Chéronée

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Lion de Chéronée : monument thébain, en souvenir de la bataille de Chéronée, en -338.

Chéronée (en grec ancien Χαιρώνεια / Khairốneia) est une cité grecque de Béotie située entre la Phocide et l'Attique, non loin du fleuve Céphise.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Chéronée est d'abord connue sous le nom d'Arné (en grec ancien Ἄρνη)[1], mentionnée dans le Catalogue des vaisseaux[2], où elle est caractérisée par ses « vignes plantureuses ». Elle est la patrie de Ménesthios, fils du roi Aréithoos et de Philoméduse, combattant achéen pendant la guerre de Troie[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque classique, Chéronée se trouve dans la sphère d'influence d'Orchomène, à qui elle paie tribut[4]. Elle devient ensuite un district de Béotie. Au IVe siècle av. J.-C., elle regagne son autonomie au sein du koinon des Béotiens. L'Empire romain la reconnaît ensuite comme une cité libre.

En raison de sa position stratégique, Chéronée est le théâtre de nombreuses batailles. En 447 av. J.-C., Athènes prend la cité avant d'être vaincue par Thèbes à Coronée. En 338 av. J.-C., Philippe II de Macédoine y remporte la victoire sur une coalition de cités grecques comprenant Athènes et Thèbes. En 245 av. J.-C., la Ligue étolienne y affronte le koinon des Béotiens. Enfin, en 86 av. J.-C., le Romain Sylla y défait les armées de Mithridate VI, roi du Pont.

Chéronée est la patrie de Plutarque.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] (IX, 40, 5).
  2. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne] (II, 507).
  3. Ibid. (VII, 9).
  4. Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 76, 3).

Voir aussi[modifier | modifier le code]