Chamery

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Chamery
Vue du village de Chamery, dans la Montagne de Reims.
Vue du village de Chamery, dans la Montagne de Reims.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Verzy
Intercommunalité Champagne Vesle
Maire
Mandat
Jean-Marie Allouchery
2014-2020
Code postal 51500
Code commune 51112
Démographie
Gentilé Chamayot
Population
municipale
386 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 21″ N 3° 57′ 20″ E / 49.1725, 3.9555555555649° 10′ 21″ Nord 3° 57′ 20″ Est / 49.1725, 3.95555555556  
Altitude Min. 114 m – Max. 268 m
Superficie 5,27 km2
Localisation

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Chamery est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne, elle est traversée par la Route touristique du Champagne de la montagne de Reims et fait partie du Parc naturel régional de la Montagne de Reims.

Le nom des habitants est Chamayots et Chamayotes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Rouillat prend sa source sur la commune.

Communes limitrophes de Chamery
Écueil Villers-aux-Nœuds
Écueil Chamery Sermiers
Nanteuil-la-Forêt Courtagnon

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village tire son origine du nom d’un gallo-romain Camarius, plus le suffixe -acum. En 1067 on trouve le nom sous la forme Camerai, puis au XIIe siècle Chammeré, en 1209 Chemery, en 1303 Chameri, en 1384 Chammery-en-la-Montaingne-de-Reins, en 1443 Chanmery, pour arriver à son orthographe contemporaine à partir du XVIIe siècle.

Chamery fut érigé en cure en 1419[1]. Jusque 1788 les curés furent nommés par l’abbaye de Saint-Martin d’Épernay, à cette date ce fut l’abbaye de Saint-Denis de Reims qui reprit la nomination pour une courte période, la Révolution mit un terme à ces prérogatives. Après le Concordat les évêques seuls nommèrent les curés.

Sous l’Ancien Régime de nombreux seigneurs ecclésiastiques se partageaient la seigneurie de Chamery. Le principal seigneur fut l'archevêque de Reims, suivi des abbayes de Saint-Remy, de Saint-Nicaise, du chapitre de la cathédrale de Reims, le prieur-curé était seigneur en partie lui aussi et enfin une toute petite seigneurie laïque qui appartint au XVIIIe siècle à la famille Lepoivre, au XVIIe siècle aux Godet et dans les siècles précédents à des familles de la noblesse champenoise de Châlons-en-Champagne[1].

La mairie est occupée par un maire en 1790 pour la première fois en la personne de Michel Maillart-Denizet, ce dernier remplace désormais les syndics, créés par Louis XIV en 1702 pour être à la tête des communautés villageoises. Le dernier syndic de Chamery fut Ponce Lacuisse. Pendant la période révolutionnaire, Chamery fut chef-lieu de canton. Au XIXe siècle, on équipe la commune de fontaines d’eau potable, en 1907 c’est un lavoir qui est créé au bord de l’ancienne Gloye (mare communale) aujourd’hui disparue. En 1927 c’est le confort de l’électricité qui illumine le village[2].

Photo Croix de guerre recto.jpg La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 30 mai 1921.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Chamery.

Le village appartient aux subdivisions suivantes :

Les autres services sont liés à Reims, cependant pour la santé on peut faire appel aux cabinets médicaux de Rilly-la-Montagne, Pargny-lès-Reims ou Gueux, sur ces mêmes lieux se trouvent des pharmacies. Pour les notaires, ce sont généralement les études de Rilly-la-Montagne, Tinqueux ou Gueux qui officient. Les commerces sont essentiellement ambulants, il faut noter un dépôt de pain du boulanger de Sacy, le matin sur le village.

Le fleurissement : commencé dès 1995, la commune obtient sa première fleur en 1998, puis l’année suivante en 1999 sa seconde fleur. C’est en 2001 que la commune est récompensée par une troisième fleur. En 2004 le village de Chamery se voit attribuer la quatrième fleur par un jury national.

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Chamery depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1959 Désiré Hima    
1959 1971 Pierre Perseval    
1971 1989 André Hima    
1989 1995 Jean Perseval    
1995 2014 Philippe Feneuil UMP Ancien député
2014 en cours Jean-Marie Allouchery    

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont les Chamayots et les Chamayotes. En 2011, la commune comptait 386 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620 574 617 630 641 625 623 606 581
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
537 529 532 471 473 469 527 527 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503 487 437 433 383 363 349 332 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
345 362 365 394 383 400 392 391 386
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Champagne[modifier | modifier le code]

Chamery est une commune de l’appellation Champagne. Au cœur de la Montagne de Reims, elle est traversée par la Route touristique du Champagne. Le village possède 198 hectares de vignes pour 101 exploitants. Voici la répartition des cépages : 25 % chardonnay ; 47 % pinot meunier ; 28 % pinot noir.

Ainsi la principale activité économique reste la vigne. Les centres de pressurage sont la coopérative pour moitié et une bonne dizaine de pressoirs particuliers pour le reste.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La façade de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul.

L’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Chamery[6] date pour les parties les plus anciennes du XIIe siècle et les plus récentes du XVIe siècle. Cependant l’église renferme des objets de siècles plus récents notamment des toiles du XVIIIe siècle et du XIXe siècle.

L’église possède également un très beau retable du XVe siècle et trois autels avec fleurs de lys de la même époque.

Le clocher mesure 57 mètres de haut, il est selon l'architecte des bâtiments de France, le plus haut du département de la Marne. Trois cloches ornent ce temple récemment rénové, elles se nomment Ponce Elisabeth, Poncette Marie et Jean-Baptiste Catherine et datent de 1819. Le clocher fut rénové en 2011 et a ainsi permis aux cloches de sonner à nouveau.

La mairie est l'œuvre de l'architecte Tortrat, de Reims (1851-1855) [7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nicolas Perseval, L'Union des trois ordres, c. 1789
  • Le peintre Nicolas Perseval : né le 1er avril 1745 à Chamery, fit une carrière d'artiste-peintre régional et notamment à Reims où il meurt le 10 mai 1837. Sa fille Marguerite Perseval, artiste-peintre elle aussi, se marie avec un notaire, maître Doyen, d’où naît le docteur Octave Doyen, maire de Reims de 1881 à 1884. Ce dernier est le père du docteur Eugène Doyen, médecin français qui a introduit le cinématographe dans la médecine. Marguerite Perseval épouse en secondes noces Jean Hubert Rêve, artiste-peintre, dont Chamery possède l’une des œuvres. Une rue de Reims porte le nom du peintre.
  • Le docteur Jean-Baptiste Duguet : né en 1837 à Chamery, il commença ses études de médecine à Reims, puis se fit admettre comme externe des hôpitaux de Paris. Après une brillante carrière, membre de l’Académie de médecine en 1890, il devint son vice-président. Il meurt à 76 ans en 1914. Commandeur de la Légion d'honneur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Édouard de Barthélémy, Notice historique et archéologique sur les communes du canton de Verzy,‎ 1867
  2. Registres de conseils, collection communale depuis 1788.
  3. « Les maires de Chamery », sur Maires de France GenWeb (consulté le 31 décembre 2012)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Église Saint-Pierre-Saint-Paul à Chamery », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Les mairies du département de la Marne, Champagne Généalogie, no 125, 4e trimestre 2009