Château de Filières

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Château de Filières
Image illustrative de l'article Château de Filières
La façade XVIIIe siècle
Période ou style Henri IV/Louis XV
Type Château
Architecte Victor Louis
Début construction 1599
Fin construction 1768
Propriétaire initial Jehan de Filières
Destination initiale Maison forte, puis demeure de plaisance.
Propriétaire actuel Le marquis de Persan
Destination actuelle Demeure familiale
Protection  Inscrit MH (1946)
Logo monument historique Classé MH (1947)
Coordonnées 49° 33′ 42″ N 0° 22′ 20″ E / 49.5616, 0.372249° 33′ 42″ Nord 0° 22′ 20″ Est / 49.5616, 0.3722  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Commune Gommerville

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Filières

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Château de Filières

Le château de Filières est une demeure historique située sur la commune de Gommerville, en Seine-Maritime à 2 km de Saint-Romain-de-Colbosc et à une quinzaine de kilomètres du Havre. Filières a la particularité d'être composé d'une façade des XVIe et XVIIIe siècles. Il est ouvert au public depuis les années 1960. Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1947 pour ses deux salons et salle à manger, le reste du château étant inscrit depuis 1946[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1467, Jehan de Fillières achète les fiefs du Bas sis à Gommerville et y fait probablement édifier une grande maison, située au centre de la cour d'honneur actuelle, entourée par les douves. Le château précédent avait été détruit pendant la guerre de Cent Ans.

XVIe et XVIIe siècles[modifier | modifier le code]

Le domaine échoit en 1564 à son arrière-petit-fils, Adrien de Fillières, écuyer. Vers 1591 le château de Fillières est brûlé par le marquis de Villars, gouverneur du Havre, qui tenait pour lors le parti de la Ligue. Un nouveau château, de style Henri IV, est construit vers 1599 par Catherine Le Canu, nièce de Adrien de Fillières.

la partie Henri IV

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Enfin, au XVIIIe siècle, Louise-Catherine Chardon de Filières, héritière du domaine, et son fils le marquis de Mirville, Chevalier de Saint-Louis et maréchal de camp des armées du roi dans la Gendarmerie royale, décident d'abattre le château du moment pour édifier une demeure en pierre blanche, d’après les plans de Victor Louis, plus digne de son rang. Les travaux sont réalisés en 1768, mais ne portèrent pas sur la totalité du château, en effet, dès la passation des travaux en 1767 avec l’entrepreneur Aubrée de Saint-Romain de Colbosc, le pavillon gauche du château Henri IV devait être conservé. La Révolution n’a donc pas arrêté les travaux comme le veut la légende. Le château est entouré par des douves du XVe siècle.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant l’Occupation, des officiers allemands s’y installèrent et construisirent dans le parc une rampe de lancement de V1. Par chance, elle ne fut jamais utilisée ; son soubassement est toujours visible. Pendant la guerre, le château fut classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Il est ouvert à la visite.

Filières n’a jamais été vendu depuis l’acquisition des fiefs du Bas en 1467 par Jehan de Fillières. Le marquis de Persan, descendant de Jehan de Fillières, et dont la mère est née Hocquart de Turtot, en est le propriétaire actuel.

Blason du marquis de Persan, actuel châtelain de Filières

Listes des propriétaires successifs[modifier | modifier le code]

  • Jehan de Fillières, écuyer, anobli par la charte des francs-fiefs en 1471, + av. 1490,
  • Pierre de Fillières, son fils,
  • Jehan de Fillières, + 1516, son fils,
  • Madeleine de Fillières, sa fille, +1564, & Robert des Mesnils & Charles de Goustimesnil
  • Adrien de Fillières, son cousin germain,
  • Agnès de Fillières, sa sœur, & Jean Le Canu de Froiderue
  • Catherine Le Canu de Froiderue, leur fille & Charles de Goustimesnil & Jehan Le Terrier
  • Catherine Le Terrier, leur fille, & Laurent Marc de Saint-Léger
  • Marguerite Le Georgelier, petite-fille de Catherine Le Canu, &1662 Robert Chardon, seigneur de La Mauvaisinière
  • Jacques Chardon de Filières leur fils (1668-/1744) &1713 Jeanne Catherine Françoise Dumont (†1725)
  • Louise Chardon de Filières leur fille (1716-1801) &1732 Jacques Eudes de Catteville, marquis de Mirville (1709-1759)
  • Alexandre, marquis de Mirville leur fils (1735-1811) &1762 Louise-Charlotte de La Pierre de Frémeur (1740-1818)
  • Pierre, marquis de Mirville leur fils (1768-1848) &1797 Agathe de Bouthillier-Chavigny (1777-1855)
  • Jules, marquis de Mirville leur fils (1802-) &1831 Mathilde de La Pallu (1806-1842)
  • Blanche de Mirville (1838-1925) leur fille &1864 Henri, comte Hocquart de Turtot (1825-1901)
  • Gisèle Hocquart de Turtot (1904-1986) leur petite-fille &1926 Charles Doublet de Persan de Bandeville, marquis de Persan (1887-1962)
  • Bonguy, marquis de Persan leur fils (né en 1934) &1963 Marie-Louise Bottot-Régley, styliste.

Quelques personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Le Maréchal de Lauriston
Le baron de Coubertin

Antoine Hocquart de Turtot, grand-oncle de l'actuel propriétaire, fut directeur des champs de courses de Deauville et créa le PMU en 1931.

Le marquis de Mirville. Ses travaux sur le spiritisme et la thaumaturgie ont été publiés au XIXe siècle et restent aujourd'hui une référence en matière de recherche sur les sciences occultes.

Son petit-neveu, Pierre de Coubertin s'est rendu célèbre en ré-instaurant les Jeux olympiques.

Le marquis de Lauriston, neveu de John Law, est un aïeul de la famille et fut maréchal de France.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château est régulièrement ouvert à la visite et les visiteurs peuvent y découvrir :

  • La façade de pierre blanche XVIIIe siècle surmontée d'un très riche fronton sculpté, comportant des armoiries. Celles-ci prennent la forme de deux blasons : Eudes de Catteville de Mirville et Chardon de Filières. Ils sont encadrés et accompagnés de licornes et de bombardes, et de différents symboles tels que l'insigne de l'Ordre royal de Saint-Louis et d'oriflammes.
  • L'enfilade des salons du rez-de-chaussée. Le grand-salon possède des dessus-de-portes symbolisant les quatre arts et attribués à Ingres (père). La bibliothèque contient une impressionnante collection de livres parmi lesquels se trouvent les écrits du marquis de Mirville sur les esprits.
  • Des éléments architecturaux tantôt XVIe siècle, tantôt XVIIIe siècle (façade en pierre de taille, escaliers, fenêtre).
  • Le parc à la française, planté de rhododendrons de différentes variétés et d'arbres plusieurs fois centenaires, ainsi qu'une longue allée de hêtres appelée « la Cathédrale ».
  • Le colombier et la remise aux attelages (extérieurs uniquement).
  • Les vestiges d'une rampe de lancement de V1 construite par les Allemands en 1940.
  • La tombe d'Elisabth Aspinwall morte en 1783 et femme de William de Neville-Hart gentilhomme anglais, membre du parlement de Grande-Bretagne

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]