Château de Noisy

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Château de Noisy
Image illustrative de l'article Château de Noisy
Façade principale en 2009.
Nom local Château Miranda
Période ou style néogothique
Architecte Edward Milner
Début construction 1866
Fin construction 1907
Propriétaire initial comte de Liedekerke-Beaufort
Destination initiale habitation
Destination actuelle à l'abandon
Coordonnées 50° 13′ 18″ N 4° 59′ 24″ E / 50.22167, 4.9950° 13′ 18″ Nord 4° 59′ 24″ Est / 50.22167, 4.99  
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Commune Houyet (section de Celles)

Géolocalisation sur la carte : Province de Namur

(Voir situation sur carte : Province de Namur)
Château de Noisy

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Château de Noisy

Le château de Noisy (ou château Miranda) est un château situé à Celles dans la commune namuroise de Houyet en Belgique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, le comte de Liedekerke-Beaufort[Lequel ?] est chassé de son château familial de Vêves. Il se réfugie dans une ferme près de Celles. Dès que la Révolution perd de son souffle, les Ragaillardis, descendants du comte, transforment la ferme en un château avec l'aide de l'architecte anglais Edward Milner. C'est l'architecte français Pelchner qui fait ériger la tour centrale en 1903 et termine les travaux en 1907. Il devient dès lors, la résidence d'été de la famille Liedekerke-Beaufort.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il est brièvement occupé par les troupes allemandes.

En 1950, il devient un centre de vacances pour les enfants des employés de la SNCB. À la suite d'un incendie et à cause de la présence de la mérule, le château est abandonné en 1991.

En 2011, il sert de décors de prison lugubre pour le film Dead Man Talking de Patrick Ridremont sorti en 2012.

Fin 2013, le comte de Liedekerke-Beaufort demande un permis de démolition pour le château, officiellement en raison des risques pour la sécurité des personnes qui le visitent[1]. La commune de Houyet et la Région wallonne envisagent d'accorder le permis, à moins qu'une alternative crédible ne soit trouvée rapidement[2]. Toutefois, de nombreuses personnes se sont mobilisées pour empêcher que la bâtisse ne soit démolie[2].

Le 6 février 2014, le ministre Carlo Di Antonio inscrit le château sur la liste de sauvegarde du patrimoine wallon, donnant un sursis d'un an maximum pendant lequel l'administration wallonne doit déterminer si le château vaut la peine d'être classé. Des investisseurs privés montrent également de l'intérêt[3].

Le 30 septembre 2014, le ministre Maxime Prévot décide de ne pas classer le monument[4]. Ce choix est bien accueilli par l'association Aresno[4] (association pour la restauration et la sauvegarde de Noisy), un classement augmentant significativement les contraintes et donc les coûts d'une éventuelle réhabilitation, estimés à 20 000 000 € à 25 000 000 € pour une restauration parfaitement à l'identique[4]. Un groupe belgo-luxembourgeois aurait fait une offre de 4 000 000 € pour pouvoir en faire un hôtel-restaurant[4]. Un autre groupe proposerait d'investir entre 10 000 000 € et 15 000 000 € pour un autre projet[4].

État au début du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

À l'abandon depuis 1991, date à laquelle la mérule et un incendie avaient déjà fait des dégâts, le château de Noisy est dans un état de dégradation avancé. Les écuries se sont effondrées, les murs qui ne sont pas encore tombés sont fragiles. Le site est extrêmement dangereux à visiter. En 2013, la Tribune de Genève classe le château parmi les quarante plus beaux lieux oubliés du monde[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Michalle, « A l'abandon, le château de Noisy risque d'être démoli », sur rtbf.be,‎ 6 janvier 2014 (consulté le 8 janvier 2014).
  2. a et b Maxime de Valensart, « Mobilisation pour sauver le mystérieux château de Noisy », sur 7sur7.be,‎ 8 janvier 2014 (consulté le 11 janvier 2014).
  3. Monika Wachter, « Un sursis pour le château de Noisy à Houyet », sur RTBF,‎ 6 février 2014 (consulté le 6 février 2014).
  4. a, b, c, d et e Houyet: le château de Noisy ne sera pas classé, Belga, lalibre.be, 30 septembre 2014, consulté le 1er octobre 2014
  5. Christine Talos, « Les 40 plus beaux lieux oubliés du monde », sur tdg.ch,‎ 30 décembre 2013 (consulté le 11 janvier 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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