Château du Ramstein

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Château du Ramstein
Image illustrative de l'article Château du Ramstein
Vue sur le village
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIIIe siècle
Propriétaire initial Seigneur de Windstein
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel État
Destination actuelle Vestiges
Protection Classé monument historique en 1938
Coordonnées 48° 59′ 05″ N 7° 31′ 22″ E / 48.9847, 7.5228 ()48° 59′ 05″ Nord 7° 31′ 22″ Est / 48.9847, 7.5228 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Duché de Lorraine
Région Lorraine
Département Moselle
Commune Bærenthal

Géolocalisation sur la carte : Moselle

(Voir situation sur carte : Moselle)
Château du Ramstein

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

(Voir situation sur carte : Lorraine)
Château du Ramstein

Géolocalisation sur la carte : France

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Château du Ramstein

Le château du Ramstein est une ruine du XIIIe siècle qui se situe dans le département de la Moselle sur la commune de Bærenthal, sur une crête rocheuse au lieu dit Schlossberg[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château a été construit au milieu du XIIIe siècle[3], par une branche de la lignée des seigneurs de Windstein, les Ziedeler, avoués et ministériels d'Empire des Hohenstaufen[4], pour contrôler la vallée du Zinselbach. Marquant les limites entre l'évêché de Metz et celui de Strasbourg dont le château dépendait, il protégeait la voie menant de Pirmasens à Bouxwiller qui passait par cette vallée. Le site qui domine de toutes parts les versants permettait de voir venir l'ennemi et offrait une vue dégagée sur les vallées.

Le Seigneur Henri de Ramstein est cité dès 1294[5]. Les Ramstein issus des Windstein prennent leur nom en 1269. En 1306 est mentionné Heinrich von Uchterer[6]. En 1318 le Château est mentionné Ramenstein & Ramestein. En 1319 les Ramstein se partagent le château avec le Seigneur de Fleckenstein, puis en 1326 avec les Dorschweiller de Torcheville. Mandel[6] raconte que Henri de Ramstein, Walter de Mietesheim, Frédéric de Wasigenstein et Walter de Falkenstein ont dû se porter garants pour libérer Henri de Windstein incarcéré dans le château de Bitche par le Duc de Lorraine.

Au cours du XIVe siècle, les seigneurs de Ramstein devenus des chevaliers pillards transforment le Ramstein en repaire de brigands. Ils sont assignés devant le Seigneur de Lichtenberg pour répondre de leur méfaits mais ne se seraient jamais présentés. La château est détruit en 1335 lors d'une expédition punitive par les troupes de l'évêque de Strasbourg et leurs alliés Bernois.

Au XVe siècle, une moitié des ruines appartient au comte Louis V de Lichtenberg, l'autre aux seigneurs de Bootzheim, une famille illustre dont faisait partie Johann von Bootsheim, un ami d'Erasme[6]. Michel de Bootzheim le revend à Philippe de Ramstein, maître de la ville de Strasbourg. En 1569 à sa mort le château revient au comte de Hanau-Lichtenberg.

Situées dans la forêt domaniale de Hanau, les ruines sont la propriété de l'État. La commune de Bærenthal a signé le 4 mars 2008 un bail emphytéotique pour une durée de 18 ans.

Le nom Ramstein provient du mot Rammestein, Ramme signifiant en langage local corbeaux et Stein rocher ou pierre.

Controverses et contre-vérités historiques[modifier | modifier le code]

  • La construction du château, au XIIIe siècle, est parfois attribuée au Seigneur de Falkenstein.
  • La château aurait été construit en 1292, c'est en effet à partir de cette date que les pierres à bossage - absentes sur le site - ont été abandonnées.
  • Le logis seigneurial est souvent confondu avec un donjon dont il n'y a pas de trace.

Particularités encore visibles[modifier | modifier le code]

Le château est construit sur une plateforme rocheuse de grès bigarré (ou bundsandstein) d'une longueur de 270 m et de 6 m de largeur en moyenne. La crête rocheuse offre le support et constitue le principal élément de défense de la fortification par sa hauteur et sa verticalité[7].

On peut encore distinguer les vestiges du logis seigneurial dont la verticalité est visible de loin, ainsi que des portes, escaliers, galeries et deux chambres troglodytes creusés dans le roc.

Il n' y a aucun vestige d'un éventuel donjon.

Un rocher gréseux en forme de champignon se situe devant les ruines de l'ancien château fort.

Rocher naturel en forme de champignon à proximité de la ruine.

Ligne Maginot[modifier | modifier le code]

En contrebas, on peut apercevoir deux entrées de souterrains qui communiquent entre eux. Ils ont été creusés en 1936 par le Génie militaire pour en faire un dépôt de ravitaillement de la ligne Maginot. Ces aménagements ont été utilisés comme abri par la population pendant les combats de l'hiver 1944-1945. Ce site est actuellement fermé par des grilles car il héberge des chauve-souris protégées.

Caverne creusée en 1936

Statut[modifier | modifier le code]

Le château est inscrit à l'Inventaire topographique de la région Lorraine.

Le site est classé depuis 1938 au titre de la législation des Monuments historiques.

Accès[modifier | modifier le code]

Situées à la sortie de Bærenthal vers Mouterhouse, il faut suivre la rue de Ramstein pour accéder aux ruines. Continuer tout droit en direction de la maison forestière. Un parking a été aménagé par l'Office national des forêts sur la gauche à l'entrée de la forêt. Un sentier conduit aux ruines en dix minutes. On y a un remarquable point de vue sur le village de Bærenthal et la vallée de la Zinsel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emile Mandel, Die Burg-ruinen der Nord Vogesen. Ihre Entstehung und Geschichte, Impr. de Wissembourg, 1962. Traduction française en 1966 : Les Ruines des Châteaux-Forts des Vosges du Nord - Leur Origine et Histoire.
  • Bernard Robin, Manteau de grès, Dentelles de sapin. Promenades au Pays de Bitche Niederbronn au cœur des Vosges du Nord, 1971, Éditions Serpenoise, deuxième édition, 1992 (ISBN 2-87692-111-1).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. Mot allemand que l'on peut traduire par "Le mont au château".
  3. Des archives de 1254 et de 1269 mentionnent le Ramstein.
  4. Jean-Michel Rudrauf, Les châteaux forts des Vosges du Nord, Revue "Les Vosges" 1/09, Club Vosgien, p. 6.
  5. Heinrich von Rumstein cité par Emile Mandel, Die Burg-ruinen der Nord Vogesen. Ihre Entstehung und Geschichte, 1962, p. 40.
  6. a, b et c Emile Mandel, op. cit.
  7. Jean-Michel Rudrauf, op. cit., Les Vosges 3/09, p. 10.