Champion éternel

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Le Champion éternel est une création de l'auteur Michael Moorcock et est un thème récurrent dans ses romans. L'incarnation sans doute la plus célèbre du Champion éternel est Elric de Melniboné.

Le Champion au sein du multivers[modifier | modifier le code]

Sur chacun des plans des millions de sphères du multivers, il existe une incarnation du Champion éternel qui, délibérément ou pas, est le gardien de la balance cosmique. Chaque incarnation du Champion éternel est déchirée par le doute, la crainte, et souvent la culpabilité. Parfois, il recherche un être plus élevé qui commande les dieux lunatiques de la Loi et du Chaos.

Les différentes incarnations du Champion sont liées par divers points communs, par exemple leurs noms : celui de Jherek Carnelian rappelle Jerry Cornelius, et le nom complet de Corum, Corum Jhaelen Irsei, est une anagramme de Jeremiah Cornelius.

Michael Moorcock emprunte parfois à la mythologie ou à l'histoire pour nommer les champions éternels. Ainsi dans le multivers, Ulysse est une incarnation du champion éternel (voir citation plus bas).

Réincarnation et souvenirs[modifier | modifier le code]

Erekosë est la seule incarnation du champion éternel à avoir conscience de ses précédentes incarnations. Il se rappellera, tout au long de ses futures aventures, Ermizhad des Xénans et en sera extrêmement torturé cherchant toujours à regagner dans le multivers, la planète et l'époque où il vécut avec les Xénans. Les autres incarnations ont souvent conscience d'être le champion éternel et d'avoir eu d'autres incarnations, mais n'en ont pas de souvenir. Ils combattent cette idée pour justifier leur propre existence :

« Ryan, Hawkmoon. Powys. Cornell. Brian. Umpata. Soian. Klan. Clovis Marca. Pournachas. Oshbek-Uy. Ulysse. Ilanth.

Ma propre voix s'éleva soudain.

- NON ! JE SUIS SEULEMENT EREKOSË !

-Champion Eternel. Soldat du Destin ».

extrait de Les guerriers d'argent (The silver Warriors),1970.

Rencontre des avatars[modifier | modifier le code]

Il arrive que ces différentes formes du champion éternel se rencontrent et s'unissent pour lutter contre un mal puissant. Ainsi la nouvelle Trois héros pour un seul dessein dans La sorcière dormante (Three heroes with a single aim dans The sleeping sorceress, 1970), - une nouvelle du cycle d'Elric - réunit à la fois Elric de Melniboné l'incarnation actuelle du champion éternel mais aussi Corum Jhaelen Irsei et Erekosë. À ce trio s'ajoute Dorian Hawkmoon qui vient fusionner avec eux lors du combat contre les sorciers Agak et Gagak dans Le Navigateur sur les mers du destin (The Sailor on the Seas of Fate, 1976) :

« Quatre visages riaient sur une tête gigantesque. Huit bras s'agitaient triomphalement, huit jambes se mettaient en mouvement. Et au-dessus de cette tête l'être brandissait une épée unique et massive »

extrait de Le Navigateur sur les mers du destin (The Sailor on the Seas of Fate), 1976.

Cette histoire est reprise du point de vue de Hawkmoon dans La Quête de Tanelorn.

Dans Le dragon De l'épée (The dragon in the sword, 1986) Ulrich von Bek qui est lui-même une incarnation du champion va accompagner Erekosë.

Quelques incarnations du Champion[modifier | modifier le code]

L'épée et la balance[modifier | modifier le code]

Chaque incarnation du champion éternel est appelée pour combattre avec une épée. L'épée est vue ici comme une métaphore, il peut s'agir d'une hache (pour une des incarnations d'Erekosë) ou même d'une arme à feu selon le monde dans lequel il apparait. Certaines épées sont nommées et sont même considérées comme des personnages à part entière, ainsi Stormbringer et sa jumelle Mournblade ont leur volonté propre et servent le chaos.

Parmi les épées les plus connues, on trouve :

Le Compagnon[modifier | modifier le code]

Le Champion est rarement seul, il a pour habitude d’être accompagné d’une incarnation de son compagnon, en général un dandy superstitieux. Ce camarade est lui-même un grand guerrier, et connaît parfois un peu la magie. Parfois le compagnon peut se rappeler les vies anciennes ou futures, mais habituellement il est aussi ignorant que le Champion lui-même de l’univers qui l’entoure. Le sort malheureux du compagnon est plus simple que celui du Champion, son but est de l’aider et le conseiller, et bien qu'il meure souvent au côté du champion, c’est un ami, un vrai. Le plus célèbre est sans doute Tristelune, compagnon d'Elric. Les différents avatars du compagnon sont :

  • Tristelune d'Elwehr, compagnon d'Elric. Il apparait dans Tandis que rient les dieux in Elric le nécromancien.
  • Oladahn des montagnes bulgares, de la race des géants ; Huillam d'Averc, Grand connétable de l'ordre du Sanglier ; le comte Airain, seigneur Gardian de Kamarg ; Noblegent, poète-philosophe, qui sont les quatre aspects du compagnon dans La légende d'Hawkmoon.
  • Ulric Von Bek dans Le pacte des Von Bek et dans Le dragon de l'épée in la Quête d'Erekosë.
  • Jahry-a-Conel qui apparait dans Les Livres de Corum mais aussi dans La légende d'Hawkmoon.
  • Jaspar Colinandous qui apparait dans La Forteresse de la perle, un des composants du cycle d'Elric.

L’être aimé[modifier | modifier le code]

Le Champion est amoureux d’une des incarnations de son amour pérenne. Parfois, au cours de sa vie, il a deux êtres aimés (tels que Rhalina et Medhbh aimées de Corum, ou Cymoril et Zarozinia affectionnées par Elric), mais le second est trouvé seulement après que le premier soit perdu. Cet être aimé est condamné par son amour pour le Champion et, comme le compagnon, il est souvent victime indirecte du Champion éternel.

Selon l'époque ou le plan, il peut y avoir un Champion, un être aimé, et jusqu'à quatre compagnons.

Tanelorn[modifier | modifier le code]

Tanelorn est le seul endroit fixe dans le multivers. Il s'agit d'une passerelle entre les différents mondes et époques. Lieu de paix où le champion n'est jamais appelé, la quête de Tanelorn est souvent le but des incarnations du champion éternel qui veut toujours échapper à son destin.

« Elric, entre toutes les manifestations du champion éternel, devait seul trouver Tanelorn sans effort. Et entre toutes ces manifestations, il devait être le seul à choisir de quitter cette cité aux myriades d'incarnations… »

extrait de La Sorcière dormante (The sleeping sorceress, 1970).