Château de Cognac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Cognac
Image illustrative de l'article Château de Cognac
Le château vu de Saint-Jacques
Nom local Château de François Ier
Période ou style Médiéval et Renaissance
Début construction XIIe siècle
Fin construction XVe siècle
Propriétaire initial Jean de Valois
Destination initiale seigneurie de Cognac
Propriétaire actuel Cognac Otard
Destination actuelle Chais du Cognac Otard.
Protection  Inscrit MH (1925)[1]
Coordonnées 45° 41′ 54″ N 0° 19′ 48″ O / 45.69833, -0.3345° 41′ 54″ Nord 0° 19′ 48″ Ouest / 45.69833, -0.33  [2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Angoumois
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Commune Cognac

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Cognac

Géolocalisation sur la carte : Charente

(Voir situation sur carte : Charente)
Château de Cognac

Plusieurs fois reconstruit, le château de Cognac, aussi appelé château des Valois ou château François Ier, est un monument situé dans la commune française de Cognac et existant depuis le Xe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

Le château de Cognac existe depuis qu'Hélie de Villebois, premier seigneur de Cognac fit construire un castrum vers 950. Vers l'an 1000, Itier et Arnaud de Villebois sont installés sur le futur site de Cognac et y ont fondé leur dynastie. Cette construction nous est connue par une charte de 1030 et des documents concernant l'église Saint Léger et les bâtiments conventuels qui lui sont attenants, construits à partir de 1031 par les Bénédictins qui installent sur les hauteurs leur prieuré et leur église (l'église Saint Léger). Un petit bourg se forme alors autour du Castrum et du prieuré. De ce castrum rien ne subsiste.

Tourelle du château de Cognac

Vers 1200, le château est reconstruit en pierre, sur le même emplacement de la rive gauche du fleuve, face aux quais et une première fortification cercle le bourg en devenir. Après les Taillefert, la seigneurie de Cognac, dot d'Amélie Taillefert, passe par mariage au fils de Richard Cœur de Lion et donc sous la domination de la maison d'Angleterre. C'est à Cognac que Richard Cœur de Lion marie Amélie de Cognac avec son fils Philippe de Falcombridge, qui vend la seigneurie de Cognac à Jean sans Terre. Sa veuve se remarie avec Hugues X de Lusignan, gardant Cognac malgré les menaces, dont celle d'excommunication par le pape Honorius III.

Entre 1366 et 1370, le château de Cognac fut, avec le château d'Angoulême, la résidence principale d'Édouard, prince d'Aquitaine et de Galles, dit le « Prince noir » (fils du roi d'Angleterre Édouard III).

Au XIIIe siècle les Lusignans effectuent des transformations, et au XIVe siècle, Philippe le Bel rattache la seigneurie de Cognac à la couronne de France. Mais pendant la guerre de Cent Ans, il change de suzerain au gré des combats et des traités. Le retour après 33 ans de captivité en Angleterre de Jean de Valois, dit « le bon comte Jean », marque la fin de longues années de troubles et le retour de la prospérité. Jean de Valois retrouve un château abandonné et en très mauvais état. La reconstruction commence en 1450.

Son fils Charles de Valois et sa femme Louise de Savoie firent de Cognac un centre intellectuel et artistique. Leur fille la future Marguerite de Navarre et leur fils le futur François Ier n'oublièrent pas Cognac, où il nait en 1494 : vers 1517, il fait construire la longue façade face aux quais.

Faute d'entretien, le château se délabre durant la fin du XVIIe siècle et le XVIIIe siècle. Son propriétaire, le comte d'Artois et futur Charles X, vend même quelques bâtiments. Puis le château est vendu comme bien national pour la démolition, mais en 1795 il est racheté par des négociants en eaux-de-vie, messieurs Otard et Dupuy, pour y installer des chais. Au cours du XIXe siècle certains aménagements ont provoqué la destruction de vestiges du château mais la société Otard a aussi fait de très importants travaux de conservation et de restauration.

Le château tel qu'il est visible et visitable actuellement remonte aux constructions des Valois.

Architecture[modifier | modifier le code]

Porte Saint-Jacques sur la Charente

Venant du quartier Saint Jacques, le pont médiéval qui a été démoli en 1855 enjambait la Charente face aux deux tours à courtine et mâchicoulis trilobés construites de 1499 à 1500 en remplacement de tours carrées ; c'est pratiquement tout ce qu'il reste de l'enceinte fortifiée de la ville.

Le château présente une façade imposante à gauche des portes avec les quais à ses pieds. Cette façade très sobre, édifiée vers 1517 et surélevée vers 1852, est égayée par une grande fenêtre nommée "balcon du roi", ornée de médaillons sculptés (avec en particulier le profil de François Ier) et repose sur deux salamandres qui encadrent un blason.

Tourelle et fontaine du château

La tour du comte Jean est, une fois les portes de la ville passées, située à gauche. Elle date du XIIIe siècle, possède à partir du XVe siècle un puits intérieur avec margelles à tous les étages ; au premier étage les deux salles ont des cheminées et des fenêtres à meneaux. Il y subsiste un rare système d'étuves médiévales[3].

Le "logis du gouverneur" présente une belle porte gothique et une tourelle avec escalier à vis.

La "salle du casque" doit son nom à l'ornementation de la cheminée monumentale : sous un casque empanaché, le blason couché des Valois-Angoulême et trois fleurs de lys. Une partie de son mur nord est du XIIe siècle. Dans son mur est sont noyés des vestiges du XIIIe siècle : arcatures gothiques, chapiteaux ornés de palmettes, ainsi que des colonnettes et des chapiteaux seuls vestiges de la chapelle du château. Une petite pièce voutée lui fait suite par une porte ornée des armes comtales à droite de la cheminée.

Dans les caves, deux salles voutées, un petit couloir et un sol pavé sont les seuls vestiges du XIIe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Château de François Ier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Coordonnées prises sur Géoportail
  3. Frédéric Chassebœuf, Châteaux en Poitou-Charentes, Prahecq, Patrimoines et Médias, coll. « Belles visites »,‎ 2006, 173 p. (ISBN 2-910137-91-0, OCLC 71887670)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cognac, Pauline Reverchon (conservateur du musée), 1973, à 210 exemplaires.