Chéroy

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Chéroy
La mairie pavoisée.
La mairie pavoisée.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Chéroy
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne
Maire
Mandat
Brigitte Berteigne
2014-2020
Code postal 89690
Code commune 89100
Démographie
Gentilé Caroissiens
Population
municipale
1 615 hab. (2011)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 07″ N 2° 59′ 56″ E / 48.2019444444, 2.9988888888948° 12′ 07″ Nord 2° 59′ 56″ Est / 48.2019444444, 2.99888888889  
Altitude Min. 123 m – Max. 159 m
Superficie 10,52 km2
Localisation

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Chéroy
Liens
Site web Mairie de Cheroy

Chéroy est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Caroissiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chéroy est une commune située dans le nord-ouest du département de l'Yonne, limitrophe de la région Île-de-France. Le village est traversé par une rivière : le Lunain. Chéroy est une des communes appartenant au Gâtinais en Bourgogne.

Transports[modifier | modifier le code]

Chéroy est desservie par la Ligne 15 Chéroy - Sens du réseau Transyonne ainsi que par une ligne directe depuis Paris[1] circulant 4 jours par semaine.

Les transports scolaires sont gratuit à Chéroy, du lundi au samedi. Des cars financés par le conseil général de l'Yonne font l'aller le matin et le retour le soir. Il y a trois passages : un pour desservir les écoles primaires de Dollot et de Vallery, un qui dessert le collège de Saint Valérien, et un qui dessert les lycées de Sens.

Il y a trois arrêts de bus à Chéroy : Bois Lunain, Mairie et Église.

Il y a aussi deux arrêts dans le lieu-dit des Pinçonnières : Les Pinçonnières et le Beau-Site.

Les cars desservent aussi un lieu-dit de Vallery  : La Justice.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune dispose de plusieurs hameaux, qui lui sont rattachés. Il s'agit des lieux-dits de : La Chabouillerie, Les Morteaux, Les Pinçonnières et Les Bedets.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

dans le canton de Chéroy 
Dollot, Jouy, Montacher-Villegardin et Vallery ;
dans le canton de Lorrez-le-Bocage-Préaux (arrondissement de Fontainebleau, département de Seine-et-Marne, région Île-de-France
Blennes et Vaux-sur-Lunain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire médiévale[modifier | modifier le code]

En 1120, Salon, vicomte de Sens, possesseur d'immenses domaines, fit don aux religieux de l'abbaye de Saint-Jean-les Sens des villages de Chéroy, Brannay, Lixy et Voulx.

En 1155, une assemblée importante réunit de nombreux personnages de premier plan du royaume à Senlis. Elle décide d'autoriser le roi Louis VII à intervenir directement lorsque la paix intérieure est menacée. Pour la première fois, le souverain est fondé à mettre au pas un Puissant qui ne respecte pas l'Eglise ou la population civile. Immédiatement, Louis VII met en oeuvre deux mesures : l'expédition militaire (contre le comte de Nevers molestant l'abbé de Vézelay) et la fiction de la présence royale (par le biais du pariage). Le pariage est un contrat d'association liant un propriétaire préexistant menacé de fait par son voisinage, et un puissant personnage (un seigneur, un comte ou le Roi). En échange du partage des profits, l'associé protège les lieux. Le fait que les pariages du Sénonais soient institués à mi-gain, dit assez le désespoir des propriétaires initiaux acceptant la perte de la moitié de leurs revenus.

Ne pouvant remédier au brigandage qui sévissait, Gilbert, abbé, fit appel, en 1155, au bras séculier du roi de France Louis VII pour rétablir et maintenir l'ordre. Chéroy se trouva alors en pariage entre ces deux grands seigneurs. Il est le plus ancien pariage royal.

Les largesses royales envers les léproseries comme l'octroi de chartes ouvrant droit aux foires assurèrent au village une prospérité qui perdura plusieurs siècles, jusqu'à la guerre de Cent Ans, où le bourg de Chéroy a subi de nombreuses déprédations relatives à l'occupation anglaise comme à la résistance des places fortes de Dollot et Vallery.

Par la suite, d'autres pariages sont conclus aux environs : Flagy, Lorrez-le-Bocage, Dollot, Lixy, Voulx, Pont-sur-Yonne, Granges-le-Bocage. Les pariages de Dixmont et de Thorigny seront dissous rapidement. Sous Blanche de Castille, la politique centrale vise à émietter les grandes prévôtés qui rendent la Couronne trop dépendante des oligarchies financières. Des prévôtés plus modestes sont instituées dans tous les pariages. Un prévôt royal, fermier de son état, prend place à Chéroy. La Couronne prend l'habitude de confier aux reines douairières la gestion des pariages du Gâtinais durant tout le XIVe siècle. En 1404, cette politique est interrompue : l'ensemble des pariages est inclus dans le duché de Nemours, érigé pour l'occasion.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Plus récemment à la Révolution française, la commune était en rivalité, avec Saint-Valérien, et ceci afin d'obtenir le titre de chef-lieu de canton. Finalement Chéroy l'emporte, on la préfère à l'autre commune car plus peuplée, bien que moins centrée géographiquement parlant.

Au XIXe siècle une ligne de chemin de fer traversait la commune. La gare de Chéroy était d'ailleurs reconnue pour son architecture remarquable. La ligne de chemin de fer, faute de recettes suffisantes cessa de fonctionner dans les années 1950.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 2008 André Beze    
mars 2008   Brigitte Berteigne[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 615 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
894 856 824 834 889 906 886 912 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
847 844 880 824 758 738 731 752 707
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
702 686 719 575 590 534 544 512 537
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
548 578 763 1 024 1 326 1 403 1 526 1 615 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption de Chéroy abrite un tableau du XVIe siècle, L'adoration des bergers, ainsi que deux autels du XVIIIe siècle; tous sont recensés aux objets des Monuments historiques sur notice de 1992.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Il existe une grange dimière au nord de Chéroy, l'un des quelques lieux notables de la commune.

Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale de Chéroy aurait fait polémique lors de son apparition : Sur celui-ci se trouve une statue représentant une femme nue, les bras ouverts, brandissant une épée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François Leloup de Cheron (1807- ) plus connu sous le pseudonyme de Leupol. Né à Chéroy (Yonne) est un savant indianiste, auteur, avec Emile Burnouf, d'un bon 'Dictionnaire sanscrit-français. Le plus important de ses travaux est 'Le dictionnaire sanscrit, 1863-1865, avec la transcription en caractère français.

Événements[modifier | modifier le code]

  • La ronde des 16 clochers est une animation sportive voire une course sportive qui traverse seize communes dont Chéroy, ce qui explique son nom.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la mairie de Domats (www.domats.fr) Rubrique "Transports" puis cliquer sur le lien "Tisserand"
  2. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011