Château de Robert le Diable

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Robert le Diable
Image illustrative de l'article Château de Robert le Diable
Période ou style Médiéval
Type Château-fort
Propriétaire actuel CREA
Protection Site classé (1935)
Coordonnées 49° 20′ 23″ N 0° 57′ 35″ E / 49.3396, 0.9597 ()49° 20′ 23″ Nord 0° 57′ 35″ Est / 49.3396, 0.9597 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Commune Moulineaux

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Robert le Diable

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Château de Robert le Diable

Le château de Robert le Diable, château féodal remontant à la période des ducs de Normandie, est situé à Moulineaux, près de Rouen, en bordure de l'autoroute A13.

Il tire son nom de Robert le Diable qui, selon les auteurs, désigne soit Robert de Montgommery, soit Robert le Magnifique, duc de Normandie et père de Guillaume le Conquérant, sans que des preuves de sa construction par ce personnage n'existent.

Il est situé sur une colline qui domine la Seine de très haut, et la vue s'y étend sur toute la région rouennaise, ce qui en faisait une situation particulièrement stratégique.

Jean sans Terre aurait construit ou agrandi le château entre 1200 et 1203[2].

Ses fossés ont été en grande partie comblés en 1855[3].

Bien que très modifié et en partie reconstruit par Lucien Lefort, élève de Viollet-le-Duc, en 1905, le château a été classé au titre des sites en 1935[4].

Encore à moitié ruiné, il a été racheté, restauré et aménagé dans les années 1950 par Roger Parment, alors maire de Moulineaux, avec des souvenirs divers ainsi que des scènes reconstituées de l'histoire locale et de la vie au Moyen Âge avec des personnages grandeur nature. Un bâtiment de style norvégien abritait jusqu'à peu une reconstitution de bateau viking.

Il était visitable jusqu'en 2003 et accueillait dans les années 1980 près de 50 000 visiteurs par an. Depuis peu son accès est fermé par un panneau « propriété privée ». Les propriétaires y ont enlevé le drapeau normand situé sur la tour principale.

Le 26 mai 2007, un incendie a détruit les planchers de la tour Nord dite « de Rouen ». Le château est racheté par la Communauté de l'agglomération rouennaise.

Un programme d'aménagement de 700 000 euros va être lancé par l'Agglomération de Rouen pour rouvrir au public les abords du château[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. Jean Benoît Désiré Cochet, La Seine-Inférieure historique et archéologique,‎ 1866, 614 p., p. 154
  3. Jean Benoît Désiré Cochet, La Seine-Inférieure historique et archéologique,‎ 1866, 614 p., p. 151-153
  4. « Notice no IA00021505 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « La Beauté du Diable », dans Agglo Mag, no 62, septembre 2007.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Bréard, Essai historique sur Moulineaux et le château de Robert-le-Diable, Cagniard,‎ 1896
  • Charles Nodier, « Le Château de Robert-le-Diable », dans Jean-Baptiste-Augustin Soulié, Keepsake français, ou Souvenir de littérature contemporaine, Giralson-Bovinet, Paris, 1830, p. 115-121
  • B.-L. Delouvier, « La nouvelle vie du château de Robert-le-Diable », Itinéraires de Normandie, no 12,‎ 2008 (ISSN 1950-9324)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :