Château de la Sône

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Château de la Sône
Image illustrative de l'article Château de la Sône
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIVe siècle
Propriétaire actuel Personne privée
Destination actuelle Fermé au public
Protection  Inscrit MH (1968, 1995)[1]
Site web www.chateaudelasone.com
Coordonnées 45° 06′ 48″ N 5° 17′ 01.4″ E / 45.11333, 5.28372245° 06′ 48″ Nord 5° 17′ 01.4″ Est / 45.11333, 5.283722  [2]
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Commune La Sône

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
Château de la Sône

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de la Sône

Le château de la Sône est un ancien château fort du XIVe siècle remanié à plusieurs reprises qui se dresse sur la commune de La Sône dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.

Les façades et toitures du château ainsi que la chapelle font l’objet d’une inscription au titre des monument historique par arrêté du 6 novembre 1968. Le parc fait l’objet d’une inscription au titre des monument historique par arrêté du 30 juin 1995[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Le château de la Sône est situé dans le département français de l'Isère sur la commune de La Sône. Le château est construit sur un piton rocheux qui domine l'Isère sur sa rive droite, il domine l'ancien chemin de halage et le pont situé à cet endroit.

Histoire[modifier | modifier le code]

A l'emplacement du château, commandant le chemin de halage qui longe la rivière ainsi que le pont qui, dès l’époque romaine la franchissait à cet endroit, s’élevait à l’origine un oppidum gaulois auquel a succédé une maison forte mentionnée en 1210 dans des lettres patentes de l’empereur Othon IV, qui confirment les droits sur les terres de la Sône de l’abbaye de Montmajour.

Dans la première moitié du XIVe siècle, l’édifice est agrandi et ses défenses renforcées par Ardanchon de la Reffrairie (ou Reffreyrie) qui en fait hommage au dauphin Humbert, dernier dauphin de Viennois. Un siècle plus tard en 1448, le dauphin de France, Louis, futur roi de France Louis XI, séjourne à la Reffrairie en allant chasser dans la forêt de Claix, toute proche.

Au XVIe siècle, la maison forte subit de gros dommages lors des guerres de religion. Catholiques et protestants se la disputent et Lesdiguieres en fait le siège.

Au début du siècle suivant, en 1603, elle passe entre les mains de Félicien de Boffin, avocat général au Parlement de Grenoble, qui avait par ailleurs acquis, d’Horace du Rivail, la seigneurie de la Sône. Félicien de Boffin répare les outrages subis par l’édifice lors des guerres de religion et lui apporte de profonds remaniements et embellissements. La tour ouest est reconstruite, le corps de bâtiment principal prend sa physionomie actuelle. Les Boffin resteront, pendant presque deux siècles, possesseurs de la Reffrairie devenue le château de la Sône.

En 1820, le château échoit aux Jubié, célèbres fabricants de soieries qui avaient, un siècle plus tôt créé à la Sône les Manufactures Royales, inspectées par Vaucanson, inventeur et constructeur de nouvelles machines dont certaines ont été vraisemblablement expérimentées au château. Mais, la ruine de leur industrie n’ayant pas permis aux Jubié d’acquitter le montant de la vente, celle-ci fut annulée le 3 décembre 1848.

Vue aérienne du chateau de la Sône

Dès lors vont se succéder divers propriétaires : le baron de Jarente (1875), le docteur Collignon, médecin des princes de Monaco (1890), l’anglo-suédois Thomas Huss (1931), les Morel (1952) ; le château reçoit divers hôtes illustres, parmi lesquels Françoise Sagan (dont la famille était très proche des Morel) qui a fait de nombreux séjours à la Sône dont elle s’est inspirée pour écrire « Château en Suède ». (Madame Morel était suédoise de naissance).

Pendant la période de 1952 à 1975, Charles et Viola Morel (qui habitaient le château depuis 1939) ont effectué - sans aucune aide ni subvention - de nombreux travaux d'aménagements (toitures, électricité, sanitaires, jardin, etc...) et ont rendu le château plus habitable et plus confortable : pendant cette période, M. Morel par l'acquisition de nombreux meubles anciens et toiles de maîtres mit en valeur cette très belle demeure où l'on compta parmi les visiteurs, de nombreuses personnalités des arts, des lettres, des sciences et de l'industrie. Ce fut une époque faste pour le château, alors habité en permanence par une famille nombreuse qui lui donna vie, au milieu de jardins d'agrément fleuris, d'un parc bien entretenu et planté d'essences rares et d'un immense jardin potager. En 1976, quelques années après le décès de Mme Morel et faute de moyens pour l'entretenir, ses enfants ont cédé la propriété à M. Pons lequel, bénéficiant de subventions, a pu rénover les toitures en mauvais état.

Les héritiers de M. Pons ont entretenu et tenté de rentabiliser la propriété (visites, séminaires...), puis ont récemment mis le château en vente.

Description[modifier | modifier le code]

Le bâtiment le plus ancien, daté de la seconde moitié du XIVe siècle, est la haute tour couronnée de mâchicoulis sur consoles. Le grand corps de logis sur terrasse date quant à lui du XVIe siècle[3], et ils ont été rénovés à la fin du XIXe siècle.

La chapelle est ornée de peintures du XVIIe siècle[1].

Parcs et jardins

Le parc daterait du XVIIe siècle et serait dû à Félicien de Boffin.

Les jardins du château s’étendent sur une superficie d'environ 4 hectares. Au-delà d'un rocaille face au pont accédant au château, une allée de platanes longe, à sa gauche, une pelouse et son bassin rond Louis XIV. D'un belvédère au fond de cette pelouse, on domine l'Isère et le village de la Sône. L'allée, le jardin, le chemin et le pont, le bassin, la cascade et le canal du jardin ont été inscrits monument historique[1].

Le fond du parc est planté d'arbres centenaires : tulipiers de Virginie, Ginkgo Biloba, ifs, séquoias, hêtres pourpres, cèdres, sophora. Un sentier permet de revenir au château à travers des plantations plus récentes de noisetiers pourpres, savonniers, pommiers d'ornement, liquidambars.

La visite est possible pendant la période d'ouverture et un itinéraire fléché d’un kilomètre de long permet d'en faire le tour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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