Château de Prangins
| Château de Prangins | ||||
Le château de Prangins et son jardin potager |
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| Destination actuelle | Musée | |||
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| Protection | Bien culturel d'importance nationale | |||
| Coordonnées | ||||
| Pays | ||||
| Canton | Vaud | |||
| Commune | Prangins | |||
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Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud Géolocalisation sur la carte : Suisse |
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Le château de Prangins, se trouve au centre du village vaudois de Prangins, en Suisse.
Le château est le site romand des musées nationaux suisses. Il possède un jardin potager où sont cultivées des variétés de plantes du XVIIIe siècle.
Histoire [modifier]
Le château est détruit en 1293 par les Savoyards ; il est reconstruit, et passe dans de nombreuses familles. Nicolas de Diesbach fait des agrandissements à partir de 1613, mais sa famille cède le château en 1627 à Émilie de Nassau. La Seigneurie est vendue en 1656.
En 1719, la baronnie fut vendue à Jean Rieu, Genevois, banquier à Paris, lui-même la céda en 1723 au banquier parisien (d'origine saint-galloise) Louis Guiguer qui fait bâtir le château actuel. Son neveu et héritier Jean-George met tout d'abord le domaine à la disposition de Voltaire, alors exilé de France, avant de s'y établir en 1755 et d'y faire bâtir les jardins et le temple extérieur. Le domaine passera ensuite aux mains de son fils Louis-François qui rédigera, dès 1771 et pour les 15 années suivantes, un journal en sept tomes sur la vie quotidienne dans la région. À sa mort, c'est son fils Charles-Jules, futur général de l'armée suisse qui hérite du château et le vend, en 1814, à Joseph Bonaparte, qui y passe peu de temps.
De 1873 à 1920, il est le siège d'une école des Frères Moraves.
En 1920, Horace de Pourtalès, fonctionnaire à la Société des Nations et frère de l’écrivain Guy de Pourtalès l'achète. En 1929, Mme Josephine Dexter, l’achète pour sa fille Mme Katherine McCormick.
En 1962, le château est remis au gouvernement des États-Unis qui souhaite en faire la résidence de son ambassadeur auprès des Nations unies.
En 1970, Bernard Cornfeld, administrateur d’une société appelée IOS (Investment Overseas Services) qui ne tarde pas à faire faillite en devient le propriétaire.
Le Musée national souhaite transférer une partie de ses collections dans un autre édifice situé dans la région francophone. Le château de Prangins semble être le lieu idéal pour une telle réalisation, mais la Confédération ne peut envisager d’acquérir elle-même le domaine, dont le prix d’achat est de deux millions et demi, un accord est convenu avec les cantons de Vaud et de Genève. Le 19 juillet 1974, l’acte d’achat du domaine de Prangins est signé par les représentants des Conseils d’État vaudois et genevois. Une année plus tard, il est offert à la Confédération par les cantons de Vaud et Genève, afin de devenir un musée national.
En 1998, après une grande rénovation, le musée national suisse ouvre son siège en terre romande. Le château, tout comme le musée est classé comme bien culturel d'importance nationale[1].