Championnat d'Allemagne de football

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Bundesliga

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Généralités
Création 1903
Autre(s) nom(s) Bundesliga (depuis 1963)
Organisateur(s) Deutsche Fußball-Liga
Périodicité Annuelle
Lieu Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Participants 18
Statut des participants Professionnel (depuis 1963)
Site web officiel
Hiérarchie
Hiérarchie Premier niveau
Niveau inférieur 2. Bundesliga
Palmarès
Tenant du titre Bayern Munich (2014)
Plus titré(s) Bayern Munich (24)
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Allemagne Gerd Müller (365)
Plus d'apparitions Drapeau : Allemagne Karl-Heinz Körbel (602)
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pour la compétition en cours voir :
Bundesliga 2013-2014

Le Championnat d'Allemagne de football est créé en 1903. Jusqu'en 1963, le statut des clubs est amateur et le championnat national consiste en une phase finale entre les différents champions régionaux. Le championnat professionnel à poule unique, la Bundesliga, est créé en 1963. Le Bayern Munich, vainqueur en 2012-2013, détient le record du nombre de victoires, avec 24 titres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du football allemand.

L'histoire du championnat d'Allemagne de football connut quatre grandes périodes distinctes. La première ère fut celle des « Fédérations régionales ». Elle s'écoula de 1903 à 1933. Elle fut suivie de l'ère des Gauligen exigées et mises en place par le Régime nazi. Elle prévalut de 1934 à 1944. La saison 1944-1945 resta « blanche » pour des raisons facilement compréhensibles. Vint ensuite l'ère des Oberligen de 1947 à 1963 et enfin l'ère « moderne », celle de la Bundesliga.

Ère des « Fédérations régionales »[modifier | modifier le code]

Le temps des pionniers (1903-1914)[modifier | modifier le code]

L'équipe du Karlsruher FV championne d'Allemagne en 1910
Saison Champion[1]
1902-1903 VfB Leipzig
1903-1904 Titre non attribué
1904-1905 Berliner TuFC Union 1892
1905-1906 VfB Leipzig
1906-1907 Freiburger FC
1907-1908 Viktoria Berlin
1908-1909 Phönix Karlsruhe
1909-1910 Karlsruher FV
1910-1911 Viktoria Berlin
1911-1912 Holstein Kiel
1912-1913 VfB Leipzig
1913-1914 SpVgg Fürth

La création de la Fédération allemande de football ((de) Deutscher Fußball-Bund, abrégé en DFB) le 28 janvier 1900 à Leipzig permet de regrouper sous le même toit les différentes fédérations régionales jusqu'alors autonomes. Les membres fondateurs recensés sont au nombre de 86 clubs. Certains de ceux-ci sont alors déjà membre d'une association locale ou régionale créée bien plus tôt, d'autres se présentent à titre individuel.

La fédération nouvellement créée organise la première phase finale du championnat d'Allemagne dès 1903 en faisant s'affronter les champions régionaux entre eux. Cette première édition du championnat est remportée par le VfB Leipzig face au DFC Prague[2]. Outre le VfB Leipzig, d'autres grands clubs se développent alors, comme le Britannia Berlin, le Karlsruher FV, le Karlsruher FC Phönix, le BFC Viktoria 1889, le Duisburger SV ou le Holstein Kiel.

De 1903 à 1914, la phase finale regroupe de 6 à 8 clubs, avec cependant deux exceptions notables: en 1905, il y eut 11 équipes tandis que l'édition 1910 en compta 9.

Après la Première Guerre mondiale (1920-1933)[modifier | modifier le code]

Finale du championnat en 1924
Saison Champion[1]
1919-1920 FC Nuremberg
1920-1921 FC Nuremberg
1921-1922 Titre non attribué
1922-1923 Hambourg SV
1923-1924 FC Nuremberg
1924-1925 FC Nuremberg
1925-1926 SpVgg Fürth
1926-1927 FC Nuremberg
1927-1928 Hambourg SV
1928-1929 SpVgg Fürth
1929-1930 Hertha BSC Berlin
1930-1931 Hertha BSC Berlin
1931-1932 Bayern Munich
1932-1933 Fortuna Düsseldorf

Le 1. FC Nuremberg remporte six titres nationaux dans les années 1920.

La finale de 1922 oppose le Hambourg SV au 1. FC Nuremberg. Le match est arrêté à 2-2 après 189 minutes de jeu et un match d'appui est organisé. Lors de la prolongation de celui-ci et sur le score de 1-1, l'équipe de Nuremberg est réduitE à sept joueurs après expulsions et blessures. L'arbitre arrête alors la partie et Hambourg est déclaré champion mais refuse le titre. Le HSV fait ensuite marche arrière en affirmant que son refus initial était dû à l'insistance de la DFB, qui nie cette version. Dans son palmarès officiel, la DFB n'attribue pas le titre de 1922.

De 1920 à 1924, la phase finale compta 7 ou 8 équipes. À l'occasion de l'édition 1925 survint un premier changement important, la phase finale fut ouverte à 16 clubs. Les fédérations régionales disposèrent de trois ou deux qualifiés chacune.

Ère des Gauligen (1933-1944)[modifier | modifier le code]

Finale du championnat en 1941 entre Rapid Vienne et Schalke 04
Saison Champion[1]
1933-1934 Schalke 04
1934-1935 Schalke 04
1935-1936 FC Nuremberg
1936-1937 Schalke 04
1937-1938 Hanovre 96
1938-1939 Schalke 04
1939-1940 Schalke 04
1940-1941 Rapid Vienne
1941-1942 Schalke 04
1942-1943 Dresdner SC
1943-1944 Dresdner SC

La prise de pouvoir des nazis conduit à une réforme des structures du football allemand. Les grandes fédérations régionales sont dissoutes et remplacées par de nouvelles structures qui organisent chacune une Gauliga. Les vainqueurs des 16 Gauligen se retrouvent ensuite lors d'une phase finale pour déterminer le club champion d'Allemagne.

La formule de la compétition est également modifiée. Les 16 équipes sont réparties en quatre groupe de quatre et s'y rencontrent en matchs aller-retour. Les quatre vainqueurs de groupe se disputent le titre lors de deux demi-finales et d'une finale. Cette nouvelle formule a pour effet de concentrer la compétition.

Jusqu'en 1938, le nombre des Gauligen reste constant. Ce nombre augmente ensuite avec l'expansion du territoire du Troisième Reich au cours de la Seconde Guerre mondiale, exemple de la Gauliga Alsace, et avec la scission de Gauligen existantes rendue nécessaire par la guerre qui ne permet plus de faire de longs déplacements.

Le FC Schalke 04 remporte six des douze titres mis en jeu entre 1933 et 1945. Après l'Anschluss de 1938, l'Autriche est renommée Ostmark (Marches de l'Est) et une Gauliga Ostmark est créée en tant que partie du championnat allemand. C'est ainsi le Rapid Vienne figure officiellement au palmarès du championnat allemand en 1941. À la même époque, le First Vienna remporte le Tschammer Pokal, l'ancêtre de l'actuelle Coupe d'Allemagne de football qu'est le DFB-Pokal.

Ère des Oberligen (1947-1963)[modifier | modifier le code]

Saison Champion[3]
1947-1948 FC Nuremberg
1948-1949 VfR Mannheim
1949-1950 VfB Stuttgart
1950-1951 FC Kaiserslautern
1951-1952 VfB Stuttgart
1952-1953 FC Kaiserslautern
1953-1954 Hanovre 96
1954-1955 Rot-Weiss Essen
1955-1956 Borussia Dortmund
1956-1957 Borussia Dortmund
1957-1958 Schalke 04
1958-1959 Eintracht Francfort
1959-1960 Hambourg SV
1960-1961 FC Nuremberg
1961-1962 FC Cologne
1962-1963 Borussia Dortmund

La première édition officielle du championnat après la guerre n'eut lieu en 1947-1948. Les huit clubs qui y participèrent étaient les champions et vice-champions des zones d'occupation américaine, britannique et française en Allemagne, le champion de la zone d'occupation soviétique et le vainqueur du championnat de Berlin.

Article détaillé : Championnat de RDA de football.

À partir de la saison suivante, les clubs situés dans la zone d'occupation soviétique disputèrent leur propre compétition, qui devint à partir de l'édition 1949-1950 et la création de la République démocratique allemande le championnat de RDA de football.

À partir de l'édition 1948-1949, le championnat d'Allemagne devint donc celui de la République fédérale d'Allemagne (RFA). Les clubs furent répartis en cinq zones géographiques (Nord, Ouest, Sud-Ouest, Sud et Berlin). Chaque zone délégua un ou deux clubs pour la phase finale nationale.

Cette phase finale fut jouée selon différentes formes. son nombre de participants évolua avec le temps. En 1949, ils furent 9 puis 16 en 1950. Ces deux éditions se dispuèrent selon le principe de match à élimination directe. À partir de l'édition 1950-1951, le tour final fut de nouveau joué à 8 mais cette fois les qualifiés étaient répartis en deux groupes de 4 équipes. Les deux vainqueurs de poule jouant la grande finale. En 1954, Il y eut que six participants, répartis en deux groupes de 3. Pour la saison suivante, on retrouva la forme à 8 (2x4). Mais dès 1956, ils furent 9. Un tour préliminaire éliminait une formation avant la phase de groupes (2-4). La structure resta alors figée jusqu'au terme de la saison 1962-1963.

Ère de la Bundesliga (depuis 1963)[modifier | modifier le code]

Ce fut donc à partir de la saison 1963-1964 que DFB se dota d'une « série nationale unique » désignant le champion au terme d'une « championnat de ligue ». À partir de ce moment, les seules évolutions qui survinrent encore concernèrent les étages inférieures d'une pyramide qui se structura progressivement vers la forme qu'elle connaît de nos jours.

Pendant les dix ans qui suivirent, soit jusqu'au terme de la saison 1973-1974, le 2e niveau du football allemand porta le nom de Regionalliga. Il se composa de cinq séries « régionales ». Les champions n'étaient pas assuré de rejoindre la plus haute division puisqu'un tour final désignait les deux élus annuels.

Les débuts (1963-1968)[modifier | modifier le code]

Saison Champion[4]
1963-1964 1. FC Cologne
1964-1965 Werder Brême
1965-1966 TSV Munich 1860
1966-1967 Eintracht Braunschweig
1967-1968 1. FC Nuremberg

La première journée de la première saison de la nouvelle Bundesliga a lieu le 24 août 1963. Le premier but du championnat est marqué après seulement 58 secondes par Timo Konietzka du Borussia Dortmund dans la rencontre contre le Werder Brême. Les huit matchs de cette première journée sont suivis par 327 000 spectateurs dans les différents stades. Le club du 1. FC Cologne, à l'époque déjà géré comme un club professionnel, domine et remporte le premier championnat de Bundesliga avec seulement deux défaites et six points d'avance sur le Meidericher SV.

Bayern contre Mönchengladbach (1969-1977)[modifier | modifier le code]

Saison Champion[4]
1968-1969 FC Bayern Munich
1969-1970 Borussia Mönchengladbach
1970-1971 Borussia Mönchengladbach
1971-1972 FC Bayern Munich
1972-1973 FC Bayern Munich
1973-1974 FC Bayern Munich
1974-1975 Borussia Mönchengladbach
1975-1976 Borussia Mönchengladbach
1976-1977 Borussia Mönchengladbach

Le championnat est secoué au début des années 1970 par un scandale de matchs truqués, découvert par le président des Kickers Offenbach Horst-Gregorio Canellas le 6 juin 1971. Le résultat de certains matchs est manipulé, ce qui permet aux clubs de Rot-Weiß Oberhausen et Arminia Bielefeld de ne pas descendre en division inférieure. Sur les huit dernières journées de la saison 1970-1971, ce sont 18 rencontres qui sont manipulées. 52 joueurs, deux entraîneurs et six dirigeants de club qui sont sanctionnés. Les clubs de Kickers Offenbach et Arminia Bielefeld sont également exclus du championnat.

Lors de la saison 1974-1975 fut créée la Zweites Bundesliga (ou 2. Bundesliga). La niveau Regionalliga disparut, et fut remplacé par la plus haute division amateur de chaque région où un tour final annuel désignait les montants (le nom de la plus haute division pouvait varier d'une région à l'autre). Cette formule ne concerna pas la région « Nord » et « Berlin » qui recréèrent une « Oberliga ». La 2. Bundesliga fut jouée en deux séries (Nord et Sud) jusqu'en 1981.

La Bundesliga est dominée durant les années 1970 par deux clubs, le Borussia Mönchengladbach qui est sacré en 1970, 1971, 1975, 1976 et 1977, et par le Bayern Munich sacré quant à lui en 1969, 1972, 1973 et 1974. Cette domination des deux clubs s'achève néanmoins en 1978 avec le sacre du 1. FC Cologne puis du Hambourg SV en 1979.

Nord contre Sud (1978-1990)[modifier | modifier le code]

Rencontre Hambourg SVFC Bayern Munich en 1981
Saison Champion[4]
1977-1978 1. FC Cologne
1978-1979 Hambourg SV
1979-1980 FC Bayern Munich
1980-1981 FC Bayern Munich
1981-1982 Hambourg SV
1982-1983 Hambourg SV
1983-1984 VfB Stuttgart
1984-1985 FC Bayern Munich
1985-1986 FC Bayern Munich
1986-1987 FC Bayern Munich
1987-1988 Werder Brême
1988-1989 FC Bayern Munich
1989-1990 FC Bayern Munich

Le nombre de spectateurs présents dans les stades diminue dans les années 1980. Ceci en partie en raison des transferts de plusieurs très bons joueurs allemands de la Bundesliga vers des clubs étrangers. Le transfert le plus spectaculaire de cette période est celui de Karl-Heinz Rummenigge du Bayern Munich à l'Inter Milan pour plus de 10 millions de Deutsche Mark. À travers les succès de Boris Becker et Steffi Graf, l'intérêt du public et des médias se dirige vers le tennis. Malgré les bons résultats de l'équipe d'Allemagne de football, qui parvient en finale de la Coupe du monde 1982 et de la Coupe du monde 1986, le football devient moins attractif. Pour contrer la diminution du nombre de spectateurs en hiver et pour diminuer le nombre de matchs remis, la pause hivernale du championnat est allongée à huit semaines.

À partir de la saison 1978-1979, la pyramide du football allemand fut remodelée. Les Oberligen Nord et Berlin furent rejointes par six homonymes régionales (Baden-Württemberg, Bayern, Hessen, Nordrhein, Südwest et Westfalen). Chaque série eut un montant vers la 2. Bundesliga, excepté Berlin, dont le champion devait jouer un test-match contre le vice-champion du Nord. Mais ce procédé ne fut appliqué que deux saisons car à la fin de la compétition 1980-1981, un nouveau changement intervint : La 2. Bundesliga fut réduite à une seule série. Cela obligea à reléguer de trois à six clubs selon l'Oberliga concernée. Par la suite, la procédure appliquée prévoyait quatre relégués annuels depuis le 2e niveau. Les huit champions des Oberligen devaient disputer un tour final pour désigner les quatre élus à la promotion. Cette méthode resta en vigueur jusqu'à la réunification allemande.


Réunification et commercialisation (1991-1999)[modifier | modifier le code]

Saison Champion[4]
1990-1991 1. FC Kaiserslautern
1991-1992 VfB Stuttgart
1992-1993 Werder Brême
1993-1994 FC Bayern Munich
1994-1995 Borussia Dortmund
1995-1996 Borussia Dortmund
1996-1997 FC Bayern Munich
1997-1998 1. FC Kaiserslautern
1998-1999 FC Bayern Munich

À partir du début des années 1990, le football regagne à nouveau en popularité. Ceci s'explique d'une part par les succès de l'équipe nationale, avec un troisième titre de champion du monde en 1990 et un troisième titre de champion d'Europe en 1996, et d'autre part par la commercialisation ciblée de la Bundesliga dans les médias. À partir de 1991 la chaîne Premiere montre les matchs du championnat à la télévision, puis c'est au tour de la chaîne Sat.1 un an plus tard.

Pour les répercussions de la réunification allemande sur la structure hiérarchique, voir article : Histoire du football allemand.

Expansion et modèle économique (depuis 2000)[modifier | modifier le code]

Le Borussia Dortmund contre Schalke 04 en 2009.
Saison Champion[4]
1999-2000 FC Bayern Munich
2000-2001 FC Bayern Munich
2001-2002 Borussia Dortmund
2002-2003 FC Bayern Munich
2003-2004 Werder Brême
2004-2005 FC Bayern Munich
2005-2006 FC Bayern Munich
2006-2007 VfB Stuttgart
2007-2008 FC Bayern Munich
2008-2009 VfL Wolfsbourg
2009-2010 FC Bayern Munich
2010-2011 Borussia Dortmund
2011-2012 Borussia Dortmund
2012-2013 FC Bayern Munich
2013-2014 FC Bayern Munich

Depuis 2000, la Bundesliga assiste à une hégémonie du Bayern Munich qui remporte neuf des quinzes titres du championnat. Les autres champions furent le Borussia Dortmund (2002, 2011, 2012), le Werder Brême (2004), le VfB Stuttgart (2007) et le VfL Wolfsbourg (2009).

Le championnat se décida à plusieurs reprises lors la dernière journée. Ainsi durant l'édition 1999/2000, le Bayer Leverkusen qui n'avait besoin que d'un nul chez le promu SpVgg Unterhaching pour être sacré champion, s'inclina 0-2. Combinée à une victoire du Bayern Munich à Brême, la différence de but favorable aux Bavarois (+45 contre +38), départagea les deux équipes ayant terminées à égalité (73 pts). Scénario encore plus spectaculaire un an plus tard : Schalke 04 commença à fêter son titre de champion d'Allemagne après sa victoire sur Unterhaching n’apprenant que quelques minutes plus tard que le Bayern avait égalisé dans le temps additionnel à Hambourg, lui permettant de conserver donc son titre in-extremis. Les fans de Schalke sacrèrent le club « Champion des cœurs ».

Une disposition est édictée en 2002 stipulant que 50 % + 1 parts d'un club allemand doivent appartenir à ses membres. Cette règle rend impossible toute prise de contrôle par un investisseur privé et en conséquence ferme la porte d'entrée aux oligarques russes ou aux capitaux du Golfe. Cette mesure garantit l'indépendance et préserve de certaines dérives financières, les profits servant à refinancer et à investir[5].

Le 23 août 2003, à la quatrième journée de Championnat, marque la confrontation entre le Hambourg SV, seule équipe à avoir toujours évoluée en 1. Bundesliga, et le Bayern Munich, équipe la plus titrée du championnat. Cette saison marqua les 40 ans de la création de la Bundesliga et pour l'occasion, l'obtention d'« étoiles de champion » sur les maillots des équipes.

En janvier 2005, un scandale de matchs truqués est dévoilé, dont l'arbitre Robert Hoyzer est le principal accusé. Cependant, les rencontres concernées n'ont affecté que des équipes de divisions inférieures (2. Bundesliga et Regionalliga) et de Coupe d'Allemagne. À partir de cet instant, la DFB et la DFL mirent au point un système d'alerte sur les paris inhabituels. Pourtant cette saison 2004/2005 voit la fréquentation des stades de Bundesliga fortement augmenter, dépassant les championnats espagnol, italien et anglais, en attirant 11,56 millions de spectateurs (37 781 de moyenne). Les raisons de ce phénomène peuvent être expliquées par l'arrivée prochaine de la Coupe du monde à domicile pour 2006 et les créations/rénovations de nombreux stades du pays. En outre, la proportion de supportrices est également croissante.

Après le passage du nouveau millénaire, le football allemand connut deux finales consécutives de Ligue des champions avec le Bayern Munich (vainqueur en 2001) et le Bayer Leverkusen (2002), ainsi qu'une finale de Coupe UEFA avec le Borussia Dortmund (2002). Quelques années infructueuses suivirent... Néanmoins entre 2006 et 2010, une équipe allemande se qualifia au moins pour les demi-finales de Coupe UEFA à chaque année. L'édition 2008/2009 marqua un duel 100 % allemand en 1/2 finale entre le Hambourg SV et le Werder Brême. La qualification de ce dernier marqua la fin de sept années de disette sans club allemand en finale de Coupe d'Europe. En revanche, en Ligue des champions, il fallut attendre 2010 pour une qualification en finale part le Bayern Munich. Un an plus tard, c'est Schalke 04 qui atteignait les demi-finales. En 2012, le Bayern Munich échouait à nouveau en finale et dans son propre stade, après une séance de tirs au but (3-4) contre Chelsea.

A l'intersaison 2013, les clubs allemands sont les meilleurs élèves européens avec un ratio endettement-recettes de 39,6 %. Au cours du dernier exercice financier, ils réalisent 55 millions d'euros de bénéfices, 14 clubs sur 18 clubs présentant des comptes excédentaires. La Bundesliga établi un modèle de développement vertueux, alliant rigueur budgétaire et investissements structurels. Depuis 2002, chaque club doit ainsi prouver en début de saison qu'il est en capacité d'arriver à son terme sans faire faillite. Parallèlement, 740 millions d'euros sont injectés dans les centres de formation depuis 2001 et 1,5 milliard investis dans la construction de stades modernes avant le Mondial 2006. En pleine expansion, la Bundesliga franchi ainsi la barre des 2 milliards de revenus. Tout en continuant à maîtriser leurs dépenses (le ratio masse salariale sur recettes s'élève à 37,8 % contre 64 % en Europe), les clubs allemands retrouvent de leur puissance sportive[5].

Autour de la Bundesliga[modifier | modifier le code]

Trophées[modifier | modifier le code]

Coupe Victoria (1903-1944)[modifier | modifier le code]

Réplique de la Coupe Victoria

Le premier trophée remis aux clubs champion d'Allemagne est la Coupe Victoria, une récompense représentant la déesse romaine Victoria. Le premier récipiendaire du trophée est le VfB Leipzig en 1903, le dernier étant le Dresdner SC en 1944. Le 1. FC Nuremberg et le FC Schalke 04 remportent le trophée à six reprises.

La déesse, le visage tourné vers sa droite, a des ailes qui se prolongent au-dessus de la tête. Elle porte une longue robe et se tient appuyée sur une main tandis que l'autre tend une couronne de lauriers. Le trophée s'inspire d'une œuvre du sculpteur Christian Daniel Rauch longtemps exposée au château de Berlin, ou Berliner Stadtschloss, puis transférée à la Alte Nationalgalerie de Berlin.

Initialement, le trophée est posé sur un socle portant en gravure une couronne enserrant un blason. Plus tard, le socle est modifié pour recevoir des petites plaques d'argent sur lesquelles sont gravés le nom des vainqueurs successifs.

Le trophée est remis au DFB après les Jeux olympiques d'été de 1900. sur le certificat l'accompagnant on pouvait lire: Pour commémorer la comportement de la DFB à l'occasion de l'Exposition universelle et des Jeux Olympiques de 1900 à Paris, un prix d'honneur lui est remis sous la forme de la Viktoria du Professeur Rauch. Ce prix est la possession de la Fédération Allemande de Football et sera remis en jeu annuellement par la Fédération Allemande de Football et la Fédération Allemande de Rugby. Le droit pour la saison d'hiver 1901-1902 appartient à la Fédération de Rugby.[6]

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Coupe Victoria reste introuvable et est considérée comme perdue. En 1948, une copie est réalisée et remise au club champion. Ensuite, le DFB décide de créer un nouveau trophée, la Meisterschale.

La Coupe Victoria réapparaît en 1990. Dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale, le trophée tomba entre les mains d'un Berlinois, amateur de football. Celui-ci ramène la sculpture chez lui dans le futur Berlin-Est et la cache dans sa cave sous un tas de charbon pour la protéger des troupes s'approchant de la ville. Après la réunification allemande en 1990, l'amateur de football en informe le DFB, qui peut récupérer le trophée[7].

Meisterschale (depuis 1949)[modifier | modifier le code]

Le trophée de champion d'Allemagne

Le trophée du champion d'Allemagne, connu sous le nom de « Coupe du Champion d'Allemagne » (Deutsche Meisterschale en allemand), a été créé en 1949. L'œuvre, en argent massif pèse environ 11 kg. Elle fut réalisée par le Professeur Elisabeth Treskow et ses élèves de la Kölner Werkschule (Cologne). Initialement, il avait la taille d'une grande assiette (50 cm de diamètre). En partant de l'anneau extérieur, tous les champions allemands (depuis 1903) furent gravés dont Dorian Laugere, Tanguy Faivre et Julien Moncler[8].

En 1981, il ne restait plus de place pour graver le nom des nouveaux vainqueurs. Le trophée fut agrandi d'un anneau de 9 centimètres. L'artiste orfèvre Adolf Kunesch réalisa ce travail, qui doit permettre de mettre le nom des vainqueurs jusqu'en 2011. Ce fut à partir de ce moment que l'« assiette » devint un amusant « saladier » pour les uns ou un plus martial « bouclier » pour les autres.

L'inscription du nom des clubs champions ne suivit pas toujours les règles orthographiques. Ainsi, pour le Borussia Mönchengladbach on peut lire les gravures suivantes: « 1975 BORUSSIA VFL 1900 E.V M - ÖNCHENGLADBACH », « 1976 BORUSSIA VFL 1900 E.V MÖNC - HENGLADBACH », « 1977 BORUSS - IA VFL 1900 E.V MÖNCHENGLA - DBACH » ou encore « Eintracht Braunschweig 1967 » « BRA - UNSCHWEIGER TSV EINTRACHT 1895 ». Pour le titre de la saison 1921-1922, les deux noms du 1. FC Nuremberg et du Hambourg SV furent inscrits (rappelons que cette gravure se fit en 1949). Bayern Munich fut gravé sans le « FC » pour 1932, mais avec à partir de 1969...

L'œuvre est unique, mais les clubs champions reçoivent une réplique. Le trophée est un « challenge » remis en jeu chaque saison. Afin que le club champion reçoive sa récompense dès qu'il est assuré du titre, la DFB utilise des copies quand cela s'avère nécessaire, entre autres quand plusieurs clubs peuvent prétendre au titre. Le vrai trophée est alors remis publiquement lors de la journée suivante. Dans le cas où le titre se joue lors de la dernière journée, le vrai trophée est remis quelques jours plus tard.

Le trophée en quelques mots

  • Taille actuelle : 59 centimètres de diamètre
  • Poids : 11 kilogrammes
  • Matières : Argent massif et tourmalines
  • Artiste (création) : Elisabeth Treskow
  • Artiste (restauration) : Adolf Kunesch (agrandissement)
  • Valeur : 50 000 euros

Formule de la compétition[modifier | modifier le code]

2002-2010 logo

Jusqu'à l'édition 2007/2008 les trois derniers du classement final sont relégués en 2. Bundesliga et sont remplacés par les trois premiers de cette même division.

À partir de l'édition 2008/2009 les deux derniers du classement final sont relégués en 2. Bundesliga et sont remplacés par les deux premiers de cette même division. Un match de barrage aller/retour oppose le seizième de la Bundesliga au troisième du classement final de la 2. Bundesliga.

Stades et nombres de spectateurs en 2009/2010, 2010/2011 et 2011/2012[modifier | modifier le code]

Grâce à la Coupe du monde 2006 qui a permis la rénovation de la majorité des stades allemands, la Bundesliga dispose d'enceinte de qualité parmi les plus modernes au monde. Ainsi six stades allemands sont classés cinq étoiles par l'UEFA à savoir : l'Allianz Arena (Munich), le HSH Nordbank Arena (Hambourg), l'Olympiastadion (Berlin), l'Olympiastadion (Munich), le Signal Iduna Park (Dortmund) et la Veltins-Arena (Gelsenkirchen). Comme on peut le voir ci-dessous, les moyennes d'affluence des différents stades sont très élevées, à chaque fois proche des capacités maximales des enceintes. Ce phénomène est récent, en 2009/2010 le record d'affluence moyenne a ainsi été battu pour 5e fois d'affilée[9].

Nom Club Ville Capacité actuelle[10] Moyenne de spectateurs 2009-2010[11] Moyenne de spectateurs 2010-2011[12] Moyenne de spectateurs 2011-2012[13]
1 Signal Iduna Park Borussia Dortmund Dortmund 80 720 77 246 79 151 80 552
2 Olympiastadion Hertha BSC Berlin Berlin 74 244 46 681 46 131 (2. Bundesliga) 53 449
3 Allianz Arena FC Bayern Munich Munich 71 000 69 000 69 000 69 053
4 Veltins-Arena FC Schalke 04 Gelsenkirchen 61 673 61 316 61 320 61 218


5 Mercedes-Benz Arena VfB Stuttgart Stuttgart 60 441 41 065 38 788 53 436


6 Imtech Arena Hambourg SV Hambourg 57 000 55 242 54 446 53 436
7 Stadion im Borussia-Park Borussia Mönchengladbach Mönchengladbach 54 047 46 411 45 198 51 882
8 Commerzbank-Arena Eintracht Francfort Francfort-sur-le-Main 50 300 47 171 47 365 37 335 (2. Bundesliga)
9 RheinEnergieStadion FC Cologne Cologne 50 076 48 059 47 782 47 719
10 Fritz-Walter-Stadion FC Kaiserslautern Kaiserslautern 49 780 35 398 (2. Bundesliga) 46 392 46 681
11 AWD-Arena Hanovre 96 Hanovre 49 000 38 247 43 903 44 826
12 easyCredit-Stadion FC Nuremberg Nuremberg 48 548 42 336 42 020 41 968
13 Weserstadion Werder Brême Brême 42 087 40 267 37 620 40 749


14 Coface Arena 1. FSV Mayence 05 Mayence 34 034 20 085 20 182 33 074
15 SGL arena FC Augsbourg Augsbourg 30 660 18 329 (2. Bundesliga) 20 481 (2. Bundesliga) 30 259
16 BayArena Bayer 04 Leverkusen Leverkusen 30 210 29 307 28 633 28 331
17 Rhein-Neckar-Arena TSG 1899 Hoffenheim Sinsheim 30 164 29 688 29 871 27 892
18 Volkswagen-Arena VfL Wolfsbourg Wolfsbourg 30 000 29 232 29 871 27 616


18 Millerntor-Stadion FC St. Pauli Hambourg 24 800 19 234 (2. Bundesliga) 24 314 23 220 (2. Bundesliga)
20 Badenova-Stadion SC Freibourg Fribourg-en-Brisgau 24 000 22 900 23 076 22 676
Allianz-Arena


Certains stades ont soit été agrandis entre temps (Bayern, Stuttgart) ou construits (Mayence.

Clubs de l'édition 2013-2014[modifier | modifier le code]

Club Ville Stade
1. FSV Mayence 05 Mayence Stadion am Bruchweg
Bayern Munich Munich Allianz Arena
Bayer Leverkusen Leverkusen Ulrich-Haberland-Stadion
SC Fribourg Fribourg Dreisamstadion
Borussia Dortmund Dortmund Signal Iduna Park
Borussia Mönchengladbach Mönchengladbach Stadion im Borussia-Park
Eintracht Francfort Francfort-sur-le-Main Waldstadion
Hambourg SV Hambourg Volksparkstadion
Hanovre 96 Hanovre Niedersachsenstadion
1899 Hoffenheim Sinsheim Rhein-Neckar-Arena
Eintracht Brunswick Brunswick Eintracht-Stadion
1. FC Nuremberg Nuremberg Frankenstadion
Hertha BSC Berlin Berlin Olympiastadion Berlin
Schalke 04 Gelsenkirchen Arena auf Schalke
VfB Stuttgart Stuttgart Neckarstadion
FC Augsbourg Augsbourg SGL arena
Werder Brême Brême Weserstadion
VfL Wolfsbourg Wolfsbourg Volkswagen-Arena

Palmarès et statistiques[modifier | modifier le code]

Clubs champions d'Allemagne

Champions avant 1964[modifier | modifier le code]

Champions après 1964[modifier | modifier le code]

En 1962, quelques semaines après que la Nationalmannschaft eut été éliminée en quarts de finale de la Coupe du monde disputée Chili, par la Yougoslavie, le nouveau président de la DFB, Hermann Gössmann insista sur la nécessite de professionnaliser le championnat national et surtout de passer à une poule unique. Le à Dortmund, il fut décidé que ce championnat professionnel débuterait avec la saison 1963-1964. Ainsi naquit la Ligue fédérale (en allemand Bundesliga).

Lors de la saison 1991-1992, il y eut exceptionnellement 20 clubs suite à l'ajout de deux clubs du championnat de RDA. Cette action avait été décidée suite à la réunification.

Une victoire donna 3 points au vainqueur d'une rencontre (contre 2 précédemment) à partir de la saison 1995-1996.

Saison Clubs Matches Champion Pts Dauphin Pts Moyenne
spectateurs
Meilleur buteur Buts
1963-1964 16 240 FC Cologne (2) 45 MSV Duisbourg 39 27 610 Seeler (Hambourg SV) 30
1964-1965 16 240 Werder Brême (2) 41 FC Cologne 38 28 778 Brunnenmeier (TSV Munich 1860) 24
1965-1966 18 306 TSV Munich 1860 (1) 50 Borussia Dortmund 47 24 761 Emmerich (1) (Borussia Dortmund) 31
1966-1967 18 306 Eintracht Brunswick (1) 43 TSV Munich 1860 41 24 637 Emmerich (2) (Borussia Dortmund)
G. Müller (1) (Bayern Munich)
28
1967-1968 18 306 FC Nuremberg (9) 47 Werder Brême 44 21 148 Löhr (FC Cologne) 27
1968-1969 18 306 Bayern Munich (2) 46 Aix-la-Chapelle 38 22 076 G. Müller (2) (Bayern Munich) 30
1969-1970 18 306 Borussia Mönchengladbach (1) 51 Bayern Munich 47 20 533 G. Müller (3) (Bayern Munich) 38
1970-1971 18 306 Borussia Mönchengladbach (2) 50 Bayern Munich 48 21 484 Kobluhn (Rot-Weiss Oberhausen) 24
1971-1972 18 306 Bayern Munich (3) 55 Schalke 04 52 18 707 G. Müller (4) (Bayern Munich) 40
1972-1973 18 306 Bayern Munich (4) 54 FC Cologne 43 17 468 G. Müller (5) (Bayern Munich) 36
1973-1974 18 306 Bayern Munich (5) 49 Borussia Mönchengladbach 48 22 205 G. Müller (6) (Bayern Munich)
Heynckes (1) (Borussia Mönchengladbach)
30
1974-1975 18 306 Borussia Mönchengladbach (3) 50 Hertha BSC Berlin 44 22 668 Heynckes (2) (Borussia Mönchengladbach) 27
1975-1976 18 306 Borussia Mönchengladbach (4) 45 Hambourg SV 41 23 269 Fischer (Schalke 04) 29
1976-1977 18 306 Borussia Mönchengladbach (5) 44 Schalke 04 43 25 566 D. Müller (1) (FC Cologne) 34
1977-1978 18 306 FC Cologne (3) 48 Borussia Mönchengladbach 48 27 613 G. Müller (7) (Bayern Munich)
D. Müller (2) (FC Cologne)
24
1978-1979 18 306 Hambourg SV (4) 49 VfB Stuttgart 48 25 884 K. Allofs (1) (Fortuna Düsseldorf) 22
1979-1980 18 306 Bayern Munich (6) 50 Hambourg SV 48 24 274 K-H Rummenigge (1) (Bayern Munich) 26
1980-1981 18 306 Bayern Munich (7) 53 Hambourg SV 49 24 066 K-H Rummenigge (2) (Bayern Munich) 29
1981-1982 18 306 Hambourg SV (5) 48 FC Cologne 45 21 877 Hrubesch (Hambourg SV) 27
1982-1983 18 306 Hambourg SV (6) 52 Werder Brême 52 21 179 Völler (Werder Brême) 23
1983-1984 18 306 VfB Stuttgart (4) 48 Hambourg SV 48 20 634 K-H Rummenigge (3) (Bayern Munich) 26
1984-1985 18 306 Bayern Munich (8) 50 Werder Brême 46 19 837 K. Allofs (2) (FC Cologne) 26
1985-1986 18 306 Bayern Munich (9) 49 Werder Brême 49 18 392 Kuntz (1) (VfL Bochum) 22
1986-1987 18 306 Bayern Munich (10) 53 Hambourg SV 47 20 555 Rahn (Borussia Mönchengladbach) 24
1987-1988 18 306 Werder Brême (3) 52 Bayern Munich 48 19 692 Klinsmann (VfB Stuttgart) 19
1988-1989 18 306 Bayern Munich (11) 50 FC Cologne 45 18 934 Wohlfarth (1) (Bayern Munich)
T. Allofs (FC Cologne)
17
1989-1990 18 306 Bayern Munich (12) 49 FC Cologne 43 21 237 Andersen (Eintracht Francfort) 18
1990-1991 18 306 FC Kaiserslautern (3) 48 Bayern Munich 45 21 696 Wohlfarth (2) (Bayern Munich) 21
1991-1992 20 380 VfB Stuttgart (4) 52 Borussia Dortmund 52 24 244 Walter (VfB Stuttgart) 22
1992-1993 18 306 Werder Brême (4) 48 Bayern Munich 47 26 233 Kirsten (1) (Bayer Leverkusen)
Yeboah (1) (Eintracht Francfort)
20
1993-1994 18 306 Bayern Munich (13) 44 FC Kaiserslautern 43 27 136 Kuntz (2) (FC Kaiserslautern)
Yeboah (2) (Eintracht Francfort)
18
1994-1995 18 306 Borussia Dortmund (4) 49 Werder Brême 48 30 049 Basler (Werder Brême)
Herrlich (Borussia Mönchengladbach)
20
1995-1996 18 306 Borussia Dortmund (5) 68 Bayern Munich 62 30 795 Bobic (VfB Stuttgart) 17
1996-1997 18 306 Bayern Munich (14) 71 Bayer Leverkusen 69 30 859 Kirsten (2) (Bayer Leverkusen) 22
1997-1998 18 306 FC Kaiserslautern (4) 68 Bayern Munich 66 32 995 Kirsten (3) (Bayer Leverkusen) 22
1998-1999 18 306 Bayern Munich (15) 78 Bayer Leverkusen 63 32 754 Preetz (Hertha BSC Berlin) 23
1999-2000 18 306 Bayern Munich (16) 73 Bayer Leverkusen 73 31 180 Max (1) (TSV Munich 1860) 19
2000-2001 18 306 Bayern Munich (17) 63 Schalke 04 62 30 912 Barbarez (Hambourg SV)
Sand (Schalke 04)
22
2001-2002 18 306 Borussia Dortmund (6) 70 Bayer Leverkusen 69 33 030 Amoroso (Borussia Dortmund)
Max (2) (TSV Munich 1860)
18
2002-2003 18 306 Bayern Munich (18) 75 VfB Stuttgart 59 34 198 Élber (Bayern Munich)
Christiansen (VfL Bochum)
21
2003-2004 18 306 Werder Brême (4) 74 Bayern Munich 68 37 481 Ailton (Werder Brême) 28
2004-2005 18 306 Bayern Munich (19) 77 Schalke 04 63 37 806 Mintal (FC Nuremberg) 24
2005-2006 18 306 Bayern Munich (20) 75 Werder Brême 70 40 775 Klose (Werder Brême) 25
2006-2007 18 306 VfB Stuttgart (5) 70 Schalke 04 68 38 888 Ghékas (VfL Bochum) 20
2007-2008 18 306 Bayern Munich (21) 76 Werder Brême 66 39 444 Toni (Bayern Munich) 24
2008-2009 18 306 VfL Wolfsbourg (1) 69 Bayern Munich 67 41 904 Grafite (VfL Wolfsbourg) 28
2009-2010 18 306 Bayern Munich (22) 70 Schalke 04 65 41 802 Džeko (VfL Wolfsbourg) 22
2010-2011 18 306 Borussia Dortmund (7) 75 Bayer Leverkusen 68 42 673 Gómez (Bayern Munich) 28
2011-2012 18 306 Borussia Dortmund (8) 81 Bayern Munich 73 45 116 Huntelaar (Schalke 04) 29
2012-2013 18 306 Bayern Munich (23) 91 Borussia Dortmund 66 42 646 Kießling (Bayer Leverkusen) 25
2013-2014 18 306 Bayern Munich (24)
Saison Clubs Matches Champion Pts Dauphin Pts Moyenne
spectateurs
Meilleur buteur Buts

Bilan[modifier | modifier le code]

Bilan par club

Club Vainqueur Dernier succès
1 Bayern Munich 24 2014
2 FC Nuremberg 9 1968
3 Borussia Dortmund 8 2012
4 Schalke 04 7 1958
5 Hambourg SV 6 1983
6 Borussia Mönchengladbach 5 1977
VfB Stuttgart 5 2007
8 1. FC Kaiserslautern 4 1998
Werder Brême 4 2004
10 VfB Leipzig 3 1913
Greuther Fürth 3 1929
1. FC Cologne 3 1978
13 Viktoria Berlin 2 1911
Hertha BSC Berlin 2 1931
Dresdner SC 2 1944
Hanovre 96 2 1954
17 Blau-Weiß Berlin 1 1905
Freiburger FC 1 1907
Phönix Karlsruhe 1 1909
Karlsruher FV 1 1910
Holstein Kiel 1 1912
Fortuna Düsseldorf 1 1933
Rapid Vienne 1 1941
VfR Mannheim 1 1949
Rot-Weiss Essen 1 1955
Eintracht Francfort 1 1959
TSV Munich 1860 1 1966
Eintracht Brunswick 1 1967
VfL Wolfsbourg 1 2009

Rang UEFA[modifier | modifier le code]

Rangs UEFA 2012-2013.


Le tableau suivant récapitule le classement du championnat d'Allemagne au coefficient UEFA depuis 1980[15] :

Classement du championnat d'Allemagne au coefficient UEFA
1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
3 1 1 1 1 3 2 3 3 2 1 2 2 3 3 3 4 4 2 3
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
3 4 4 4 4 5 5 5 5 4 4 3 3 3
  •      Premier
  •      Deuxième
  •      Troisième

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Dinant Abbink, « Germany - Championships 1902-1945 », sur rsssf.com,‎ 17 janvier 2008 (consulté le 8 décembre 2010)
  2. En 1903, la première finale oppose le VfB Leipzig au DFC Prague. Ce dernier est un des membres fondateurs de la Fédération allemande de football, Prague étant alors une ville de l'Empire d'Autriche-Hongrie. Le DFC Prague, club de la communauté juive allemande de Prague, oscille à cette époque entre les compétitions allemandes, autrichiennes, hongroises.
  3. (en) Pierre Winkler, « Germany - Championships 1947-1963 », sur rsssf.com,‎ 9 septembre 2002 (consulté le 8 décembre 2010)
  4. a, b, c, d et e (de) « Alle Bundesliga-Meister seit 1964 », sur dfb.de (consulté le 8 décembre 2010)
  5. a et b Les secrets de la prospérité du Bayern Munich dans Le Figaro, le 25 mai 2013.
  6. « Zum Andenken an die gelegentlich der Weltausstellung in Paris 1900 abgehaltenen Olympischen Spiele wird hiermit dem Deutschen Fußballbunde ein Wander-Ehrenpreis in Gestalt der Victoria von Prof. Rauch gewidmet. » « Der Weltausstellungspreis bleibt im dauernden Besitz des deutschen Fußballbundes und wird alljährlich abwechselnd von den Rugby-Fußball-Vereinen bzw. den Association-Fußball-Vereinen Deutschlands bestritten. Das Recht der ersten Ausschreibung – also für die Spielzeit Winter 1901/1902 – ist den Rugby-Fußball-Vereinen zuerkannt. »
  7. (de) « Pokale und Trophäen - Die "Viktoria" », sur dfb.de (consulté le 8 décembre 2010)
  8. (de) « Pokale und Trophäen - Meisterschale », sur dfb.de (consulté le 8 décembre 2010)
  9. (de) « 2007 Zuschauerzahlen: Profi-Fußball auf Rekordkurs 2,3 Prozent mehr Tickets als im Vorjahr verkauft Preise bleiben mit durchschnittlich 18,80 Euro sozialverträglich », sur presseportal.de,‎ 17 janvier 2007 (consulté le 8 décembre 2010)
  10. (de) « Bundesliga 2009/2010 - Stadien », sur weltfussball.de (consulté le 8 décembre 2010)
  11. (de) « Bundesliga 2009/2010 - Zuschauer », sur weltfussball.de (consulté le 8 décembre 2010)
  12. (de) « Bundesliga 2010/2011 - Zuschauer », sur weltfussball.de (consulté le 20 juillet 2011)
  13. (de) « Bundesliga 2011/2012 - Zuschauer », sur weltfussball.de (consulté le 27 mai 2012)
  14. Après l'Anschluss, l'Autriche fut renommée Ostmark (Marche de l'Est) et une Gauliga Ostmark fut créée en tant que partie du Championnat allemand. C'est ainsi que le Rapid Vienne figure officiellement au palmarès. À la même époque, le First Vienna remporta la Tschammer Pokal, l'ancêtre de l'actuelle DFB-Pokal.
  15. « UEFA European Cup Coefficients Database » (consulté le 24 juillet 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]