Château de Noisy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Noisy
Image illustrative de l'article Château de Noisy
Façade principale en 2009.
Nom local Château Miranda
Période ou style néogothique
Architecte Edward Milner
Début construction 1866
Fin construction 1907
Propriétaire initial comte de Liedekerke-Beaufort
Destination initiale habitation
Destination actuelle à l'abandon
Coordonnées 50° 13′ 18″ N 4° 59′ 24″ E / 50.22167, 4.99 ()50° 13′ 18″ Nord 4° 59′ 24″ Est / 50.22167, 4.99 ()  
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Commune Houyet (section de Celles)

Géolocalisation sur la carte : Province de Namur

(Voir situation sur carte : Province de Namur)
Château de Noisy

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Château de Noisy

Le château de Noisy (ou château Miranda) est un château situé à Celles dans la commune namuroise de Houyet en Belgique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le comte de Liedekerke-Beaufort, durant la Révolution française, fut chassé de son château familial de Vêves. Il se réfugia dans une ferme près de Celles. Dès que la Révolution perdit de son souffle, les Ragaillardis, descendants du comte, transformèrent la ferme en un château avec l'aide de l'architecte anglais Edward Milner. C'est l'architecte français Pelchner qui fit ériger la tour centrale en 1903 et termina les travaux en 1907. Il devint dès lors, la résidence d'été de la famille Liedekerke-Beaufort.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut brièvement occupé par les troupes allemandes.

En 1950, il devint centre de vacances pour les enfants des employés de la SNCB (Société nationale des chemins de fer de Belgique). À la suite d'un incendie et à cause de la présence de la mérule, le château fut abandonné en 1991.

En 2011, il servit de décors de prison lugubre pour le film Dead Man Talking de Patrick Ridremont sorti en 2012.

Fin 2013, le comte de Liedekerke-Beaufort a demandé un permis de démolition pour le château, en raison des risques pour la sécurité des personnes qui le visitent[1]. La commune de Houyet et la Région wallonne devaient accorder le permis, à moins qu'une alternative crédible ne soit trouvée rapidement[2]. Toutefois, de nombreuses personnes se sont mobilisées pour empêcher que la bâtisse ne soit démolie[2].

Le 6 février 2014, le ministre Carlo Di Antonio a inscrit le château sur la liste de sauvegarde du patrimoine wallon, donnant un sursis d'un an maximum pendant lequel l'administration wallonne déterminera si le château vaut la peine d'être classé. Des investisseurs privés avaient également montré de l'intérêt[3].

État actuel[modifier | modifier le code]

À l'abandon depuis 1991, date à laquelle la mérule et un incendie avaient déjà fait des dégâts, le château de Noisy est dans un état de dégradation avancé. Les écuries se sont effondrées, les murs qui ne sont pas encore tombés sont fragiles. Le site est extrêmement dangereux à visiter. En 2013, la Tribune de Genève classe le château parmi les quarante plus beaux lieux oubliés du monde[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Michalle, « A l'abandon, le château de Noisy risque d'être démoli », sur rtbf.be,‎ 6 janvier 2014 (consulté le 8 janvier 2014).
  2. a et b Maxime de Valensart, « Mobilisation pour sauver le mystérieux château de Noisy », sur 7sur7.be,‎ 8 janvier 2014 (consulté le 11 janvier 2014).
  3. Monika Wachter, « Un sursis pour le château de Noisy à Houyet », sur RTBF,‎ 6 février 2014 (consulté le 6 février 2014).
  4. Christine Talos, « Les 40 plus beaux lieux oubliés du monde », sur tdg.ch,‎ 30 décembre 2013 (consulté le 11 janvier 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :