Châteauneuf-d'Entraunes
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| Châteauneuf-d'Entraunes | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||||
| Département | Alpes-Maritimes | |||||
| Arrondissement | Arrondissement de Nice | |||||
| Canton | Canton de Guillaumes | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Cians Var | |||||
| Maire Mandat |
Max Ginesy 2008-2014 |
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| Code postal | 06470 | |||||
| Code commune | 06040 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
63 hab. (2010) | |||||
| Densité | 2,1 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 880 m – Max. 2 813 m | |||||
| Superficie | 29,91 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Châteauneuf-d’Entraunes est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La commune est comprise dans les limites du Parc national du Mercantour. La limite du parc suit le vallon de la Barlatte qui passe par les gorges de Saucha Négra.
Le point culminant de la commune est la Cime de Pal qui culmine à 2818 m. Le Mont Rougnous a un niveau de 2673 m, la Cime de l'Aspe à 2471 m. Le niveau minimum se trouve au pont de Panier sur le Var à 872 m.
Économie[modifier]
Histoire[modifier]
Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Châteauneuf-d’Entraunes dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[1].
Au XIIIe siècle est mentionné le "castrum de Castro Novo". Le village est géré alors par des consuls. Avant 1388, le Val d'Entraunes dépendait de la viguerie de Barcelonnette. Pendant six mois de l'année les routes étaient impraticables entre le Val d'Entraunes et Barcelonnette. Quand les comtes de Savoie acquirent Barcelonnette, Châteauneud-d'Entraunes fut rattaché à la viguerie de Puget-Théniers.
La seigneurie appartient d'abord aux Glandèves puis aux Grimaldi de Beuil à la fin du XIVe siècle.
Annibal Grimaldi (1557-1621), comte de Beuil, a une forte volonté d'indépendance par rapport aux ducs de Savoie. Il va jouer un jeu dangereux de bascule d'alliances avec le roi de France et le roi d'Espagne. Convaincu de trahison, il est condamné à mort par le Sénat de Nice le 2 janvier 1621. Encerclé dans son château de Tourrette par une armée de 9000 hommes, celui-ci est livré sans combat par les défenseurs. Le comte meurt étranglé par deux esclaves turcs "après avoir ouï une messe" le 9 janvier 1621.
Le village rachète alors sa liberté et le privilège sous la suzeraineté de la Couronne.
Les comtes de Beuil ne payant pas d'impôts, le duc de Savoie demanda en 1645 au village de les payer depuis 1388. Le village n'étant pas assez riche pour payer, il est alors vendu à l'abbé Collet-Papachno. Le village fit alors une transaction avec le vendeur.
Le village fut éprouvé pendant les guerres de la Ligue en 1597.
À la fin de 1792, ce sont près de 1200 barbets qui occupent le Val d'Entraunes. Ils y font du brigandage.
Héraldique[modifier]
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D'argent au château d'azur posé sur un tertre de sinople mouvant de la pointe, sommé de deux écureuils affrontés de gueules tenant une ancre de marine du même |
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 63 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments[modifier]
- Église Saint-Nicolas avec un intérieur baroque du XVIIe siècle est située sur la motte de l'ancien château détruit après 1597. Le clocher carré a été ajouté en 1934.
L'église possède le polyptyque des Cinq Plaies du Christ qu'on peut attribuer à François Bréa[5]. Une inscription rappelle que l'œuvre a été commandée par le notaire Ginesy dans les années 1550. Elle possède aussi un tableau de la Vierge au Rosaire peint par Jean Maria d'Avignon en 1622.
- Chapelle Saint-Joseph possédant des peintures naïves.
- Le hameau des Tourrès, médiéval, abandonné, gardant les vestiges d'un château-donjon restauré.
- Les gorges et le moulin de la Barlatte. Les gorges ont été une frontière avec l'Italie jusqu'en 1760. Les plus anciens écrits sur le moulin datent de 1672. Il a été en activité jusqu'en 1942.
Personnalités liées à la commune[modifier]
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Entraunes - Partie « 4.Histoire » pour l'histoire du Val d'Entraunes et donc de Châteauneuf d'Entraunes.
- Val d'Entraunes
- Haut-Var
- Liste des communes des Alpes-Maritimes
- Anciennes communes des Alpes-Maritimes
- Parc national du Mercantour
- Var (fleuve)
Liens externes[modifier]
- Châteauneuf-d'Entraunes sur le site de l'Institut géographique national
- Parc du Mercantour : Châteauneuf-d'Entraunes
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
- Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Luc F. Thevenon, L'art du Moyen Âge dans les Alpes méridionales, pp. 64, Éditions Serre, Nice, 1983 (ISBN 2-86410-047-9)
