Château de la Petite Malmaison

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Château de la Petite Malmaison
Image illustrative de l'article Château de la Petite Malmaison
Période ou style Style Empire
Type pavillon
Architecte Jean-Marie Morel, Jean-Thomas Thibault, Barthélemy Vignon, Louis-Martin Berthault
Début construction 1803
Fin construction 1805
Propriétaire initial Joséphine de Beauharnais
Destination initiale pavillon de réception
Propriétaire actuel Comte Stefan C. Czarnecki
Destination actuelle habitation
Protection Logo monument historique Classé MH (1995)
Site web www.chateaupetitemalmaison.com/
Coordonnées 48° 52′ 10.83″ N 2° 09′ 38.03″ E / 48.869675, 2.160563948° 52′ 10.83″ Nord 2° 09′ 38.03″ Est / 48.869675, 2.1605639  
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Commune Rueil-Malmaison

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine

(Voir situation sur carte : Hauts-de-Seine)
Château de la Petite Malmaison

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de la Petite Malmaison

Le château de la Petite Malmaison est un château français du XIXe siècle situé dans la commune de Rueil-Malmaison dans le département des Hauts-de-Seine et la région d'Île-de-France.

Construit entre 1803 et 1805 pour Joséphine de Beauharnais, propriétaire du château de Malmaison voisin, il s'agissait d'un pavillon de réception attenant à une vaste serre chaude, aujourd'hui détruite[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La grande serre chaude de Malmaison fut commencée en 1804 pour l'impératrice Joséphine par l'architecte paysagiste Jean-Marie Morel (1728-1810) et achevée à la fin de 1805 sur les plans de Jean-Thomas Thibault (1757-1826) et de son associé Barthélemy Vignon (1762-1846).

C'était la première fois en France que le verre était utilisé sur une surface aussi importante ; la serre de Malmaison peut être considérée comme le précurseur des grandes architectures de verre et de métal du XIXe siècle. Elle mesurait environ 50 mètres de long sur 19 mètres de large et était partagée en deux sections distinctes :

  • la serre proprement dite, chauffée par douze grands poêles, dans laquelle pouvaient croître des arbres de 5 mètres de haut ; Joséphine y cultive des plantes comme le jasmin, mais aussi la rose, l'hortensia ou la violette de Parme ;
  • en retrait et attenant à celle-ci, un bâtiment abritant une suite de salons, dont un salon central en rotonde décoré par Louis-Martin Berthault en 1807, d'où il était possible de contempler les plantes rares en se reposant après la visite de la serre ; le pavillon est luxueusement décoré et meublé par les meilleurs artisans de l'époque tels le marbrier Gilet et l'ébéniste Jacob Desmalter ;
  • le parc fut traité en parc à l'anglaise, également par Louis-Martin Berthault, paysagiste attitré de l'impératrice Joséphine.

D'un entretien coûteux, la serre fut démolie dès 1827. Les salons furent redécorés en partie vers 1828 par le nouveau propriétaire, le banquier suédois Jonas-Philip Hagerman.

Après la vente du domaine par lots en 1878, la Petite Malmaison devient en 1887 la propriété de Pascal des Deux-Siciles (1852-1904), comte de Bari, dernier fils de Ferdinand II, roi des Deux-Siciles, qui réside dans son hôtel parisien du no 8 avenue Matignon mais meurt à la Petite Malmaison en 1904.

Description[modifier | modifier le code]

Le lotissement du parc effectué a séparé la Petite Malmaison du château de Malmaison. Le parc, planté de marronniers, cèdres, cyprès chauves, ifs et buis, est traité « à l'anglaise » mais on devine sur la façade arrière des traces d'un jardin à la française. Il comporte une pièce d'eau.

Protection[modifier | modifier le code]

Tout d'abord inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 8 février 1968, le château de la Petite Malmaison fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 avril 1995[2]. La protection comprend également le parc.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La petite Malmaison, Rueil-Malmaison », sur le site topic-topos.com de la société TOPIC TOPOS EDITION NUMERIQUE (consulté le 18 juin 2011)
  2. « Notice no PA00088136 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Galerie[modifier | modifier le code]

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