Champfromier
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| Champfromier | ||
Vue générale de Champfromier |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Ain | |
| Arrondissement | Nantua | |
| Canton | Bellegarde-sur-Valserine | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays bellegardien | |
| Maire Mandat |
Michel De Souza 2008-2014 |
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| Code postal | 01410 | |
| Code commune | 01081 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
676 hab. (2009) | |
| Densité | 21 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 480 m — Max. 1 540 m | |
| Superficie | 32,40 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Champfromier est une commune française, située dans le département de l'Ain et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Champfromier (Ain), distant d'une quinzaine de kilomètres de Bellegarde-sur-Valserine, se situe sur la route d'accès au col de la Faucille par le sud-ouest du Jura. Le village se trouve à l'entrée de la vallée de la Valserine et fait partie du parc naturel régional du Haut-Jura (massif du haut Jura Sud).
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
Si l’homme fut présent au niveau de Champfromier aux temps préhistoriques les plus anciens, le dernier glacier du Jura en a emporté toutes traces... Une présence au Mésolithique et au Néolithique est présumée, mais sans preuves explicites à Champfromier.
Antiquité [modifier]
Une occupation territoriale par les Romains n’est pas non plus attestée. Un tombeau renfermant deux squelettes dits Burgondes fut mis à jour en 1891 à proximité de l’église [1].
Moyen Âge [modifier]
La paroisse de Champfromier était englobée dans les terres de Nantua (abbaye puis simple prieuré relevant de Cluny à partir de l’an 1100). Le prieur de Nantua était le seigneur de Champfromier. Cette paroisse comporta quatre villages : Champfromier chef-lieu, Monnetier (jadis Monestier, toponyme tendant à évoquer un monastère, Communal et Giron-Devant (mais pas Giron-Derrière, rattaché à Échallon, relevant toutefois aussi de Nantua). Giron-Devant ne fut totalement détaché de Champfromier (pour les tailles) qu’à partir de la Révolution française (et se regroupa alors avec Giron-Derrière pour créer la nouvelle commune de Giron).
La combe d'Evuaz, partie la plus septentrionale de Champfromier et des Terres de Nantua, n’a jamais constitué un village à part entière mais sa délimitation nord (aujourd’hui séparant les départements de l’Ain et du Jura, et même les régions de Rhône-Alpes et de Franche-Comté) a fait l’objet de tractations innombrables depuis le XIIe siècle avec les arbitrages entre Nantua d’une part, et les abbayes de Chézery et de St-Oyen-de-Joux (Saint-Claude) d’autre part.
Au civil, Champfromier avait été sous la domination de la Savoie durant deux siècles (de 1400 environ à 1601). De cette époque il ne reste plus de témoignages que quelques jolis éléments d’architecture (linteaux à la Croix de Savoie) dans la plus vieille rue du village, la Rue de la Fruitière.
Les premières mentions manuscrites attestant de Champfromier (diplôme de Charlemagne et donation d’Odon en 930) sont maintenant reconnues pour émaner de faux diplômes, et ce n’est donc qu’en 1275 (pouillé des décimes) que "Chamformier" est textuellement cité pour la première fois.
Sont-ce vraiment les Hongres qui détruisirent Nantua (et l’hypothétique monastère de Monestier) vers 934 à 955 ? On évoque aussi les Sarrasins. Par contre il est admis que Champfromier fut ravagé par le Comte de Gex en 1230 (ou 1240), pillé pour le compte de l’abbaye de Chézery peu avant 1335, pillé encore en 1590 au passage des Genevois devenus protestants (épisode la Combe des Huguenots), atteint encore en vies humaines et maisons brûlées lors des picorées de 1634 à 1646, avec représailles au fameux Pont d’Enfer.
Renaissance [modifier]
Il fut encore question de limites territoriales après le traité de Lyon (1601) entre le Bugey devenu Français et la Bourgogne, pour preuve les nombreuses bornes-frontière (1613) qui subsistent encore de nos jours.
Révolution française [modifier]
La Révolution porta un rude coup à Champfromier, commune rurale de basse montagne à l’habitat dispersé, créée sans aucune ressource (le bois n’était pas encore une filière commerciale). Après la cure vendue, l’église tombant en ruine suite à la dépose des cloches pour les besoins de la guerre, une forêt indivise pillée par absence de gestion autonome et les sévères exigences des révolutionnaires, très actifs au district de Nantua (Albite), il fallut des décennies pour racheter la cure, reconstruire à très grands frais l’église et arriver enfin au partage de la forêt avec Giron. La population, très éparse, descendit vers le village puis partit vers d’autres horizons.
XIXe et XXe siècles [modifier]
La population passa de 1 360 habitants environ en 1806, à seulement 326 habitants en 1975, avant de remonter sous l’impulsion d’une création de l'usine MGI Coutier à 606 habitants en 2006[2].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 677 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Sur le territoire de la commune est implanté le siège social, ainsi qu'une usine MGI COUTIER, équipementier automobile d'envergure mondiale.
Comme d'autres communes de la vallée, Champfromier tire également partie de la filière bois, grâce à son importante forêt et aux scieries implantées sur son territoire.
Un projet de carrière de roche d'une superficie de 30 ha était à l'étude, avant d'être rejeté par délibération du conseil municipal le 4 décembre 2009, suite à une forte opposition des habitants.
Lieux et monuments [modifier]
- La borne de la Buna (à la Combe d'Evuaz) datant de 1613 (ne pas confondre avec la Borne au Lion dite des Trois Empires, bien plus connue, mais classée MH de Chézery, le même jour), fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 janvier 1926[6]. Récemment une autre borne frontière de 1613 a été retrouvée: la "borne du Remblan". Ayant été détournée de son usage pour servir de pierre d'angle dans ce qui apparait aujourd'hui comme une ruine, elle a été préservée des aléas pendant 4 siècles se qui en fait la borne la mieux conservée[7].
- Haute Crête
- Crêt de l'Auger
- Forêt de Champfromier
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Chanoine Joseph Tournier, Revue Gorini n° 39 (juillet 1913), pages 219-236.
- Ghislain Lancel, « Chronologie de l'histoire de Champfromier », Site personnel de Ghislain Lancel.
- [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00116360, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Bulletin des Nouvelles Annales de l'Ain 2011.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
Sur le hameau de Champfromier :
- Marie-Claude Vandembeusche, La Combe d'Évuaz, Bourg-en-Bresse, Musnier-Gilbert éditions, octobre 2000, 128 p. (ISBN 2-910267-37-7)
