Château de Navarre

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Représentation du château de Navarre du temps de l’impératrice Joséphine.

Le château de Navarre était situé à 2 km d’Évreux, avait été bâti en 1330 par Jeanne II de Navarre, reconstruit en 1686, par Jules Hardouin-Mansart, pour le duc de Bouillon.

En 1809, la vente en fut faite aux enchères, Bonaparte s’en rendit adjudicataire, moyennant la somme de 900 000 francs. En 1810, après son divorce, il l’offrit en cadeau à l’Impératrice Joséphine, faite duchesse de Navarre, qui l’habita pendant deux ans. Il alla même la visiter trois fois dans son nouveau domaine.

Joséphine s’était plu à embellir ces lieux, négligés depuis nombre d’années.

Elle allait fréquemment visiter son château de Navarre. C’est dans ces lieux que, journellement et à toute heure, elle recevait une foule de familles qui ne subsistaient que de ses bienfaits. C’est là que, fréquentant désormais moins de monde, elle avait retrouvé des amis.

Le duc de Leuchtenberg, son petit-fils, autorisé par une loi[1], vendit ce domaine, en 1834, au marquis de Dauvet, pour la somme de 1 200 000 francs environ. M. de Dauvet abattit le château en 1836, construisit une usine et vendit en détail terres et prairies.

Quant à la forêt d'Évreux, dépendant autrefois du domaine de Navarre, elle ne faisait pas partie de l'apanage de l'impératrice Joséphine. Cette forêt avait été vendue en détail, à peu près en même temps que le château, par les princes de Rohan, héritiers du dernier duc de Bouillon.

Sur l'emplacement du château se trouve aujourd'hui un hippodrome et le quartier a pris le nom de « quartier de Navarre ».

Source[modifier | modifier le code]

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  • Marie-Anne Adélaïde Lenormand, Mémoires historiques et secrets de l'Impératrice Joséphine : Marie-Rose Tascher de la Pagerie, première épouse de Napoléon Bonaparte, vol. 3, L'auteur-éditeur, Dondey-Dupré père et fils,‎ 1827, 2e éd. (lire en ligne) ;
  • Les nièces de Mazarin : mœurs et caractères au XVIIe siècle, Firmin Didot frères, fils et Cie,‎ 1858, 5e éd., 520 p. (lire en ligne) ;

Notes et références[modifier | modifier le code]