Château de Commarque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Commarque
Image illustrative de l'article Château de Commarque
Le château de Commarque
Début construction XIIe siècle
Propriétaire actuel Hubert de Commarque
Protection Logo monument historique Classé MH (1943)
Site web www.commarque.com/
Coordonnées 44° 56′ 30″ N 1° 06′ 07″ E / 44.941667, 1.10194444° 56′ 30″ Nord 1° 06′ 07″ Est / 44.941667, 1.101944  
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Commune Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Commarque

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

(Voir situation sur carte : Dordogne)
Château de Commarque

Le château de Commarque[1] est un château français qui se situe en Dordogne entre Sarlat et Les Eyzies sur la commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil, classé, visitable, édifié sur un éperon rocheux au fond de la vallée de la Beune. Le site est un castrum médiéval regroupant, à l'intérieur d'une enceinte, un château, une chapelle et des maisons nobles.

Il fait face au château de Laussel, situé sur l'autre rive de la Beune, qui, au Moyen Âge, fut occupé par les Anglais.

On accède au château par un chemin empierré, puis par un sentier d'environ 600 m à travers bois. Il est tellement difficile d'accès qu'on lui donne le nom de « Forteresse oubliée ».

Il est classé Monument historique par arrêté du 2 septembre 1943[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondé au cours du XIIe siècle, ou avant, sur la demande des abbés de Sarlat, le château de Commarque, qui n’est alors qu’une simple tour de bois, doit à l'origine contenir les ambitions des puissants barons de Beynac, leurs vassaux, dans la région et assurer la sécurité de la vallée qui voit le croisement de deux routes commerciales importantes de la région : la route de Périgueux à Cahors et celle de Brive à Bergerac. Au XIIe siècle il existe une agglomération, un donjon avec un logis, une chapelle et des maisons-tours : c'est le castrum de Commarque.

Progressivement, après que la famille de Beynac, se soit rendue maîtresse du château, la tour en bois est remplacée par un donjon en pierre plusieurs fois rehaussé, en particulier en 1380, et couronné de mâchicoulis[3]. Ainsi, les seigneurs du lieu, les Beynac, logeaient dans le donjon seigneurial. Plusieurs autres tours furent construites, accompagnées à chaque fois d'un logis. Les maisons-tours sont tenues par des lignages de petite noblesse dont on connaît quelques noms : les Commarque, les Cendrieux, les Gondrix, les La Chapelle... Chaque maison-tour est constituée d’un enclos, d'accès propres et de fossés.

Pendant la guerre de Cent Ans, les de Beynac, restent les défenseurs fidèles de la couronne de France. Les Anglais s'emparent néanmoins du château en 1406 et le conservent pendant quelques années. Le déclin de la famille des Beynac, date de cette époque. Dans les années 1500, il semble que le castrum de Commarque soit déjà déserté par les anciennes familles résidentes. Plus tard, en 1569, le castrum est à nouveau pris pendant les Guerres de religion par les catholiques. C'est sans doute à cette époque que s'est effondrée la salle voûtée.

Guy de Beynac, dernier châtelain de Commarque, y meurt en 1656. Le site est abandonné définitivement au XVIIIe siècle. Un siècle plus tard, le château est en ruine.

En 1968, Hubert de Commarque achète les ruines du château. Le site est, à l'époque, entièrement recouvert par la végétation. Il entreprend de consolider les parties les plus abîmées. Depuis 1994 se succèdent des campagnes de consolidation et de restauration. Un programme de recherches archéologiques est en cours pour plusieurs années.

Références littéraires[modifier | modifier le code]

L'écrivain Robert Merle situe l'action de plusieurs romans dans ce site : ainsi Malevil, décrivant la survie d'un petit groupe humain dans le Périgord après la bombe (la rivière Beune devient les Beaunes) et toute la série des romans historiques Fortune de France qui décrit la résistance d'un groupe de Huguenots lors des guerres de religion.

Des expositions d'artistes sont organisées régulièrement ; Frédéric Mathieu y a exposé en 2009 des fusains et dessins à l'encre de Chine du château.

Les numéros dans les légendes se rapportent au plan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Séraphin, Le castrum de Comarque, pp. 161-193, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  2. « Classement du château de Commarque », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 23 août 2009
  3. André Châtelain, Châteaux forts - Images de pierre des guerres médiévales, Paris, Rempart, 2003, (ISBN 2-904-365-001), p. 50.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy du Chazaud, Commarque en Périgord, Les Eyzies de Tayac-Sireuil, Les Nouvelles éditions Latines, Paris, 1986 (ISBN 2-7233-0312-8) ; p. 30
  • Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 87-88, Éditions Sud Ouest, Bordeaux, 1996 (ISBN 2-87901-221-X)
  • Gille Séraphin, Le castrum de Comarque, p. 161-193, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1998, Société Française d'Archéologie, Paris, 1999
  • Jacques Lagrange, Dominique Audrerie, Pierre Pommarède, Le Périgord des Mille et Un châteaux, p. 243-246, Pilote 24 édition, Périgueux, 2005 (ISBN 2-912347-51-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]