Château de Touffou

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château de Touffou
Image illustrative de l'article Château de Touffou
Début construction XIIe siècle
Fin construction XVIe siècle
Propriétaire actuel Herta Lans Ogilvy
Protection classé MH le 19 mai 1994
Coordonnées 46° 37′ 00″ N 0° 35′ 23″ E / 46.6167, 0.5897 ()46° 37′ 00″ Nord 0° 35′ 23″ Est / 46.6167, 0.5897 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Poitou-Charentes
Département département de la Vienne
Commune Bonnes

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
château de Touffou


Le Château de Touffou est un château français situé, au bord de la Vienne, sur la commune de Bonnes, dans le département de la Vienne. Il a été classé monument historique en 1923.

Le Château de Touffou présente la particularité de posséder un double donjon, qui, selon certains, serait la réunion de deux donjons construits séparément.

Histoire[modifier | modifier le code]

Château de Touffou.

Trois familles du Poitou se sont succédé à Touffou, les Oger (famille) de (1127 à 1280), les Mauléon de 1280 à 1519) puis les Chasteigner de 1519 à 1821) qui héritent de Touffou par mariage.

Certains auteurs[Qui ?] considèrent que Oger et les Mauléon désignent en réalité la même famille, Mauléon n'étant qu'un surnom qui fut ensuite adopté comme nom d'usage.

Le château occupe une position dominante sur une terrasse de la rive gauche de la Vienne.

La forteresse romane originelle a été profondément remaniée à l'époque de la Renaissance.Il ne susbsiste que le double donjon central carré.Toutefois, celui-ci a été aussi remanié au XVe siècle.

  • La partie de style Renaissance du château est du à Jean Chasteigner (1519-1567), seigneur de la Roche-Posay et compagnon d'armes de François Ier, ainsi qu'à son épouse Claude de Montléon, dame de Touffou. Ils font bâtir les deux tours et le logis au XVIe siècle. Ils dotent aussi l'ensemble d'une cour d'honneur et d'une terrasse. La famille Chasteigner possédera le château jusqu'en 1821.
  • Le château est, donc, considérablement réaménagé à la fin du XVIe siècle, avec quatre grosses tours, des douves sèches et deux pont-levis. Le pont sud domine une caponnière[1].
  • En 1794 les scellés sont mis sur Touffou mais le domaine est remis à l'héritier en 1803 qui le vend en 1821 à la famille de Greaulme.
  • Trois propriétaires se succèdent jusqu'en 1897 où il est acheté par la famille de Vergie qui l'occupe jusqu'en 1966 et perpétue la tradition de chasse à courre. Enguerrand de Vergie y fait réaliser d'importants travaux de restauration et d'aménagements (le grand escalier a été restauré entre 1905 et 1936, les niveaux supérieurs de la tour de l'Hôtellerie reconstruits entre 1937 et 1940).
  • Le château est classé monument historique en 1923[2]. Les jardins et l'avenue sud sont inscrits comme Monument Historique depuis 1992 tandis que les vestiges des tours sont classés depuis 1994.
  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bonnes qui accueille déjà des réfugiés mosellans depuis septembre 1939, doit en plus loger 200 soldats allemands : ils sont installés au château de Touffou[3].
  • Le château de Touffou a été racheté en 1964, par le publicitaire britannique David Ogilvy[4]. C'est devenu depuis la propriété de sa femme Herta Lens Ogilvy. Ils se consacrèrent ensemble au développement des jardins jusqu'à sa disparition, le 21 juillet 1999[5].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château comporte des éléments romans et gothiques au niveau des donjons;La tour Saint-Jean et l'aile Ouest datent de la Renaissance. L'enceinte, les terrasses intérieure et extérieure et le bâtiment de l'Aumônerie sont classées par arrêtés successifs[6].

Le donjon se dresse au centre de l'édifice. Il est rectangulaire : 27 m de long, 13 m de large et 18 m de haut. Il est flanqué de tourelles aux angles et il est couronné de machicoulis sur les faces Nord et Est. Il a cinq étages, chacun abritant une salle unique.Celle du deuxième conserve une polychromie héraldique du XIIIe siècle.

Le donjon se rattache à un corps des logis. Celui-ci date du XVe siècle. Il a été modifié en 1560 et a été flanqué de deux tours à ses extrémités:la grosse tour dite "Saint George" à l'angle Sud-Ouest et la tour de l'hostellerie, refaite en 1939,à l'angle Nord-Ouest. Cette dernière abrite au sous-sol une cuisine d'autrefois ainsi que les anciennes boulangeries, avec des voutes en berceau.

Le quadrilatère défensif, agrandi au XVe siècle, est complété de deux tours du XVIe siècle. La tour Saint Jean est isolée. Elle est édifiée à l'angle sud-est du quadrilatère, le long de la Vienne. Elle renferme la salle dite des quatre saisons (ou chambre François Ier) décorée de peintures du XVIIe siècle réalisées d'après Bassano, figurant les travaux des mois. Au premier étage, il est possible de voir des scènes de chasse et de pêche ainsi qu'une cheminée ornée d'un paysage. Le plafond du second étage présente le chiffre de François Ier et les trois "C" de Diane de Poitiers. A l'angle Nord-Est,la quatrième tour, arasée au niveau de la terrasse, abrite des cachots, une salle de justice et une chapelle qui renferme un Christ du XIIIe siècle.

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Parc et jardins[modifier | modifier le code]

Les jardins sont attestés depuis la Révolution. Les terrasses du jardin sont classées par arrêté du 19 mai 1994[6].

Les jardins, contemporains, ont été réalisés progressivement depuis 1966.

Le parc comprend trois jardins distincts :

  • Une roseraie qui regroupe des variétés anciennes de roses. C'est un jardin de style anglais. C'est le plus ancien.
  • Dans une autre partie, il est possible d'admirer une succession de 11 carrés d'artichauts géants bordés de buis. Ce jardin dit "Jardin de l'Aumônerie" est une œuvre du paysagiste italien Paolo Pejrone. Il date de 2002-2003. Les plantes utilisées permettent de faire ressortir les différentes gammes de verts.
  • Enfin, le jardin bas est dénommé "Jardin de la Terrasse des Tournois". Il longe la Vienne. Deux lavoirs sont entourés de parterres de buis en forme de trapèze. C'est aussi une œuvre du paysagiste Paolo Pejrone

Le parc est labellisé "Jardin remarquable" depuis 2004.

Les écuries[modifier | modifier le code]

Dans les anciennes écuries, un petit musée de la chasse présente une importante collection de boutons et de trophées.

Références[modifier | modifier le code]

Illustration filmée : Émission "La Carte Au Trésor" diffusée sur France 3, le 6 juillet 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]