Château de Grandson

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Château de Grandson
Image illustrative de l'article Château de Grandson
Le château de Grandson.
Période ou style début du XIe siècle
Destination actuelle musées
Coordonnées 46° 48′ 35″ N 6° 38′ 49″ E / 46.809615, 6.64693146° 48′ 35″ Nord
       6° 38′ 49″ Est
/ 46.809615, 6.646931
  
Pays Suisse
Canton canton de Vaud
Commune Grandson

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Château de Grandson

Le château de Grandson se trouve à Grandson dans le canton de Vaud en Suisse. Il eut un rôle important durant la bataille de Grandson qui opposa Charles le Téméraire aux Confédérés suisses en 1476. Le château abrite un musée de l’Automobile et un Musée historique.

Sommaire

[modifier] Histoire

Les constructions s’étalèrent sur plusieurs décennies. On pense que les premiers bâtiments, un donjon de forme carrée, remontent au début du XIe siècle. Trois tours fortifiées sont construites au XIVe siècle durant le règne d’Othon Ier de Grandson, ami de la cour d’Angleterre et grand chevalier, qui participa à la huitième croisade. En 1378, un incendie se déclare dans le bourg et détruit une grande partie du château. Jusqu’à la fin du XIVe siècle, la région appartient aux comtes de Grandson, dynastie affiliée à la maison de Savoie qui s’éteignit alors que le dernier Seigneur de Grandson Othon III, chevalier et brillant poète, fut tué dans un duel judiciaire en 1397 par Gerard d’Estavayer, qui l’accusait d’avoir empoisonné le comte de Savoie Amédée VII. N’ayant pas de décendance, les Savoyards se retrouvent alors à la tête de Grandson et ceci jusqu’en 1420.

Ils cèdent la place aux comtes de Chalon-Arlay. Au cours du XVe siècle, trois autres tours sont ajoutées, deux au pied du château au bord du lac, et une plus loin dans le bourg (la tour de Gex) ces trois tours construites aux environs de 1450 protégeaient la ville et le château d’attaques qui pouvaient survenir par le lac de Neuchâtel.

En février 1476, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire essaie de reprendre le contrôle de la forteresse qui était tombée aux mains des Confédérés bernois l’année précédente. Il établit un siège contre le château et lorsque les 400 assiégés se rendent le 28 février, il les fait tous pendre ou noyer sauf deux qui exécutèrent les châtiments et eurent la vie sauve pour leurs services. La réaction des Suisses ne se fait pas attendre et le 2 mars, ils lancent l’attaque contre les Bourguignons. Ceux-ci sont désorganisés malgré leur supériorité en termes d’artillerie et de cavalerie. Les troupes de Charles le Téméraire sont vaincues à Concise. Il doit alors ordonner un retrait qui laisse aux Suisses un butin important ainsi que le château.

Article détaillé : Bataille de Grandson.

Actuellement le château de Grandson est l’une des forteresses les mieux conservées de Suisse. Seul le donjon à disparu, probablement détruit au cours de la construction de la partie ouest du château. Il reste des traces de cette tour sur la muraille nord face au Jura, et aussi une petite tour collée au mur ouest face au bourg a été détruite. Maintenant éloigné des rives du lac de Neuchâtel dont le niveau fut abaissé en 1875, le château était auparavant protégé de manière naturelle par le lac sur son flanc sud-est.

[modifier] Les dynastes de Grandson jusqu'au XIIIe siècle

Les armes des Grandson-La Sarraz

Les armes étaient : palé d'argent et d'azur de dix pièces, à la bande de gueules, chargée de trois coquilles d'argent ; en cimier une cloche d'argent ; la devise "à petite cloche, grand son"[1].

Lambert Ier de Grandson. Comte de Grandson. Il est cité en 994 aux côtés du roi Rodolphe III de Bourgogne, de l'archevêque Burchard II de Lyon, de l'évêque de Genève Hugues, de l'évêque de Lausanne Henri de Bourgogne, de l'évêque de Sion Hugues, de l'évêque Ermenfroi, du comte Bouchard et de son frère Adalbert Ier à l'élection d'Odilon de Mercœur abbé de Cluny. À partir de 1010 il est cité avec le titre de comte. Ce pourrait-être l'ancêtre de la maison de Grandson[2].

Il a :

  • Adalbert II qui fait la branche aînée,
  • Lambert II qui fait la branche cadette.

[modifier] La branche aînée de Grandson

Adalbert II de Grandson. Qualifié de "primat du château de Grandson", il est cité dans la vente que son oncle Adalbert Ier concluait avec le couvent de Romainmôtier au sujet des biens de Giez. Il aura de fréquentes altercations avec ce monastère, ainsi en 1049 les religieux lui reprochent de s'être approprié des terres ainsi que la forêt de Ferreyres et d'y avoir bâti le château de La Sarraz d'où il pillait le village. Lors de la visite du pape Léon IX au couvent, celui-ci recevait Adalbert II et lui confirmait les limites territoriales de Romainmôtier qu'il ne devait pas franchir sous peine d'excommunication[2].

Il épouse Tiedberge de qui il a :

  • Otton Ier,
  • Erluin,
  • Rodolphe Ier, seigneur de Montricher,
  • Adalbert III, dit Adalgold, qui suit,
  • Pierre.


Adalbert III de Grandson. Qualifié de "primat du château de Grandson", il est cité dans la donation de son père au couvent de Romainmôtier de biens à Arnex mais aussi dans une charte par laquelle son fils Rigaud effectue une donation au couvent de Romainmôtier[2].

Il a :

  • Otton II,
  • Conon ou Falcon qui suivra,
  • Rigaud qui suit.


Rigaud de Grandson. Il effectue une donation au couvent de Romainmôtier de bien qu'il possède à Tritigny. Il est qualifié d'avoué de Rodolphe II de Montricher, son cousin. Au cours de l'année 1084 il est témoin de plusieurs donation faites au monastère de Romainmôtier de chaudière de sel à Salins[2].

Il épouse Hélène de qui il a :


Conon de Grandson. Nommé aussi Falcon, (? - 1110/14), qualifié de "primat du château de Grandson", il est le fils d'Adalbert III[2].

Il épouse Aélis ou Adèle de Roucy, fille de Hildouin IV de Montdidier, de qui il a :


Ebald Ier de Grandson. En 1114 il est cité dans une charte, avec son frère Hugues, par laquelle ils cèdent leurs droits sur les habitant de Ferreyres au monastère de Romainmôtier. Malgré cette donation importante les relations entre Ebald et Romainmôtier vont se dégrader obligeant l'intervention de l'empereur Henri IV et la garantie de la protection du lieu saint par Amédée III de Savoie et Aymon Ier de Genève. Devant ces illustres intervention Ebald se reconnaissait coupable et faisait d'abondantes donations pour racheter ses délits. Il fondait, vers 1126, l'abbaye de sainte Marie-Madeleine du Lac. Il contribuait grandement à l'extention du château et de la ville de La Sarraz qui deviendra le lieu de résidence de la maison de Grandson[2].

Il épouse Adélaïde de qui il a :

  • Ebal II,
  • Barthélemy, il eut deux fils Ebal III, qui suit, et Jordan seigneur de Belmont avec son frère, Jordan épousera Pétronille de qui il aura Richard, Jordan, Berthold, Guillaume et Colombe (épouse de Rodolphe III, comte de Gruyère),
  • Raimond,
  • Vaucher ou Gaucher III, moine de Romainmôtier,
  • Conon IV, il eut trois fils Guillaume, Girard et Conon V.


Ebald III de Grandson. Sire de Belmont, il est cité dès 1154 dans diverses donations aux abbayes de Montheron et de Romainmôtier. Il épouse Jordane de qui il a Ebal IV qui suit[2].


Ebald IV de Grandson. Il est nommé "sire de Grandson" dans diverses chartes, Le 26 août 1186 un diplôme de Frédéric Barberousse lui confère des droits sur la vallée du lac de Joux. Dès cette époque la branche aînée des Grandson fait sa résidence à La Sarraz. En 1235 il fait une donation importante à l'abbaye de sainte Marie-Madeleine du Lac. La succession masculine de la branche aînée des Grandson va s'arrêter avec son arrière-petite fille Henriette qui apportera La Sarraz à son époux Humbert de Montferrand fondateur de la lignée des Montferrand-la-Sarraz[2].

Il épouse Béatrix de Genève, fille de Guillaume Ier de Genève, de qui il a :

[modifier] Branche cadette de Gandson

Lambert II de Grandson. Fils de Lambert Ier de Grandson, il décède vers 1049 laissant Lambert III qui suit[2].


Lambert III de Grandson. Il a[2] :

  • Lambert IV, évêque de Lausanne de 1089 à 1090,
  • Uldric,
  • Philippe, il a Falcon, Conon et Vaucher II, ce dernier a Huon qui suit,
  • Conon II, il a Hugues,
  • Cécile, épouse d'Amédée de Blonay,
  • Vaucher.


Huon de Granson. Petit-fils de Lambert III. Il a [2] :

  • Ebald V,
  • Vaucher IV.

[modifier] La maison de Grandson du XIIIe au XVe siècle

Perron de Grandson, chevalier, il est cité dans un traité de 1250[1]. Il a :


Othe de Grandson, chevalier[1]. Il a :

  • Othe, seigneur de Grandson,
  • Guillaume qui suit,
  • Eudes III, évêque de Toul de 1306 à 1308,
  • Pierre, il eut Marguerite comtesse de Gruyères épouse en premières noces d'Hugues de Blonay puis de Pierre de Biolens.


Guillaume de Grandson, chevalier, il épouse Blanche de Savoie[1]. Il a :

  • Othe qui suit,
  • Guillaume qui suivra,
  • Marguerite, elle épouse Rodolphe IV de Gruyères.


Othe de Grandson, chevalier, seigneur de Pesme et de Montrambert. Il épouse Jeanne de Pesme, fille d'Humbert Alamandi[1]. Il a :


Jacques de Grandson, (? - 1381), chevalier, sire de Pesme, Durne, Montrambert. Il épouse Marguerite de Vergy, (? - 1396), fille de Guillaume de Vergy et d'Agnès de Durne[1]. Il a :

  • Guillaume,
  • Jean qui suit,
  • Alix, épouse de Guillaume de Pontarlier,
  • Huguette, épouse d'Henry de Salins.


Jean de Grandson, chevalier, sire de Pesme, Villey, Nancuise, Durne, Montrambert, Barr. Il épouse en 1398 Catherine, fille de Thiébaud VI de Neuchâtel[1]. Il a :

  • Guillaume qui suivra,,
  • Antoine, (? - 1430), écuyer banneret,
  • Henriette, elle épouse Jean de Vienne, chevalier, seigneur de Neublans et de Saillenay,
  • Jean qui suit.


Jean de Grandson, chevalier, sire de Pesme en partie. Il participe à la bataille d’Anthon en 1430, en 1449 il est présent au Pas de la Fontaine aux Pleurs. Condamné à mort en 1455 pour avoir participé au soulèvement de la noblesse de Bourgogne contre le duc de Bourgogne : "De par le Duc de Bourgogne...nous avons ditte et déclaré notre sentence sur le procès fait à l'encontre de messire Jehan de Gransson et l'avons condamné à morir...Laquelle exécution, pour l'honneur de ses parents, voulons être faite secrètement...après que, il sera confessé, on le descende en la fosse et prison basse... on lui lye les mains derrière le dos, et aussi les pieds, et soit mis ainsi lyé entre deux coietes de list (couettes de lit), pour le estoffier (étouffer)". Il épouse le 27 février 1432 Jeanne de Toulongeon de qui il a Jeanne, morte sans postérité[1].


Guillaume de Grandson, chevalier, sire de Pesme, Durne, Willaffans, la Marche, le Val de saint-Julien, Poix, Barr, Montrambert, Nancuise, et Villey. Il épouse Jeanne, fille d'Henry de Vienne seigneur de Neublans[1]. Il a :


Heylon de Grandson, chevalier, seigneur de la Marche, Mirebeau, Durne, Villafans, Gouhenans, Poix, le Val de saint-Julien, Nancuise, sénéchal de Bourgogne. Il épouse le 13 mai 1467 Jeanne, fille d'Erard II du Châtelet ; en secondes noces il épouse Avoye de Neuchâtel, veuve de Jacques Rollin et de Philippe de Longwy, fille de Jean de Neuchâtel et de Marguerite de Castro ; en troisièmes noces il épouse Jeanne de Bauffremont[1]. Il a :

  • Antoine, issu du premier mariage, mort jeune,
  • Guillaume, issu du premier mariage, mort jeune,
  • Louis, issue du premier mariage, épouse de Louis l'Aleman,
  • Bénigne, issue du second mariage, elle épouse en 1313 François de Vienne.


Guillaume de Grandson, (? - 1365), dit "le Grand", second fils de Guillaume et de Blanche de Savoie, chevalier, sire de Grandson et de Sainte-Croix, chevalier de l'Annonciade. En 1340, accompagné de sept chevaliers et de trente neuf écuyers, il participe à la bataille de Saint-Omer, il arma chevalier Amédée VI de Savoie avant le siège du Château de Sion, en août 1352 il set le roi de France avec vingt hommes d'armes. Le duc de Bourgogne le nommait lieutenant du comté de Bourgogne et lui donnait le château de Fresne-Saint-Mammet, le roi d'Angleterre le distinguait aussi en le nommant son lieutenant en France pour participer au traité de Guillon. Il épouse Jeanne, fille de Jean de Vienne[1]. Il a :

  • Othe qui suit,
  • Thomas, (? - 1375), établi en Angleterre, chevalier de la Jarretière en 1369,
  • Guillaume, (? - 1381), il épouse Jeanne de Saint-Dizier,
  • Hugues.


Othe de Grandson, chevalier, seigneur de Grandson et de Sainte-Croix[1]. Il a :

  • Simon, seigneur de Grandson, il épouse vers 1380 Jeanne, fille d'Henry de Vienne et de Jeanne de Sainte-croix,
  • Othe, il meurt lors d'un duel en 1397 contre Gérard d'Estavayer,

[modifier] Le fief de Grandson affiliée à celle des comtes de Gruyères

Colombe de Grandson, (? - 1238), elle épouse Rodolphe III, dit "le jeune", comte de Gruyère[3]. Elle a :

  • Pierre II qui suit,
  • Guillaume, chanoine de Lausanne,
  • Agnès, (? - 1285),elle épouse Rodolphe co-seigneur de Grésy-sur-Aix,
  • Béatrice,
  • Juliane.


Pierre II de Gruyères, dit "l'aîné", il épouse Ambrosia de qui il a[3] :

  • Pierre III qui suit,
  • Jeanne,
  • Perrette,
  • Colombe.


Pierre III de Gruyères, dit "le jeune", (? - 1283), il épouse Guillemette de Grandson, il a[3] :

  • Rodolphe, (? - vers 1291), seigneur de Montsalvens et du Vanel, il épouse Contessète, il eut Perrod (Pierre) et Johannod (Jean),
  • Pierre IV qui suit,
  • Agnès, (? - vers 1319), elle épouse Nicolas d'Englisberg.


Pierre IV de Gruyères, (? - 1365), il épouse Marguerite, (? - 1319), fille de Guillaume de Corbières de qui il eut Isabelle, Agnelette et Marguerite ; puis il épouse en secondes noces Catherine de Weissenbourg (? - 1367) de qui il a[3] :

  • Rodolphe IV qui suit,
  • Jean, il épouse Isabelle d'Arberg ou de Valangin, fille de Jean IV de Valangin, puis Marguerite de Billens puis Marguerite d'Oron puis Philippa de Renoyrie,
  • Pierre, prieur à Rougemont,
  • Eléonore, elle épouse Aimon de Billens
  • Luquète, elle épouse Pierre d'Arberg.


Rodolphe IV de Gruyères, il épouse Marguerite Allaman ou Alamandi, fille d'Humbert Alamandi seigneur d'Aubonne, de qui il eut Rodolphe et Marie puis il épouse Marguerite de Grandson, fille de Pierre de Grandson, seigneur de Belmont, et de Blanche de Savoie de qui il a[3] :

  • Jean,
  • Pierre.
Vue du château depuis la place du même nom.

[modifier] Bibliographie

  • Histoire du comté de Gruyère, Volume 1, Jean Joseph Hisely, édition G. Bridel, 1855, p.  48, 51, 68, 95, 99, 100, 111, 117, 168, 170, 171, 285, 286, 290, 291, 296, 312, 336, 342. Google livres
  • Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, Jean Baptiste Guillaume, édition Jean-Antoine Vieille, 1757, p. 39 à 49 . Google livres
  • Les dynastes de Grandson jusqu'au XIIIe siècle, G. Bridel, 1866.Google livres

[modifier] Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, Volume 1
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Les dynastes de Grandson
  3. a, b, c, d et e Histoire du comté de Gruyère, Volume 1

[modifier] Voir aussi

[modifier] Lien externe


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