Chambres de Raphaël

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Allégorie féminine de la Justice sur la voûte de la chambre de la Signature.

Les quatre chambres de Raphaël (en italien, Stanze di Raffaello) du palais du Vatican forment une suite de salles de réception dans la partie publique des appartements papaux. Elles sont célèbres pour leurs fresques, peintes par Raphaël et ses élèves. Tout comme la fresque du plafond de la chapelle Sixtine exécutée par Michel-Ange, elles sont des œuvres importantes de la Haute Renaissance.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les chambres, comme on les appelle, se trouvaient dans l'appartement du pape Jules II. En 1508, ce dernier demande à Raphaël, artiste relativement jeune originaire d'Urbino, de redécorer entièrement l'intérieur des salles. Le travail durera jusqu'en 1524. L'intention de Jules II était probablement de surpasser les appartements de son prédécesseur et rival Alexandre VI, les Stanze se trouvant exactement au-dessus des anciens appartement de Borgia[1]. Elles sont situées au deuxième étage du palais apostolique et donnent sur le côté sud de la Cour du Belvédère.

D'est en ouest, les salles se succèdent dans cet ordre : la Sala di Costantino (chambre de Constantin), la Stanza di Eliodoro (chambre d'Héliodore), la Stanza della Segnatura (chambre de la Signature) et enfin la Stanza dell'incendio del Borgo (chambre de l'Incendie du Borgo). Après la mort de Jules II en 1513, alors que les fresques de deux salles étaient achevées, le pape Léon X continua ce que son prédécesseur avait entrepris. Lorsque Raphaël mourut en 1520, ses élèves Giulio Romano, Giovan Francesco Penni et Raffaellino del Colle terminèrent les fresques de la chambre de Constantin.

Chambre de la Signature (1508-1511)[modifier | modifier le code]

La chambre de la signature (en italien : Stanza della segnatura) est la première à être décorée par Raphaël. Le Tribunal suprême de la Signature apostolique s'y réunissait au XVIe siècle, d'où son nom. À l'origine, cette pièce servait de bibliothèque et de cabinet de travail au pape Jules II. On y trouve de célèbres fresques de Raphaël, telles que L'École d'Athènes et La Dispute du Saint-Sacrement, qui occupent les deux parois pleines de la pièce, l'une en face de l'autre. Le Parnasse et les Vertus Cardinales et Théologales sont quant à elles peintes sur les murs avec ouvertures et se font également face. En face de l’Ecole d’Athènes, sur le mur correspondant à la Théologie se trouve la fresque de la Dispute du Très Saint Sacrement, que l’on pourrait appeler Triomphe de la Religion. Aux côtés de la Très Sainte Trinité (avec Dieu le Père, le Christ entre la Sainte Vierge et Saint Jean Baptiste et le Saint Esprit au centre) se dispose l’Église Triomphante, avec les patriarches et les prophètes de l’Ancien Testament alternés aux apôtres et martyrs, assis en hémicycle sur les nuages. Les personnages sont (de gauche à droite pour le spectateur) : Saint Pierre, Adam, Saint Jean l’Evangéliste, David, Saint Laurent, Judas Maccabée ( ?), Saint Etienne, Moïse, Saint Jacques le Majeur, Abraham, Saint Paul. Sur terre, aux pied de l’autel sur lequel domine le Très Saint Sacrement, se dispose l’Église Militante. Les quatre Pères de l’Église latine sont assis sur des trônes en marbre près de l’autel : Saint Grégoire le Grand (sous les traits de Jules II), Saint Jérôme, Saint Ambroise et Saint Augustin. Certains ont la physionomie de personnages historiques : le pape situé le plus à droite a les traits de Sixte IV (oncle de Jules II), Dante Alighieri est derrière lui, le religieux à l’extrême gauche est Fra Angelico.

Chambre d'Héliodore (1512-1514)[modifier | modifier le code]

Chambre de l'Incendie du Borgo (1514-1517)[modifier | modifier le code]

Chambre de Constantin (1517-1525)[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Petit Futé : Vatican Pèlerin. Dominique Auzias,Yann Le Razer,Jean-Paul Labourdette, p. 208.