Chaabat El Leham

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Chaabat El Leham
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Noms
Nom algérien شعبة اللحم
Nom amazigh ⵛⴰⵄⴱⴰⵜ ⵍⵃⴻⵎ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Aïn Témouchent
Daïra El Malah
Code postal 46160
Code ONS 4602
Démographie
Population 14 730 hab. (2010[1])
Densité 221 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 20′ 10″ N 1° 06′ 04″ O / 35.336077, -1.101063 ()35° 20′ 10″ Nord 1° 06′ 04″ Ouest / 35.336077, -1.101063 ()  
Superficie 66,62 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Aïn Témouchent.
Localisation de la commune dans la wilaya d'Aïn Témouchent.

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Chaabat El Leham

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Chaabat El Leham

Chaabat El Leham, anciennement Chabat el Leham, puis Laferrière, est une commune de la wilaya d'Aïn Témouchent en Algérie, située à 5 km au nord-nord-est du chef-lieu de la wilaya.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chaabat El Leham
Ouled Kihal Terga • El Malah Hammam Bou Hadjar
Sidi Ben Adda Chaabat El Leham Chentouf
Aïn Témouchent Aïn Témouchent Chentouf

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est constitué de la base chaâba, vocable issu de l'arabe signifiant « ravin », et du composant el-leham, signifiant « du boucher », issu également de l'arabe. Le nom complet de la localité signifie donc « ravin du boucher »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, l’aîné des Barberousse, le guerrier Arroudj est exécuté près de Chabat El Ham.

Après l'attaque, sans succès, d'Oran, tenue par les Français, du 3 au 8 mai 1831 par l'Émir Abd El Kader, il s'ensuit une période de 17 ans de luttes.

Le 6 juillet 1836, l'Émir Abd El Kader lance ses troupes basées à Aïn Témouchent sur les soldats français. Le 10 juillet le Général Bugeaud contre-attaque. En arrivant au lieu de Chaabat El Leham aux portes d'Aïn Témouchent, les troupes françaises découvrent un sol parsemé d'ossements humains blanchis par le temps. Les habitants expliquent aux soldats Français que trois siècles auparavant les Espagnols de la Reconquista et les Ottomans (Turcs) de Tlemcen s'étaient livrés à une terrible bataille faisant des milliers de morts. D'où le nom Chaabat El leham, le ravin de la chair.

Le village-centre est fondé par un décret du 29 septembre 1874 sous le nom de Chabat el Leham[3], sur le territoire de la commune mixte d'Aïn Témouchent, et « sur un plateau...un banc épais de calcaire entremêlé de tuf poreux et de roches basaltiques désagrégées. »[4], sur un territoire de 2 600 hectares. Il est érigé en commune de plein exercice en 1885, et son territoire, agrandi d'une partie des douars de Souf el Tell, de Sidi bou Adda et de Bou-Hadjar, passe à 7 775 hectares[5]. En 1901, Chaabat El leham prend le nom de « Laferrière » de Edouard Laferrière (1841-1901), jurisconsulte français, gouverneur général de l'Algérie de juillet 1890 à 1900.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Chaabat el Ham est une ville agropastorale, on y trouve le marché du samedi, deux mosquées de Anais-ibn-malik, Ibn el arabi, une école coranique, six écoles primaires, deux collèges, un lycée, cinq hammams.

C'est aussi une ville industrielle, dont une usine se nommant ENATUB qui a pour activité la fabrication des poteaux, de carrière géante, de détergents et de carrelages.

Située entre deux rivières, cette ville est souvent appelée « la terre des deux rivières », faisant référence à la Mésopotamie.

De nos jours, Chaabat el leham est un village très calme, dans lequel il y a quelques châteaux.

En 2010, sa population est estimée à environ 15 000 habitants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Répartition de la population résidente totale et densité moyenne par commune (estimation année 2010) », sur wilaya-aintemouchent.dz,‎ 2010 (consulté le 9 décembre 2013)
  2. Foudil Cheriguen, Toponymie algérienne des lieux habités (les noms composés), Alger, Épigraphe,‎ 1993, p. 92-93
  3. Louis Abadie, Aïn Témouchent de ma jeunesse,‎ 2004, p. 130
  4. Rapport au préfet d'Oran du 20 mars 1874, cité par Louis Abadie, op. cit., p. 129
  5. « Tableau général...des communes de plein exercice, mixtes et indigènes des trois provinces (territoire civil et territoire militaire) », sur gallica.bnf.fr (consulté le 9 décembre 2013)

Lien externe[modifier | modifier le code]