Châteauneuf-d'Entraunes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Châteauneuf et Entraunes.
Châteauneuf-d'Entraunes
L'église Saint-Nicolas de Châteauneuf-d'Entraunes.
L'église Saint-Nicolas de Châteauneuf-d'Entraunes.
Blason de Châteauneuf-d'Entraunes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Guillaumes
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Jocelyne Baruffa
2014-2020
Code postal 06470
Code commune 06040
Démographie
Population
municipale
57 hab. (2011)
Densité 1,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 45″ N 6° 49′ 58″ E / 44.1292, 6.8328 ()44° 07′ 45″ Nord 6° 49′ 58″ Est / 44.1292, 6.8328 ()  
Altitude Min. 880 m – Max. 2 813 m
Superficie 29,91 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Châteauneuf-d'Entraunes

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Châteauneuf-d'Entraunes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Châteauneuf-d'Entraunes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Châteauneuf-d'Entraunes

[1]Châteauneuf-d’Entraunes est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Site internet: www.chateauneufdemain.fr

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est comprise dans les limites du parc national du Mercantour. La limite du parc suit le vallon de la Barlatte qui passe par les gorges de Saucha Négra.

Le point culminant de la commune est la cime de Pal qui culmine à 2 818 m. Le mont Rougnous a un niveau de 2 673 m, la cime de l'Aspe à 2 471 m. Le niveau minimum se trouve au pont de Panier sur le Var à 872 m.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Châteauneuf-d’Entraunes dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[2].

Au XIIIe siècle est mentionné le castrum de Castro Novo. Le village est géré alors par des consuls. Avant 1388, le Val d'Entraunes dépendait de la viguerie de Barcelonnette. Pendant six mois de l'année les routes étaient impraticables entre le Val d'Entraunes et Barcelonnette. Quand les comtes de Savoie acquirent Barcelonnette, Châteauneud-d'Entraunes fut rattaché à la viguerie de Puget-Théniers.

La seigneurie appartient d'abord aux Glandèves puis aux Grimaldi de Beuil à la fin du XIVe siècle.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Mais ce dernier, entre les mauvais souvenirs qu'il a laissé lors de sa tentative de conquête en 1368[3] et la confusion des premières années sur la réalité de la mort de Jeanne Ire[4], ne se rallie que peu de communautés. La communauté de Roure est conquise par le parti angevin au début de la guerre (avant 1385)[5].

Annibal Grimaldi (1557-1621), comte de Beuil, a une forte volonté d'indépendance par rapport aux ducs de Savoie. Il va jouer un jeu dangereux de bascule d'alliances avec le roi de France et le roi d'Espagne. Convaincu de trahison, il est condamné à mort par le Sénat de Nice le 2 janvier 1621. Encerclé dans son château de Tourrette par une armée de 9 000 hommes, celui-ci est livré sans combat par les défenseurs. Le comte meurt étranglé par deux esclaves turcs « après avoir ouï une messe » le 9 janvier 1621.

Le village rachète alors sa liberté et le privilège sous la suzeraineté de la Couronne.

Les comtes de Beuil ne payant pas d'impôts, le duc de Savoie demanda en 1645 au village de les payer depuis 1388. Le village n'étant pas assez riche pour payer, il est alors vendu à l'abbé Collet-Papachno. Le village fit alors une transaction avec le vendeur.

Le village fut éprouvé pendant les guerres de la Ligue en 1597.

À la fin de 1792, ce sont près de 1 200 barbets qui occupent le Val d'Entraunes. Ils y font du brigandage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[6] mars 2014 Max Ginésy UMP  
mars 2014[7] en cours Jocelyne BARUFFA Aucun Maire de Chateauneuf d'Entraunes

Depuis le 1er janvier 2014, Châteauneuf-d'Entraunes fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de Cians Var, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 57 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
307 302 340 233 298 269 245 263 252
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
250 253 234 227 225 231 251 214 197
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
151 141 106 87 79 44 44 19 36
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
47 71 56 65 68 57 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Retable du Christ aux cinq plaies.

L'église Saint-Nicolas avec un intérieur baroque du XVIIe siècle est située sur la motte de l'ancien château détruit après 1597. Le clocher carré a été ajouté en 1934. Elle possède le polyptyque des Cinq Plaies du Christ qu'on peut attribuer à François Bréa[10]. Une inscription rappelle que l'œuvre a été commandée par le notaire Ginesy dans les années 1550. Elle possède aussi un tableau de la Vierge au Rosaire peint par Jean Maria d'Avignon en 1622[11].

La chapelle Saint-Joseph possède des peintures naïves.

Le hameau des Tourrès, médiéval, abandonné, garde les vestiges d'un château-donjon restauré.

Les gorges et le moulin de la Barlatte : les gorges ont été une frontière avec les états de Piémont-Savoie jusqu'en 1760. Les plus anciens écrits sur le moulin datent de 1672. Il a été en activité jusqu'en 1942.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aspremont

D'argent au château d'azur posé sur un tertre de sinople mouvant de la pointe, sommé de deux écureuils affrontés de gueules tenant une ancre de marine du même

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « www.chateauneufdemain.fr »
  2. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22.
  3. Geneviève Xhayet, Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix, in Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 405.
  4. Alain Venturini, Vérité refusée, vérité cachée : du sort de quelques nouvelles avant et pendant la Guerre d'Union d'Aix (1382- 1388), Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public. 24e congrès, Avignon, 1993. p. 183-185.
  5. G. Xhayet, op. cit., p. 416.
  6. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  7. [1], consulté le 20 juin 2014
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. Luc F. Thevenon, L'art du Moyen Âge dans les Alpes méridionales, p. 64, Éditions Serre, Nice, 1983 (ISBN 2-86410-047-9).
  11. Luc Thévenon, L'église paroissiale Saint-Nicolas à Châteauneuf-d'Entraunes, Archéam, no 9, 2002 Lire en ligne.