Château de Commercy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Commercy
Image illustrative de l'article Château de Commercy
Vue générale du château
Nom local Château Stanislas
Période ou style XVIIIe siècle
Type Palais
Architecte Léopold Durand, Nicolas d'Orbay, Emmanuel Héré de Corny
Début construction 1708
Fin construction 1747
Propriétaire initial Charles Henri de Lorraine
Propriétaire actuel Municipalité
Destination actuelle Mairie, services municipaux
Protection Classé MH (1960)
Coordonnées 48° 45′ 49″ N 5° 35′ 32″ E / 48.7636, 5.5922 ()48° 45′ 49″ Nord 5° 35′ 32″ Est / 48.7636, 5.5922 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Duché de Lorraine
Région Lorraine
Département Meuse
Commune Commercy

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Commercy

Le château de Commercy est situé à Commercy dans la département de la Meuse, autrefois chef-lieu d'une principauté souveraine qui échut à Charles-Henri, comte de Vaudémont, fils légitimé du duc Charles IV de Lorraine.

Le château fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis 1960[2], tandis que les communs sont classés depuis juin 1972[3].

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1708 : Le comte Charles Henri de Lorraine-Vaudémont (1649 - † 1723), fils naturel du duc Charles IV de Lorraine, acquiert la principauté de Commercy. Il fait construire dans cette petite capitale, sur les vestiges d'un ancien château médiéval, un vaste château baroque par l'architecte Nicolas d'Orbay[4]. Le bénédictin de Saint-Mihiel, Léopold Durand, sous l'inspiration de Germain Boffrand, en dresse les plans et conserve les bases d'un ancien château fort cantonné de tours rondes.
  • 1744 : À la mort de la duchesse douairière, le château devient la propriété du duc Stanislas Leszczyński. L'ex-roi de Pologne en fait une de ses résidences favorites. Avec sa cour, il fait de fréquents séjours à Commercy, où l'étiquette est plus détendue qu'au château de Lunéville. Voltaire, Émilie du Châtelet et Jean-François de Saint-Lambert viennent passer l'été 1748 au château. En 1755, Madeleine Paulmier dormit au château et, selon la légende, donna son prénom aux célèbres gâteaux… Le roi Stanislas fait également aménager des annexes : le "château d'eau" au bord de la Meuse et la "fontaine royale" dans la forêt de Commercy, qui est son territoire de chasse.
  • 1766: La mort de Stanislas entraîne l'annexion des duchés de Lorraine et de Bar au Royaume de France. Son beau-fils et héritier, le roi Louis XV ordonne l'abandon du château. Les abords du château deviennent un quartier de cavalerie de 1767 à 1927. Négligés, les jardins disparaissent rapidement, l'ancien grand parterre et le grand canal sont détruits, le "château d'eau" incendié. Le roi Louis XV fait détruire la "fontaine royale" dès la mort de Stanislas.
  • 1940: Le château sert de caserne, d'intendance, de centre mobilisateur et de logement de sous-officiers lors de la Seconde Guerre mondiale. Le 31 août 1944, le château est lourdement endommagé par un terrible incendie.
  • 1957 : La commune de Commercy achète les ruines du château à l'État pour le restaurer.
  • 1977 : achèvement des travaux de restauration. En effet, suite aux dégâts liés à la Seconde Guerre mondiale, les façades côté ville ont été entièrement restaurées laissant place à la majestueuse place en forme de fer à cheval. Il abrite aujourd'hui les services de la mairie, la bibliothèque municipale et diverses administrations.

Propriétaires successifs[modifier | modifier le code]

Célébrités liées au château[modifier | modifier le code]

Du 11 septembre au 5 octobre 1738, l'écrivaine Françoise de Graffigny fait une dernière visite à Commercy, et ses lettres au poète François-Antoine Devaux brosse un tableau animé de la vie.

Le château accueillit Voltaire, qui y séjourna avec la Marquise du Châtelet et y composa Nanine et Sémiramis.

Madeleine Paulmier, jeune servante de la marquise de Beaumont en 1755 à la cour de Stanislas sauva Stanislas du ridicule en préparant un dessert dont elle tenait la recette de sa grand-mère et auquel le roi donna son prénom: la Madeleine de Commercy.

Architecture[modifier | modifier le code]

La cour d'honneur, fermée sur l'extérieur par une grille monumentale, est encadrée sur deux côtés par les communs, superbes constructions basses dont l'ordonnancement s'inscrit en hémicycle de la place du «Fer à Cheval». De grandes arcades à refends surmontées de terrasses bordées de balustrades avec pots à feu, embellissent cette partie du château transformé par l'architecte de Stanislas, Emmanuel Héré[5].

Dans le prolongement des communs, au fond de la cour, se dressent enfin les deux ailes en retour d'équerre du château avec leurs deux étages de fenêtres rectangulaires, encadrant le corps de logis principal dont la façade comporte un avant-corps central à quatre colonnes, surmonté d'un fronton triangulaire[5].

La façade postérieure du corps de logis principal est portée par un fort soubassement en terrasse compensant la déclivité du terrain, avec un escalier monumental à rampes multiples. Cet ensemble domine le site de la Meuse dont les eaux calmes coulent en contrebas[5].

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. « Château Stanislas », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Château de Commercy », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. A. Durlewanger, Les Châteaux de Lorraine, Éditions de Mars et Mercure, Strasbourg, 1973, p. 21
  5. a, b et c Ibid.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :