Château de Gourville

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Château de Gourville
Image illustrative de l'article Château de Gourville
La façade du château
Période ou style Médiéval
Début construction XIIe siècle
Fin construction XVe siècle
Propriétaire initial Hélie de Gourville
Destination initiale seigneurie de Gourville
Coordonnées 45° 49′ 41″ N 0° 00′ 48″ O / 45.82806, -0.0133345° 49′ 41″ Nord 0° 00′ 48″ Ouest / 45.82806, -0.01333  [1]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Poitou
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Commune Gourville

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Gourville

Géolocalisation sur la carte : Charente

(Voir situation sur carte : Charente)
Château de Gourville

Le Château de Gourville à Gourville en Charente était le siège d'une importante seigneurie située dans la province du Poitou, avec droit de haute, moyenne et basse justice.

Historique[modifier | modifier le code]

Il aurait été construit sur une ancienne citadelle gothe et de nombreux vestiges de cette époque ont été découverts au niveau des fondations du deuxième sous-sol[2]. Deux salles protoromanes subsistent sous la fondation sud-est du château avec un départ de souterrain et un aqueduc enterré. Une grande salle de 119 m2 semi-enterrée de la même époque et une tour demi-lune correspondent à un acte de 1098 où Ermengarde, fille d’Arnaud de Joinville donne une partie du parc avec sa mare à l’abbaye de Saint-Cybard. La seigneurie est attestée d’une façon sûre dès le XIIe siècle et possédée par Hélie de Gourville. L’on sait qu’en 1178 Gourville fut pris par Richard Coeur de Lion.

Arnaud, Hélie et Guillaume de Gourville sont mentionnés au XIIIe siècle. Dans la première partie du XIVe siècle, Hélie de Gourville fait construire le donjon est, le donjon ouest et le pont-levis dont les bases subsistent de nos jours. La seigneurie reste dans cette maison jusqu'en 1351, date à laquelle Guillaume meurt sans postérité.

En 1358 le château est pris par les troupes anglaises (puis à nouveau en 1438).

La seigneurie passe alors entre les mains de sa sœur Isabeau de Gourville, mariée en secondes noces à Jean II Chasteigner, seigneur de La Mailleraye (près de Parthenay), décédé en 1378. Cette illustre famille ne garde pas longtemps la châtellenie, puisqu'en 1441, Jeanne Paulte est dite dame de Gourville et épouse cette année-là Philippe Taveau, baron de Mortemer, maire de Poitiers à sept reprises.

Les Roffignac leur succèdent au XIVe siècle puis le château est vendu en 1550 à Anne de Montmorency. Il l'embellit tel que l’on peut voir sur une gravure de Claude de Chatillon en 1604 : fenêtres Renaissance sur la cour sud, coiffe sur le donjon XIIe siècle, la cheminée du grand salon. Malheureusement pour le château, après la décapitation de Henri II de Montmorency sous Richelieu, les donjons XIIe-XIVe siècle, les fenêtres Renaissance sont décapitées et la partie centrale est arasée, à l'exception du pont-levis.

Le roi Charles IX instaure le marché du lundi et six foires annuelles.

Par le mariage de Charlotte, petite fille d’Anne de Montmorency, épouse d’Henri II de Bourbon, prince de Condé, le château advint en 1632 à Anne Geneviève de Bourbon-Condé, fille de Charlotte, épouse d’Henri d’Orléans, duc de Longueville.

En août 1609 Henri IV érige la châtellenie de Gourville en baronnie.

En 1642, Anne de Bourbon Condé épouse le duc de Longueville et reçoit en dot le château et la terre de Gourville.

La duchesse de Longueville, très active pendant la fronde, y vécut de 1649 à 1651 avec François VI de La Rochefoucauld. Il y écrivit un recueil sur Anne d’Autriche et une première partie de ses mémoires. Après la destruction de Verdeuil en 1651, la bataille du Faubourg St Antoine en 1652 où il fut blessé, il y revint jusqu’en 1655.

La duchesse de Longueville s’occupa activement de la reconstruction du donjon ouest, de l'agrandissement avec les pierres du château jetées dans les douves de la grande galerie XVIIe, de la construction d’une tour avec escalier intérieur pour parvenir à sa chambre entre le pont-levis et le donjon ouest, et du percement dans la tour du pont-levis de deux fenêtres pour sa chambre contiguë à un grand salon.

Le 25 octobre 1660, Jean Héraut en devient propriétaire pour la somme de 100 000 livres. Ce Jean Hérault, plus connu sous le nom de Gourville fut valet de chambre de Louis de La Rochefoucauld, puis maître d'hôtel de François de La Rochefoucauld, auteur des célèbres Maximes. Il sut s'attirer les bonnes grâces du surintendant Fouquet, qui lui fait obtenir la recette générale des tailles de Guyenne, source de sa fortune considérable.

La cour intérieure

À sa mort sans postérité, la baronnie passe aux mains de Philippe d'Hauteclaire, dont la famille conservera la terre de Gourville jusqu'en 1780, date à laquelle elle est vendue judiciairement à Jean Valeteau de Chabrefy, receveur des tailles de l'élection d'Angoulême, pour la somme de 250 000 livres.

Début XIXe siècle, ses héritiers vendent le château à Rouchier Préneuf, originaire de Tusson, capitaine de l'Armée impériale. Au cours des deux derniers siècles, le château change souvent de mains et subit alors de nombreuses vicissitudes jusqu'en 1974, où le propriétaire d'alors entreprend de très importants travaux de réhabilitation.

Quelques personnages importants l’ayant visité : Charles Quint en 1539 (y coucha), Henri IV en 1604 (y coucha), Louis XIV en 1651, Louvois en 1680 (y coucha), Félix Faure y fut reçu lors de manœuvres.

Architecture[modifier | modifier le code]

La tourelle en demi-lune

C'est une forteresse imposante et dont toute l'architecture est fonction de propriétés défensives.

Il est entouré de douves sèches et l'entrée se fait par un pont-levis donnant accès à une salle romane du XIIe siècle.

Le gros donjon carré a conservé une galerie de mâchicoulis sous son toit pyramidal en ardoise.

Les tours de défenses et la tourelle en demi-lune seraient les parties les plus anciennes, et dateraient du XIIIe siècle.

Le corps d'habitation est de la fin du XVe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées prises sur Géoportail
  2. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)
  • Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre,‎ 1993 (réimpr. 2005), 893 p., p. 372-374