pendant la phase de groupes ou la totalité du tournoi ;
  • Abonnements site, qui permet aux fans d'assister à tous les matches disputés dans un stade spécifique pendant la phase de groupes ou la totalité du tournoi.

Cependant, dès la fin de l'année 2010, des billets et packs d'hospitalité illégaux sont mis sur le marché par plusieurs entreprises des deux pays hôtes, qui ne possèdent pourtant pas les fameux sésames et qui les proposent à des prix largement supérieurs à l'offre autorisée[124].

Controverses[modifier | modifier le code]

Menaces de boycott[modifier | modifier le code]

Article connexe : Détention d'Ioulia Tymochenko.

Des dirigeants européens annoncent leur intention de boycotter le championnat d'Europe de football pour protester contre les conditions de détention de l'ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Tymochenko. Condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir, elle souffre de graves douleurs au dos et a entamé une grève de la faim[125].

Après une déclaration personnelle de la commissaire à la Justice Viviane Reding et un appel de députés européens du groupe des Verts[126], la Commission européenne annonce le 3 mai 2012 que ses membres ne se rendront pas en Ukraine pour assister à l'événement, par solidarité avec Ioulia Tymochenko. Elle précise qu'il ne s'agit cependant pas d'un « boycott de l'Euro », car les critiques adressées au gouvernement de l'Ukraine ne concernent pas la Pologne. Le porte-parole du président Barroso déclare « Nous ne voulons pas pénaliser le pays coorganisateur ou mettre en péril le succès du tournoi. »[127]. Les gouvernements de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Belgique menacent également l'Ukraine d'un boycott politique si la situation de Ioulia Tymochenko ne s'améliore pas avant le début de la compétition[128]. La France est, quant à elle, passée à l'action par l'annonce du boycott des matchs se déroulant en Ukraine pour les membres du gouvernement français[129]. Le président de la Pologne s'oppose également à un boycott, car il considère que cela empêcherait le rapprochement de l'Ukraine avec l'Union européenne et la rapprocherait de la Russie. Selon lui, le championnat de football est au contraire l'occasion pour l'Ukraine « de se présenter sous son meilleur jour »[130].

Le gouvernement de l'Ukraine dénonce une « manipulation artificielle » et déclare à l'intention du gouvernement de l'Allemagne : « Nous ne voudrions pas penser que les dirigeants politiques allemands sont capables de ranimer les méthodes de la “guerre froide” et qu’ils vont tenter de faire du sport l’otage de la politique[131]. » Le président de la Russie Vladimir Poutine critique également ces menaces. Il déclare qu'il « considère qu'il ne faut en aucun cas mélanger la politique, le business et d'autres questions du genre avec le sport, il faut laisser le sport tranquille »[132].

Autres polémiques et protestations[modifier | modifier le code]

Manifestation de FEMEN en 2010.

Le groupe FEMEN a dénoncé la prostitution liée à l'Euro 2012 et multiplie les coups d'éclat à l'occasion du tournoi[133], notamment en manifestant seins nus[134]. Selon FEMEN, l'afflux de supporteurs en Ukraine fera exploser les chiffres de la prostitution[133]. La porte-parole de FEMEN, Inna Shevchenko, accuse même l'UEFA de vouloir influencer le gouvernement ukrainien en faveur de la légalisation de la prostitution[135]. L'Ukraine compte alors entre 50 000 et 80 000 prostituées[136] et est le pays d'Europe le plus touché par le virus du sida, avec une prévalence du VIH d'environ 1,6 % de la population en 2010[137].

L'interdiction de signes religieux, notamment aux côtés de signes racistes, xénophobes ou encore politiques, a provoqué une vive polémique dans la communauté catholique polonaise, qui s'est sentie fortement visée[138].

En Ukraine, la suppression de dizaines de milliers de chiens errants a provoqué des pétitions (comme 30 millions d'amis[139]) et une contre-attaque du groupe Anonymous[140].

D'autre part, l'UEFA a fait part de son mécontentement à propos des tarifs des hôtels ukrainiens, que l'organisation jugeait trop élevés[141].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gdańsk a vendu le nom de son stade, appelé dès le début du projet « Baltic Arena », en 2009.
  2. Les capacités des stades sont celles imposées par l'UEFA, et valables uniquement lors de l'Euro.
  3. L'Angleterre est aussi demi-finaliste de l'Euro 1996.
  4. La FIFA considère l'équipe de Russie comme successeure légitime de l'URSS et de la Communauté des États indépendants. Le palmarès de ces équipes appartient donc aujourd'hui à l'équipe de Russie.
  5. La FIFA et l'UEFA considèrent l'équipe de République tchèque comme successeur légitime de la Tchécoslovaquie. Le palmarès de cette équipe appartient donc aujourd'hui à l'équipe de République tchèque.
  6. Cela leur permet ainsi de jouer la phase de poule ainsi qu'un éventuel quart de finale à domicile[66].
  7. a et b En tant que pays hôtes, la Pologne et l'Ukraine sont placés dans le pot 1.
  8. Amendement
  9. Les horaires sont données en HEC qui correspond à l'heure française et polonaise. Pour l'heure locale en Ukraine, ajouter une heure.
  10. Partie interrompue par un orage au bout de 4 minutes et 30 secondes de jeu, reprise à 19 h.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Des arbitres supplémentaires à l'EURO 2012 sur le site de l'UEFA, le 5 mars 2011.
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  4. (en) « Spain claim historic win », sur espn.go.com/,‎ 1er juillet 2012.
  5. « Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013 », sur fifa.com
  6. (en) « Bidding for the Final Tournament 2012 », sur uefa.com,‎ 7 novembre 2005
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  8. Euro 2012 - L'Italie favorite sur le site de La Dernière Heure, le 18 avril 2007.
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  12. (en) Les Écossais évoquent un plan de secours sur le site de la BBC, le 5 juin 2008.
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  14. L'UEFA positive en Pologne sur le site de l'UEFA, le 3 juillet 2008.
  15. Imbroglio à Varsovie sur le site de L'Équipe, le 29 septembre 2008.
  16. La Pologne pourra jouer sur le site de L'Équipe, le 6 octobre 2008.
  17. Euro 2012 : l’Ukraine menacée par la crise financière sur le site du Soir, le 31 octobre 2008.
  18. L'Ukraine fait le ménage sur le site de L'Équipe, le 19 novembre 2008.
  19. Un Français en Ukraine ? sur le site de L'Équipe, le 3 octobre 2008.
  20. Corruption en Pologne sur le site de L'Équipe, le 23 octobre 2008.
  21. Platini donne son feu vert sur le site de L'Équipe, le 15 avril 2009.
  22. Les villes hôtes de 2012 choisies à Bucarest sur le site de l'UEFA, le 12 mai 2009.
  23. Sélection des villes hôtes pour l'Euro 2012 sur le site de l'UEFA, le 13 mai 2009.
  24. (en) L'Euro 2012 sans Lviv ? sur polishsoca.com, le 27 septembre 2009.
  25. L'UEFA confirme quatre villes sur le site de l'UEFA, le 11 décembre 2009.
  26. L'Ukraine exaspère Platini sur le site de L'Équipe, le 25 mars 2010.
  27. (pl) L'Euro 2012 dans les quatre villes d'Ukraine sur 90minut.pl, le 2 juin 2010.
  28. Le logo de l'EURO bientôt dévoilé sur le site de l'UEFA, le 24 novembre 2009.
  29. Lancement du logo de l'Euro 2012 sur le site de l'UEFA, le 11 décembre 2009.
  30. Le logo de l'EURO 2012 sur le site de l'UEFA, le 14 décembre 2009.
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  33. « Ensemble, écrivons l'Histoire » sur le site de l'UEFA, le 18 décembre 2009.
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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]