Château de Montgilbert

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château de Montgilbert
Image illustrative de l'article Château de Montgilbert
La porte de l'enceinte haute
Période ou style Médiéval
Type Château fort en ruines
Architecte inconnu
Début construction XIIIe siècle
Propriétaire initial famille de Saint-Gérand
Destination initiale ouvrage militaire, seigneurie
Propriétaire actuel privé
Destination actuelle chantiers de jeunes bénévoles, visites libres
Protection  Inscrit MH (11 oct 1930)
Coordonnées 46° 02′ 19″ N 3° 37′ 25″ E / 46.0385, 3.623546° 02′ 19″ Nord 3° 37′ 25″ Est / 46.0385, 3.6235  [1]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Bourbonnais
Région Auvergne
Département Allier
Commune Ferrières-sur-Sichon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
château de Montgilbert

Géolocalisation sur la carte : Allier

(Voir situation sur carte : Allier)
château de Montgilbert

Le château de Montgilbert est une forteresse médiévale en ruine située sur la commune de Ferrières-sur-Sichon à 25 km au sud-est de Vichy dans le département de l’Allier (France).

Histoire[modifier | modifier le code]

Point clef entre l'Auvergne, le Forez et le Bourbonnais, Montgilbert est vraisemblablement construit par la famille de Saint-Gérand, vers 1250, sous le règne de Saint-Louis.

Vers 1280, il est acheté par la famille Aycelin de Montaigu, de riches bourgeois auvergnats, qui sont anoblis par la suite.

Par mariage, le château passe à la famille de Vienne. Toutefois, de 1434 à 1439, pendant la guerre de Cent Ans, il est confisqué au profit de Rodrigue de Villandrando, mercenaire espagnol à la solde du roi Charles VII. Des modifications importantes (bastion, enceinte extérieure...) y sont effectuées.

Pendant la Renaissance, Montgilbert devient de moins en moins un lieu de résidence pour ses propriétaires, la famille de Saulx-Tavannes. Les guerres de religion ensanglantent le pays, et le Bourbonnais est définitivement rattaché à la France.

Sous Louis XIV, les propriétaires habitent à la cour. Certaines parties du château sont abandonnées et sa ruine commence.

Vers 1770, le dernier héritier, Jean Baptiste Bravard d'Eyssat Duprat, revient à Montgilbert avec sa mère qui, pour l'obliger à quitter ce château démodé, aurait fait décheviller la toiture.

En 1793, le château est vendu comme bien national.

Au XIXe siècle, il sert de carrière de pierres aux habitants des alentours, ce qui ne fait qu'accélérer sa ruine.

Il a été inscrit monument historique le 11 octobre 1930. Une association de sauvegarde du site a été créée en 1974 après quelques premiers travaux effectués en 1973. Cette association est toujours active (2013) et organise chaque année des chantiers de jeunes bénévoles. Cette association est affiliée à l’Union Rempart.

Architecture[modifier | modifier le code]

Bâti au XIIIe siècle, le château de Montgilbert est situé au sommet d'une butte rocheuse dans l'un des méandres du Vareille, un ruisseau alimentant le Sichon, petit affluent de l’Allier.

Il est composé de deux enceintes :

L’enceinte extérieure, adaptée au terrain, renforce la défense (tours, archères) à l'ouest et au sud, du côté de la plus faible pente et délimite une cour basse où vivaient les serviteurs. Cette enceinte a été remaniée au XVe siècle pour l'adapter à l'artillerie naissante : des canonnières, un bastion aux murs épais condamnant l'entrée d'origine trop exposée.

L'enceinte haute, de plan carré, comporte des tours rondes aux angles, où se voient encore de belles voûtes (Chapelle), et comportait des tours carrées au centre des courtines qui ont pour la plupart disparues. Cette enceinte était couronnée d'un chemin de ronde. Une porte avec herse, encadrée de deux tours ("châtelet d'accès à la cour haute" ou Châtelet d'entrée), donne accès à la cour haute où se trouvaient les logis seigneuriaux avec la salle d'apparat, les communs avec la cuisine et sa grande cheminée, ainsi que de nombreuses réserves : citerne pour l'eau, silo pour le blé et caves sous les logis avec leur escalier d'accès. Une galerie couverte longeait les bâtiments du côté de la cour haute.

À partir du XVe siècle, ces bâtiments sont modifiés pour les rendre plus confortables : ouverture de fenêtres, pose d’enduits muraux, construction d’une rampe d'accès à la poterne située dans les logis seigneuriaux.

Le château est ensuite délaissé, des salles abandonnées, des fenêtres murées, jusqu'à l'abandon complet à la fin du XVIIIe siècle, peu avant la Révolution.

Informations complémentaires[modifier | modifier le code]

La base Mérimée du Ministère de la Culture mentionne la découverte de bronzes gallo-romains en 1867 sur le site du château et affirme la présence antérieure d'un castrum sur la colline. Selon le Musée de la civilisation gallo-romaine de Lyon, une seule pièce - une Œnochoé (registre E 42, numéro d’inventaire BR. 195) - a été découverte, à un emplacement non précisé. Par ailleurs, les travaux menés par l'association n'ont mis au jour aucune structure architecturale antérieure au Moyen Âge. Les informations de la base Mérimée doivent donc être regardées avec circonspection[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. « Restes du château de Montgilbert », base Mérimée, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]