Château de Septème

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Septème
Image illustrative de l'article Château de Septème
Façade sud du château.
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIVe siècle
Fin construction XVIe siècle
Propriétaire actuel Famille de Kergorlay
Destination actuelle Fermé au public
Protection  Inscrit MH (1947)[1]
Logo monument historique Classé MH (1942)[2]
Coordonnées 45° 33′ 03″ N 5° 00′ 39″ E / 45.550833, 5.01083345° 33′ 03″ Nord 5° 00′ 39″ Est / 45.550833, 5.010833  
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Commune Septème

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
Château de Septème

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Septème

Le château de Septème est un ancien château fort, du XIVe siècle, remanié aux XVe et XVIe siècles, qui se dresse sur la commune de Septème dans le département de l'Isère, en région Rhône-Alpes. Le site concentre les ruines d'un premier château du XIe siècle, d'une enceinte du XIIIe siècle et le château actuel dont l'origine remonte aux XIVe ‑ XVe siècle.

Au titre des Monuments historiques ; les remparts, les restes du premier château et du chemin de ronde de l'ancienne ville font l'objet d'un classement par arrêté du 12 février 1942[2] ; le château, la conciergerie et le parc font l'objet d'une inscription par arrêté du 27 février 1947[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Le château de Septème est situé dans le département français de l'Isère sur la commune de Septème au sommet d'une butte dominant le bourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un camp militaire romain fut construit le long de la voie romaine reliant Vienne à Milan au niveau de la « septième borne » d'où l’origine du nom « Septeme ». C'est sur l’emplacement de ce camp romain que fut édifié un château fort au XIe siècle, un château carré sans tour d'angle dont l'existence est attestée par une charte de 1066.

Le château possession de la famille Beauvoir de Marc sera cédé aux comtes de Savoie. En 1355 lors du traité de Paris, il passe dans la mouvance des dauphins de Viennois.

Cette forteresse a été utilisée jusqu’au milieu du XVIe siècle puis les ruines des murs et des toitures ont comblé l’intérieur jusqu’au niveau du premier étage. De ce château il ne subsiste que des ruines.

À l'intérieur du plain château fut construit au XIIe siècle une maison forte, à l'origine du château « moderne ». Elle est remaniée profondément au XVIe siècle par Louis Aymard de Grignan, gouverneur du Lyonnais[3]. En 1535[3], le donjon est surélevé d'une galerie à arcade.

Charles IX et sa mère, Catherine de Médicis, y séjournent dans la nuit du 16 au 17 juillet 1564. Le château sera ruiné à la Révolution.

Sous l'Empire, Septème appartient au comte André d'Albon, maire de Lyon et les propriétaires actuels la famille de Kergorlay sont ses descendants qui l'ont restauré en 1889.

Description[modifier | modifier le code]

Plan schématique du château.
Une autre vue du château.

Une puissante enceinte d'environ 1 kilomètre de long est dressée au XIVe siècle[3] par les comtes de Savoie. Bien conservée avec ses portes et ses archères, elle enchemise une massive forteresse du XVe siècle[3] présentant un plan quadrangulaire irrégulier. On pénètre dans cette enceinte par une porte située au nord. On se trouve alors à l'emplacement de l'ancien village, désormais occupé par les communs du château. Autour d'une cour intérieur sont disposés les logis que des tours rondes ou carrées dominent aux angles, dont l'une de plan carrée est un grand donjon.

À l'intérieur du plain château fut construit au XIIe siècle une maison forte, à l'origine du château « moderne » construit aux XIVe ‑ XVe siècle et dont la salle de garde occupe tout le rez-de-chaussée. Une tour ronde a été ajoutée au XIVe siècle, reliée à la maison forte par une passerelle en bois. Au XVIe siècle la maison forte est surélevée de deux étages devenant le donjon et la passerelle en bois remplacée par deux loggias dans le style Renaissance.

À l'intérieur de la cour se trouve encore un puits de plus de 60 mètres de profondeur.

Parc et jardins

Côté sud, un jardin à la française occupe l'espace jusqu'aux ruines du premier château, en partie comblé de terre pour le transformer en verger. Le jardin et le verger créés au début du XXe siècle font l'objet d'un pré-inventaire au titre des jardins remarquables [4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]