Challenger 1

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Challenger 1
Un Challenger 1 fonçant vers la ligne de front durant l'opération Desert Storm
Un Challenger 1 fonçant vers la ligne de front durant l'opération Desert Storm
Caractéristiques de service
Service 1983-1998 (dans la British Army)
Utilisateurs Royaume-Uni
Jordanie
Conflits Guerre du Golfe (1990-1991)
Production
Concepteur Military Vehicles and Engineering Establishment
Année de conception 1979-1981
Constructeur Royal Ordnance Factory
Production 420
Caractéristiques générales
Équipage 4 hommes
Longueur 9,8 m
11,56 m avec le canon
Largeur 3,51 m
Hauteur 2,95 m
Masse au combat 61,6 tonnes
Armement
Armement principal Canon Royal Ordnance L11A5 de 120 mm (64 obus)
Armement secondaire 2 mitrailleuses L8A2 et L37A2 de 7,62 mm (4600 cartouches)
Mobilité
Moteur Roll-Royce Condor CV12 TCA 1200, No 3, Mk 4A
Puissance 1200 ch (895 kW) à 2300 tr/min
Transmission David Brown TN37
Suspension hydropneumatique
Vitesse sur route 56 km/h
Puissance massique 19,4 ch/tonne
Réservoir 1 797 ℓ
Autonomie 512 km (sur route)
611 km avec deux réservoirs supplémentaires de 175 litres chacun

Le Challenger 1 (désigné officiellement FV4030 Challenger) est un ancien char de combat principal britannique de troisième génération. Il fut en service dans la British Army de 1983 jusqu’au milieu des années 1990 avant d'être remplacé en 1998 par son successeur, le FV4034 Challenger 2. En 1986, le prix unitaire du Challenger était de 1,3 millions de livres sterling[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Un Challenger d'un régiment écossais sur la Highway of Death le 28 février 1991.

En 1974, l'Iran commanda à la Royal Ordnance Factory de Leeds 125 Shir 1 et 1225 Shir 2. Le Shir 1 était, en fait, essentiellement une des dernières transformations du Chieftain. L'armée britannique envisageait alors de remplacer le Chieftain par un engin germano-britannique, mais celui-ci n'ayant pas dépassé le stade de projet, le Royaume-Uni réalisa son propre projet, baptisé MBT-80. Avec la chute du Chah d'Iran, les énormes commandes de ce pays furent annulées, avant que les livraisons n'aient pu commencer, bien qu'à cette époque le Shir 1 fût en production à la Royal Ordnance Factory de Leeds. La Jordanie commanda par la suite 278 Al Hussein, qui étaient pratiquement identiques au Shir 1, et les livraisons débutèrent en 1981. Elles sont à présent terminées.

En 1980, le ministère britannique de la Défense annonça que le projet du MBT-80 avait été abandonné non seulement parce qu'il s'avérait trop cher, mais aussi parce que sa date de mise en service était incertaine. À sa place, une commande initiale de 237 Challenger fut passée à la Royal Ordnance Factory. Il s'agissait de Shir 1 modifiés pour les adapter au climat européen. Les premiers exemplaires furent remis à l'armée britannique en mars 1983, et quatre régiments de l'armée britannique du Rhin en poste en Allemagne de l’Ouest ont été équipés de ce char. Au milieu des années 1990, le Challenger sera doté d'un système de visée Pilkington PE (connu aussi sous le nom de Thermal Observation and Gunery System) qui permettra au char d'améliorer ses capacités d'engagement et d'acquisition de cibles par tous les temps et de jour comme de nuit.

Les premiers véhicules produits ont été pourvus d'un canon standard L11A5 120 mm, réalisé par la Royal Ordnance Factory de Leeds, mais il fut remplacé par un nouveau canon de haute technologie, qui a été étudié par la Royal Armament Research and Development Establishment (RARDE) de Fort Halstead. Ce canon, en un acier mieux travaillé, possède une nouvelle culasse et peut lancer des projectiles ayant une plus grande vitesse initiale, et de ce fait dotée d'une capacité de pénétration supérieur à celle des projectiles courants. Il peut également lancer, tout comme le L11A5, l'obus-flèche de la Royale Ordnance Factory de Birley, capable de percer à l'époque tous les blindages connus.

Un véhicule de dépannage a été développé d'après le châssis du Challenger, tandis que dans le même temps, un certain nombre de Chieftain ont été pourvus d'une grue hydraulique destinée à leur permettre de changer le bloc moteur d'un Challenger sur le terrain ; ainsi équipés, ces blindés recevront la dénomination ARRV (Armoured Repair and Recovery vehicle, véhicules blindés de récupération et de dépannage). Il existe également un Chieftain poseur de ponts qui est également utilisable par le Challenger[2].

Armement[modifier | modifier le code]

Armement principal[modifier | modifier le code]

Le Challenger est armé avec un canon standard de 120 mm L11A5 de la firme Royal Ordnance (actuellement BAE Systems), le tube du canon est équipé d'un manchon thermique anti-arcure, d'un extracteur de fumée et d'un miroir de volée. Le L11A5 est stabilisé sur les deux plans (vertical & azimutal), il avait déjà été utilisé précédemment sur le Chieftain.


La dotation maximale en munitions est de 64 obus, elle est limitée à 42 projectiles si le char n'emporte que des obus perforants; les douilles combustibles ayant un volume double à celui d'une gargousse. Pour des raisons de sécurité, il n'y a généralement que des obus-flèches dans la tourelle, les obus HESH et les charges de poudre propulsives se trouvant sous l'anneau de la tourelle, à l'abri dans le châssis.

Une vingtaine de projectiles sont rangés dans des râteliers dans la nuque de la tourelle, prêts à être utilisés instantanément. À l'arrière gauche de la tourelle, juste devant les râteliers sont placés verticalement six obus dans un bac compartimenté, cinq autres sont placés de la même façon sur une étagère fixée contre la paroi gauche de la tourelle, juste au-dessus du dossier du siège du chargeur. Quatre autres obus-flèches peuvent être sanglés à l'horizontale contre les murs de la tourelle; un entre le casier et l'étagère évoquée précédemment, trois autres le long du mur, juste devant l'étagère (toujours à proximité du chargeur). Enfin, un dernier est fixé verticalement sur la paroi inclinée à gauche du canon.

Le plancher rotatif du panier de la tourelle abrite dix projectiles; ainsi trois obus, généralement des HESH sont couchés en dessous de la culasse du canon et sous l'affût se trouve un râtelier d'une capacité de quatre projectiles, accolé à un casier tubulaire alignant trois autres projectiles verticalement. Contre les parois de la caisse se trouvent quatre projectiles, placés verticalement de chaque côté par groupes de deux entre le puits de la tourelle et les caissons à gargousses. Pour terminer, trois projectiles sont installés derrière le siège du conducteur et trois autres sont disposés dans un panier, à l'avant gauche de ce siège, chacun dans des tubes respectifs, juste sous le tableau de bord, au niveau du genou gauche du conducteur.


Les charges propulsives en cordite sont logées sous forme de gargousses dans des caissons pressurisés à l'aide d'une solution à base d'eau conçue pour mouiller les charges propulsives après perforation afin de les empêcher d'exploser[3]. De plus, les caissons sont doublés d'une couche de caoutchouc servant de pare-éclat et protégés contre les chocs à l'aide d'un système de suspension à ressort.

Chaque caisson abrite un certain nombre de tubes (fermés par des clapets) abritant chacun deux gargousses ou une douille combustible pour obus perforant à sabot détachable. Le Challenger possède 42 tubes répartis dans 8 caissons.

Le chargeur a directement à sa disposition 4 caissons rangés verticalement sous l'anneau de rotation de la tourelle; un caisson (possédant 3 tubes) placé contre la paroi, sur le flanc gauche du panier de la tourelle et les trois autres (6, 5 et 6 tubes respectivement) étant fixés sur la cloison séparant la tourelle du compartiment moteur. Quatre autres containers (deux de 6 tubes et deux de 5 respectivement) sont disposés horizontalement à l'arrière droite et gauche du conducteur.

Armement secondaire[modifier | modifier le code]

Une mitrailleuse L8A2 de 7,62 mm est montée de façon coaxiale à l'armement principal tandis qu'une L37A2 du même calibre est montée sur la coupole rotative No 32 du chef de char, elle commandée à distance depuis l'intérieur de la tourelle. Deux lance-grenades L8 à 5 tubes chacun sont montés à l'avant gauche et droit de la tourelle. Ils peuvent tirer des grenades fumigène L5 ou L8 de 66 mm à une distance de 60 mètres, couvrant chacun un angle de 100°, la mise à feu est électrique.

Conduite de tir[modifier | modifier le code]

La conduite de tir du FV 4030 Challenger 1 porte la désignation CCS (computerised control system), elle est considérée comme une version améliorée de l'IFCS (Improved Fire Control System) utilisé précédemment sur le FV 4201 Chieftain, en dépit de l'utilisation d'un logiciel différent et d'une meilleur fiabilité, leur fonctionnement reste identique.

Une fois l'éloignement de la cible connue, la conduite de tir CSS va établir en moins de 1,3 secondes l'angle d'élévation requis en fonction de la munition sélectionnée. Lorsque la cible se déplace, le tireur devra suivre la cible durant une durée de 2 à 5 seconde afin que la conduite de tir puisse enregistrer sa vitesse angulaire, avant d'actionner la télémétrie. Une fois la distance obtenue, le CSS va prendre en compte ces deux facteurs pour en déduire le but futur, c'est-à-dire un angle supplémentaire à ajouter à la ligne de visée. Ce calcul prend quelque seconde, augmentant encore le délai nécessaire à engager une cible mobile. La conduite de tir CSS ne peut pas établir de solution de tir pour des cibles se déplaçant horizontalement à plus de 30 milliradians/seconde ou a plus de 10 milliradians/seconde verticalement.

Optiques[modifier | modifier le code]

Tireur/canonnier[modifier | modifier le code]

  • Un viseur TGS (Tank Laser Sight) No 10 Mark 1-6 originellement développé par la firme écossaise Barr & Stroud mais reprit par Pilkington Optronics (actuellement Thales Optronics). Ce viseur monté à l'avant droit du toit de la tourelle possède une capacité d'agrandissement de × 1 à × 10 avec un angle de vue de 8,5° en petit champ. Ce viseur inclus aussi un télémètre laser fonctionnant au grenat d'aluminium et Yttrium (Nd-YAG) dopé au néodyme, sa portée est comprise entre 300 et 9 990 mètres pour une précision de l'ordre de ± 10 m sur la mesure de la distance. Le télémètre laser est couplé à un système de conduite de tir composé d'un ordinateur balistique GEC-Marconi (en) (actuellement BAE Systems). À noter que si le viseur principal est endommagé, le canonnier peut toujours compter sur un viseur périscopique d'urgence rétractable No 87 avec un agrandissement de × 10.
  • Depuis 1987, les Challengers Mk 2 sont équipés d'une caméra thermique d'observation TOGS (Thermal Observation and Gunnery Sight) placée dans une boîte blindée sur le flanc droit de la tourelle. Ce système d'imagerie thermique a été conçu et produit par la firme Barr & Stroud puis produit sous licence par Avimo, il nécessite une unité de refroidissement spécifique installée en nuque de tourelle. Le TOGS offre une capacité d'agrandissement de × 4 et de × 11,5 avec des angles de vue respectifs de 15,4° en grand champ et de 5,5° en petit champ. Il capte les émissions infrarouges comprise sur un longueur d'onde de 8 à 12 μm, c'est-à-dire dans le domaine de l'IR lointain. La vision thermique permet d'identifier des cibles potentielles à une distance de 1 500 mètres et cela par tous les temps, la portée maximale est de 3 500 mètres.

Chef de char/commandant[modifier | modifier le code]

  • Il possède une coupole rotative No 32 incluant 9 épiscopes d'observation (grossissement × 1) et un viseur périscopique No 37 Mk6 utilisé pour le tir à la mitrailleuse L37A2. Il possède une capacité d'agrandissement de × 1 à × 10 avec un angle de vue de 7,9° en petit champ. Un un petit phare à halogène monté à l'extrême gauche de la coupole permet de tirer à la mitrailleuse la nuit, le phare ainsi que le viseur périscopique peuvent être recouvert d'un filtre infrarouge, rendant la lumière du phare invisible à l'œil nu pour plus de discrétion.
  • Un intensificateur d'image L5A1 fonctionnant par amplification de lumière peut remplacer le viseur de jour No 37 Mk6 qui est alors démonté, le L5A1 permet de réaliser des observations par nuit claire jusqu'à une distance de 1 200 mètres. Sa capacité d'agrandissement est de × 1 à × 5 avec un angle de vue de 35° en grand champ et de 8° en petit champ. À l'arrivée du Challenger 2 Mark 2, le L5A1 a été retiré du service, le chef de char pouvant alors compter sur un seul système de vision de nuit passive en visionnant dans sa lunette l'image filmée par la caméra thermique TOGS du tireur. Il est aussi possible de projeter le réticule du viseur principal du tireur, le TGS No 10 Mark 1-6 dans le viseur No 37 Mk6 du chef de char via le lien optique PRI no 24, lorsque sa coupole est pointée dans la même direction que le canon.

Conducteur[modifier | modifier le code]

  • Il dispose d'un unique épiscope à grand angle No 36.
  • Un périscope à intensification de lumière L14A1 Badger de chez Pilkington Optronics peut remplacer le No 36 lors des missions de nuit.

Chargeur[modifier | modifier le code]

  • Il possède quant à lui d'un épiscope monté sur une plaque rotative située juste devant les panneaux d'accès du poste du chargeur[1].

Mobilité[modifier | modifier le code]

Un Challenger 1 en démonstration au musée des blindés de Bovington.

Le Challenger est actionné par un moteur Diesel à refroidissement liquide, le Condor CV12 TCA 1200, No 3, Mk 4A produit par Perkins (originellement Rolls-Royce), développant 1200 ch (895 kW) à 2 300 tr/min avec une cylindrée de 26,6 litres.

Le moteur possède deux turbocompresseurs Garrett-AiResearch. La puissance est transmise à chaque barbotin via une transmission automatique David Brown TN37 no 1 Mk 3 à sept rapports (4 rapports avant et 3 rapports arrière) couplée à un convertisseur de couple de chez Borg-Wagner. La direction s'effectue à l'aide d'un double différentiel hydraulique STN37 à commande hydrostatique conçu par Commercial Hydraulics.

Quoique assez gourmand en carburant, le Condor CV12 est considéré comme un moteur fiable à la mécanique éprouvée, permettant aux véhicules qu'il propulse d'avoir un haut taux de disponibilité[5].

Les 1 797 litres[6] de carburant sont répartis dans huit réservoirs montés en ligne par groupes de quatre de chaque côtés de la caisse, au-dessus des chenilles. Chaque réservoir est fait en matériau composite souple à base de caoutchouc synthétique et est cloisonné individuellement dans une niche blindée[3]. Deux réservoirs collecteurs d'une capacité totale de 205 litres sont installés dans le plancher du char, ils abritent des pompes à carburant, des clapets anti-retour et des drains.

Éventuellement, deux bidons supplémentaires de 175 litres chacun peuvent être montés à l’arrière de la caisse, ils sont largables en cas d'urgence.

Chaque train de roulement est composé de six roues en aluminium reposant sur une suspension hydropneumatique avec au-dessus deux galets de supports pour les chenilles entraînées par le barbotin à l'arrière, la roue tendeuse se situant à l'avant. Comparé aux barres de torsion, la suspension hydropneumatique offre une conduite plus souple en tout-terrain, elle a été développée conjointement par le bureau de recherche MVEE (Military Vehicles and Engineering Establishment) qui est connu pour avoir développé le blindage Chobham et par la société anglaise Air-Log Limited (initialement la firme Laser Engineering). Elle est produite par Vickers (originellement Horstman Defense Ltd).

À l'avant gauche du compartiment moteur se trouve un groupe auxiliaire de puissance Coventry Climax H30 no 4 Mk 18H, il développe 37 ch à 3 000 tr/min et alimente les systèmes électriques du char quand le moteur est à l'arrêt.

Protection[modifier | modifier le code]

Le FV4030 Challenger bénéficie d'un blindage composite à base de céramique connu sous le nom de blindage Chobham (Chobham étant le nom du village anglais où se trouvaient les laboratoires responsables de sa mise au point). Lorsqu'il rentre en service au début des années 1980, le char Challenger n'est pas le premier à se voir équiper de ce tout nouveau blindage composite britannique. En effet, les M1 Abrams entrés en production quelques années plus tôt possèdent le blindage Burlington, une ancienne variante du blindage Chobham issue d'un transfert technologique entre les États-Unis et le Royaume-Uni.

La tourelle est coulée en un seul bloc, le blindage Chobham est installé avant d'être recouvert de plaques d'acier haute dureté[7]. Par mesure d'économie, les flancs de la tourelle ne sont pas protégés par ce type de blindage.

Les Challenger ayant été déployés dans une zones de conflit tels que l'Irak ou le Kosovo bénéficient d'une protection améliorée, ces chars prennent alors la désignation de Challenger Warfighter. Ainsi, la partie basse du glacis reçoit 16 briques de blindage réactif ROMOR-A (fabriqué par Royal Ordnance). Quant aux jupes latérales en aluminium, les fameuse Bazooka Plates (déjà présentes sur le Centurion et le Chieftain), elles sont remplacées par des préblindages latéraux constitués de chaque côtés par sept panneaux en blindage composite renforcé aux extrémités par des plaques rivetée en acier.


Ce tableau fournis l'équivalent acier offert en grande partie par le blindage composite. Les valeurs réelles sont tenues secrète, les valeurs dans ce tableau ne sont que des estimations, elles peuvent varier suivant leur provenance.

Zone concernée résistance face aux armes à énergie cinétique[note 1] résistance face aux armes à énergie chimique[note 2]
Face avant de la tourelle de 550 mm à 620 mm de 830 mm à 1 070 mm
Manteau du canon 590 mm 1 120 mm
Flancs de la tourelle 220 mm de 330 mm à 380 mm
Arrière de la tourelle 150 mm 500 mm
avant de la caisse (glacis) 550 mm 800 mm
Partie inférieure de l'avant de la caisse 450 mm [note 3] 710 mm [note 4]
Côtés de la caisse 80 mm [note 5] de 470 mm à 490 mm [note 6]
Arrière de la caisse 100 mm 500 mm
Notes
  1. Fait référence aux projectiles dépourvu d'explosif comme les obus perforants ou les pénétrateurs à énergie cinétique
  2. Tels que les charges creuses utilisées dans les roquettes/missiles antichars mais aussi les obus HESH
  3. 520 mm avec le blindage réactif ROMOR-A
  4. de 800 mm à 1000 mm avec le blindage réactif ROMOR-A
  5. 130 mm avec les jupes latérales en blindage composite
  6. de 820 à 840 mm avec les jupes latérales en blindage composite

Déploiements[modifier | modifier le code]

Un char Challenger des Queen's Dragoon Guards débarquant en Croatie dans le cadre de l'opération Joint Endeavor, en 1996.
  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : 180 chars furent déployés en Arabie saoudite pendant la guerre du Golfe de 1991 à partir de leur bases allemandes et apportèrent une contribution remarquée à l'exécution de l'opération Tempête du désert au début de 1991 en détruisant 300 blindés irakiens sans subir la moindre perte[8]. C'est durant la guerre du Golfe qu'un Challenger 1 à obtenu le record de longueur de tir par un char de combat en détruisant un T-62 irakien à une distance de 5 110 m.

Utilisation en Bosnie-Herzégovine dans le cadre de la Kosovo Force de l'OTAN en 1999.







Versions & variantes[modifier | modifier le code]

Un FV 4030 Challenger 1 Mark III, en démonstration au musée des blindés de Bovington, en 2012.
  • Challenger Mk I : Version initiale entrée en service en 1983. Le tir de nuit n'est pas réalisable ; le viseur thermique TOGS étant encore en phase de conception, l'emplacement sur le flanc droit de la tourelle destiné à l'accueillir est vide. 243 exemplaires produits. Anneau de rotation de la tourelle fait d'aluminium.
  • Challenger Mk II : Intégration du viseur thermique TOGS et nouveau système de détachement rapide pour les réservoirs supplémentaires.
  • Challenger Mk III : Ajout de blindage au niveau des 8 caissons à gargousse. Montage d'un système d'injection de diesel dans le pot d'échappement afin de pouvoir générer un écran de fumée blanche. Installation d'une demi-douzaine de coffres et de bacs de rangements supplémentaires sur la tourelle ainsi que d'un nasse à l'avant gauche de la tourelle servant à ranger un filet de camouflage.
  • Challenger Warfighter : Nom de code donnés au Challenger 1 équipés d'un blindage réactif supplémentaire protégeant le bas de la caisse ainsi que de de panneaux de blindage Chobham montés sur les jupes latérales. Appelé Theatre Entry Standard (TES) sur le Challenger 2.


Un CRARRV, en démonstration au musée des blindés de Bovington, en 2012.
  • CRARRV ChallengeR Armour & Repair Recovery Vehicle : Ce char de dépannage surnommé Rhino a été conçu en 1985, testé en 1987 et produit à raison de 80 exemplaires entre 1989 et 1993. Il est en outre équipé d'un treuil de 52 tonnes produite par la firme Atlas ainsi que d'une petite grue de 6 tonnes et d'une lame de bulldozer[9].
  • CTT Challenger Training Tank : véhicule d'écolage possédant le châssis du Challenger mais avec une cabine vitrée à la place de la tourelle.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.army-guide.com/eng/product895.html
  2. http://www.armyrecognition.com/europe/Angleterre/vehicules_lourds/Challenger/Challenger_Angleterre_description.htm
  3. a et b "Tank, Combat, 120-mm Gun, Challenger", 1983, Army equipement support publications
  4. http://www.powmadeak47.com/nato/dznato010108britdutp.html
  5. http://www.army-guide.com/eng/product126.html
  6. http://www.onwar.com/weapons/afv/data/ukmbtchallenger1.htm
  7. « Armor Technology », Paul Lakowski,2000, p. 15
  8. http://www.globalsecurity.org/military/world/europe/challenger1.htm
  9. Challenger 1 & 2, Concord Mini Color Series, Walter Bohm

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]