Château de Pontchartrain

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Château de Pontchartrain
Image illustrative de l'article Château de Pontchartrain
Vue est du château
Début construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Antoine de Buade de Frontenac
Propriétaire actuel société privée
Destination actuelle privé
Protection Logo monument historique Classé MH (1979)
Coordonnées 48° 47′ 56″ N 1° 53′ 42″ E / 48.79889, 1.89548° 47′ 56″ Nord 1° 53′ 42″ Est / 48.79889, 1.895  
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Commune Jouars-Pontchartrain
& Le Tremblay-sur-Mauldre

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Pontchartrain

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

(Voir situation sur carte : Yvelines)
Château de Pontchartrain

Le château de Pontchartrain est situé sur la commune de Jouars-Pontchartrain, dans le département des Yvelines, en France.

L'extrémité Ouest du domaine (au-delà de l'étang) se situe sur la commune du Tremblay-sur-Mauldre.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château se trouve au Sud de l'agglomération principale, le long de la route départementale D15 (village de Pontchartrain au Nord, hameau de Jouars et Maurepas au Sud).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès 1325 ou 1330 un manoir est mentionné à Pontem Cartonencem qui deviendra Pontchartrain.

Au XVIe siècle, ce manoir, qui pouvait se situer à l'emplacement de l'aile droite du château, fut probablement abandonné aux fermiers tandis qu'un nouvelle demeure était édifiée sur l'emplacement de l'actuelle aile gauche.

En 1598 il fut acquis par Antoine de Buade de Frontenac, "capitaine des châteaux de Saint-Germain-en-Laye, Saint-James et La Muette".

Son fils Henri épousa Anne Phélypeaux et vendit Pontchartrain, en 1609, à Paul Phélypeaux (1569-1621), conseiller du Roi en 1610, fondateur de la branche de Pontchartrain de la famille Phélypeaux, qui le conserva deux siècles.

Son fils Louis Ier Phélypeaux fit édifier les principales constructions entre 1633 et 1662, dont l'attribution à François Mansart n'est pas fondée.

Jean Phélypeaux (1646-1711), intendant de Paris de 1690 à 1709, conseiller d'État, fut client de l'ébéniste André-Charles Boulle (Jean-Pierre Samoyault, "André-Charles Boulle et sa famille", Droz, 1979, p. 86).


Le Chancelier Ponchartrain, "très petit homme maigre, d'où sortait sans cesse des étincelles de feu et d'esprit". (Saint-Simon).

Louis II Phélypeaux de Pontchartrain, frère du précédent, contrôleur des Finances en 1689, chancelier en 1699, prit le nom de cette terre où il fit travailler le frère François Romain et André Le Nôtre pour élever le château et dessiner en 1693 un magnifique parc. Veuf et "accablé de chagrin", il se démit de toutes ses charges - "ce qui, de l'avis de ses contemporains, ne s'était jamais vu" selon son ami Saint-Simon - et se retira à Ponchartrain, où il mourut.

Son fils unique Jérôme Phélypeaux, secrétaire d'État à la Marine - ce qui lui valut de voir donner son nom en 1699 au lac auprès de la Nouvelle Orléans (Louisiane, États-Unis) - et à la Maison du Roi, "dont la joie était de rendre de mauvais offices et qui amusait le Roi des délations de Paris", selon Saint-Simon qui le détestait assista néanmoins en 1713 à son remariage au château; après la mort de Louis XIV, il continua d'assister au Conseil pour..."y moucher les bougies", avant que le mémorialiste obtienne du Régent son exil à Ponchartrain, dont il fit transformer le corps de logis en fond de cour en 1738.


"Le Faquinet"

À sa mort le domaine passa à son fils Jean Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, connu sous ce nom, qui "reprit" à 22 ans le secrétariat d'État occupé par son père, confident de Louis XV; protecteur des sœurs de (Mailly) Nesles, ses parentes, favorites successives du roi, il fut disgracié en 1749 pour une chanson moquant Mme de Pompadour, puis rappelé en 1774 par Louis XVI, à qui il s'imposa au poste de Premier Ministre.

Mort sans descendance à 80 ans en 1781, Ponchartrain passa à sa nièce Adélaide Diane Hortense Délie Mazarini-Mancini (1742-1808), fille du duc de Nivernais et épouse en 1760 du duc Louis-Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, commandant en chef de la garde constitutionnelle de Louis XVI; massacré le 9 septembre 1792 à Versailles, sa tête fut lancée de la rue dans la maison de Mme du Barry; le domaine est mis sous séquestre.


Les d'Osmond.

En 1801 la duchesse de Brissac vendra Ponchartrain à l'industriel et spéculateur Claude-Xavier Carvillon des Tillières, un des chefs de la "Bande Noire", syndicat d'affairistes enrichis sous le Directoire qui se spécialisèrent dans l'achat et la liquidation des grands domaines aristocratiques.

Il fait transformer les jardins "à La Française" en parc "à l'Anglaise" par le paysagiste en vogue Louis-Martin Berthault, qui fut employé vers 1820 par James de Rothschild pour organiser les premières réceptions qu'il donna son hôtel parisien.

À sa mort en 1812 sa fortune et son important patrimoine foncier passèrent à sa fille, Aimée Carvillon des Tillières, épouse en 1817 du comte puis marquis (1838) Rainulphe Eustache d'Osmond, aide de camp du duc d'Angoulême, dont la sœur aînée Adèle, comtesse de Boigne, évoqua la bibliothèque de Ponchartrain dans ses mémoires ("Récits d'une Tante", Plon, 1907 - arch. pers.).

Le peintre Isabey, qui fut le professeur de dessin et un des familiers de Mme d'Osmond, eut sa chambre au château, dont il réalisa en 1815 des vues de l'intérieur; d'autres ont orné le guéridon en ébène attribué à Jacob vers 1820 (coll. D.Aaron) reproduit par Alexandre Pradère ("Du style Troubadour au style Boulle", Connaissance des Arts, no 472, juin 1991, p. 72 à 83 - arch. pers.), qui indique que "les collections du château" furent vendues aux enchères publiques à Drouot le 9 février 1884.


Maison de campagne d'une grande courtisane du Second Empire,

En 1857 son fils vendit le domaine au comte Guido Henckel von Donnersmarck pour sa maîtresse Esther ou Thérèse Lachmann, dite la Païva suite à son mariage en 1851 avec le riche marquis Aranjo de Paiva, cousin du ministre (ambassadeur ?)du Portugal à Paris.

Ce jeune et riche aristocrate prussien cousin de Bismarck fait restaurer la demeure par l'architecte Pierre Manguin, sa maîtresse la fait redécorer et remanie le parc où elle crée des percées et implante des essences rares; les paysans se scandalisent de la voir galoper dans le parc habillée en homme.

"Au château, chez Madame de Paiva, il y a (d'après M.Paul Lacroix) deux grands tableaux représentant une chasse et une arrivée de Louis XIV, dans lesquels figure Mme de Montespan".

(Pierre Clément, "Mme de Montespan et Louis XIV, Paris, 1868, p. 356 - arch. pers.).

Le marquis de Paiva s'étant suicidé, sa veuve épousa en 1871 le comte, revint à Ponchartrain, où elle remplaça ses serviteurs par du personnel allemand, mais, peut-être soupçonnée d'espionnage, quittera en 1877 la France pour Neudeck (Silésie), où elle se fit bâtir par Lefuel le palais où elle mourra en 1884.


résidence des Marquis de Villahermosa.

L'occupation prussienne de 1870 laissa intact Ponchartrain, propriété du comte, gouverneur d'Alsace-Lorraine, mais celui-ci, veuf en 1884 et devenu indésirable en France, le vendit avec sa forêt de 1 200 hectares en 1888 au financier, industriel et collectionneur Auguste Dreyfus, appelé dans son temps l' homme le plus riche du monde et à son épouse depuis 1873, Dona Luisa Gonzalez de Andia y Orbegozo (1847-1924), marquise de Villahermosa et comtesse de Premio Real, petite fille du coté maternel de S.E Don Luis Jose de Orbegozo y Moncada, Marechal des Armées, President de la Republique du Perou en 1833.

Le très mondain Louis- Gabriel Pringué, un de ses familiers - qui ne dit mot de son époux - mentionne ses ancetres conquistadors espagnols dont Hernan Cortes Marquis de Valle de Oaxaca et vainqueur de l' Empereur Moctezuma puis les gouverneurs et Vice Rois du Pérou, et attribue à cette petite-fille d'un des premiers Présidents de la République péruvienne un rôle diplomatique occulte avant le vote de la loi sur les Congrégations (8 juillet 1904):

"Elle avait réuni le Père Dulac et Waldeck-Rousseau qui, par (son) entremise secrète mais puissante, était parvenu à une sorte de traité confidentiel avec le pape Léon XIII, qui stabilisait toutes choses (...). Avant son départ pour Rome, elle réunit dans le secret au château tous les supérieurs des communautés françaises et avait décidé avec eux de la ligne à suivre pour parvenir à un accord possible avec l'autorité papale (...) La mort de W.R. (10 août 1904) accéléra la guerre anti-religieuse que préconisait M. Combes, qui détruisit son œuvre médiatrice" (celui-ci fera interdire toute forme d'enseignement aux congrégations),

et décrit ainsi son mode de vie quasi-royal à Ponchartrain

"plus un palais qu'un château par son aspect, son aménagement intérieur et le train vraiment fabuleux qu'y tenait la marquise (...) qui rappelait la vie madrilène des grands d'Espagne. Pour lui parler, il était nécessaire de demander audience à sa dame d'honneur, Mlle de Beauroire. Elle s'habillait un peu comme un portrait de Velazquez, toujours vêtue de noir, le cou enroulé de tulles qui laissaient entrevoir cinq rangs de grosses perles blanches, remplacées le soir par des diamants en triples rivières (...). On était introduit dans le grand boudoir rempli de tableaux de Velazquez, Goya, Rubens, aux boiseries du XVIIIe siècle, (où) elle travaillait avec ses secrétaires parmi les objets précieux, conversant avec d'importants hommes d'affaires venus de Paris car elle possédait au Pérou des mines d'émeraudes et au Chili, avec qui elle était en procès depuis un demi-siècle, ces fameuses îles recouvertes de guano (...) dont elle avait eu jusqu'alors le monopole. Elle apparaissait vers midi dans le hall, coiffée d'un grand chapeau de tulles noirs, puis montait dans une grande victoria tirée par de grands chevaux noirs, avec cocher et valet de pied en grande tenue, pour aller voir son jardin potager. Nous passions au trot devant les parterres réguliers et odorants et franchissions les deux grilles de fer forgé (...) examinant les fruits, les fleurs, les légumes, que les jardiniers suivi de leurs aides venaient lui présenter sur de grands plateaux d'argent. Elle sortait l'après-midi pour faire une longue promenade dans la campagne, toujours avec ses chevaux, ne se servant de son automobile que pour aller à Dreux ou à Paris. On avait la sensation de vivre à l'époque de Louis XIV. Chaque dimanche, un Père Blanc venait de Paris pour célébrer à midi une messe dans la chapelle. La marquise et ses deux filles, coiffées de mantilles espagnoles, allaient prendre place dans leur loge doublée de velours rouge (...). La table de la salle à manger était pendant les repas recouverte de grands paons d'or ouvragé qui contenaient des fruits magnifiques, des friandises parfumées à la rose et à la violette, et le surtout se composait d'orchidées rares parvenant des serres du château, le jardinier les recevant directement des forêts du Brésil."


Auguste Dreyfus, marquis consort de Villahermosa, concessionnaire unique de l'État péruvien pour l'exploitation et la vente du guano contre le service de la dette du pays, en acquit le monopole. Proche des républicains Jules Grévy, qui fut un de ses premiers défenseurs (il employa 54 avocats sur 3 procès) et Pierre Waldeck-Rousseau, qu'il désigna comme exécuteur testamentaire en 1890.

Il réunit une très importante collection d'art dans son hôtel du 5, avenue Ruysdaël à Paris - vendue aux enchères publiques à Paris en juin 1896 - où sa veuve vécu jusqu'en 1924, et fit transformer et agrandir le château par l'architecte Émile Boeswillwald et retracer un jardin à la française a l' aide de cent dix jardiniers sous la houlette d' Aschille Duchesne qui avait fait les jardins du château de Vaux le Vicomte, du chateau de Breteuil et en Angleterre ceux du duc de Marlborough. Les jardins furent crées pour la première fois à la fin du dix-septième siècle par Le Notre.

En 1932 Don Luis Gonzalez de Andia y Dreyfus Marquis de Villahermosa et son frere Don Eduardo Gonzalez de Andia y Dreyfus Comte de Premio Real et leur soeur madame la comtesse de Lirot vendirent le domaine à la famille Lagasse.

Don Manuel Gonzalez de Andia y Talleyrand Perigord marquis de Villahermosa successeur de Don Luis, acquit en 1956 le Château de La Chatonniere a Azay le Rideau, proche des châteaux de Rochecotte et de Valençay fiefs de la famille de sa mère Felicité de Talleyrand Perigord Duchesse de Dino. Il epousa en 1931 Dona Maria de las Mercedes de Elio y Gonzalez de Amezua fille du Comte de Casa Real de Moneda , branche cadette des Marsquis de Vessolla descendants des Rois de Navarre.

Le marquis de Villahermosa et Duc de Dino y décéda en 2005 et transmit le domaine a sa fille Béatrice Gonzalez de Andia y Elio, Officier de la Légion d' Honneur et Commandeur de l' Ordre du Mérite qui créa autour de son château de La Chatonnière ( www.lachatonniere.fr ) un ensemble de jardins qui constitue une gloire de beauté de la Touraine.

Les Lagasse

En 1940 les nouveaux propriétaires firent percer le pavillon central d'un passage voûté débouchant sur un large escalier-perron reliant la cour d'honneur aux jardins.

Vers 1970 son intégrité fut menacée à la fois par un projet de déviation de la RN 12 qui faisait traverser le bourg à 20 000 véhicules/jour, et par un projet de zone d'aménagement concerté visant à bâtir 1000 logements dans la plaine et le parc que face à une certaine déprise agricole la propriétaire aurait ainsi loti...quant à l'immense château - protégé avec ses dépendances fin 1979 - "saccagé, il menaçait de de s'écrouler", selon le témoignage d'un agent de l'Equipement qui évoquait même son éventuel transfert à l'État (cf. le reportage télévisé "La France Défigurée" du 1/02/1975).

À cette époque il appartenait à Madame Lagasse, "après maintes tribulations" selon Claude Frégnac ("L'Île-de-France des châteaux", Hachette-Réalités, 1963, p. 170 à 173, puis édition réduite en 1977); l'ouvrage, dont la couverture est ornée d'une vue perspective du château depuis une pièce d'eau, reproduit un plan d'ensemble de la fin du XVIIIe s. et une photographie intérieure de la galerie d'aile basse de gauche meublée. L'auteur indique que "l'intermède Paiva lui apporta une nouvelle splendeur"

Le château appartient aujourd'hui à une société privée appartenant a la famille Lagasse.

Une vue d'avion (non datée) mise en ligne montre la longue aile reliant les deux parties des immenses communs à droite du château recouverte d'une sorte de "parapluie" en tôle...hangar agricole ?

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château édifié autour du milieu du XVIIe siècle selon le plan français traditionnel "en U", comportant un corps de logis central "en fond de cour" encadré de deux ailes en retour, entouré de douves.

Le corps de logis comporte une galerie, probablement construite entre 1598 et 1609, mettant en communication les deux ailes, disposition inhabituelle – où le corps central ne sert que de liaison – qui rappelle celle du château d'Écouen, et est probablement le fruit des étapes successives de la construction.

Ce corps central a été reconstruit en 1738 et remanié à la fin du XIXe siècle par Boeswillwalld, qui l'a doublé en profondeur côté jardins. Le pavillon axial a été percé en 1940 d'un passage voûté, passablement anachronique.

Les ailes se composent de trois pavillons réunis par des corps allongés. Elles sont construites en brique et pierre, la brique étant utilisée en appareillage, selon une technique qu'on trouve également au château de Grosbois et au château des Mesnuls.

Il est possible que les principaux appartements étaient dans l'aile gauche et des servitudes ou communs dans l'aile droite.

Devant le pavillon central de l'aile droite, un pont enjambait le fossé pour donner accès à la basse-cour; les écuries et les importants communs ont été construits au début du XVIIIe siècle, probablement par le frère Romain.

La chapelle se trouvait dans l'aile gauche, accessible par une galerie en rez-de-chaussée dans l'alignement du corps de logis qui en 1703 fut remplacée par un salon octogonal sans doute dû au frère Romain, mais les Dreyfus en utilisaient une autre selon le témoignage de Pringué.

La galerie qui y conduit date de 1653.

Cet ensemble galerie-salon a été reproduit symétriquement dans l'aile droite par Boeswillwald.

L'édifice et ses dépendances sont inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1979[1].


"(...) Venant de Paris, l'arrivée en vue du château est un vrai plaisir tant la perspective est harmonieuse. Une route en forte pente, bordée de hauts talus plantés d'arbres, conduit directement à ce bel édifice de brique et de pierre posé sur une vaste plaine. La perspective inverse n'est pas moins heureuse lorsque le passant s'arrête devant les grilles du château faisant face à la montée (...). Les divers chemins et routes qui y aboutissent forme une patte d'oie". (Françoise Dumas, op. cit.) .


Notes et références[modifier | modifier le code]

- Gabriel-Louis Pringué, "Trente ans de dîners en ville" (Revue Adam, 1948, p. 161 à 164 - arch. pers.); reproduit la photographie Braun d'un portrait en pied de "la marquise de Villahermose"(a), par un certain Benjamin Constant, selon la légende de la reproduction couleur de cette œuvre encadrée mise en ligne le 4/03/2011; partiellement repris par - Juliette Benzoni, "Cent ans de vie de château I. La Belle Époque" (C.de Bartillat, 1992, p. 94 à 97);

- Isabelle Pia, "Église-État, le divorce" (Point de Vue no 2994, 7-13/12/2005, p. 58 à 61 - arch.pers.).


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