Champ lexical

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On parle de champ lexical pour désigner un ensemble théorique de noms, de substantifs, d'adjectifs et de verbes appartenant à une même catégorie syntaxique et liés de branches par leur domaine de sens.

Par exemple, le champ lexical du nom nature est l'ensemble des noms s'y rapportant : forêt, clairière, branche, feuille, nid, pin, chêne, scie, bûcheron, bois, buisson, animaux, castor, roche .

L'ensemble des termes de couleur entretient des relations syntagmatiques (axe des liaisons effectives) et paradigmatiques (axe des occurrences possibles).

Virtuellement, le champ lexical n'est limité que par l'absence de corrélation sémantique, (c'est-à-dire de sens) entre deux mots et plus précisément l'absence d'un terme « générique » commun aux différents éléments du champ lexical. Ainsi, le mot chirurgie n'a pas d'élément sémantique commun avec l'élément béton, alors que automobile, camion, ou train ont en commun l'hypéronyme moyen de transport.

Histoire[modifier | modifier le code]

La notion de « champ lexical » a été élaborée dans les années 1820-1830 par les néo-humboldtiens W. Porzig, J. Trier et L. Weisgerber.

Utilisation théorique[modifier | modifier le code]

Les champs lexicaux permettent :

  • Tout d'abord d'employer un vocabulaire plus varié lors de rédactions de textes.
  • Ensuite, d'analyser des textes.

Par exemple, si on relève dans un texte le champ lexical de la liberté, on comprend que le texte est polémique et/ou argumentatif, et/ou autre…, et on comprend ce que l'auteur cherchait à nous faire comprendre.

Champ lexical graphique[modifier | modifier le code]

La notion de champ lexical peut être étendue aux arts graphiques, comme la peinture, la photographie ou le cinéma. En effet, dans la composition, l'artiste choisit d'intégrer tel ou tel élément, et les éléments peuvent être liés entre eux par un élément commun. Le cas le plus évident est celui où les noms des objets appartiennent à un champ lexical au sens strict, mais cela fait aussi intervenir des éléments de composition, de mise en scène.

Par exemple, pour la photographie, le choix d'une vitesse d'obturation lente peut créer des traînées montrant le mouvement ; dans la disposition des objets et personnages, une diagonale partant du coin en haut à gauche et allant vers le coin en bas à droites évoque une descente (pour la lecture des écritures romaines, l'œil est exercé à balayer l'image de gauche à droite et de haut en bas). La disposition diagonale et la vitesse d'obturation lente peuvent donc être considérées comme faisant partie du même champ lexical, celui du mouvement, et peuvent être associées aux sujets et objets en eux-mêmes (véhicule, personnage en vêtements de sport…) ou au son accompagnant l'œuvre (bande-son d'un film, ambiance sonore d'une œuvre statique). Et en peinture cela peut se traduire par des mouvements amples.

Liens externes[modifier | modifier le code]