Chénelette

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Chénelette
Image illustrative de l'article Chénelette
Blason de Chénelette
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Lamure-sur-Azergues
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Rhodanien
Maire
Mandat
Bernadette Blein
2014-2020
Code postal 69430
Code commune 69054
Démographie
Population
municipale
319 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 10″ N 4° 29′ 30″ E / 46.1694444444, 4.49166666667 ()46° 10′ 10″ Nord 4° 29′ 30″ Est / 46.1694444444, 4.49166666667 ()  
Altitude Min. 552 m – Max. 940 m
Superficie 11,02 km2
Localisation

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Chénelette
L'église
Le monument aux morts '39-'45
Ruisseau l'Ardières

Chénelette est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village situé dans le nord-ouest du département du Rhône, au milieu des bois, prairies, et montagnes. Le village est élevé de 660 m, petit village avec des vues extraordinaires et où il fait bon vivre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au sommet du Mont Tourvéon qui culmine à environ 950 m, se situait un château, le château de Ganelon qui a été rasé sous l'ordre de Louis le Pieux. La légende raconte que Ganelon a été enfermé dans un tonneau hérissé de piques puis précipité sur les pentes assez raide du Tourvéon pour atterrir au niveau de l'église de Chenelette. Aujourd'hui il est possible de voir les ruines du château au sommet.Pour cela il faut s'y rendre à pied à partir du village de Chenelette puis monter une première partie sur la route puis arriver au terrain de terre prendre la deuxième à droite puis à gauche où s'engage une dure montée, au moment d'un croisement après la montée raide il est conseillé de prendre à gauche puis marcher 500 m sur lesquels à certains endroits la vallée de la Saône, de l'Ardières, la chaine du Mont Blanc et la carrière de Saint Didier sur Beaujeu se dessinent.

Tolvedunum : Naissance du village de Tourvéon[modifier | modifier le code]

Même s'il n'y a aucune trace actuellement visible, le village existe avant la conquête des Gaules par Jules César. Il était situé sur le territoire des gaulois Segusiaves. En 27, l'empereur Auguste jette les bases de l'administration en Gaule. Le pays des Ségusiaves s'émancipe de la tutelle éduenne en devenant une civitas à part entière. Le pays Segusiave est divisé en 5 cantons ou "pagus" :

- Pagus Forensis (Feurs)

- Pagus Rodonensis (Roanne)

- Pagus Jarensis (le Pays de Jarez)

- Pagus Condatensis (le pays du confluent)

- Pagus Tolvedunensis (le Pays de Tourvéon)


Auguste n'a rien inventé, il n'a fait que régulariser l'existence des "Pagii gaulois". (Source : Auguste Bernard "histoire des Segusiaves" 1858.)

Durant la Pax Romana, le pays de Tolvedunensis était dominé par un castrum romain, lui-même bâti sur un oppidum gaulois. (Source : Xavier de Plainhol. "an historical geography of France".)

Le Torvéon, paysage au début du XXe siècle

S'il s'agit bien d'un oppidum gaulois, c'est avant tout un lieu de vie fortifié et donc bien un village à proprement dit. L'étymologie de Tolvedunum nous le confirme : Tolve Dunum. Dunum signifie sur les hauteurs. TOLVE serait une déformation de Thor/Taranis, dieu du ciel et du tonnerre. Une autre interprétation, cette fois ci purement latine, serait "turres validae" que l'on peut traduire par "tours valides". Les vestiges du village primitif doivent probablement se situer sous les ruines du château de Tourvéon.

La fonction principale du village de Tolvedunum était donc probablement militaire : protéger les routes et les échanges d'une des plus grandes métropoles de l'Empire d'Occident. Le pagus s'étendait sur les hauteurs du Beaujolais : De la plaine de la Saône jusqu'à la plaine de la Loire, ce que nous appelons communément "la Montagne".

Tourvéon et les grandes invasions[modifier | modifier le code]

En 407-410, lors de la plus grande vague d'invasion, la capitale des Segusiaves, Feurs, fut détruite. Le civitas segusiavi prit pour capitale Lugdunum la romaine. Le nord du pays ségusiave fut dirigé par le pagus Masticonensis (Mâcon). Une garnison romaine de taille notable s'établit au petit castrum de Tolvedunum.

En 538, on sait que Tolvedunum est rattaché à l'évêché de Mâcon (source : cartulaire de l'abbaye de Savigny). À cette date, dans l'évêché de Mâcon, seule la paroisse de Tolvedunum n'était pas pourvue de prêtre ce qui indique certainement que le pays de Tourvéon était très faiblement peuplé mais qu'il existait une population rurale et sédentaire à cet endroit. Le mot pagus est remplacé par le terme romain d'ager alors que la région était sous le joug des burgondes. Les envahisseurs n'ayant pas vu de différence entre les gaulois ségusiaves et les romains, cela nous renseigne sur la forte romanisation de la région. Les burgondes n'ont laissé que peu d'impact dans la vie du pays.

En 727, 732, et en 737, il y eut des raids de pillage sarrasins. Celui de 727 fût de loin le plus sanglant : Lunna Visco (Belleville) et Matisco (Mâcon) furent rasées. Celui de 737 fût terrible par la répression menée par Charles Martel : les patriciens gallo-romains furent déposés. Bien entendu, l'armée franque pilla ce qui restait à piller et n'épargna personne.

Au contraire des francs qui pillaient tout sur leur passage, les sarrasins ne pillaient que les édifices religieux (couvent et églises). Les populations étaient préservées, leur culte et leurs lois protégés sous la condition formelle d'accepter des garnisons musulmanes. Pour ne pas affaiblir leur capacité offensive, ils rétablirent les patriciens gallo-romains pour gérer les cités, castrum qu'ils occupaient.

C'est ce qui se passa à Tourvéon : une bande de sarrasins s'y établit durablement. Les pillages à répétition eurent raison de la population et c'est probablement à cette époque que la population abandonna le village. Tourvéon ne devenant qu'une construction purement militaire. Les sarrasins ne revirent jamais l'Espagne : Ils furent assimilés à la population locale de la région[1].


Vers 768, sous la férule de Charlemagne, les armées franques reprirent définitivement le pays. Ils installèrent leurs propres nobles et continuèrent à piller tant et plus la population gauloise. Il n'est pas certain que la légende de Ganelon soit véridique mais elle date de cette époque. Le seigneur de Tourvéon, celui qu'on nomme Ganelon, était un noble franc qui a simplement dépassé les limites du supportable dans les actes de vols, de brigandage, et de toute chose de ce genre[2]. En 824, Charles le Simple chargea un cadet de la famille du comte de Flandre de reprendre ce château, de le raser entièrement et de punir son occupant.

On ne sait quand précisément mais il réussit à prendre la citadelle par surprise et enferma le bandit dans un tonneau percé de pointes (torture assez commune à l'époque). La citadelle fût rasée conformément au souhait de l'Empereur. Le cadet de Flandre devint maître des terres de Tourvéon.

Ses descendants, pas peu fier du fait d'armes de leur ancêtre, prirent le nom de "Belli Joci" que l'on peut traduire par "beau jeu de guerre". Le premier descendant attesté de cette famille est Onfroi de Beaujeu. Bien sûr, les populations gauloises survivantes et dispersées sur le plateau ne furent pas au bout de leurs supplices. Les seigneurs de Beaujeu gardèrent jalousement le plateau et pressurèrent la population pour servir leurs propres ambitions dans le Forez et face à l'influence croissante de l'abbaye de Cluny.

À partir de cette période, le droit romain des gallo-romains fût partiellement aboli, le droit germanique des vainqueurs le domina. Le village rentrait brusquement dans la féodalité.

En 882, le Cartulaire de Saint Vincent de Mâcon nous informe que l'"agro tolvedunensi" fait toujours partie du Pagus Marticonensi (le comté de Mâcon).

Les limites de "l'agro" sont plus claires et surtout plus petites : Claveisolles, Lamure sur Azergue, Saint Nizier d'Azergue, Cublize, La Gresle, Saint Vincent de Rhins, Saint Bonnet le Troncy.

Par contre, il n'est pas stipulé qu'un village existe encore à l'endroit même du château. L'agro a perdu son appellation romaine pour une appellation de territoire féodal. L'appellation "tolvedunensi" disparait quand les seigneurs de Beaujeu décident de construire le château de Beaujeu vers 1060. C'est ainsi que le village de Tourvéon s'éteint sous la lumière et la puissance des seigneurs de Beaujeu. Chênelette renaîtra des cendres de l'antique Tourvéon[3].


Chênelette, bourgade médiévale[modifier | modifier le code]

Il ne vous aura pas échapper que le blason de Chénelette comporte une coquille de Saint Jacques. Le village était en effet situé sur le chemin de Saint Jacques allant de Cluny au Puy-en-Velay. On ne sait où il passait précisément. Toutefois, on sait qu'il passait par le sommet du Mont Saint Rigaud où il y avait une abbaye bénédictine. Il devait probablement descendre en suivant le petit ruisseau d'Azergues à partir de sa source pour bifurquer sur la curée de Poule (les Echarmeaux n'existaient pas encore).

Les voies romaines n'étant pas entretenues, il est impossible de voyager en voiture. Quand on voyage à cheval ou à pied, on prend toujours le chemin le plus court et cela même si ce chemin traverse des montagnes. Or, l'itinéraire le plus court entre Paris et Lyon passe par le col des Echarmeaux.

Chanaletes (petit canal) apparaît pour la première fois dans les pouillés du diocèse de Mâcon à la fin du XIVe siècle. Le village est trop modeste pour payer la dime mais sa taille est suffisamment importante pour l'ouverture d'une curée. Il y a donc bien un curé et une église.

La somme récoltée de 28 sols est bien modeste en rapport aux autres paroisses dépendant du chapitre de Beaujeu (à la même époque, Poule, Vernay, et Claveisolles s'acquittent d'une dîme de 20 livres et 44 sols chacune). Chênelette n'est qu'un gros hameau de quelques feux perdus dans la montagne. On ne sait où se situait exactement le village médiéval. La toponymie nous aide à le localiser à proximité de l'Azergues mais rien de plus. AU XVe, Chênelette dépend directement de l'abbaye de Cluny tandis que les communes avoisinantes de Poule, Vernay, Claveisolles dépendent du prieuré de Charlieu. On ne sait de combien mais le village paye la dîme, preuve que le village s'est tout de même développé.

Le pouvoir temporel a toujours été en rapport direct à la seigneurie de Beaujeu. Les seigneurs de Beaujeu ayant, jusqu'à la révolution française, toujours assuré la haute justice. La basse justice était assuré par la chatellenie des Perriers (l'actuel château de Chénelette surplombant le ruisseau des Gots). On ne sait quand il a été fondé mais son existence est attesté en 1500. Ce fief appartenait à la famille de Chandieu, seigneur des perriers et de Propières[4].

Durant le Moyen Âge et certainement durant la Renaissance, Chénelette n'est qu'un gros hameau de quelques feux perdus dans la montagne. On ne sait où se situait exactement le village médiéval. La toponymie nous aide à le localiser à proximité de l'Azergues à l'endroit où elle forme une petite vallée mais rien de plus. L'endroit devait être suffisamment perdu pour que les premiers habitants habitent également à proximité d'un chemin fréquenté : à fortiori, le chemin de saint Jacques. On peut donc, avec quelques suppositions toponymiques, localiser le village médiéval vers le hameau de la Voisinée. Doit-on le rappeler, il s'agit d'une simple prospective toponymique qui doit être confirmé ou infirmé par des fouilles. Toutefois, d'après les sources que nous avons à notre disposition (pas de trace d'un lieu d'habitation entre le XIIe et le XIVe), il est à peu près sûr que le village de Chénelette n'est pas la continuation du village de Tourvéon mais la création pure et simple d'un nouveau village.

Chenelette du Moyen Âge à Louis XII[modifier | modifier le code]

Peu de document spécifique sur Chénelette mais, vraisemblablement, ce n'était pas encore le bon pays que nous connaissons actuellement mais plutôt un pays de misère et de désolation :

- La peste à Beaujeu en 1501-1502

les gens de nos campagnes prirent peur et s'enfuirent dans les bois. Certains villages et certaines villes demeurèrent inhabités. Le peuple s'enfuyait dans les bois et les déserts et se logeait en cet endroit pour garantir leur vie. Là, ils mouraient souvent sans secours, sans aide et sans confession. Ils y habitaient comme des bêtes sauvages, ils vivaient étendus sur la terre dure et étaient exposés aux dangers d'être dévorés par les chiens et les loups [5]

- En 1567, Le général protestant Poncerrat, Seigneur de Chanzy (chatellenie située au nord ouest de Roanne)fit une expédition punitive sur l'abbaye de Cluny en compagnie de 5000 hommes. Il retourna chez lui en prenant le chemin de Saint Jacques de Compostelle et fit pèlerinage…mais à sa manière. En pillant et en massacrant tout ce qui était sur son passage[6].

- Encore la peste à Beaujeu de 1572 à 1576

Le 24 juin 1573, il mourut à Beaujeu cinq ou six personnes, dès le début de ce mois, les gens mouraient à Beaujeu et aux villages des alentours comme des mouches ; et l'on enterrait à Beaujeu autant que l'on fait en grande peste. Les poures (pauvres) mouraient de faim et les riches et médiocres qui n'enduraient pas la faim, mouraient de fièvre chaude, les autres d'un flux de sang par le nez. Et il faut bien qu'une telle maladie soit contagieuse car dans une maison, il y avait toujours trois ou quatre malades… Il faut ajouter que nous étions affligés des guerres (de religion) ; et les gens d'armes allaient par les champs faisant des dégâts infinis, outre qu'ils achevaient de manger le peu qu'il restait. [7].

- En 1579, le fameux baron des Adrets débarqua à Beaujeu. Pour s'occuper, il manda quelques hommes pour saccager les églises des chatellenies de Propières (donc de Chénelette) et de Bois Sainte Marie.

- Toujours la peste à Beaujeu en 1629

Le blé soille (seigle) valait le 30 juin trois Francs la mesure, le froment se vendait 3 Francs 5 sols, alors que de 1623 à 1683 le froment se vendait au prix moyen de un Franc cinq sols sur le marché de Charlieu. D'octobre 1628 à octobre 1629, la peste fit encore de gros ravages en nos régions. Les registres de Beaujeu indiquent que depuis le 11 juillet 1629 et jusqu'au jour de Saint Étienne, le lendemain de Noël, il ne s'est baptisé aucun enfant dans l'église de Beaujeu. Les femmes enceintes du dit lieu ou ailleurs sont presque toutes mortes à leur accouchement, et leur fruit avec elles. Et il faut noter qu'il est mort ou enterré, dans le cimetière du dit lieu ou ailleurs, mille à douze cents personnes. L'église a été fermée du jour de l'assomption jusqu'à la veille de Noël [8].

D'un point de vue religieux, les exactions des protestants nous montrent en surbrillance que le pays ne fut jamais tenté par le protestantisme.

D'un point de vue politique, le fief des Perriers a connu une succession rapide de propriétaires :

- le 21 octobre 1537, Guillaume de Chandieu vend au Cardinal de Tournon la chatellenie. Elle comprenait les paroisses de Chénelette, et une partie de Poule et de Claveisolles.

- le 11 juillet 1564, le Cardinal vendit le fief au Duc de Montpensier

- Le 26 décembre 1600, André de Noblet, comte de la Clayette en fit acquisition avec l'ensemble des droits seigneuriaux. La montagne de Tourvéon, avec les ruines du castrum romain furent exceptées de la vente et réservées aux seigneurs de Beaujeu. Le fief des Perriers prit le nom de Chénelette.


Chénelette de Louis XIII à la deuxième moitié du XVIIIe[modifier | modifier le code]

Le Haut Beaujolais et Chénelette connurent enfin la paix! Il était temps. La prospérité revient dans le Haut Beaujolais par l'avenement de l'industrie et du commerce. Bien sûr, tout ne fut pas rose :

- Les archives nous apprennent que les bandits de grands chemins étaient légions sur le plateau de Chénelette. L'église fut même visitée par des cambrioleurs dans les années 1730. (source Archive du département du Rhône : "justices seigneuriales du Beaujolais").

- Le climat y est particulièrement vivifiant. Mais au XVIIe, Le froid fut particulièrement mordant. Comme de partout, la famine décima le village à partir de juillet 1694 [9].

- Selon Brisson, inspecteur général du roi, en 1770, on entendait encore le loup.


À partir du XVIIe siècle, les paysans du beaujolais puisent une partie non négligeable dans l'industrie du tissage du chanvre, cultivée dans la plaine. Les alentours de Beaujeu étaient réputés pour la fabrication "des rouleaux de Beaujeu" : une toile de lin écru (Herbigny).

Le grand chemin (notre actuelle RD 337) devient un des chemins des plus fréquentés de France. C'est la route principale qui relie Paris à Lyon.

Le quotidien des chénelettons se résume à peu près à cela (Brisson) :

- Culture de la Verchère (lopin de terre autour de la maison) pour les besoins quotidiens. La terre est enrichie aux fumiers.

- On laboure avec une paire de bœufs pour les plus riches ou pour la plupart, une paire de vache.

- Sur un assolement triennal, on cultive le blé et le seigle pour la subsistance locale (la culture est insuffisante pour nourrir l'ensemble de la population). L'écobuage est également pratiquée pour l'enrichissement des terres.

- Les marchands lyonnais font importer du chanvre des plaines du Forez. Il est filé et tissé par les femmes ou lors des veillés d'hiver par les paysans.

- Lors des moissons, les paysans descendent en plaine pour la récolte de blés(les récoltants sont rétribués à hauteur du 1/10e de la récolte).

- l'élevage est pratiqué par tous les paysans. On y élève quelques moutons et quelques chèvres.


Chénelette et la première révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Le milieu du XVIIIe siècle fut une période de bouleversement pour le petit village de Chénelette.

- En 1740, La chatellennie est achetée par Pierre Agniel, originaire d'Uzès, échevin de Lyon. Il prend aussitôt le nom de la commune.

- La généralisation de la culture de la pomme de terre dès 1770 qui permet à la population de ne plus émigrer durant la période des moissons (Brisson). On la consomme sous les cendres, ou dans du pain.

- 500 charrues traversent quotidiennement le village au début du XVIIIe siècle[10].

Le gouvernement de Bourgogne modernise ses chemins durant la première moitié et capte une grosse partie du trafic passant par le col des Echarmeaux. Trudaine (1703-1769) en personne lance la modernisation du Grand Chemin du Beaujolais. Le chemin est élargi selon des critères bien précis et des relais de poste sont construits. L'urbanisme du village en est totalement modifié (Actuellement "Relais du Tourvéon").

Les marchands de vin affluent (construction des dépôts à Saint Didier sur Beaujeu, Développement des Echarmeaux à Poule, démolition et reconstruction de maison le long de la route à Chénelette). Ce Grand Chemin tombera en désuétude lors de la Révolution par manque d'entretien et surtout par l'ouverture du canal du Charolais qui raccourcit considérablement le temps de trajet entre Paris et Lyon.

- L' abandon définitive du chanvre pour le coton.

Les conditions générales des Chénelettons sont très satisfaisantes pour les critères de l'époque. Le village prospère, la population augmente rapidement (le village était quasiment 2 fois plus important que maintenant), la précarité alimentaire disparait et les habitants n'émigrent plus lors des moissons.

On compte autant de journaliers que de tisserands. Les professions se spécialisent (marchand de toile, tisserands, fileur, etc) : la révolution industrielle est en marche.

Chénelette sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Rémy de L'Escaille    
2014 en cours Bernadette Blein    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes de l'Ouest Rhodanien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 319 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
670 626 617 529 685 721 749 617 740
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
668 640 673 671 674 673 645 598 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
567 529 527 450 411 401 384 356 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
320 293 277 270 284 315 324 322 326
2011 - - - - - - - -
319 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La foire de la Saint-Martin se tient le 11 novembre de chaque année.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]


Environnement[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Tonton neness, artiste lyrique, a fait un cameo dans "l'horloger de saint paul", film culte de Bebert Tatave.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Note sur l'invasion des sarrasins dans le Lyonnais" par Aimé Vingtrenier
  2. Source : "Les bords de la Saône de Lyon à Châlon" de Kauffman
  3. Source : "Histoire du Beaujolais et des Sires de Beaujeu" de Ferdinand la Roche La Carelle
  4. source : pouillés du diocèse de Mâcon) et (source : Histoire des Sires du Beaujolais et des Sires de Beaujeu de Ferdinand La Roche La Carelle
  5. Source : "Histoire de Belleroche et ses environs" de l'Abbé Comby
  6. source : "Histoire de Charlieu" de Vincent Dunant
  7. Source : Archive du Rhône. Récit de Guillaume Paradin, moine au chapitre de Beaujeu
  8. source : Archive du Rhône. Récit de Guillaume Paradin, moine au chapitre de Beaujeu
  9. Source : registre État Civil)
  10. Source : "la route beaujolaise de Saône-et-Loire au XVIIe siècles, ses affinités maconnaises" de L. Blin
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011