Chalais (Vienne)

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Chalais
Image illustrative de l'article Chalais (Vienne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Canton de Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Hubert Baufume
2014-2020
Code postal 86200
Code commune 86049
Démographie
Gentilé Chalaisiens
Population
municipale
520 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 46″ N 0° 06′ 08″ E / 46.9794444444, 0.10222222222246° 58′ 46″ Nord 0° 06′ 08″ Est / 46.9794444444, 0.102222222222  
Altitude Min. 56 m – Max. 122 m
Superficie 14,87 km2
Localisation

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Chalais est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Chalaisiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Hubert Baufume    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 520 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
776 801 806 801 812 785 769 766 755
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
717 683 701 670 663 671 659 639 604
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
590 595 554 515 523 534 532 530 544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
578 524 489 546 603 553 530 524 520
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, la densité de population de la commune était de 35 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 13 exploitations agricoles en 2010 contre 26 en 2000[5]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[6].

Les surfaces agricoles utilisées ont, paradoxalement, augmenté et sont passées de 712 hectares en 2000 à 723 hectares en 2010[5]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[6].

52% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges), 27 % pour les oléagineux (colza et tournesol), et 11% pour le fourrage. En 2010,3 hectares (5 en 2000) sont consacrés à la vigne. Le domaine viticole est partagé par 3 fermes (11 en 2000).

L'élevage de volailles a disparu en 2010 (559 têtes sur 11 fermes en 2000)[5].

La maison de Pays du Loudunais commercialise les produits des artisans des environs sur l’aire de repos La Briande, avec essentiellement une mission de promotion, sans être rentable[7]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église est inscrite comme Monument Historique depuis 1926.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le Moulin de Puy d'Ardanne est un moulin à vent qui est installé sur le sommet d'une colline en tuffeau. De là, un magnifique panorama s'offre aux visiteurs, sur le pays loudunais. Ce moulin cavier est dit de type angevin. Il date du XVIIIe siècle. De nos jours, le moulin abrite des expositions qui permettent de comprendre son fonctionnement, son histoire et les diverses étapes de sa restauration.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Dans le nord-ouest du département, entre Châtellerault et Loudun, la forêt de Scévolles forme un massif boisé de près de 5 000 hectares à l’interface entre les paysages d’openfield céréalier de la plaine de Neuville à Thouars, au sud-ouest et la région du tuffeau au nord-est.

La foret de Scévolles est une zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Son nom évoque le grand poète français du XVIe, Scévole de Sainte-Marthe, issu d'une illustre famille loudunaise. Il fut l'ami intime de Ronsard, fut reçu avec Renaudot et bien d'autres dans son salon littéraire à Loudun.

La foret occupe une importante dépression sur sables cénomaniens intercalés de strates argileuses surmontées de sols sableux, acides et hydromorphes qui peuvent être localement imprégnés de remontées carbonatées issues du ruissellement sur les couches de calcaires turoniens bordant la dépression.

Ce contexte particulier explique le caractère ambigu de la végétation, qui mêle de façon originale des plantes calcicoles et calcifuges, xérophiles et hygrophiles. La forêt est ainsi une chênaie mixte dominée par le chêne pédonculé, mêlé d’essences variées s’accommodant bien des sols sableux - châtaigniers, trembles, bouleaux, robiniers, ormes - alors que des secteurs marécageux, comme le marais de la Fondoire, ajoutent à la diversité écologique de l’ensemble. Malgré des évolutions naturelles comme l'embroussaillement de milieux sableux ouverts ou la réalisation par l'homme d’une base de loisirs, ou des peuplements forestiers par l’introduction d’essences exotiques, la forêt de Scévolles a conservé jusqu’à nos jours une part de son intérêt biologique qui en faisait, dès le XIXe siècle, un site très prisé des botanistes, notamment.

Bien que de nombreuses plantes rares et précieuses signalées aux siècles précédents aient disparu, la forêt abrite encore une flore originale, souvent liée aux sables calcaires, un type de substrat rarement rencontré ailleurs dans la région: le Peucédan des montagnes trouve ainsi ici une de ses trois stations de la région du Poitou-Charentes, de même que l’Armérie des sables, inconnu ailleurs que sur quelques dunes de Charente-Maritime, alors que les dépressions humides constituent le biotope de plusieurs plantes rares de bas-marais alcalins, telles que la Laîche de Maire ou l’Epipactis des marais.

La faune comprend également plusieurs espèces remarquables : des oiseaux rares ou menacés tels que :

Dans la foret, on trouve aussi des amphibiens menacés en Europe comme le triton crêté ou le crapaud calamite ainsi que la rainette verte.

De nombreux animaux y trouvent refuge : cerfs, chevreuils, sangliers, renards, blaireaux, fouines etc., mais aussi des mammifères plus rares, notamment les chauves souris :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  6. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  7. Anthony Bonnet, « Les paniers pas très garnis des maisons de Pays », Centre Presse, 7 août 2010, p. 2