Châteauvallon (série télévisée)

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Châteauvallon

Titre original Châteauvallon
Genre Feuilleton dramatique
Pays d'origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Chaîne d'origine Antenne 2
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 26 épisodes
Durée 52 minutes
Diff. originale 4 janvier 198524 mai 1985

Châteauvallon est un feuilleton télévisé franco-helvético-britannico-italo-luxembourgeois en 26 épisodes de 52 minutes, diffusé en France à partir du 4 janvier 1985 au 24 mai 1985 sur Antenne 2. La trame de cette série ainsi que les 6 premiers épisodes ont été écrits par le romancier Georges Conchon. La série est réalisée par Paul Planchon, Serge Friedman, Emmanuel Fonlladosa.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Sur les bords de la Loire, à Châteauvallon, vit la riche et puissante famille Berg. À La Commanderie, leur propriété, on célèbre le double anniversaire du patriarche, Antonin, et de son journal La Dépêche républicaine. La fête marque également le retour de Florence, la fille maudite, que son père aimerait voir reprendre le flambeau. Le lendemain, on retrouve dans le parc le cadavre du journaliste Paul Bossis. Ce dernier enquêtait sur la douteuse opération immobilière des Sablons. André Travers, également journaliste et ami de Paul, décide de mener sa propre investigation. Secrets, mensonges et trahisons ne tardent pas à se faire jour. Parallèlement, le clan des Kovalic, émigrés yougoslaves menés par Gregor et Albertas, tente de s’imposer dans la ville et aspire à détrôner les Berg, avec qui ils ont un lourd contentieux.

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Qualifié de « Dallas à la française », Châteauvallon, dont l'objectif pour Antenne 2 était de contrer Dallas, le feuilleton à succès qui passait sur TF1, remporta un immense succès lors de sa diffusion. Le premier épisode réunit près de 14 millions de téléspectateurs, et le deuxième, 17 millions, ce qui constitue un record dans l'histoire de la télévision, faisant du feuilleton un phénomène de société.
  • Plus que l'histoire, c'est le générique du feuilleton et le destin tragique de Chantal Nobel que les téléspectateurs ont gardé en mémoire. La chanson Puissance et gloire, interprétée par Herbert Léonard fait aujourd'hui partie des titres cultes. La musique a été composée par Vladimir Cosma, et les paroles ont été écrites par Vline Buggy. Châteauvallon n'a jamais connu la suite qui devait être donnée à la première saison. Chantal Nobel a en effet été victime, le 28 avril 1985, le lendemain de la diffusion du 17e épisode, d'un accident de voiture. Celui-ci est survenu alors que la comédienne se trouvait à bord d'un véhicule conduit par le chanteur Sacha Distel et a laissé à l'actrice de graves séquelles. Elle venait d'annoncer le lancement de la production de la saison 2 sur le plateau de l'émission Champs-Élysées, animée par Michel Drucker[1].
  • Chaque épisode de Châteauvallon coûtait près de 2 millions de francs, mais les moyens de la production n'étaient pas toujours à la hauteur. Ainsi, Chantal Nobel s'habillait souvent avec ses propres vêtements, le budget costumes étant insuffisant pour les tenues de luxe que devait porter Florence.
  • Au Royaume-Uni, la série était diffusée, sur Channel 4, deux fois par semaine (une fois doublée en anglais, une fois sous-titrée).

Similitudes supposées avec la situation réelle à Toulouse[modifier | modifier le code]

L’histoire rappelle la situation toulousaine qui oppose depuis des années la famille Baylet, propriétaire du journal La Dépêche du Midi et les Baudis, maires de père en fils de la ville pendant des années.

D’un côté, on trouve les Baylet :

  • Jean Baylet : le patriarche, propriétaire historique du journal. Il est mort dans les années 1950, lors d’un accident de voiture fort commenté à l’époque. Il a sa rue à Toulouse, et c’est la rue du siège du journal.
  • Évelyne-Jean Baylet : la mère, qui prend les rênes du journal à la mort de son mari pour y régner en maîtresse femme pendant quelques décennies et au-delà, puisqu’elle figure toujours dans l’organigramme comme présidente d’honneur.
  • Jean-Michel Baylet : le fils, devient PDG du groupe La Dépêche du Midi, responsable de la rédaction, président du Parti radical de gauche, sénateur et président du conseil général de Tarn-et-Garonne.
  • Les filles : Martine, intéressée au journal par ses parts dans le capital et Danièle. C’est la brebis noire du clan, celle qui a trahi pour rallier la famille ennemie, celle des Baudis.

De l'autre côté, on trouve les Baudis :

La ressemblance est telle avec le feuilleton qu’Évelyne-Jean Baylet voit rouge et se démène pour faire interdire sa diffusion[réf. nécessaire], en vain, sinon qu’elle obtiendra de faire porter au générique la fameuse formule déniant l’évidence : « Le nom du quotidien appartenant à la famille Berg a été choisi en raison de sa banalité. Il ne peut donc être confondu avec celui d'un quotidien existant. »

Générique[modifier | modifier le code]

  • La mélodie du couplet de la chanson Puissance et gloire est une mélodie qu'on entend déjà dans la musique que Vladimir Cosma avait signée pour le film de 1970 Le Distrait. On entend cette mélodie jouée au violon lors de la 16e minute, quand le personnage vagabonde dans un appartement qu'il prend pour le sien.
  • Le chef décorateur était Michel Decaix (1934-1987), peintre et homme de théâtre, fondateur de la troupe de théâtre de Trappes en Yvelines “les Coquillards”.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Châteauvallon - L'Encyclopédie des séries TV », sur Toutelatele.com (consulté le 26 novembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]