Chambre belge des traducteurs et interprètes

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Chambre belge des traducteurs et interprètes

Cadre
Forme juridique Association sans but lucratif
Zone d’influence Belgique
Fondation
Fondation 16 avril 1955 à Bruxelles
Fondateurs Hugo Singer
Adolphe Van Mulders
Julien D'Archembeau
Henri Van Hoof
Enrico Angelini
R. Cambien
Max Mandart
Identité
Siège Bruxelles, Belgique
Structure Assemblée générale
Conseil d’administration
Comité d'arbitrage
Conseil de discipline
Président Ludovic Pierard
Vice-présidents Patricia Alarcon
Rita Roggen
Secrétaire général Patrick Rondou
Trésorier Bart Mylemans
Président d’honneur Jean-Bernard Quicheron
Affiliation UCM
Unizo
UNPLIB
FVB
Affiliation internationale Fédération internationale des traducteurs (FIT)
Membres 400
Publications Annuaire
Le Linguiste
Vade-mecum du traducteur indépendant
Site web www.cbti-bkvt.org

La Chambre belge des traducteurs et interprètes (CBTI) est une association professionnelle sans but lucratif fondée le 16 avril 1955 à Bruxelles. La CBTI œuvre en faveur de la profession et de la reconnaissance des compétences spécifiques des métiers de traducteur et d'interprète en Belgique. Elle s'efforce de sensibiliser les acteurs et les utilisateurs de la traduction et de l'interprétation à l'importance de la qualité et de la responsabilité.

Interlocutrice privilégiée des utilisateurs de services de traduction et d'interprétation, des pouvoirs publics et des tribunaux, la CBTI est membre de la Fédération internationale des traducteurs (FIT) depuis 1956.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Chambre belge des Traducteurs, Interprètes et Philologues (CBTIP) a été fondée à Bruxelles en 1955 (parution de l’acte constitutif au Moniteur belge du 14 mai 1955) par Hugo Singer, Adolphe Van Mulders, Julien D'Archembeau, Henri Van Hoof, Enrico Angelini, R. Cambien et Max Mandart. Le président du premier conseil d’administration est Hugo Singer, le vice-président est Julien D'Archembeau et le secrétaire général est Henri Van Hoof, sous la direction duquel sera déjà publié en 1955 le premier numéro du Linguiste, le périodique de l’association.

À l’époque, il n’existe encore aucun institut de formation aux métiers de traducteur et d’interprète. La mise en place de formations spécifiques au secteur étant un de ses premiers objectifs, la CBTIP assistera à la fondation successive de tous les instituts existants à l’heure actuelle.

Dès 1956, la CBTIP adhère à la Fédération internationale des traducteurs (FIT), au sein de laquelle elle sera toujours très active.

En 1970, la CBTIP est reconnue par les instances judiciaires de Bruxelles comme organisatrice des examens de traduction pour les candidats traducteurs jurés. Par la suite, plusieurs autres tribunaux du pays feront appel à la CBTIP pour évaluer les compétences des candidats traducteurs jurés.

En 1984 et 1985, la CBTIP établit des contacts avec le Ministère des Classes moyennes, qui reconnaît la Chambre en tant que représentante de la profession de la traduction.

En 2001, le siège social de l’association est transféré à la rue Ravenstein à Bruxelles, où est établi pour la première fois un secrétariat permanent pour lequel est engagée une employée administrative.

En 2002, la CBTIP dépose un avant-projet de loi pour régler le statut des traducteurs et interprètes jurés.

Le 1er juillet 2005, le siège social de la CBTIP déménage au n°24 de la rue Montoyer à Bruxelles.

En février 2006, la CBTIP récupère un siège au Conseil supérieur des indépendants et des PME. Cet événement consacre la reconnaissance des professions de traducteur et d’interprète. La même année, la CBTIP s’affilie à la Federatie Vrije Beroepen (FVB) et à l’Union des Professions Libérales et Intellectuelles de Belgique (UNPLIB).

En 2013, l’association décide lors de son assemblée générale de changer son nom en « Chambre belge des Traducteurs et Interprètes » (CBTI). Lors de cette même assemblée, un nouveau règlement d’ordre intérieur et de nouveaux statuts sont votés, qui permettent entre autres de créer la catégorie de membres dits « stagiaires », en vue d’accueillir et d’accompagner les traducteurs non diplômés et ne bénéficiant pas d’une expérience professionnelle de minimum trois ans.

Le 3 juillet de la même année, la CBTI est invitée pour la première fois de son histoire à la Commission Justice de la Chambre des représentants, pour faire part de ses recommandations sur les trois projets de loi en cours de discussion au parlement belge relatifs au statut des traducteurs et interprètes jurés, qui doit être réglé pour le mois d’octobre 2013 au plus tard. Ces trois projets de loi sont tous basés sur l’avant-projet que la CBTI avait rédigé en 2002.

Structure[modifier | modifier le code]

Organes[modifier | modifier le code]

Assemblée générale[modifier | modifier le code]

L'assemblée générale est l'organe suprême de l'association, dont elle détermine la politique générale.

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration est l'organe de direction de la CBTI. Les administrateurs, quinze au maximum, sont élus pour deux ans par l'assemblée générale. Ils sont chargés d'un certain nombre de mandats dans le cadre de l'administration et de la représentation de la CBTI. Chaque administrateur assume ces tâches à titre bénévole.

Instances de règlement des litiges[modifier | modifier le code]

La CBTI dispose de deux instances de règlement des litiges: un comité d'arbitrage et un conseil de discipline.

Présidents de la CBTI de 1955 à nos jours[modifier | modifier le code]

  • 1955-1962 : Hugo Singer
  • 1962–1971 : Henri Van Hoof
  • 1971–1973 : A. Van Lul
  • 1973-1974 : Gustave Cammaert
  • 1974–1978 : A. Wautier
  • 1978-1997 : Jean-Bernard Quicheron
  • 1997-2005 : Doris Grollmann
  • 2005-2013 : Agnès Feltkamp
  • 2013- : Ludovic Pierard

Composition du conseil d'administration en 2014[modifier | modifier le code]

  • Président d’honneur : Jean-Bernard Quicheron
  • Président : Ludovic Pierard
  • Vice-présidente : Patricia Alarcon
  • Vice-présidente : Rita Roggen
  • Trésorier : Bart Mylemans
  • Secrétaire général : Patrick Rondou
  • Membres : Marija Blagojevic, Max de Brouwer, Guillaume Deneufbourg, Geoffroy Destrebecq, Inez Falleyn, Agnès Feltkamp, Doris Grollmann, Renée Jamaer.

Membres[modifier | modifier le code]

La CBTI regroupe aussi bien les traducteurs et interprètes indépendants que salariés. Elle compte quelque 400 membres, établis en Belgique et ailleurs dans le monde, qui travaillent dans une centaine de combinaisons linguistiques. Ils affichent des domaines de spécialisation et respectent le principe de la langue maternelle comme langue cible. Pour devenir membres effectifs, les candidats doivent être titulaires d'un master belge ou étranger dans une spécialité linguistique ou présenter une expérience professionnelle d’au moins trois ans. Dans l'attente de pouvoir satisfaire à ces critères, toute personne active dans la profession peut adhérer à la CBTI en tant que membre stagiaire.

Code de déontologie[modifier | modifier le code]

En devenant membre de la CBTI, chaque membre s'engage à respecter les dispositions du code de déontologie.

Publications et autres outils de communication[modifier | modifier le code]

Annuaire[modifier | modifier le code]

L'annuaire de la CBTI contient le répertoire des membres, une présentation de l'association et des informations sur les professions de traducteur et d'interprète.

Site Internet[modifier | modifier le code]

Le site Internet de la CBTI (www.cbti-bkvt.org (fr)) permet de rechercher un traducteur/interprète en ligne. Il fournit également des informations détaillées et actualisées sur l'association et sur ses activités, ainsi qu'une liste de liens utiles aux traducteurs/interprètes.

FastInfo[modifier | modifier le code]

Le FastInfo est une liste de diffusion électronique interne qui permet aux membres de la CBTI de communiquer des informations utiles ou de faire appel aux collègues pour résoudre des problèmes professionnels. Il permet également de relayer des propositions de travail.

Le Linguiste[modifier | modifier le code]

Le Linguiste, revue d'information trimestrielle, publie des articles de fond sur la théorie et la pratique (dictionnaires et logiciels de traduction, etc.) de la traduction et de l'interprétation. Il rend également compte de la vie de la CBTI et de ses participations aux événements ponctuels liés au secteur.

Vade-mecum[modifier | modifier le code]

Le vade-mecum du traducteur indépendant s'efforce de répondre aux questions que se posent les traducteurs indépendants en début de carrière en évoquant les aspects administratifs, financiers, juridiques et pratiques de la profession.

Activités[modifier | modifier le code]

La CBTI organise des colloques, des formations et des journées d'étude, notamment à l’occasion de la Journée mondiale de la traduction, le 30 septembre de chaque année.

Des réunions plus informelles donnent aux membres l'occasion de mieux se connaître, d'échanger leurs expériences et de nouer des liens de collaboration et de collégialité.

Contacts extérieurs[modifier | modifier le code]

Contacts avec le marché et les autorités[modifier | modifier le code]

La CBTI s’efforce de mieux faire connaître ses membres et leur profession auprès des fédérations professionnelles, entreprises, ministères et autres entités qui font appel aux services de traducteurs et d’interprètes. Pour cela, elle assiste régulièrement à des réunions, participe à des salons et des colloques et relaie auprès de ses membres les offres et les communications des organisations internationales.

Collaboration avec les fédérations interprofessionnelles[modifier | modifier le code]

La CBTI est affiliée à l’Union nationale des professions libérales et intellectuelles (UNPLIB) et à la Federatie Vrije Beroepen (FVB). La CBTI jouit ainsi d’un droit de parole sur la scène politique pour les décisions qui concernent ses professions. Étant donné que l’UNPLIB constitue une plate-forme de communication avec l’Union des classes moyennes (UCM) et que la FVIB est en rapport avec l’Unie van Zelfstandige Ondernemers (Unizo), les membres de la CBTI peuvent également profiter des nombreuses offres de conférences et autres formations à des prix très avantageux, tandis que la CBTI est représentée au niveau européen.

La CBTI siège à la Commission sectorielle 15 (« Autres professions libérales et intellectuelles du Conseil supérieur des indépendants et des PME ») en qualité d’association professionnelle nationale. À ce titre, la CBTI obtient une reconnaissance nationale  : c’est la seule association en Belgique reconnue pour pouvoir défendre les traducteurs et les interprètes.

Coopération internationale[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 1956, la CBTI est membre de la Fédération internationale des traducteurs (FIT). Reconnue par l’UNESCO, la FIT regroupe 107 associations de traducteurs de plus de 60 pays. Plusieurs membres de la CBTI font régulièrement partie des diverses commissions créées au sein de la FIT, ainsi que du comité de rédaction de Babel, son organe officiel.

La CBTI entretient des relations étroites avec plusieurs associations de traducteurs et d’interprètes d’autres pays, notamment dans le cadre de son réseau franco-allemand, de son réseau franco-anglais et de son réseau franco-espagnol.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]