Château de la Barre

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Château de la Barre
Image illustrative de l'article Château de la Barre
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction 1344
Fin construction XXe siècle
Propriétaire initial Famille de Cordon
Destination initiale Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel Personne privée
Coordonnées 45° 37′ 56″ N 5° 37′ 22″ E / 45.632165, 5.622704 ()45° 37′ 56″ Nord 5° 37′ 22″ Est / 45.632165, 5.622704 ()  
Pays Drapeau de la France France
Ancienne province de France Bugey
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Commune Brégnier-Cordon

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
Château de la Barre

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de la Barre

Le château de la Barre est un ancien château fort du XIVe siècle remaniée au XXe siècle, centre de la seigneurie de La Barre, qui se dresse sur la commune de Brégnier-Cordon dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château est situé dans le département français de l'Ain sur la commune de Brégnier-Cordon sur le versant ouest du mont de Cordon, à 2,5 kilomètres au sud par la départementale 19.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château aurait été fondé dès le XIIe siècle par des vassaux des comtes de Savoie[1].

Le fief est entre les mains en 1344[2] de Guillaume de Cordon, chevalier, qui en fait hommage le 15 octobre de la même année[2] à Louis de Savoie, seigneur de Vaud. Le 19 janvier 1362[2], son fils, Rodolphe de Cordon, chevalier, seigneur des Marches en Bugey (Saint-Benoît), en reçoit une nouvelle inféodation, avec justice haute, moyenne et basse, sur les hommes, et fiefs, du comte Amédée V de Savoie, par lettres du 19 janvier 1362[3].

La seigneurie de La Barre, dépendant du mandement de Cordon, resta chez les Cordon jusqu'à la disgrâce d'Aynard de Cordon. Sa femme, Louise de Chambut, la vend en 1435[2] à Humbert de Beaumont, seigneur de Pellafol, pour sûreté de sa dot. Ce dernier fut remboursé par le duc de Savoie qui inféode successivement la terre de la Barre à Pierre Juillet, le 19 octobre 1444, puis à Lambert de Lusignan, cardinal de Chypre, le 24 janvier 1446, puis encore à Jacques de Clermont, chevalier, et enfin à Louis de Bonnivard, écuyer, le 10 mai 1449. Elle passe le 10 octobre 1488 aux La Forest, par le mariage d'Antoine de La Forest avec Claire de Bonnivard. Il reste peu de choses de l'ancien château du Moyen Âge, ceinturé de tours.

Les La Forest, aux XVIe et XVIIe siècles, transformèrent La Barre en demeure d'agrément, avec de beaux jardins. Le château gardait cependant encore un aspect féodal, mais vendu par les La Forest, au XVIIIe siècle, il est aujourd'hui en grande partie ruiné. Au XVIIe siècle la seigneurie était très importante et les droits de justice couvraient plusieurs fiefs en dépendant. Elle a donné son nom à une branche des La Forest éteinte en 1745.

Le Rouge et le Noir

Le château a été le théâtre d'un fait divers impliquant un jeune séminariste du village de Brangues, Antoine Berthet, engagé en 1826 par le comte de Cordon comme précepteur de ses enfants. Berthet aurait séduit la jeune Henriette de Cordon, ce qui aurait provoqué son renvoi. Persuadé pour sa part que son ancienne maîtresse, l'épouse du maire de Brangues, était à l'origine de son licenciement, il fit feu sur elle dans l'église de Brangues. Arrêté et condamné à mort, il fut exécuté à Grenoble en 1828.

Il est admis que Stendhal, familier des tribunaux et des affaires judiciaires, s'est inspiré de ce fait divers pour écrire son roman Le Rouge et le Noir.

Description[modifier | modifier le code]

Le bâtiment principal actuel date du XXe siècle, mais les fortifications remontent au XIVe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France,‎ 1987, 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 196.
  2. a, b, c et d Topographie historique du département de l'Ain 1873, p. 22.
  3. Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey. Partie 2.,‎ Jean Antoine Huguetan & Marc Antoine Ravaud, Lyon, 1650, p. 11 disponible en ligne sur Gallica.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]